Petite histoire D un jour

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Re: Petite histoire D un jour

Messagede Mad Hatter » 28 Fév 2017, 23:43

elias_ a écrit:Venant de la part de quelqu'un qui post toujours des choses fines et intelligente, le compliment ne peut être que meilleur. Merci à vous trois :timide: :timide: :timide:


Il faut que j'évite d'attraper la grosse tête. :ane J'aime aussi lâcher des choses pas très fines, mais merci du compliment :-) .
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede elias_ » 26 Avr 2017, 23:07

C'est une reprise, donc peut être pas le meilleur passage ^^.
Si vous avez des envies ou idées, pour une suite, je suis preneur :D

C'était partie d'une idée, absurde.
Encore un truc trouvé pour éviter de sortir et d'aller au restau pour enfin passer du temps ensemble.
Ca c'est ce que ferait un couple normal.

Je tente de mettre une nouvelle clé dans le cadenas... Toujours pas la bonne.
Les gémissements de Léa me font vraiment perdre la tête. Ses mains entravés jouent sur mon entrejambe. Je fais tomber le trousseau de clé...
Et merde.

Mes bras l'enlacent, et mes doigts glissent rapidement sur la peau de son ventre. Nos deux corps nus sont collés l'un à l'autre, mon torse contre son dos.
Des cordes enserrent ses bras, coudes et poignets, ainsi que ses jambes, chevilles, cuisses jusqu'à ses orteils.
Une corde mord sa peau au niveau de son bassin, et passe sur son sexe.

C'est là que l'idée se complique.

Mon ventre est ligoté au sien, tout comme mes genoux et mes chevilles, pour ne former qu'un seul corps. Une seule entité qui bougerai ensemble.

Enfin, après avoir apposé le masque sur ses yeux, j'avais enchainé mes mains l'une avec l'autre à l'aide d'un cadenas. Et la chaine passé entre sa peau et la corde qui vibrait sur son sexe à chaque mouvement.

Parce que pour me libérer, il fallait que je trouve la bonne clé parmi la cinquantaine qu'il y avait sur ce trousseau... Encore une super idée ça...

Le début était excitant. Tout les deux liés ensemble, des tentatives de déplacement sur le lit afin d'atteindre les clés, mes mains qui jouaient avec elle, autant qu'elles le pouvaient au vu du champs d'action.
Et les mains de la jeune femme, dans son dos, pouvaient jouer avec une certaine partie de mon corps assez facilement. Frustrant, mais amusant.
Dés lors qu'il fallait se libérer... C'était plus compliqué.

