L'héritage des soeurs Rigdon

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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Gwenboyfriend » 08 Avr 2017, 11:09

Sur le port

Depuis la chambre d’hôtel qui fait face au port de plaisance, Diana et Beth surveillent le yacht de Franck. L’homme qu’elles soupçonnent d’être prêt à acheter les sœurs Rigdon.

Pour l’instant, rien ne vient confirmer leurs soupçons.

Beth fait part de son inquiétude.
- Je commence à croire que nous avons fait une erreur. Les esclavagistes auraient dû arriver depuis longtemps avec leurs prisonnières.
- Pas s’ils sont passés à travers la forêt.
- Dans ce cas, Gwen et Phyllis les auraient vu passer et seraient déjà là pour confirmer qu’ils arrivent.
- Il reste encore douze heures avant la fin du délai pour qu’elles réclament leur héritage.
- Il ne reste que douze heures, Bob a pu décider de se cacher jusqu’à la fin du délai.
- Il sait qu’il est dans un étau que le détective peut décider de resserrer. Sans compter la Baronne et la Comtesse qui doivent songer à récupérer leur bien.
- Le détective ne semble pas décidé à faire autre chose que d’attendre qu’ils arrivent au cargo et la Comtesse comme la Baronne semblent avoir renoncé.
- Ou elles attendent le bon moment pour agir. Et je pense que Bob a une autre raison de vouloir vendre ses prisonnières à Franck.
- Que veux-tu dire ?
- Il a compris que Franck était prêt à les payer beaucoup plus cher maintenant.
- Pourquoi ?
- Parce que c’est Franck qui a payé Jenny et ses complices pour cacher les sœurs Rigdon jusqu’à la fin du délai.
- Tu es bien sûre de toi.
- Si ce n’est pas ça, pourquoi Franck est-il venu s’amarrer dans ce petit port de plaisance sans grand intérêt pour un homme comme lui et pourquoi l’a-t-il fait savoir si ce n’est pour offrir une porte de sortie aux ravisseurs.
- Si tu as raison, nous ne serons que deux face aux esclavagistes et aux hommes de Franck.
- Il n’interviendra pas. Il préfèrera rester dans l’ombre et se contenter de jouer l’acheteur innocent. Et nous allons bientôt être quatre. Je vois la voiture de Gwen et Phyllis qui arrive.

Les jeunes femmes observent la puissante automobile qui remonte le port et s’approche de l’hôtel puis tourne pour gagner le parking.

Beth ne cache pas son soulagement.
- Je préfère ça je commençais à m’inquiéter. Nous allons enfin avoir des nouvelles.

Quelques minutes s’écoulent avant que des coups soient frapper à la porte.
Beth se précipite pour ouvrir et se retrouve face à Bob, Kelly, Tina et Nicky.

Immédiatement, elle est plaquée au sol par Tina et Nicky qui la maintiennent face contre terre en appuyant sur ses épaules et ses jambes.

Diana concentrée sur la surveillance du yacht ne s’est rendu compte de rien avant que son amie ne réussisse à pousser un cri d’alarme.
Mais il est trop tard. Diana a juste le temps de se retourner avant d’être maîtrisée par Bob et Kelly qui lui tord les bras dans le dos.

Les détectives impuissantes poussent des cris de de détresse. Appellent à l’aide.
- Ses idiotes vont finir par attirer l’attention, il faut les bâillonner tout de suite.
- Les gens d’ici ont l’habitude de de ne pas s’occuper des affaires des autres mais tu as raison c’est plus prudent de les réduire au silence.

Bob sourit en apercevant les objets étalés sur le lit.
- On dirait que ces demoiselles avaient prévu de faire quelques prisonnières. Elles vont pouvoir tester l’efficacité de leur matériel.

Bob s’empare d’un bâillon boule et en lance un autre à Tina. Les détectives cessent de crier pour garder la bouche fermée.

Bob sourit.
- Allons, mesdemoiselles, vous savez parfaitement que votre méthode est inefficace et que nous ne manquons pas de moyens de vous contraindre à ouvrir la bouche.

Diana tente de négocier.
- Ne nous bâillonnez pas, nous allons rester tranquille. Ne plus crier.
Curieusement sa demande est acceptée.
- Si vous vous laissez gentiment ligoter sans vous débattre et protester, je vous promets de ne pas vous bâillonner.

Honteuses, Diana et Beth acceptent la proposition et laissent les ravisseurs leur lier les poignets puis les bras puis entourer leur torse au-dessus et au-dessous des seins avec les cordes qu’elles avaient apporté afin de maîtriser leurs adversaires.

L’ironie de la situation n’échappe pas aux criminels qui se moquent de leurs victimes.
- C’est gentil d’avoir apporté votre matériel. Nous avons utilisé le nôtre sur vos amies.
- Qu’avez-vous fait d’elles ?
- Elles attendent bien sagement ligotées et bâillonnées à deux arbres au milieu de la forêt. Ne vous inquiétez pas, vous finirez par les retrouver.

Pendant cette discussion, les cuisses et les chevilles des prisonnières ont été ligotées. Malgré l’inconfort de leur situation, les jeunes femmes pensent qu’elles ont une chance de s’échapper. Les leçons de la Comtesse ont servi et elles cachent dans la ceinture de leur jupe une fine lame tranchante qui leur servira à couper leurs liens.

Elles ont aussi appris à gonfler leurs muscles pour que les cordes se relâchent quand leurs adversaires les ignoreront.

Pendant ce temps, Bob ne résiste pas au plaisir de leur expliquer comment, ils sont arrivés jusqu’ici.
- Nous préparions à repartir quand nous avons compris que les deux idiotes attachées bâillonnées par nos soins n’étaient pas venues à pied et que leur voiture ne devait pas être loin. Nous avons marché en direction de la route et nous avons trouvé rapidement leur véhicule. Heureusement parce qu’elles avaient eu l’imprudence de laisser les clefs sur le contact. Vous n’imaginez pas les gens malintentionnés qui rodent dans les environs.

Les captives s’abstiennent de répondre à la remarque moqueuse de leur ravisseur.

- Nous avons délié Kathryn et Fergie des branches auxquelles nous les avions attachées pour les transporter. Je crois que ça les a soulagées. J’ai trouvé ça vexant. Après tout, c’est nous qui devions les porter. Nous les avons ligotées en hogtie. C’était plus facile pour les mettre dans le coffre

Il sourit face au regard horrifié de ses victimes.
- Ce n’est pas la peine de réagir ainsi. Votre voiture est spacieuse mais nous sommes quatre et nous ne voulions pas être à l’étroit. Nous les avons donc installées dans le coffre et avons parcouru rapidement les derniers kilomètres. Et nous voilà.

L’homme marque un temps puis reprend.
- Serrez davantage leurs liens maintenant qu’elles se sont détendues.
Le jeunes femmes surprises n’ont pas le temps de réagir et sentent les cordes se resserrer sur leur corps et leurs membres et pénétrer leur tendre chair. Elles laissent échapper quelques gémissements mais retiennent leurs protestations afin d’éviter le bâillon.

Mais connaissent une nouvelle désillusion quand Kelly prend la parole.
- Je crois qu’il est préférable de les bâillonner.
Diana réagit.
- Non, vous aviez promis.
- Bob avait promis. Pas moi.

Le sourire de leurs adversaires rappelle aux captives que ce ne sont pas elles qui définissent les règles.
Ni qui les font respecter.

