Une employée bien désoeuvrée

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Pearl99
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Une employée bien désoeuvrée

Message par Pearl99 » 08 avr. 2019, 11:42

Bonjour à tous !
Je poste un petit texte One Shot, qui normalement n'aura pas de suite ! J'espère qu'il vous plaira !
N'hésitez pas à me faire des retours :D


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Il était 14h30 et toujours personne à l’horizon. Remarque, Sandra avait l’habitude. Ce n’est pas comme s’il se passait d’innombrables choses dans cette ville et qu’elle bruissait d’une activité soutenue ! Elle se demandait encore ce qu’elle faisait dans une ville si morte. Elle n’avait pas la réponse, mais il est vrai que cette routine pouvait être plaisante du fait de sa tranquillité. Surtout que son emploi consistait à attendre et à lire des livres entre quelques rares clients. Il était donc simple… et très bien payé, aussi étrange que cela puisse paraitre.

Elle ne manquait de rien et pouvait même se livrer à ses petites fantaisies quand elle le souhaitait. Cette simple pensée amena inconsciemment sa main vers le tiroir qui les contenait. Guidée par une force inconnue tandis que son esprit était ailleurs, elle ouvrit le compartiment et toucha les soyeux objets qu’il cachait. Des foulards en soie. Elle en raffolait, leur texture et leur vue accéléraient son cœur et la rendaient toute chose. Elle aimait les amener sur son lieu de travail, comme des accompagnateurs cachés la soutenant dans son ennui.

Outre ses foulards, il y avait ses livres qui lui étaient d’une grande aide. Sandra pouvait lire de tout : roman, polars, essais philosophiques ou écrits historiques. Tout ce qui lui passait sous la main devenait digne d’intérêt. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout étaient les romans mettant en scène une femme en péril, qui finissait fatalement par être attachée et bâillonnée solidement dans des positions inventives. L’acte avait encore plus d’attirance s’il était effectué par une autre femme. Elle savait qu’elle était attirée par les deux sexes, mais pourquoi spécifiquement par des femmes dans ce cas de figure ? Mystère.
Un vieil homme choisit ce moment pour entrer dans la banque. Il poussa lentement la porte, passa son corps par l’ouverture tout en tenant la lourde entrée pendant un temps qui parut infini, puis referma tout doucement la porte dans l’autre sens. Il avança ensuite vers Sandra, soutenu dans sa tâche par une canne particulièrement bien ouvragée. Elle possédait en effet de fines ciselures qui courait tout le long de son fût semblant représenté un dragon s’élevant vers les cieux. C’était vraiment un bel objet !
« Madame ? »
Sa question la sortit brusquement de ses pensées, elle n’avait fini par considérer comme existante que cette canne somptueuse.
« Oui monsieur, que désirez-vous ? lui répondit elle après un léger temps d’adaptation.
- J’aimerai déposer de l’argent, s’il vous plaît, lui dit-il. Le ton de sa voix était si doux, on aurait pu croire qu’une infinie bonté sortait de sa bouche.
- Tout de suite monsieur. Combien désirez-vous déposer ?
- J’ai ici 50 000 euros en cash. A mon âge, ce n’est plus convenable de garder autant d’argent sous son matelas ! Surtout que cela le rend trop dur pour mon pauvre dos.
- Je ne peux m’empêcher de vous demander monsieur, et veuillez m’excuser si ma question vous gêne mais : pourquoi mettiez vous de l’argent sous votre matelas à l’heure du numérique ? Votre argent est bien plus sécurisé lorsqu’il est dématérialisé, lui demanda t’elle, déroutée.
- Je préfère les anciennes manières de faire je vous avoue. Tout ça là… L’Internet, le numérique dont on nous parle tout le temps aux infos, je n’aime pas… Je préfère donner mon argent en main propre et voir la personne qui va s’en occuper. Et d’ailleurs, il m’en reste encore pour un certain montant donc vous me reverrez sous peu jeune dame !
- Très bien, très bien. Je vais donc mettre votre argent sous clé avant de le transférer, pour ensuite le créditer sur votre compte de manière numérique. Mais je vous avoue que de nos jours c’est assez rare !
- Mais, jeune dame, je ne comprends pas votre utilité si vous n’êtes pas présente pour prendre les dépôts de vos clients. Et je vous dis cela sans méchanceté, je vous prie de me croire.
Sandra partit alors d’un rire franc, un rire si communicatif que quiconque l’entendait ne pouvait résister à la tentation et finissait par la rejoindre. Le vieil homme esquissa lui-même un sourire amusé.
- Je suis présente pour conseiller les clients sur de nouvelles opportunités d’investissement, l’acquisition de nouveaux produits ainsi que des prêts si besoin est. Mon rôle est donc celui de conseillère.
- Eh bien, après tous ces allers-retours, je reviendrai une nouvelle fois pour que vous me conseilliez si c’est cela votre boulot ! Vous avez une allure et une aura qui donne envie de vous faire confiance et de vous croire. Allez, je vous retrouve toute à l’heure. Bon courage.
- Bonne journée monsieur, je vous attends !
Et voilà, son client de la journée était passé, il allait se dérouler un certain temps avant qu’il ne revienne. Elle allait pouvoir se plonger dans un nouveau livre qui lui donnait fortement envie. Elle avait réussi à le trouver dans une brocante quelques jours auparavant. L’histoire était alléchante : une sorte de Robin des bois modernes qui aimait dévaliser de riches maisons lorsqu’il ne restait plus que les maitresses de maison dedans. Surtout qu’elle avait un certain gout pour le luxe. Elle s’attendait donc à ce qu’une certaine étoffe puisse être utilisée à un moment ou a un autre…