Et puis...
Sentir ce corps, cette chaleur monter au fur et à mesure.
Pouvoir uniquement passer mes lèvres sur son cou, mes mains sur son bassin. Ne pas pouvoir atteindre autre chose. L'entendre gémir à chaque fois que je tentais de choisir une clé.
Sentir son envie s'accroitre, la mienne monter, et devoir réagir ensemble. Nos jambes et nos bassins se suivaient. Nos pieds se touchaient, réveillant d'autres parties de nos corps.
Et pourtant, ce n'était que de la chauffe. Nos mouvements n'étaient pas assez amples pour pouvoir provoquer un pur plaisir, pas assez soutenu pour nous laisser totalement aller. Une frustration qui montait de nos entrailles, parcourant nos muscles noués, et ressortir dans nos souffles et nos gémissements.
Reperdant le compte de mes clés en les refaisant tomber, je perds patience, je tire sur mes poignets.
Peine perdue, ils sont trop bien entravés, cela n'a pour effet que de tendre au maximum le corps de ma brune.
Elle ne voit rien, seul mes mouvements sur ses cordes lui font sentir ce qu'il se passe. Allongée et entravée, elle est d'une beauté renversante. Toute tendue, son ventre ondule et se contracte sous nos mouvements. Ses jambes interminables, parsemés de cordes blanches, finissaient d'achever un corps parfaitement équilibré.
Et je ne pouvais pas en profiter...
La perte de patience était un défaut que j'avais du mal a gommer, surtout dans cette situation ou je devais me libérer.
Je tente encore et encore, des clés, parfois absurdes, pour les faire rentrer dans le cadenas. Je ne vois pas suffisamment bien pour pouvoir deviner laquelle est la bonne.. Et surtout, toujours cette peau chaude, qui se colle de sueur contre moi. Ces mots, sussurés à moitié, me suppliant d'aller plus vite. Cette frustration qu'elle veut me faire ressentir sans que je ne puisse me soustraire moi même à ses doigts.
Bordel de merde, tu vas rentrer, clé de...
Un regard vers le réveil posé sur la table de nuit me fait prendre conscience que cela va faire une heure que le supplice dure.
Et je sens son souffle s'accélerer, alors que je m'énerves encore sur le trousseau. Nos jambes sont controlés désormais par ses mouvements à elle. Je sens ses pieds qui forcent sur les liens, une plainte aigue faire chemin dans sa gorge.
Je lache les clés, mes mains viennent à l'endroit du plaisir. Nous vivons ensemble cette montée, cette libération, cette fin de frustration intense et abrupte.
Elle contracte tout ses muscles. Cela dure une éternité. Un moment en dehors de notre temps, ou les liens empêchent cette explosion. Tout se déroule en elle, en nous, contenu dans nos cordes.
La voir ainsi ne fait que décupler mes désirs. J'ai besoin d'elle, j'ai besoin de sortir de ces liens, je n'en peux plus.
Je me ré attaques à ces clés.
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede fredchl » 27 Avr 2017, 18:54

Une bien belle suite ! Les clés récalcitrantes me rappellent un souvenir à la fois drôle accompagné d'une belle montée d'adrénaline... :-)
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede Mad Hatter » 29 Avr 2017, 07:13

:bandeau: Très sensuel :love: :bandeau:
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede elias_ » 05 Mai 2017, 14:23

Merci !
Une suite devrais poindre rapidement !
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede moimoi2 » 01 Juin 2017, 22:17

Très sympa ton histoire !
J'attends la suite
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede elias_ » 24 Juin 2017, 23:28

13 minutes supplémentaires. 780 secondes, qui s'étirent dans cette chambre à la chaleur etouffante et au plaisir palpable. 13 minutes pour nous remettre de ces émotions, et pour maitriser l'excitation de mes mains qui voulaient sortir de leur carcan de métal.
Notre état ne s'améliorait pas. Ses cheveux trempées de sueurs me couvraient en partie le visage. Nos peaux se collaient et se décollaient au rythme de nos frottements. La corde mordait notre chair, et, au fur et à mesure que nous étions prisonniers, elle semblait se préciser comme étant nos dernières tenues.
Je sens son coeur s'accélerer, son rythme de respiration devenir plus ample et plus fort. Elle ne sait pas si il y a un problème, si la clé n'est pas là. Elle ne comprends pas que ce sont juste mes doigts qui nous font prolonger cet état.

Le déclic rageur d'une serrure qui se déverrouille nous tire un long frisson sur toute la longueur de notre corps. Mes mains enfin libre, il ne me suffit que de quelques minutes pour être enfin libre.
Mon corps est brulant de désir, et le sien est offert à moi dans un enchevêtrement de cordes toujours intact, malgré ses assauts répétés.
Je lui défait les jambes. J'entends un murmure réprobateur.
Ne t'en fais pas, ce n'est pas terminé. Je choisis des cordes bleues ciels, pour faire ressortir sa peau, et lie chacune de ses chevilles à ses cuisses. Une de mes positions préférées.
Ses mains ne sont pas en reste. Je défait les noeuds mais garde ses bras sous mon contrôle. Avec les cordes de même couleur, ses poignets rejoignent le haut de chacun de ses bras, comme pour imiter la position de ses jambes.
Enfin, je fais passer une dernière corde au dessus de sa poitrine, afin d'empêcher ses bras de se rabattre sur sa poitrine, et de rester le long du haut de son corps.
Je veux qu'elle soit à la merci de mes mains.
Tandis qu'elle fait connaissance avec ses nouvelles contraintes, j'ouvre le placard en face du lit.
L'intérieur de la porte laisse découvrir un miroir, qui s'étale sur toute sa longueur, et large d'un bon mètre. Il reflétera parfaitement une personne assise sur le bord du lit.