Soumises, elles laissent leurs ravisseuses enfoncer la boule de caoutchouc entre leurs lèvres puis serrer la sangle sur leur nuque.
Elles se consolent à l’idée qu’il leur reste la lame tranchante cachée dans leur ceinture.

Jusqu’à ce que Kelly retire celle de Diana et l’examine. Il ne lui faut pas longtemps pour trouver l’objet sur lequel les prisonnières comptaient pour se libérer.

- Mais nous sommes de vilaines cachottières. Vous avez de la chance que nous manquions de temps. Nicky vérifie la ceinture de sa petite copine.
- C’est déjà fait. Elle aussi avait une lame.
- Nous allons devoir nous livrer à une fouille plus approfondie.

Les minutes qui suivent sont humiliantes pour Diana et Beth qui doivent supporter l’arrachage de leur jupe puis celui des boutons de leurs chemisier. Suivi du découpage de leur soutien-gorge. A la fin de cet éprouvant examen, à demi-nues, incapables de se tenir debout sans l’aide de leurs tortionnaires en raison de leurs chevilles et leurs cuisses attachées, elles se laissent tomber à genoux sur le sol aux pieds de leurs impitoyables adversaires.

- Cette fois, je crois que nous les avons débarrassées de tout cet attirail.
- Nous n’allons pas les laisser dans cette position.
- Ce ne serait pas très gentil. Il me semble qu’elles observaient le yacht depuis la fenêtre.
- Bonne idée.

Les captives sont relevées et assises chacune sur une chaise face à la fenêtre. De nouvelles cordes les fixent au siège par leurs bras, leurs poignets, leur torse, leur taille, leurs cuisses et leurs chevilles. Elles constatent bien vite qu’elles sont incapables du moindre mouvement.
Bob se penche vers elles.

- Ainsi, vous ne manquerez rien du spectacle. Puis nous reviendrons vous chercher quand nous aurons fini notre petite transaction.
- Tu as l’intention de les vendre aussi.
- Ainsi que les deux autres dans la forêt. On ne va pas se priver d’un petit bonus.

Les prisonnières désespérées mesurent l’inconscience dont elles ont fait preuve en s’attaquant à de tels adversaires. Rien ne semble pouvoir les arrêter.

Les criminels sortent de la chambre. Bob adresse une dernière remarque aux captives.
- On met le panneau « ne pas déranger » pour que vous soyez tranquille.

Restées seules Diana et Beth s’agitent sur leur chaise tirent sur leurs liens. En vain. Elles entendent parler sur le palier. Elles tentent d’appeler à l’aide à travers leur bâillon. Mais leurs gémissements sont mal interprétés.

Comprenant, l’inutilité de leurs stupides efforts. Elles cessent de s’agiter et attendent la suite des événements qui ne peut à présent que conduire au triomphe de leurs ravisseurs.

Au même instant, dans le parking où elles étaient allé récupérer le soeurs Rigdon, Tina et Kelly observent le coffre de leur voiture ouvert et vide.
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede eric » 14 Avr 2017, 15:00

Que sont devenues les deux sœurs? :shock:
Je suis inquiet, vivement la suite.

Merci pour le partage de cette merveilleuse histoire pleine de rebondissements :bravo:
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Gwenboyfriend » 15 Avr 2017, 12:20

Indécence

Dans le coffre où leurs ravisseurs les ont inconfortablement installées - ligotées en hogtie, toujours bâillonnées, posées à plat ventre - Kathryn et Fergie se débattent ou plutôt se tortillent péniblement.

Elles tentent d’atteindre les liens de leurs chevilles juste au-dessus de leurs doigts pour les dénouer. Peine perdue.

Le coffre est large mais leurs épaules se touchent. Cette proximité leur apporte un peu de réconfort. Mais cela ne suffit pas.

Les pieds de Kathryn touchent le capot du coffre. Elle sent un objet tomber entre ses mains. Elle devine qu’il s’agit d’un couteau à cran d’arrêt. Les astucieuses détectives avaient envisagé qu’elles puissent être prisonnières de leur propre véhicule et caché un moyen de se libérer.
Fébrilement Kathryn cherche le bouton qui permettra de faire surgir la lame. Elle est angoissée à l’idée que ses doigts engourdis par les liens pourraient laisser s’échapper l’instrument de leur liberté.

La lame jaillit enfin. La captive l’oriente maladroitement pour trancher la corde qui unit ses chevilles à ses poignets. Heureusement le tranchant est très aiguisé et le lien cède en un instant.

En se tortillant et se tournant sur le côté, Kathryn réussit à déplier ses jambes.
Bien que leur situation reste encore compromise. Elle se sent mieux. Elle devine que Fergie a compris qu’elle avait trouvé un moyen de se libérer sans comprendre de quoi il s’agit. Tant qu’elles sont bâillonnées, il n’existe aucun moyen de le lui expliquer.

La jeune femme s’acharne sur les cordes qui enserrent ses poignets. Le temps pour les couper lui semble horriblement long. Brusquement le lien cède. Ses mains sont enfin libres. Il reste encore ses bras, son torse, ses chevilles et ses cuisses. Mais il lui semble plus urgent de libérer les poignets de sa sœur qu’elle peut atteindre au prix de délicates contorsions.

Fergie sent la lame qui s’insère entre les cordes de ses poignets. Qui sont libres au bout d’un instant.

Les événements semblent alors s’accélérer. En se tordant en tous sens les deux jeunes femmes parviennent à se débarrasser des entraves de leurs bras et de leur torse. `
Il ne reste plus que leurs chevilles et leurs cuisses. C’est alors que le voiture s’arrête. Que le moteur s’éteint.

Les deux sœurs sont désespérées. Ont elles effectué tous ces efforts en vain ? Leurs ravisseurs vont ouvrir le coffre, découvrir qu’elles se sont libérées en partie et les maîtriser à nouveau. Libre de leurs mouvements, elles n’auraient presque aucune chance. Mais que peuvent-elles tenter alors que leurs chevilles et leurs cuisses sont toujours ligotées.
Mais le coffre ne s’ouvre pas. Un coup violent est frappé sur l’habitacle ; suivi de la voix de Kelly.
- On va s’occuper des deux autres détectives puis on reviendra vous chercher. Soyez sages en nous attendant.

Kathryn et Fergie sont soulagées. Les criminels vont prendre leur temps avec les détectives. Ils sont soigneux et ils aiment leur « travail ».

Elles ont donc un peu de temps devant elles. Qu’elles ne doivent pas perdre. Fergie parcourt les parois du coffre à la recherche d’un moyen de l’ouvrir. Elle accroche un bouton, l’actionne. Une minuscule lampe s’allume, éclaire l’habitacle. Elles s’observent, coupent les liens de leurs chevilles et de leurs cuisses. Se libèrent mutuellement de leurs bâillons. S’enlacent.
- Il doit exister un moyen d’ouvrir ce coffre de l’intérieur.

Fiévreusement, les jeunes femmes parcourent la paroi à la recherche d’une commande cachée. Actionnent tout ce qui ressemble à un bouton ou un levier.
Le coffre s’ouvre enfin. Elles s’extirpent de leur prison. Se précipitent vers l’escalier qui doit les conduire vers la liberté.

Une porte en haut des marches. Elles la poussent et se retrouvent dans le hall de l’hôtel.
Ce n’est que quand le réceptionniste lève la tête dans leur direction qu’elles réalisent qu’elles sont nues.

Il est trop tard pour revenir en arrière comme l’indique le regard appréciateur de l’individu. Regard qu’à une autre époque elles auraient trouvé flatteur.