N’y tenant plus, elle sortit l’ouvrage de son sac et commença sa lecture. Au bout d’une dizaine de minutes, la porte de la banque s’ouvrit doucement, silencieusement. Plongée qu’elle était dans l’histoire racontée au fil des lignes, elle ne le remarqua pas. Ce n’est que lorsque la porte se referma qu’elle sursauta, dérangée si soudainement dans sa concentration. Pendant un court instant elle fut troublée, interloquée. Une femme avec un sac en bandoulière, une tenue en cuir moulante lui épousant tout le corps, juchée sur des talons particulièrement hauts et portant un chapeau approchait à grands pas de son comptoir. Le hic, c’est que son visage était caché par le tissu d’un bandana. Elle semblait être l’archétype du bandit des dessins animés.

« Le coffre, vite ! Je sais qu’il y a au moins 50 000 dollars dedans ! lui hurla t’elle en avançant et en sortant un pistolet de son sac. Son ton paraissait néanmoins hésitant.
- Vous surveilliez le vieil homme ? ne put s’empêcher de demander Sandra.
- Je t’en pose des questions moi ? Allez, fais ce que je te dis ou ça va mal se passer.
Malgré le fait qu’elle s’efforçait d’avoir l’air dure et sure d’elle, la tonalité paraissait encore plus hésitante qu’auparavant. Elle ne devait pas être habituée à faire ce genre d’exercice, cela pouvait se voir.
- Mais pourquoi êtes-vous venue maintenant ? Vous aviez juste à attendre un peu plus et vous auriez pu obtenir un butin bien supérieur. Partez, puis revenez quand il aura fait quelques allers et retours et ce sera le jackpot, lui fit comprendre Sandra, ne pouvant pas s’empêcher de la titiller. Elle ne pouvait résister, elle devait taquiner même dans une situation comme celle-ci qui était pourtant critique.
En face, la brigande n’en revenait pas. Ses yeux roulaient tandis que Sandra tentait de lui expliquer comment bien réussir son coup. Néanmoins, ses yeux avaient semblé jeter un éclair d’amusement, semblant se demander bien comment il était possible d’être aussi effrontée en pareil moment.
- Je… essaya t’elle de dire, ne sachant plus sur quel pied danser.
- Non mais c’est vrai quoi, quitte à faire un braquage, autant qu’il soit préparé et réfléchi !
- Non, mais…
- Après tout, moi j’essaie de vous aider hein.
- Mais tu vas la boucler oui ?
- Ah ça, je crains qu’il ne faille m’y obliger. J’espère que vous avez bien apporté un bâillon ou ce genre de choses pour se faire !
- Eh bien, j’ai cette corde… lui répondit elle en sortant une corde paraissant bien petite.
Sandra éclata alors de son rire particulier. Comment cette femme pouvait elle penser attacher qui que ce soit avec un tel bout de ficelle ? Elle lui expliqua donc :
- Vous n’allez rien pouvoir faire avec cela, je vous le garantie. Elle est bien trop petit votre corde ! Vous pourriez m’attacher les chevilles, à la limite. Enfin, après si c’est ce que vous désirez… lui expliqua Sandra sur un ton très professionnel.
- Oui eh bien je n’ai rien d’autre ! Donc maintenant on fait quoi hein ? Je pense que je vais devoir t’assommer, sincèrement désolée.
- Il n’y a pas besoin d’en arriver jusque-là voyons ! J’ai justement un tiroir sous ce comptoir qui déborde de foulards en soie. Vous pourriez vous en servir pour m’attacher mais aussi pour me bâillonner, fit la conseillère toujours avec ce même ton, le rythme s’accélérant et battant des cils.