Je termine mon affaire, en plaçant une boule rouge dans la bouche de la belle brune. Ses dents mordent le caoutchouc, et les sons qui en sortent sont de simples borborygmes étouffés.

Je la prends dans mes bras, et m'assoit sur le bord du lit. Je la pose sur mes genoux, dos à mon visage. Son visage rougit en quelques secondes.
Elle s'était déjà imaginé ce qu'elle rendait, attachée. Et elle avait déjà observé le résultat en voyant les photos.
Mais se voir en direct devait la rendre responsable d'un plaisir coupable. Alors qu'elle tente de se dissimuler de son propre regard, je profite de l'instant pour la détailler. Ses poings serrés, à la hauteur de ses épaules, sont le reflet de l'impuissance totale qu'elle dégage, assise sur moi. Ses jambes repliées, ses pieds sur mes genoux, laissant son intimité sans cache, sans artifice, et lui promettait encore de délicieuses sensations.

Mes mains parcourent ses seins. Par reflexe, elle tente de se protéger, mais les liens la retiennent alors qu'elle n'avait pu les déplacer que de quelques centimètres. Je prends mon temps, pour laisser mes doigts parcourir cette peau encore collante, tourner autour de son nombril, le long de ses côtes, titiller le bout de ses seins.
D'abord refractaire à son image, elle commence à trouver l'idée séduisante. Elle se regarde, regarde mes mains, croise mon regard. Le rouge ne quitte pas ses joues, mais ses yeux se font plus voyeurs. Elle tente d'anticiper les caresses. Je fais passer mes mains à quelques centimètres de son corps, la laissant espérer un contact qui ne viendra pas.
Lorsque mes mains touchent son bas ventre, un gémissement étouffé vint emplir la pièce. Mais je voudrais que nous en profitions à deux.

Je la soulève doucement, et rentre en elle, ce qui, déjà, m'éléctrise le bas ventre.
Trop de désir contenu, trop de frustration accumulée. Mes mains empoignent ses seins, griffent ses cuisses. Mon bassin la soulève, rythme notre passion,. Et ce n'est qu'après quelques minutes, bien trop courtes, que je rends les armes dans un orgasme violent.
Les soubresauts de mon corps me font basculer sur le côté, toujours collé à elle. Je ne sens même pas qu'elle est dans le même état que moi.
Je respire, et lui retire son baillon pour qu'elle puisse plus facilement faire de même.
Le miroir permet cet échange de regard, amoureux et comblé.
C'est niais, un couple heureux.


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Re: Petite histoire D un jour

Messagede fredchl » 25 Juin 2017, 23:28

Une belle suite, très caniculaire ! :-)
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Re: Petite histoire D un jour

Messagede elias_ » 11 Aoû 2017, 22:16

La fumée de la cigarette vint emplir mes narines. L'humidité dans l'air, rendue possible par la fenêtre ouverte à des trombes d'eau tombées du ciel, donne cette moiteur que je déteste les mois de pluies.
Le temps est pourri. Il s'accorde avec mon humeur. Ma vie est nue météo.
La clope d'écrase dans un bruissement sourd. Je n'ai pas envie d'être ce que je lm'apprete à devenir... Un fouteur de rouoble.
Mais comme le disait Audiard par la bouche de Blier, quand on m'en fait trop, j'correctiones plus! Et l'homme delà pampa, en moi, en à marre.
Le futur champ de bataille est propre. Clean. Dans l'appartement, rien n'est en dehors de sa place. Forcément. Est ce qu'une personne vit réellement ici? Je ne crois pas. Je ne sais plus.
Des clés forcent la serrure. Il est 3h du matin. Je me passe la main dans les cheveux. Pourquoi ai-je à ce moment là, l'impression que je vais devenir le méchant?
Une tête brune, épuisée, fais son apparition. Étonnée, tout d'abord, devoir la lumière allumée. Souriante, ensuite, en aperçevant ma silhouette. Inquiète, enfin, en me dévisageant.
Quelques secondes de réflexion, et ses yeux se ferment, ses lèvres mimant une insulte qu'elle n'ose prononcer audiblement.