Elles marchent d’un pas décidé vers lui comme si leur nudité n’était pas un problème. Elles ont été si souvent exposées ainsi aux yeux de tous qu’elles ont appris à cacher le désagrément qu’elles éprouvaient à cette situation. Ce qui ne les empêche pas de trouver désagréable les yeux brillants du réceptionniste fixés sur elles.

- Monsieur, vous devez nous aider. Nous avons été enlevées. Pouvez-vous appeler la police.
- Qu’est-ce que c’est que cette tenue ?

Les jeunes femmes se retournent et se trouvent face à deux policiers. Un homme et une femme. Leur regard est loin d’être avenant.
- Ceux qui nous ont enlevées nous ont retiré tous nos habits. Nous sommes prêts à vous suivre jusqu’au poste mais aidez-nous.
- Désolé mesdames, je dois vous arrêter pour indécence. Les règles sont très strictes dans notre ville.
- Nous vous suivrons sans problème.
- Ce n’est pas si simple. Retournez-vous et mettez vos mains dans le dos.

Tout en parlant le policer saisit des menottes. De même que sa collègue.
- Non, ne nous enchainez pas. Je vous promets que nous vous suivrons.
- Je vous l’ai dit les règles sont très strictes. Ne perdez pas de temps à discuter.

Kathryn et Fergie se regardent. Leurs ravisseurs peuvent surgir à tout instant et il est impossible de savoir comment réagiront les policiers. Elles n’ont pas le choix. Elles se retournent mettent les mains dans leur dos et sentent le froid métal se refermer sur leurs poignets. Elles se préparent à se retourner pour faire face aux policiers mais reçoivent une tape sur les fesses qui les dissuade.
- Nous n’avons pas fini.

Au son, elles comprennent que les menottes sont plus complexes que ce qu’elles croyaient. Les policiers déplient jusqu’à leurs pieds une chaîne fixée à l’entrave de leurs poignets. Elles devinent que d’autres menottes sont fixées à l’extrémité de la chaîne. Ce que confirme l’instant où de nouveaux anneaux métalliques se ferment sur leurs chevilles.
Leur infâme travail achevé, les policiers reculent.
- Vous pouvez vous retourner à présent.
Les jeunes femmes obéissent.
- Marchez vers nous.

Kathryn et Fergie, conscientes d’être à nouveau des captives, obéissent à leurs nouveaux maîtres. La chaîne qui relie leurs poignets à leurs chevilles est très courte et elles sont contraintes de rejeter leurs épaules en arrière pour avancer. Les entraves de leurs poignets et de leurs chevilles sont très étroites et les contraignent à avancer à petits pas maladroits. Ce qu’elles font sans d’excessives difficultés. Ce n’est pas pire que ce qu’elles ont subi entre les mains de la comtesse et de tous ceux qui leur ont succédé. Les policiers ne cachent pas leur satisfaction.
- On dirait que vous avez de l’entraînement.

Ignorant le caractère humiliant de cette phrase, Kathryn fixe la pendule dans le hall. Elle et sa sœur ont compris qu’aujourd’hui était le dernier jour où elles pouvaient réclamer leur mystérieux héritage et elles ont deviné que l’heure limite était minuit. Dans un peu plus de dix heures. Elles doivent absolument convaincre les forces de l’ordre de contacter leur oncle. Le problème est qu’elles ignorent jusqu’à son nom, elles espèrent juste que cet héritage a fait suffisamment de bruit pour que les policiers en aient connaissance.
- Vous devez avertir notre oncle. Nous sommes les héritières de son frère.

L’homme lève la main.
- Pour l’instant, vous êtes des prévenues. Et je vous conseille de vous taire.
Sa collègue intervient.
- On devrait peut-être les aider à se montrer silencieuses.

Les deux sœurs comprennent immédiatement de quoi parle la policière.
- Non !!! Ne nous bâillonnez pas. Nous allons nous taire et obéir.
- Commencez par ouvrir la bouche.

Les deux représentants des forces de l’ordre brandissent chacun un bâillon boule. Réalisant leur impuissance, les captives obéissent et laissent leurs nouveaux tourmenteurs installer la boule de caoutchouc entre leurs lèvres puis, dociles, baissent la tête pour leur permettre de fixer la sangle sur leur nuque.
- Ce n’est pas la première fois que vous êtes bâillonnées. Je suis sûr que le chef sera ravi d’entendre votre histoire.

Les prisonnières jettent un regard désabusé à leur nouveau tortionnaire. Elles découvrent qu’elles ne sont pas au bout de leur humiliation quand la policière tend deux colliers auxquels pend une lanière de cuir.
- Mmmmpffgnon.

Leur cri de protestation douloureusement étouffé par le bâillon est sans effet sur le policer et sa collègue.
- Allons, vous devez savoir qu’il ne sert à rien de protester ou de résister.
- Surtout après vous être laissées enchaîner et bâillonner.

Matées, les jeunes femmes laissent leurs nouveaux maîtres fixer l’anneau de cuir à leur cou puis tirer sur la laisse. Les captives obéissantes commencent à marcher pour suivre les serviteurs de l’ordre malgré leurs entraves et le son des maillons qui s’entrechoquent. Leur rappelant à chaque pas qu’elles sont à nouveau des esclaves.

Est-il possible que le seul désir qu’elles provoquent chez ceux ou celles qu’elles rencontrent soit de les entraver et de les bâillonner. Sans oublier de les humilier.

Malgré la difficulté qu’elles ont à avancer, les policiers ne sont pas satisfaits. L’homme s’adresse au réceptionniste ravi du spectacle qui lui est ainsi offert.
- Vous avez des cordes ?
- Bien sûr.

L’homme et la femme entourent la taille des captives avec la corde fournie par l’infâme individu puis la noue sur leur ventre avant d’en faire passer l’extrémité entre leurs jambes puis la tendent jusqu’à ce qu’elle prenne place entre leur sexe. Ils nouent ensuite le lien aux chaînes des menottes puis à une autre corde fixée à leurs bras et à leur torse au-dessus et au-dessous des seins.

- Vous êtes parfaites. Il est temps d’aller au poste.

Le couple de policier s’empare des laisses des deux sœurs et les entraîne vers la sortie.

Chaque pas est un supplice pour les jeunes femmes qui avancent avec difficultés.
Elles sont au milieu de la rue quand la voix de Bob retentit.
- Je crois que ces deux jeunes femmes nous appartiennent.
Le groupe se retourne. Le policier ne se laisse pas impressionner.
- Dans ce cas, vous auriez dû les surveiller davantage. Nous les avons arrêtées pour leur tenue indécente et elles ne seront libérées qu’après avoir payé l’amende.
- Nous pouvons payer l’amende à leur place.
Le policier se tourne vers les deux captives.
- Etes-vous d’accord pour que nous vous remettions entre les mains de ces personnes si elles payent votre amende ?
Les deux sœurs hochent négativement la tête et émettent de véhémentes protestations étouffées par leurs bâillons. Etre à nouveau entre les mains de Bob, c’est renoncer à tout espoir.
- Vous devriez peut-être leur expliquer ce qui les attend.
- Si elles sont ce que je crois qu’elles sont, ce n’est pas pire que ce que vous aviez prévu.

Malgré leurs chaînes et leur bâillon, les captives avancent sans résister à la traction de leur laisse. Les propos de leur ravisseur leur permettent de penser qu’elles ont une chance de retrouver la liberté.