La truande sembla interloquée. Elle semblait n’avoir jamais pensé que son braquage allait se dérouler de cette manière. Dans le même temps, Sandra se réjouissait de l’effet qu’elle procurait. Elle voyait bien qu’elle avait réussi à la déstabiliser. La femme masquée était tombée sur une tarée qui n’avait qu’une envie : se faire attacher. Elle avait dû penser qu’elle allait tomber sur une femme terrifiée qui allait tout de suite s’exécuter et, de terreur, ne ferait rien de plus. Et elle tombait sur une femme emplie de fantasme de bondage. Soudain, ses yeux s’étrécirent et, de ce dont Sandra pouvait voir de son visage, changea de comportement. La femme masquée lui répondit d’une voix dans laquelle ne transparaissait plus aucune hésitation, Sandra aurait même pu jurer qu’elle était empreinte d’une trace d’excitation, mais elle se reprit rapidement pensant que c’était une projection de ses propres fantasmes.

- Nous allons donc faire comme ça. Va chercher l’argent, puis je t’attacherai. J’ai l’impression que tu ne demandes que ça.
Sandra fit donc comme ordonné. Elle se leva, épousseta sommairement sa chemise de satin blanche ainsi que sa jupe en tulle, le parfait ensemble pour accueillir les clients avec professionnalisme, si peu soient-ils. Le coffre ouvert, l’argent en main, elle retourna vers la braqueuse et le lui donna. Celle-ci s’empressa de l’enfourner dans son sac, désormais vidé, la corde et le pistolet en ayant été retirés. Elle pointa le pétard vers Sandra et lui dit de lui tourner le dos. Elle fit ensuite le tour du comptoir pour trouver le bon tiroir. Lorsqu’elle l’ouvrit, elle poussa un sifflement d’admiration :
- Eh ben dites donc ! Tu ne te fais pas chier toi ! T’en possèdes un sacré paquet, et de la marque en plus ! J’ai presque honte de t’attacher avec ça !... Ah, tiens. Il est particulièrement beau lui. Je pense que je vais le garder, un Hermès cela ne se refuse pas. Ne te retourne surtout pas !
Sandra ne comprit tout d’abord pas ce dernier ordre. Qu’est ce que cela pouvait changer qu’elle se retourne ou non. Puis, en entendant les bruissements derrière elle, elle comprit. Sa ravisseuse avait enlevé son bandana et le remplaçait désormais par le foulard Hermès. Elle n’en avait qu’un seul. Un Brides de Gala, l’un des plus emblématiques de la marque. Elle le connaissait bien : il était tout blanc, des brides de chevaux savamment illustrés encadrés par une fine reliure noire.
- C’est tout de suite plus classe de faire un braquage avec ce foulard comme masque ! Et qu’est ce que c’est agréable sur la peau, je n’en reviens pas. Je ne l’avais jamais porté comme ça, mais c’est tentant de le refaire… Pas forcément pour un braquage, bien entendu, ma biche.

Sandra n’y tenait plus. Elle n’avait qu’une hâte : être attachée. Et l’autre qui prenait tout son temps ! Et que je papote, et que je regarde tous les différents carrés… Elle était criminelle, le temps lui comptait normalement, qu’est ce qu’elle faisait à être lente comme cela.

- Bon, vous allez vous……. mmmmmmmmmph !

La conseillère chanceuse ne put finir sa phrase, ce qui avait l’air d’être le bandana ayant été plongé avec force dans sa bouche ouverte. Avant qu’elle ne puisse prendre conscience de sa bonne fortune, un foulard fermement serré derrière sa nuque vint sécuriser la boule de tissu. Le cleave gag avait été habilement construit avec une boule en son milieu – ce qui étonna Sandra compte tenu de l’amateurisme premier de sa ravisseuse. Elle tenta de parler afin de vérifier l’efficience du bâillon et cela ne produisit heureusement qu’un simple son incompréhensible :

- Mfhmfghmfgh…
- Et oui ma belle, tu l’as voulu, tu l’as eu. Maintenant tu ne peux plus faire le moindre son !

Ce revirement soudain de l’attitude de la femme masquée qui paraissait désormais en totale confiance amena de nombreuses interrogations dans l’esprit de la jeune femme réduite au silence. Mais elles n’avaient plus d’importance car elle n’avait plus aucun moyen de les poser.