-C'était ce soir?

C'était une affirmation plus qu'une question. Mon visage, impassible, ne faisait que confirmer. Elle referma la porte derrière elle et jeta son manteau sur canapé.
Elle se mit face à moi, et m'enlaça, sans trop appuyer ce geste d'affection.


-Il faut qu'on parle, poulette...

Son visage vient se coller sur mon torse. Un léger signe d'acquiescement me chatouille la peau. Sa main se porte à des yeux qui commençaient à se mouiller. C'était sans doute beaucoup pour une dure journée.
Je toussote légérement pour me donner une contenance. Mes bras l'entourent délicatement, comme si j'avais peur de la briser en la touchant.

-J'arrive plus à suivre...

Ma voix est plus tremblante que je ne l'aurai voulu. Elle trahit ces émotions qui m'emplissent l'estomac.

-J'ai l'impression qu'on regresse tout les deux. Que tu n'es pas avec moi. J'ai tenu ces 7 mois, ensemble, à quelques heures par semaines alors qu'on vivait sous le même toit. Parce que ce que tu fais es extraordinaire, et très compliqué... Mais, tu n'es pas avec moi dans ce combat.

Elle reste immobile, tente de controler sa respiration qui semble s'accélerer. Mes mains s'agitent nerveusement.

-Ce soir, c'était la confirmation. Oublier notre seule soirée du mois, où on était pleinement ensemble... C'est ton inconscient qui a parlé.

Un silence emplit la pièce. Je le sens peser sur mes épaules.
Elle bouge enfin, et relève sa tête pour poser ses yeux rougis dans les miens, fuyant. Toujours les deux calots, qui me mettent minable à chaque fois. Cette même gifle, que je me prends, peut être encore plus puissante alors que nos nerfs sont mis à rude épreuve.
Elle n'a pas ouvert la bouche, mais je l'ai déjà comprise. Je connais désormais l'issue.


-Je suis désolée.

Nos visages sont à quelques centimètres, l'un de l'autre. Je sens son coeur battre sourdement, résonner dans mes côtes. Les regards ne se quittent plus, aimantés l'un à l'autre, comme le sont les quelques larmes qui commencent à couler de nos yeux avec le sol.
Elle reprend, le son de sa voix diminuant au fil du temps.


-J'ai vécu des moments extraordinaires, et ressenti des choses inédites pour moi... Mais comme tu dis, je n'arrive pas. Je n'arrive pas.

Elle répète cette phrase, insiste sur ces mots. C'est la clé de ses pensées. Elle avait déjà fait ce raisonnement. Anticipé cette discussion. Cette intelligence, encore et toujours. Cela n'aidait pas à la quitter.

-Je n'arrive pas à m'investir. Mon travail. Je n'arrive pas à lacher prise.

Elle étouffe un sanglot. Mes yeux regardent le plafond, pour ravaler le mien. J'aquiesce doucement, tandis qu'elle resserait sa prise autour de moi.
Puis, quelques secondes après, elle me lache. Sans un regard vers elle, sous peine de m'achever, je prends un sac dans la chambre, et le rempli de quelques vétêments.
Puis on se retrouve. Je n'ai plus de notion du temps. Un regard. Pas de places pour les regrets. On appelera donc ça des souvenirs.
La porte claque derrière moi. Je craque, seul dans le couloir.
Je vais m'en remettre. On était fait l'un pour l'autre. Mais on n'était pas prêt.
Ce n'est peut être pas un adieu. Nous n'allons pas nous attendre, mais la vie nous fera peut être un autre tour.
Pour le moment, c'était une petite histoire d'un jour.


Mais quelle histoire...
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