Jusqu’à ce qu’elles réalisent que les policiers ne les conduisent pas vers la ville mais vers le yacht amarré au port.

Devinant qu’il s’agit d’un nouveau piège. Elles refusent soudain d’avancer. Résistent à la traction de la laisse. Mais leurs adversaires sont trop forts et elles ne peuvent pas résister longtemps avec leurs chevilles et leurs poignets enchaînés. Elles se remettent péniblement en marche.

Bob fait une dernière tentative.
- Elles ont peut-être changé d’avis au sujet de l’amende.
- Je crois qu’il est trop tard pour ça.

Ce n’est pas le policier qui a répondu mais un homme qui descend du yacht accompagné de plusieurs acolytes solidement armés. Bob tente encore de négocier.
- Je les ai payées cher, Franck.
- C’est regrettable mais tu pourras te rattraper avec les deux attachées dans la chambre d’hôtel et avec leurs copines que tu as abandonnées en forêt.

Comprenant qu’il est inutile d’insister. Bob et ses complices s’éloignent abandonnant les jeunes femmes aux nouveaux venus.

Le dénommé Franck tend une liasse de billets à chaque policier.
- Je pense que ça couvre largement l’amende pour indécence.
- Tout à fait.

Les policiers confient les laisses des captives aux hommes de main de l’individu qui observe cruellement les deux jeunes femmes impuissantes puis s’éloignent sans davantage se préoccuper de leurs proies.

Franck se retourne et se dirige vers le yacht. La traction qui s’exerce alors sur leur laisse suffit pour que Kathryn et Fergie obéissent et suivent leur nouveau propriétaire en s’efforçant de ne pas traîner malgré leurs chaînes.

Une fois qu’elles sont à bord, l’homme s’adresse pour la première fois à ses prisonnières.
- Quelle ironie que vous soyez entre les mains de celui qui est à l’origine de vos ennuis les plus récents.

La passerelle est retirée. Le bateau lève l’ancre. Toujours enchaînées et bâillonnées, debout à l’arrière du yacht, les captives regardent s’éloigner le port en songeant qu’il s’agissait sans doute de leur dernière chance de salut.
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede toto1245 » 21 Avr 2017, 19:05

Hum a croquer :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: cette histoire bravo :miam: :miam: :miam: :miam: :miam:
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Gwenboyfriend » 22 Avr 2017, 18:04

Pleine mer

Le port devient de plus en plus petit. Disparait. Il ne reste plus que la mer. Kathryn et Fergie sont à présent certaines que personne ne viendra à leur secours. Qu’elles sont entre les mains d’un homme qui n’éprouve aucune pitié. Qu’elles ne représentent pour lui que deux jouets dont il va pouvoir user.

- Et bien, mesdames, à quoi allons-nous pouvoir occuper les huit prochaines heures.

Les captives se retournent sans comprendre.
- Allons, vous savez qu’il reste à votre oncle huit heures pour vous retrouver et faire de vous les héritières d’un empire financier qui n’a d’égal que le mien. Il doit être fou de rage à l’idée qu’au bout de ce délai cet empire sera vendu par morceaux et que l’argent ira intégralement à des associations qui s’occupent d’enfants perdus comme vous. Ainsi je n’aurai plus le moindre concurrent.

Les prisonnières toujours bâillonnées ne peuvent évidemment pas poser la seule question qui leur importe. Mais que devine leur ravisseur.
- Vous vous demandez ce que vous deviendrez après ce délai. C’est simple, vous m’appartenez à partir de l’instant où j’ai payé votre amende et dans huit heures plus personne ne s’inquiètera de vous libérer ou de vous enlever.

Les jeunes femmes baissent la tête dans une vaine tentative de cacher le désespoir que leur inspirent ces cruels propos.

L’homme regarde les entraves des captives.
- En attendant, je vais vous confier à mon quartier-maître. Entre autres talents, c’est un expert en ligotage. Et les chaînes qu’utilisent les forces de l’ordre manquent vraiment d’élégance.

Deux marins saisissent les laisses des prisonnières et les entrainent dans le pont inférieur du yacht. Les jeunes femmes éprouvent quelques difficultés à descendre les marches étroites et les marins trouvent plus simples de les porter jusqu’en bas. Ils prennent plaisir à leur tâche ignoble et en profitent pour peloter leurs victimes impuissantes.

Malgré leurs chaînes et leur difficulté à marcher les deux sœurs sont soulagées quand elles sont enfin posées sur le sol.

Le soulagement est de courte durée. Les individus tirent sans ménagement sur leur laisse pour les conduire dans la salle du quartier-maître.

Les captives sont terrifiées face aux murs et aux tables recouverts de chaînes, cordes, sangles, bâillons et instruments d’asservissement de toutes sortes.

Le maître des lieux leur sourit.
- Bienvenue mesdames nous allons chercher ensemble les entraves qui conviennent le mieux à votre personnalité et à votre corps dont je dois reconnaître avec grand plaisir la splendeur.

Pendant ce temps, les assistants de l’individu ont libéré les captives des chaînes de leurs chevilles et des cordes qui enserrent leur taille, leurs bras et leur torse. Ils se préparent à libérer leurs poignets quand le quartier maître les interrompt.
- N’enlevez pas ces menottes pour l’instant.
- Et leurs bâillons?
- Elles n’ont pas besoin de parler, il leur suffit de hocher la tête.
- Elles pourraient avoir le mal de mer.

L’homme sourit.
- Qu’en pensez-vous mesdames. Vous craignez d’avoir le mal de mer.

Kathryn et Fergie envisagent un instant de répondre par l’affirmative dans l’espoir d’être débarrassées de leurs bâillons.

Jusqu’à ce qu’elles suivent le regard de l’homme et remarquent une quantité importante de muselières équipées d’anneaux ou de crochets manifestement destinés à maintenir ouverte la bouche des victimes.

Elles choisissent de hocher la tête négativement pour indiquer qu’elles ne seront pas malades à cause du bateau.
- Je vois que vous êtes des jeunes femmes raisonnables.

A l’intention de ses assistants.
- Vous pouvez nous laisser.
- Vous pensez que c’est raisonnable ?
- Je crois que j’arriverai à maîtriser ces deux jeunes femmes sans difficultés. Est-ce-que le patron a émis des souhaits par rapport à leurs entraves?
- Il vous fait confiance.

Sur ces mots les hommes s’en vont laissant seuls le quartier-maître et ses futures victimes.

L’homme sourit.
- D’après mes informations, vous avez été attachées de toutes les manières possibles. Vous devez donc savoir ce qui vous convient le mieux.

Les prisonnières regardent l’infâme individu sans oser comprendre. Il leur demande de choisir leurs entraves. Comment peut-on être aussi cruel ?
- Je vais vous aider. Les carcans sont jolis mais ce n’est pas faciles de vous tenir droites. C’est dommage parce qu’ils laissent votre corps dégagé et peuvent mettre en valeur votre poitrine. Je complèterais bien par une ceinture métallique et des chaînes à vos chevilles. Ce serait plutôt élégant.

Les yeux des deux sœurs expriment leur désapprobation.
- Vous avez raison, le carcan gâche tout.

Il réfléchit un instant.
- Les cordes. J’aime beaucoup les cordes. On peut les multiplier, les croiser. Emballer votre corps, le tordre en tous sens. Choisir la tension. Evidemment, il faut être prudent. Savoir ce que l’on souhaite, si on serre trop les cordes, cela peut créer des dommages irrémédiables. Si on ne serre pas assez, vous pouvez vous libérer. Oui les cordes, c’est vraiment un travail d’expert. Vous êtes d’accord ?