- Tu n’as plus de commentaires ou de conseils à me donner ? Quel dommage tu m’avais tellement aidée. Mais bon, il faut parfois voler de ses propres ailes comme on dit !... Hmmmmm, j’avoue que j’aime bien t’attacher toi avec tes habits de business woman, ça a un côté vraiment excitant.

Elle continua à lui glisser des mots de cet acabit dans son oreille pendant qu’elle attachait les poignets puis les coudes de Sandra. Mais celle-ci n’entendait plus qu’à moitié, occupée qu’elle était à ressentir son impuissance et son émoi ainsi créé. A travers ses poignets qui avaient été inflexiblement joints par un de ses foulards elle pouvait ressentir la fermeté du textile ainsi que le frottement sensuel qu’il générait avec la chemise de satin lorsqu’elle tentait de les bouger. Lorsque ses coudes furent reliés de la même manière, faisant ressortir ses seins à travers le tissu de son habit, la chemise se tendit voluptueusement, le satin frottant crument sur ses tétons. Ce qui ne fit que l’électriser davantage. Elle se sentait particulièrement désirable, complètement impuissante, le tissu satiné blanc tendu à son maximum, ses ronronnements de plaisir s’échappant de ses lèvres closes.

Pour ne rien arranger, les mains qui la restreignaient de plus en plus étaient marquées par une grande bienveillance dans l’accomplissement de leur tâche. Elle pouvait ressentir avec quelle douceur la femme masquée la ligaturait peu à peu. Elle n’aurait pu rêver mieux ! Tout cela l’embrasait tant qu’elle pouvait sentir sa culotte de plus en plus trempée.

Pour continuer le jeu de la demoiselle en détresse, elle se libéra d’un mouvement d’épaules et tenta de s’enfuir de manière fort peu habile perchée qu’elle était sur ses hauts talons. Sa ravisseuse rit de bon cœur avant de la rattraper en quelques secondes, faisant preuve d’une habilité certaine quant à sa capacité de mouvance sur talons. Elle lui enserra le corps d’un bras tandis que l’autre caressa doucement ses seins.

- Alors comme cela on cherche à s’enfuir de mes bons soins ? Tututut, ce n’est pas fini. Nous avons encore beaucoup de choses à faire ensemble, et nous avons tout notre temps vu que personne ne vient jamais dans cette banque. Déjà, je pense que cette jolie bouche mérite un autre traitement, elle vole toute la vedette à tes magnifiques yeux verts. Mais avant, vu que tu ne peux plus rien faire…

Et elle l'embrassa sur la bouche. Lèvres contre lèvres. Un baiser d'une sensualité folle qui remplit instantanément Sandra de désir. Elle n'en revenait toujours pas. Comment cette femme masquée avait elle pu se métamorphoser de cette manière ? Avait-elle caché son jeu ? En savait-elle bien plus qu'elle n'avait voulu le montrer ? Son couplet de malfrat hésitante et maladroite semblait si loin désormais. Mais, cela ne lui déplaisait pas. Au contraire. Elle en redemandait.

- Hum je vois que ça te plaît ma biche. J'en étais sûre. Mais maintenant il est temps… lui susurra t'elle avant de prendre un nouveau foulard dans le tiroir, de le rouler légèrement puis de recouvrir complètement sa bouche dans un OTM parfaitement maîtrisé.
Elle a un certain sens esthétique en plus, pensa Sandra. Utiliser le foulard Valentino bleu avec des motifs de chevaux pour recouvrir sa bouche était véritablement une preuve de goût, la couleur de ses yeux ressortant fatalement de ce mélange. C’était l'un de ses plus beaux, elle était bien contente de sentir sa douceur le long de son visage. Surtout que la main de la femme le lui caressait désormais à travers la soyeuse étoffe. L’autre courut de son cou vers sa poitrine, descendant ensuite sur son ventre, avant de finir par remonter sa jupe et de doucement malaxé ce qui se trouvait sous sa culotte.
- Dites donc mais c'est que c'est tout mouillé ici, peut être que je devrais m’arrêter ici, qu'en penses tu ? On risquerait de se faire prendre… lui demanda t'elle d'un ton faussement inquiet.
Un grognement composé a moitié de plaisir et a moitié de frustration lui répondit. La conseillère secoua vigoureusement sa tête afin de masquer son refus.
- Très bien, très bien, je me plie à tes envies. Mais il faut continuer dans un coin un peu plus tranquille, nous sommes un peu trop exposées ici. On va plutôt aller dans ce bureau au fond de cette allée, il me parait tout à fait convenable. Allez, avance ma coquine !

Elle lui donna une grande claque sur les fesses pour marquer son propos. Sandra n’eut d’autres choix que d’avancer, cette obligation la rendant pleine de joie au vu des futurs heureux évènements qui allaient lui arriver.
Une fois arrivée dans le bureau dont les vitres étaient opaques pour tout regard extérieur, elle se retourna pour regarder la femme masquée. Jouant un air particulièrement coquin, elle lui lança un regard de braise ponctué de gémissements de plaisir. Elle pouvait voir dans les yeux de sa ravisseuse qu’elle l’émoustillait aussi. Pour l’enflammer encore plus, elle exagéra la tension que ses seins imprimaient sur sa chemise en creusant son dos.

La femme masquée ne dit pas un mot, ferma la porte du bureau, posa la poignée de foulards qu’elle avait dans la main puis s’avança vers sa captive, une de ses mains caressant le foulard qui masquait la moitié de son visage située sous son nez, l’autre de nouveau sur les seins pour les malaxer à travers le tissu tendu. Après un petit moment de sensualité, elle exerça une pression sur les épaules de sa prisonnière afin de la faire s’allonger sur le ventre sur la table. Elle alla récupérer quelques foulards puis entrava les chevilles de sa capture. Elle la retourna sur le dos et, tout en baissant sa culotte et sa jupe, lui murmura à son oreille :

- Ce qui est pratique avec les jupes, c’est que même attachée, on peut simplement les baisser et avoir accès au trésor qu’elles renferment…
S’ensuivit une palpation langoureuse du clitoris de l’impuissante. D’abord lent, le rythme s’accéléra. S’arrêta. La texture de la peau fut remplacée par celle soyeuse d’un foulard en soie légèrement froid. Le choc, provoqué par la fraicheur combinée à la volupté du tissage arracha un soupir à la captive. La femme recommença. Le rythme s’accéléra. Encore plus vite. Toujours plus vite. Le souffle court, et les gémissements sourds, l’attachée tremblait de plus en plus. La femme masquée s’arrêta brusquement, déclenchant une frustration immédiate chez Sandra qui protesta :
- Mmmmmmmmmmmphhhhh !!!
- Il faut savoir savourer les bonnes choses ma belle… Penses-tu réellement que j’en ai fini avec toi ? Non, non, je veux juste en profiter un peu aussi…

Elle s’abaissa soudain, tout en relevant légèrement la soie blanche qui lui recouvrait le visage afin de laisser sa bouche à l’air libre. Quelques instants plus tard, Sandra n’en pouvait plus. Son clitoris subissait les assauts de la langue de sa ravisseuse. Assauts parfaitement maîtrisés soi dit en passant. La soie du foulard que son amante portait toujours frottait doucement contre son entrejambe, lui procurant quelques frissons. Elle n’allait pas tarder à jouir, elle le sentait. La femme le sentit aussi, ce qui la fit s’arrêter.

- Avant que je ne te fasse jouir, tu dois d’abord y mettre du tiens. C’est ton tour. J’aurai dû prévoir un extra pour pouvoir te prendre, te l’insérer et t’entendre jouir à travers tes baillons. Ouh, que cela aurait été excitant. J’aurai du mieux faire mes devoirs… En attendant, comme je l’ai dit, à ton tour !

« Elle savait ! Tout était orchestré ! Mais comment... ? Bon, ça m’est égal, mais si j’en a l’opportunité un jour, il faudra que je résolve cette question. » pensa Sandra avant que la femme masquée ne banda ses yeux avec un autre de ses foulards. Elle l’aida ensuite à s’agenouiller devant la table. Enleva ses baillons qui pendirent le long de son cou, puis Sandra entendit une fermeture éclair s’ouvrir puis sa ravisseuse lui prit sa tête par derrière pour la lui enfoncer dans son entrejambe afin qu’elle puisse faire son office.

- Oui voilà, ici… Prends ton temps… Oh oui, ça c’est parfait. Oh continue ! Continue encore, encore, encore… OH OUI, AAAAAAH, cria t’elle d’une voix rendue rauque par le plaisir. Oh, ce que tu m’as donné là… Pfiou ! Je vais te le rendre.

Elle réutilisa les anciens foulards pour la bâillonner de nouveau puis en ajouta rapidement un nouveau qu’elle plaça cette fois en triangle, l’étalant de son nez a son menton. Il n’y avait plus de trace de peau sur son visage, seulement de la soie. Elle l’allongea ensuite par terre puis lui lécha son entrejambe, rendant à son amante incongrue ce qu'elle lui avait offert. Cela ne dura pas longtemps, l'excitation étant déjà à son maximum. Les râles qui transperçaient le tissu s’intensifièrent avant qu'un ultime son étouffé ne sorte :

- MMMMMMMMMMPPHHHHHhhhhhhh….