Les captives n’arrivent pas à croire que cet individu souhaite connaître leur avis sur la meilleure façon de les ligoter.

- Les sangles et les harnais, c’est bien aussi. Cela peut être aussi efficace que les cordes et cela s’enfonce moins dans les chairs. Et cela peut être aussi joli que les chaînes.

Les prisonnières tentent de protester à travers leur bâillon mais ne peuvent évidemment émettre que des sons incompréhensibles que leur tourmenteur prend plaisir à déformer.

- Vous préférez les chaînes. Vous avez raison. C’est bien pour vous déplacer et quand le métal est bien entretenu, cela peut être très beau. Et le bruit des maillons qui s’entrechoquent, c’est plutôt agréable. Vous n’êtes pas d’accord ?

Kathryn et Fergie en ont assez de cette énumération des multiples moyens de les entraver.
- Vous n’avez pas d’avis finalement. Pourtant, vous êtes des expertes. Depuis le temps que vous passez à l’intérieur des liens ou des chaînes vous devez savoir ce qui vous convient le mieux.

La seule réponse qui leur conviendrait serait « ne plus être entravées » mais elles ne peuvent même pas l’exprimer. Elles sont toujours bâillonnées.

- Et les bâillons, vous devez bien avoir une idée sur la question.
Le regard de frayeur des jeunes femmes est la seule réponse qu’il obtient. Il la trouve évidemment plaisante.

- Le bâillon boule comme le vôtre est bien. Quand il est bien disposé, il met les lèvres en évidence. Les muselières sont une bonne alternative.

L’homme désigne plusieurs casques sanglés.
- Mais ça gâche un peu en recouvrant le visage. Je sais que vous avez remarqué les bâillons ouverts. Manifestement, cela ne vous tente pas. Ils peuvent être pratique pourtant.

Il observe un temps de réflexion.
- Je crois que je vais plutôt utiliser des bandes de tissu ou de sparadrap. Bien appliqué c’est très efficace surtout avec une boule de tissu dans la bouche.

Les prisonnières n’arrivent pas à croire qu’on puisse leur demander ainsi leur avis sur la meilleure façon d’être ligotées et bâillonnées quand la voix de Franck retentit dans un interphone.
- J’ai décidé qu’elles avaient besoin d’un bon bain.

L’homme sourit cruellement.
- Dans ce cas, nous allons choisir quelque chose de simple : bâillon boule, poignets et chevilles enchaînées. Les mains devant.

Les captives se laissent entraver sans résister puis suivent leur cerbère en direction du pont supérieur. L’individu n’a pas pris la peine de les mettre de nouveau en laisse et marche devant elles sans précaution.

Impulsivement, Kelly passe les mains au-dessus de la tête du quartier-maître et tente de l’étrangler avec ses chaînes. L’homme lève ses mains vers le garrot improvisé mais Fergie lui fait face et bloque ses poignets. Leur adversaire tente de se dégager. Mais l’énergie du désespoir qui anime les deux jeunes femmes est la plus forte et elles maintiennent leur pression jusqu’à ce qu’il perde conscience.

En hâte, elles fouillent l’individu, s’emparent des clefs de leurs chaînes, libèrent leurs poignets et leurs chevilles et se débarrassent de leurs bâillons.
- Il nous faudrait des vêtements.
- On manque de temps. Cherchons un moyen de quitter ce bateau.

Elles atteignent le pont supérieur et constatent qu’il est vide. Elles se dirigent vers le bastingage.

Une voix s’élève dans leur dos à l’instant où elles l’atteignent.
- Qu’est-ce que vous espérez ?

Elles se retournent et font face à Franck et à deux de ses hommes. Un autre marin s’approche en compagnie du quartier-maître encore vacillant qui tente de s’excuser auprès de son employeur.
- Je suis désolé, ces idiotes m’ont surpris. Je n’aurais pas cru qu’elles avaient encore l’énergie de tenter de s’évader.
- C’est en effet étonnant qu’il reste encore une graine d’insoumission en elles. Mais cela n’en sera que plus amusant.

Deux marins se dirigent vers les deux sœurs, avec entre leurs mains des cordes et des bâillons.

Kelly et Fergie se regardent. Comprennent qu’elles ont pris la même décision.

D’un même mouvement, elles franchissent le bastingage et plongent en pleine mer.
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede fredchl » 23 Avr 2017, 21:03

Un très beau nouvel épisode avec un rebondissement surprenant, je n'aurais pas pensé que les deux soeurs arriveraient à s'échapper... Mais je pense que cela sera de courte durée... :lol: Je ne sais pas pourquoi... :sifflote:
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Mad Hatter » 24 Avr 2017, 06:28

« - Mais maintenant c'est terminé, capitulez, et je vous garantis que vos vies seront épargnés.
- Nous ne nous laisserons pas prendre en otage pour faire l'objet d'un troc
- Alors mon ami, croyez bien que je suis navré. » https://youtu.be/Xkm9h0S4wr8
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Gwenboyfriend » 28 Avr 2017, 22:39

Vu du pont

Le contact avec l’eau est moins violent qu’elles le craignaient. De même que la température de la mer qui demeure tempérée. Elles éprouvent à cet instant un sentiment agréable. Une sensation de liberté qu’elles avaient oubliée.

Malheureusement, elles n’ont guère le temps d’en profiter. Alors qu’elles tentent de s’éloigner du yacht, elles sont soudain prises dans les mailles d’un filet qui se ferme autour de leur corps et les enserrent jusqu’à ce qu’elles soient collées l’une contre l’autre, incapables de bouger et que les cordelettes qui constituent ce nouveau piège s’enfoncent cruellement dans leur chair.

Le filet reste sous l’eau, elles s’efforcent de maintenir leur respiration. Les secondes s’écoulent et le filet ne bouge pas. L’angoisse les étreint. Enfin elles sentent un mouvement vers le haut. Elles aspirent une bouffée d’air. Leur soulagement est tempéré par le fait qu’elles sont à nouveau des captives et qu’elles n’ont aucun moyen de s’échapper de cette prison de cordes.

Elles sont hissées sur le pont et, toujours prisonnières du filet, jetées sur le sol puis entourées de quatre marins du quartier-maître et de Franck.

Bien qu’elles sachent que c’est inutile, elles se débattent dans la nasse qui les enserre sous le regard cruel des six hommes. Malgré leur terreur, elles se refusent à supplier les ignobles individus de les libérer.

Franck s’adresse au quartier-maître.
- Qu’en penses-tu Jim ? On les rejette à l’eau avec un poids accroché pour être sûrs qu’elles ne remontent pas ?
- Ce serait dommage de se débarrasser aussi vite de deux si jolies filles. On peut encore s’amuser avec elles. Mais on peut quand même leur faire prendre un bain.
- Auparavant, on doit les punir pour t’avoir attaqué.
- Le désir d’être libres était trop fort. Comment leur en vouloir.
- Tu sais que je ne partage pas ton indulgence.

Les prisonnières effrayées implorent la pitié de leur tourmenteur.
- Nous regrettons d’avoir agi ainsi. Nous obéirons.
- Bien sûr que vous obéirez. Je pourrais excuser le fait d’avoir tenté de vous échapper mais pas celui d’avoir agressé un de mes hommes.