Puis ce fut le silence. Un silence seulement ponctué de respirations saccadées, de corps se soulevant et s’affaissant, repus. Après ce qui sembla être une éternité, la femme masquée finit par se mouvoir. Elle lui dit :

- C’était encore mieux que je ne l’espérais. Et je crois que ça t’a plu aussi… Il ne tient qu’à toi de pouvoir en demander plus, lui dit elle avant de placer ce qui semblait être une carte dans sa culotte puis de remonter jupe et sous vêtement. Et d'ailleurs, si tu tiens à ton foulard, il faut bien que tu viennes le chercher ! Allez, avant de partir un dernier petit cadeau.

Elle entendit ses talons claquer sur le sol du bureau, s’arrêter. Puis elle entendit le frottement caractéristique de ses foulards. Les pas reprirent. Puis elle sentit une main ferme la rouler sur le ventre. Une autre vint ensuite prendre ses jambes et les arcbouta au dessus de ses fesses. Plusieurs foulards furent utilisés afin de relier efficacement ses poignets et ses chevilles dans un hogtie très strict. Elle ne pouvait littéralement plus faire le moindre mouvement. La seule chose qu'elle pouvait faire était de remuer doucement et d’émettre de faibles sons étouffés à travers les foulards qui lui recouvraient la bouche. Quelle délicieuse sensation.

- Le petit vieux devrait arriver dans une ou deux heures j'imagine. Tu vas devoir rester comme cela tout ce temps. Je suis sûre que tu vas adorer ce petit temps passé ainsi ! Fais toi plaisir mais il ne faut pas que la police ait l'impression que tu as apprécié la situation. Prends garde ma jolie. Ah ! Au fait, j’espère que tu as bien apprécié mon petit numéro de femme manquant d'assurance ! Je pense que désormais tu as compris mon vrai objectif depuis le début… Sur ce, j’espère te revoir, on pourra…. Approfondir notre relation.

Les talons claquèrent, les pas s’éloignèrent peu à peu, résonnant de plus en plus faiblement, lointains échos d'une découverte sensorielle inattendue. Seuls restaient sa respiration saccadée par le plaisir et les frottements des tissus tendus.

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fredchl
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par fredchl » 08 avr. 2019, 15:54

Ouh Ouh ! Monsieur Pearl est en forme !

J'ai adoré le texte, c'est bien écrit, il y a un certain suspense, de l'érotisme bien tourné et soft à la fois...
Du coup, je regrette de ne pas avoir fait carrière dans une banque, moa... :lol:
Mon seul regret est que ce soit un One Shot...
Tu est sur qu'elles ne vont pas se recroiser ces deux là ?... :bandeau:
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par foulards6384 » 09 avr. 2019, 09:05

une bonne histoire, l'employer qui au lieu de chercher a s'enfuir fait tout pour se faire ligoter et bâillonner c'est pas banale, elle a saisie l'occasion ont peut dire.
du coup ont prendrais bien son travail :lol: :lol: .
une suite serait bien cars la braqueuse semble vouloir revoir Sandra, qui sait ont pourrais imaginer que Sandra chercherai a la retrouver pour reprendre son foulard, lui faire connaitre les joies d'être ligoter ou redevenir prisonnière.
J'ai adoré lire cette histoire , j'adore les foulards en soie utilisé comme liens et bâillons :bave: .
je bouge pas :police: je ne regarde pas :bandeau: je ne parle pas :gagged:

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Utten
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Utten » 09 avr. 2019, 14:59

Pearl99 a écrit :
08 avr. 2019, 11:42
Sur ce, j’espère te revoir, on pourra…. Approfondir notre relation.
Si ça ce n'est pas un appel du pied pour une suite... je veux bien rester attaché tout le week-end.

Donc, une suite?

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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Pearl99 » 10 avr. 2019, 04:11

Utten a écrit :
09 avr. 2019, 14:59
Pearl99 a écrit :
08 avr. 2019, 11:42
Sur ce, j’espère te revoir, on pourra…. Approfondir notre relation.
Si ça ce n'est pas un appel du pied pour une suite... je veux bien rester attaché tout le week-end.