Les jeunes femmes sont libérés du filet. Leurs poignets et leurs bras sont attachés dans leur dos. Elles ne tentent pas de résister. Que pourraient-elles faire contre les six individus qui les entourent ?

Elles ne résistent pas davantage quand leurs geôliers introduisent une boule de tissu dans leur bouche et noue un premier foulard entre leurs lèvres et un deuxième sur leur bouche.

Elles sont ensuite conduites jusqu’à un portique sur le pont. Leurs poignets toujours attachés dans leur dos sont reliés à la barre haute du portique, les obligeant à se tenir penchées en avant. Leurs chevilles sont ensuite ligotées et fixées à un anneau enfoncé dans le sol.
- Attachez aussi leurs cuisses.

Les marins ne se font pas prier et exécutent gaiement leur tâche infâme.

Entourées de leurs tortionnaires, les captives tirent vainement sur leurs entraves et ne peuvent que constater qu’elles sont impuissantes et à la merci de ces odieux individus.

Elles ne peuvent retenir un frémissement de dégoût quand Franck et Jim leur caressent les fesses après avoir congédié les marins.

Le quartier maître interroge toutefois Franck.
- Tu crois que nous avons le temps pour s’amuser avec nos amies.
- Nous n’atteindrons l’île que dans deux heures.
- Il ne nous restera que cinq heures pour atteindre nos objectifs.
- Au pire, nous n’arriverons pas à temps et l’oncle de nos amies perdra sa fortune.
- Je préfère la version où nous nous en emparons.
- Moi aussi, mais dans tous les cas, cela nous laisse du temps pour nous occuper de ces deux jeunes femmes désobéissantes.

Jim passe une nouvelle fois la main sur les fesses de Fergie.
- Je vois que vous avez déjà goûté au fouet.

Les captives poussent un gémissement d’angoisse à l’idée de ce que sous-entend cette remarque.
- Vous comprenez vite. Vous devez admettre que nous ne pouvons pas nous contenter d’une tape sur les fesses après l’attitude dont vous avez fait preuve.

Kathryn et Fergie, terrifiées, tirent sur leurs liens, gémissent dans leurs bâillons, implorent du regard leurs tortionnaires.

Jim sourit
- Il me semble que leurs bâillons ne sont pas suffisamment enfoncés.
- Ni assez épais.
- Ni assez bien noués.
- Il faut corriger ça.

Pendant un bref instant, les jeunes femmes sont débarrassés de leur bâillon. Le temps de les rendre plus efficaces. Elles font appel à la pitié de leurs tourmenteurs. Promettent d’être sages. De ne pas crier.

- Dans ce cas, le fait d’être bâillonnées ne devrait pas vous gêner.
- Ces jeunes femmes ont de l’expérience, elles savent que le fait que leurs cris soient réprimés par leur bâillon rendra leur punition encore plus douloureuse.

Les deux hommes achèvent leur travail ignoble en nouant le tissu sur la nuque des captives et en serrant le nœud de toutes leurs forces. Les deux sœurs constatent que les promesses des cruels individus sont tenues et que leurs cris de protestations deviennent de misérables murmures.
- Qu’est-ce-que tu préfères ? Tu les punis seul où je t’aide ?

Jim sourit à la proposition de son ami.
- Ce sera plus amusant si nous le faisons ensemble.

Les prisonnières tirent de toutes leurs forces sur leurs liens. Mais le portique est particulièrement bien fixé au sol et elles n’ont aucune chance de l’ébranler. Et cela ne changerait rien si elles y parvenaient. Elles seraient toujours bâillonnées. Leurs poignets, leurs bras, leurs chevilles, leurs cuisses seraient toujours ligotées. Elles seraient toujours impuissantes face aux deux hommes qui parlent de les punir comme s’il s’agissait d’un jeu. Mais, elles ne peuvent pas s’empêcher de tenter vainement de renverser la situation dans laquelle elles se trouvent. Ce qui ne fait qu’amuser davantage leurs ravisseurs.

Plusieurs fouets sont étalés devant les cruels individus qui prennent leur temps pour choisir celui qui leur conviendra le mieux sous le frêle regard de leurs victimes.
- Non pas celui-ci. Il leur déchirera la peau en quelques coups. C’est l’instrument d’un sadique pas d’un esthète.
- Tu veux utiliser le même que Bob et ses amies.
- Tu as reconnu leur marque.
- Oui difficile de faire mieux sans les abimer.
- C’est un peu tôt pour ça.

Les captives terrifiées à l’idée du sort que leur promettent les cyniques individus tentent d’attirer leur attention par leurs gémissements à peine audibles à travers leur bâillon.
- On dirait qu’elles regrettent déjà leur attitude.
- On ne peut pas se contenter de ça.
- Il n’y a pas que le fouet pour les punir.
- Tu as raison.

Les deux hommes extirpent des instruments deux raquettes en bois plein depuis la tête très large jusqu’au manche très long qu’ils tiennent à deux mains. Ils échangent un sourire.
- Cela va être plus amusant.

Les deux sœurs comprenant ce qui les attend, conscientes de leur incapacité à l’éviter devinent leurs tortionnaires à présent derrière elles. Prêts à la frapper. Elles imaginent la batte levée sur le point de s’abattre sur leur postérieur et s’efforcent de se préparer à l’inévitable douleur.

Les cruels individus prennent leur temps, jouissant de l’angoisse de leurs victimes puis d’un même mouvement abattent l’infernal objet.

L’intensité de la douleur surprend les captives. A cela se mêle l’humiliation d’être fessées comme des gamines prises en faute. Ce que soulignent les propos de leurs tourmenteurs.
- Finalement, une bonne tape sur les fesses ce n’est pas si mal.
- Et tu sais ce qu’on dit : la première fois c’est dur, la deuxième fois c’est pire.

Le battoir s’abat à nouveau. Confirmant les infâmes propos des criminels. Les prisonnières constatent aussi l’effrayante efficacité des bâillons qui, comme annoncé, étouffent leurs cris et accroissent leur souffrance.

Stupidement, elles se débattent dans leurs liens comme si cela pouvait leur donner la moindre chance d’échapper à leur sort. Elles ne réussissent qu’à amuser les vils individus qui abattent une troisième fois leur instrument.

La douleur demeure aussi intense. Les jeunes femmes comprenant la stupidité de leurs efforts réagissent moins violemment. Ce qui évidemment déplait à leurs adversaires.
- On devrait faire une pause.
- Tu as raison, j’ai un peu mal au bras.
- Et puis il faut laisser se reposer la croupe de nos amies.

Tout en prononçant ces paroles Franck caresse les fesses meurtries de Kathryn qui ne peut éviter de gémir tant les coups ont rendu sensible son postérieur au moindre effleurement. Il est aussitôt imité par Jim qui obtient le même résultat avec Fergie.

Satisfaits du résultat de leurs attouchements, les deux hommes s’assoient confortablement face à leurs victimes et dégustent une boisson que leur ont apporté les marins.

Franck s’adresse alors aux captives contraintes d’assister au spectacle de leurs ravisseurs triomphants.
- Ne vous inquiétez pas les filles. Vos fesses sont un peu rouges mais elles ne sont pas abimées pour autant. Jim et moi sommes très habiles à ce jeu.

Le ton amical employé pour prononcer ces viles paroles est presque pire que les propos eux-mêmes. La diatribe de Jim n’arrange rien.
- Plus que deux coups et ce sera fini… Pour l’instant.

Les captives échangent un regard désespéré. Elles croyaient en avoir fini avec cette punition mais elles avaient oublié la froide cruauté de leurs tortionnaires qui se plaisent à jouer avec elles et leurs émotions.

C’est alors qu’un marin vient chercher le quartier-maître et le capitaine.
Seules sur le pont, les deux sœurs tirent sur leurs liens dans le vain et stupide espoir de se libérer. Elles ne peuvent que constater une nouvelle fois qu’elles sont solidement fixées au pont et au portique et totalement impuissantes.

Le temps passe. Jim et son complice ne reviennent pas. En revanche, plusieurs marins passent sur le pont s’affairent à diverses tâches sans se préoccuper des captives ligotées et bâillonnées comme si leur présence était tout à fait normale et naturelle.

Le fait qu’ils ne s’en préoccupent pas ne signifie pas qu’ils ne s’y intéressent pas et en plusieurs occasions Kathryn et Fergie doivent supporter des caresses plus ou moins appuyées.

Tout en les pelotant un marin se penche vers les jeunes femmes et leur parle à voix basse comme en confidence.
- J’espère que vous appréciez nos attouchements, mesdames. C’est un hommage à votre beauté. Parmi les prisonnières du patron vous êtes dans le top cinq. Si vous le voulez bien, ce sera notre petit secret. Ne lui en parlez pas. Enfin si vous en avez l’occasion parce que je doute qu’il vous enlève vos bâillons. Généralement, c’est nous qui nous en occupons. Mais s’il lui venait à l’esprit de le faire lui-même je compte sur votre discrétion.

Après une dernière tape sur les fesses exposées au regard de tous, l’homme abandonne les prisonnières une fois de plus humiliées et désabusées.

Au bout de quelques minutes Franck et Jim reviennent enfin.
- Je vois que vous avez été sages. J’espère que vous ne vous êtes pas ennuyées.
- Elles ont dû s’occuper à tirer sur leurs liens.
- Et les marins ont dû les distraire.
S’adressant à nouveau aux deux sœurs.

- Nous savons qu’ils aiment jouer avec les captives et qu’ils leurs demandent de rester discrètes. Cela nous amuse beaucoup.
- Nous en étions où. Ah oui encore deux coups.

Sur ces mots, les deux hommes reprennent les battoirs en bois et s’approchent de leurs victimes impuissantes qui ne tentent même plus de se débattre dans leurs liens ou de protester à travers leur bâillon.
Dernière édition par Gwenboyfriend le 30 Avr 2017, 16:15, édité 1 fois.
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Mad Hatter » 29 Avr 2017, 06:48

Un court instant de liberté
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Re: L'héritage des soeurs Rigdon

Messagede Gwenboyfriend » 06 Mai 2017, 10:55

La demande

Constatant leur résignation, Franck sourit, caresse les cheveux de Kathryn.
- Je vois que vous devenez raisonnable. C’est bien. Mais essayez de ne pas trop le devenir. J’aime quand vous vous débattez et quand vous protestez dans vos bâillons. Rien n’est plus lassant qu’une prisonnière qui ne résiste pas.

Les deux sœurs lancent un regard courroucé à l’infect individu.
- Voilà, je veux ce regard. Qui me donne une raison supplémentaire de vous punir.

Il s’adresse alors à son complice.
- Ce sera trois coups.

En entendant ces mots, les captives réagissent enfin. Crient dans leurs bâillons, tirent sur leurs liens. En pure perte évidemment.
- Je vois que vous avez compris.

La batte s’abat une fois. Les prisonnières se tordent dans leurs liens.
- Vous êtes parfaites.

La batte s’abat une deuxième fois. Arrachant de nouveaux gémissements, perceptibles malgré le bâillon, aux deux sœurs.

La voix douce et tendre de Franck s’élève à nouveau.
- Allez plus qu’un.

La batte heurte à nouveau le postérieur des captives. Qui réagissent encore à l’intolérable douleur qui leur est imposée par leurs cerbères.

Cette douleur est toutefois amenuisée par le soulagement qu’elles éprouvent à l’idée que cette épreuve a pris fin.

Jusqu’à ce que la phrase de Jim leur rappelle que ce sont leurs tortionnaires qui décident des règles.

- Un dernier coup ?
- Tu es vraiment insatiable. D’accord.

La batte s’abat encore sur les fesses des prisonnières. La douleur est encore plus forte parce que ce dernier coup leur indique qu’une fois de plus elles ne sont que des jouets ou des esclaves soumis au plaisir de leurs maîtres.

Les mains des deux amis qui caressent le postérieur encore brûlant de leurs victimes les renforcent dans ce désespérant sentiment.

- Je crois que nous allons vraiment prendre du bon temps avec ces jeunes dames.
- Même si notre projet aboutit ?
- Allons tu connais nos règles, elles continueront de nous être soumises. Nous devrons juste les traiter avec un peu plus de douceur.
- Mais nous pourrons continuer de jouer avec elles.
- Je ne vois pas ce qui nous en empêcherait.

Kathryn et Fergie se demandent de quoi parlent les deux individus. Quel peut être ce projet dont elles devinent qu’il ne leur plaira sans doute pas.

Ce que leur confirme la suite.
- C’est très simple. J’avais pensé vous cacher jusqu’à la fin du délai pour que votre héritage soit perdu par vous et surtout par votre oncle dans environ cinq heures.

Franck marque un temps d’arrêt.

- Mais pourquoi laisser perdre cet héritage alors que je peux m’en emparer grâce à vous.

Les prisonnières regardent l’homme sans comprendre.
- Nos lois sont bizarres. Je ne peux pas m’emparer de l’héritage d’une esclave.

Les deux sœurs éprouvent une bouffée d’espoir, cela signifie-t-il qu’il va leur proposer de racheter leur liberté.
- Par contre, l’héritage de ma femme me revient en totalité.

Les captives regardent les deux hommes, médusées. Elles n’osent pas comprendre.
- Vous avez parfaitement saisi. Kathryn, ma chère, j’ai l’honneur et le plaisir de vous demander en mariage.
Jim enchaîne aussitôt.
- Et moi, ma chère Fergie, je souhaite que vous m’épousiez.

- MMpffgnonpff !!!!

Même à travers le bâillon, le cri de rage et de protestation des prisonnières est perceptible. Ce qui ne décontenance évidemment pas ceux qui ont osé prononcer cette sordide demande.

Les deux hommes sourient.
- Voilà qui est humiliant. Nous ne sommes pas à votre goût ? Pas assez beaux pour vous ?
- Vous pensez être en position de choisir ?
- Allons Jim. Evidemment qu’elles ont le choix. Soit elles nous épousent et nous appartiennent en tant que femmes…
- …Soit elles ne nous épousent pas et dans cinq heures, elles nous appartiennent définitivement en tant qu’esclaves.

Les captives horrifiées regardent les deux hommes souriants. Elles perdent dans tous les cas.
- Peut-être serons-nous plus conciliants envers nos épouses qu’envers nos esclaves.
- Surtout des esclaves qui nous auront fait perdre une importante somme d’argent.

Malgré la menace implicite des propos des deux hommes, les jeunes femmes continuent courageusement d’exprimer leur désaccord à l’ignoble proposition de leurs ravisseurs.
- Ces deux idiotes sont vraiment têtues.
- Je crois qu’un bon bain les aidera à voir plus clair.

Kathryn et Fergie sont détachées du portique mais leurs bras, leurs cuisses et leurs chevilles restent ligotées. Leurs bâillons ne leur sont pas retirées.
Les deux hommes les prennent dans leurs bras et les portent vers l’arrière du yacht.