Donc, une suite?
En effet, je me suis ménagé une porte de sortie pour écrire une suite si jamais je trouvais l'inspiration !
Mais la condition est donc de trouver des idées que je trouve pertinentes et inspirantes. Si je devais écrire pour écrire le résultat s'en ressentirait !
Je vais continuer a y réfléchir ! J'ai quelques idées mais il faut les faire murir

Sinon, merci à tous pour vos retours, cela fait plaisir à lire ! :D

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Joss
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Ce que je déteste : Le SM pur et dur et toute sa quincaillerie de cuir, métal ou latex, ses rituels quand il sont rigides genre Maître-soumise, le manque d'humour, de second degré... Sinon il a des choses que je n'aime pas dans la vie de tous les jours, la liste serait longue... Mais bien plus courte que celle des choses que j'aime!
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Joss » 13 avr. 2019, 03:37

Jolie scène de bondage, très érotique! :shock:

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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Mad Hatter » 13 avr. 2019, 18:23

:bravo: :) :bravo:
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Ou est-ce l'inverse ?
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Pearl99
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Pearl99 » 20 avr. 2019, 18:29

Bon au final, j'ai voulu écrire une suite pour ne pas laisser en plan ces deux protagonistes ! J'espère que vous l'aimerez aussi !

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Enfin, le soleil. Son éclatante félicité qui chauffait sa peau, faisait battre ses paupières pour ses yeux trop longtemps habitués à la morosité des salles d’interrogatoire.

« Ne vous inquiétez pas, madame. Avec le signalement que vous nous avez donné, on la retrouvera rapidement et justice sera rendue pour ce qu’elle vous a fait. » Doux naïfs que ces policiers. Comment allaient-ils bien pouvoir retrouver la femme masquée alors que Sandra leur avait donné de fausses informations la concernant ? D’ailleurs, même si elle avait voulu qu’ils la coincent elle n’aurait pu leur donner que de bien maigres renseignements. Après tout, elle n’avait finalement vu que ses yeux ! Brune, des yeux marrons assez communs et un accent du sud très marqué. Voilà tout ce qu’elle avait pu dire. Parmi les 3 enquêteurs qui l’avaient questionné, il n’y en avait eu qu’une, une espèce de blondasse frustrée de ne pas pouvoir récolter plus d’informations concernant la criminelle, qui avait insisté sur l’apparence physique de sa ravisseuse. A part le fait que son interrogatoire à elle avait été particulièrement long comparé aux autres, il n’y avait pas eu d’incidents majeurs. Sandra avait eu envie de la gifler, mais cela s’arrêtait là. Elle faisait son travail après tout. Ils n’avaient quasiment trouvé aucun élément d’enquête sur les lieux, et leur investigation était donc plus ou moins au point mort. Les seuls éléments concrets – les pauvres – qu’ils possédaient devaient être l’histoire qu’elle leur avait racontée.

Elle avait dû modifier certains détails, comme le fait qu’elle avait aimé ce qui lui était arrivé même si elle en avait eu fortement envie pour voir la réaction de ces interrogateurs. Ils se seraient attendus a tout sauf à cela. Elle avait hésité un bref moment, mais le jeu n’en valait pas la chandelle malheureusement. En tout cas, les quelques heures qu’elle avait passé en hogtie très serré lui avait permis de réfléchir à un discours cohérent à présenter. Cela n’avait pas été facile de cogiter dans ses conditions, excitée qu’elle était du fait de son immobilisme forcé. Néanmoins, elle avait réussi. Rien dans ce qu’elle avait dit n’avait amené de suspicion dans les yeux des enquêteurs. Tout le mérite ne lui revenait pas car elle n’était qu’une victime dans cette histoire aux yeux de tous. Les flics auraient eu l’esprit particulièrement tordu pour avoir ce genre de soupçons.
Toujours est il que sa vie avait repris un cours normal après ces quelques jours intenses. La banque lui avait gracieusement offert quelques jours pour qu’elle puisse se remettre de ses émotions et la date qu’elle attendait tant approchait à grands pas. La carte, qu’elle avait bien évidemment dissimulée, avait été porteuse d’ordres précieux quant à sa future aventure. Il avait en effet été écrit dessus, de manière fort bien calligraphiée, une très forte incitation pour des retrouvailles :

« Retrouves moi samedi à 21h au 53 Impasse de la Boétie, la maison est faite de briques. Les clés sont dans la petite cage pendue au poirier. N’oublie pas tes soyeux amis. Habille-toi comme le jour de notre rencontre. »

Malheureusement, il fallait encore attendre plus d’une demi-journée. Pour tuer le temps, impatiente qu’elle était, elle s’obligea à sortir de chez elle et à aller au marché afin de faire les courses de la semaine. Tant qu’à faire, autant en finir avec les taches ! Surtout qu’elle aimait bien le marché, cela sentait bon et les commerçants, la connaissant bien, la laissaient souvent gouter des échantillons.