Franck se moque des deux sœurs.
- Ne trouvez-vous pas romantique d’être ainsi portées ? Comment pouvez-vous refuser notre proposition ?

Les prisonnières sont évidemment incapables de répondre et ne peuvent que s’agiter frénétiquement entre les mains de leurs geôliers.

Ce qui ne les gêne pas. Bien au contraire.

Les jeunes femmes sont déposées sur le sol, le temps que leurs ravisseurs leur attachent les mains devant leur corps. Leurs autres liens et leurs bâillons ne leur sont toujours pas retirées. Elles sont ensuite suspendues à un crochet qui pend au bout d’une poulie suspendue à un bras métallique que les marins font pivoter jusqu’à ce qu’il surplombe la mer.

Devinant ce qui les attend, les captives supplient à travers leur bâillon. Mais n’ont en retour que les regards cruels et les sourires ravis des hommes qui se réjouissent du spectacle qu’elles offrent bien malgré elles.

Un des marins actionne la poulie. Les deux sœurs impuissantes voient l’eau s’approcher d’elles lentement. Elles se contorsionnent en tous sens, pourtant conscientes que tous leurs efforts sont vains et ridicules.

La voix de Franck s’élève au-dessus d’elles.
- C’est curieux, vous aviez pourtant l’air décidé à prendre un bain, il n’y a pas si longtemps.

Leurs pieds prennent contact avec l’eau, puis leurs jambes, leurs cuisses, leur bassin, leur torse. Elles s’efforcent avec difficulté de maintenir leur tête hors du liquide. Le bateau les tire, elles sont tournées en tous sens. Leur bâillon s’imbibe d’eau. Semble enfler dans leur bouche.

Enfin, elles sentent une traction. Elles sont extirpées hors de la mer et remontées au niveau de leurs tortionnaires. Mais elles ne sont pas ramenées sur le yacht. Elles restent suspendues à l’arrière. Elles arrivent à respirer normalement par le nez. Prennent progressivement conscience de la douleur dans leurs bras.
- Vous allez rester suspendues ainsi pendant quelques instants. Cela vous aidera peut-être à réfléchir à votre intérêt.

Les ignobles individus s’éloignent sans se préoccuper davantage des captives qui, toujours bâillonnées ne peuvent que se regarder tristement et songer que les choix qui leurs sont offerts sont réduits et bien peu plaisants.

Bien que le soleil commence à descendre, elles en sentent encore la chaleur sur leur peau ainsi que les liens qui se resserrent sur leurs cuisses.

La brûlure de l’eau salée sur les coups de fouets assénées par Bob et ses complices se fait aussi durement sentir. Sous l’effet du mouvement du bateau leurs corps oscillent s’effleurent mais cela ne leur apporte aucun réconfort. Seulement la conscience de leur impuissance.

Franck, Jim et deux marins reviennent vers elles. Elles leur lancent un regard suppliant. Pour qu’ils les ramènent sur le bateau.
- Vous avez réfléchi à notre proposition ?
Les captives hochent la tête.
- Vous acceptez ?
Honteuses, elles approuvent.

Les marins s’approchent. Malgré la honte qu’elles éprouvent, elles sont soulagées, elles vont être ramenées sur le bateau. Elles vont peut-être bénéficier d’un instant d’accalmie dans les épreuves qu’elles subissent depuis plusieurs jours.

Mais le marin se contentent de faire tourner la manivelle qui commande la poulie. Elles recommencent à descendre vers la mer. Elles ne comprennent pas. Elles crient à travers leur bâillon. Est-il possible que leur accord n’ait pas été compris.

Franck leur sourit.
- Vous devez apprendre que c’est moi qui décide quand s’achève votre supplice et nous avons encore une heure avant d’arriver sur l’île. Je ne vais pas me priver de ce spectacle

Les deux sœurs à nouveau plongées dans l’eau à nouveau tirées par le bateau sentent une rage violente les gagner. A quoi bon céder puisqu’elles n’échappent pas au supplice promis.

Cette colère les aide à supporter l’eau qui heurte leur corps et à maintenir les efforts qu’elles font pour garder leur tête hors du liquide salé.

Quand elles sentent enfin qu’elles sont à nouveau tirées vers le haut. Leur décision est prise. Elles ne céderont pas. Elles refuseront l’infâme proposition de leur tortionnaire. Elles demeureront ses captives mais il ne mettra pas la main sur l’héritage auquel il semble soudain attacher tant d’importance.

Cette fois, elles sont ramenées sur le pont libérées de l’horrible poulie. Leurs bâillons sont retirés. Leurs poignets, leurs chevilles et leurs cuisses demeurent entravées. A genoux au milieu de leurs tourmenteurs, les mains liées posées à plat sur le sol, elles s’efforcent de retrouver une respiration normale. De calmer les battements de leur cœur.

La voix de Franck s’élève.
- Alors avez-vous pris votre décision.

Kathryn parle la première.
- Jamais je n’accepterai de vous épouser. Je serai votre prisonnière, votre esclave. Cet oncle dont j’ignore tout perdra sa fortune mais vous n’aurez pas mon héritage.

- Petite folle. Ta sœur a peut-être une opinion différente.

Fergie répond à son tour.
- Faites de nous ce que vous voulez mais il n’y aura pas de mariage.

Franck regarde les captives en souriant cruellement.
- Ces jeunes femmes sont bien déterminées, n’est-ce-pas Jim ?
- Malheureusement pour elles, la décision ne leur appartient pas.

Les deux sœurs lèvent la tête. Elles ne comprennent pas.
- Nous avons reçu un appel d’une de vos amies : la Baronne.

Le frémissement de ses victimes n’échappe pas au cruel individu.
- Je crois que vous avez compris.

Après un temps, il continue et confirme les pires craintes des prisonnières.
- Vous avez été mises sous la tutelle de la Baronne. C’est donc elle qui décide de votre avenir. Elle m’a contacté pendant que vous preniez votre bain et trouve l’idée d’un mariage très intéressante. Elle est déjà sur l’île et nous attend le maire de la ville qui officiera notre union.
Il ne reste plus qu’à vous préparer pour la circonstance.

Il s’adresse aux marins qui entourent les captives.
- Occupez-vous de ces jeunes écervelées. Pas de vêtements. Uniquement de solides entraves qui leur rappelle leur condition. Et n’oubliez pas le bâillon.
- Mais comment feront-elles pour accepter cette union ?
- Vous n’avez pas suivi. Elles n’ont pas leur mot à dire.

Franck et Jim s’éloignent abandonnant les captives entre les mains des marins. Les jeunes femmes voudraient s’échapper. Seraient prêtes à se jeter à nouveau dans la mer. Mais leurs cuisses et leurs chevilles sont toujours ligotées.

Elles espèrent que les marins vont les détacher pour les conduire jusqu’au pont inférieur. Elles tenteront leur chance. Mais les hommes se saisissent d’elles et les hissent sur leurs épaules. Elles protestent tout en frappant le dos de leurs ravisseurs avec leurs poignets liés.
- Détachez nos jambes, nous pouvons marcher.

Elles ne reçoivent en réponse qu’une tape sur les fesses qui les rappelle à l’ordre.
- Je vous conseille de vous calmer si vous voulez éviter d’être enchaînées de façon trop douloureuse.

Comprenant la vanité de leurs protestations, les captives obéissent et se laissent porter sans résister davantage vers le local où les attendent leurs futures entraves.
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