Se balader entre les étals débordants tous plus les uns que les autres d’alléchantes victuailles lui permettait de libérer son esprit. Il n’y avait plus de questionnements sur la fameuse femme ou même sur ce qui allait arriver samedi soir, il n’y avait plus que la senteur des légumes frais, les émanations de poissons étalés, le gout des fruits frais et le parfum des épices. Elle était en train de déguster une succulente poire lorsqu’une personne lui rentra dedans, faisant instantanément choir le fruit qui s’éclata par terre dans une gerbe de chair.

- Eh oh ! Vous pourriez vous excuser, vous ! Ça ne va pas de rentrer dans les gens comme ça ? fulmina t’elle contre l’impolie passante.
Celle-ci d’ailleurs ne fit que jeter un bref regard dans sa direction, sans dire un mot, et reprit sa route d’un pas toujours aussi pressé.
- Brunasse ! lui cria-t-elle
- Ah lalalala, il y a vraiment des gens qui se permettent tout de nos jours, fit le commerçant qui s’était arrêté d’empaqueter ses produits.
- Vous la connaissez ?
- Oui, oui. A vrai dire, c’est amusant que vous ne la connaissiez pas, c’est la directrice de votre banque. Mais j’espère qu’elle ne vous a pas trop fait mal mademoiselle ! Ça vous dirait de gouter une autre poire pour aller mieux ? C’est une méthode de ma grand-mère. Ça marche à tous les coups !

Sandra n’en revenait pas, elle venait de croiser la directrice de sa banque dans une rencontre fracassante. Et la seule chose qu’elle pouvait dire était qu’elle avait comme boss une connasse. Elle regrettait un peu de l’avoir insulté, cela allait peut-être lui porter préjudice. Mais, amusée par la dérision du revendeur, elle lui répondit par l’affirmative. Surtout que de si bonnes poires, cela ne se refusait pas ! Elle s’occuperait plus tard de stresser quant à sa rencontre tourbillonnante. Elle papota pendant un certain temps avant de se rendre compte qu’il se faisait déjà tard. Il fallait qu’elle se prépare car l’heure fatidique se rapprochait dangereusement.


Une fois rentrée chez elle, elle se vautra dans son canapé en poussant un soupir d’aise. Avachie, elle regarda autour d’elle, observant son salon si familier. Sa penderie, comme à son habitude, était grande ouverte, laissant apparaitre ses chemisiers, ses jupes, ses robes fleuries, ses tops, ses tee-shirts, ses manteaux, ses vestes, ses chaussures, ses bottes en cuirs et ses escarpins dans une organisation douteuse. Le seul endroit bien rangé était l’un des tiroirs adjacents au dressing, tiroir renfermant une quantité fabuleuse de foulards en soie. Elle regarda ensuite sa télévision qui trônait devant le mur opposé, montée sur une ancienne malle. Aux cotés de cette malle, et reliée à l’écran, se trouvait sa console de jeux. Elle n’avait pas eu beaucoup de temps pour y jouer dernièrement malheureusement. Pas plus que l’envie d’ailleurs, son fantasme et son désir de réalisation occupant son esprit. Même sa bibliothèque semblait avoir pris la poussière ces derniers temps. Elle, pourtant pleine à craquer et à bout de souffle devant l’attention soutenue qu’avait sa détentrice à la farcir toujours plus, qui s’attendrissait des longues introspections de sa propriétaire lorsque le moment de faire un choix d’œuvres à parcourir arrivait. Elle non plus n’avait pas reçu d’attention particulière ces derniers jours. En fait, bien peu de choses avaient reçu de sollicitude ces jours-ci, exception faite de ses habits du fameux évènement qui avaient été parfaitement repassés et qui attendaient sur la table de nuit juxtaposée à son lit. Elle regarda l’horloge se situant au-dessus de la bibliothèque. L’heure tournait, il fallait se remuer.

Elle se prépara comme rarement : fond de teint, mascara, rouge à lèvres, parfum… tout y passa ! En règle générale, Elle n’aimait pas se maquiller et le faisait rarement ou très légèrement malgré son emploi, elle se trouvait bien plus belle sans ce genre d'artifices. Surtout que cela détruisait la peau au fur et a mesure. Mais là, l’occasion semblait se prêter à merveille. Elle enfila de nouveau sa chemise blanche satinée, elle rentra derechef dans sa jupe blanche en tulle. Mais, désobéissant très légèrement a l'ordre écrit, elle ajouta une petite touche a son habillement de la dernière fois : elle enroula un foulard chatoyant rouge et vert Valentino autour de son cou, en faisant plusieurs tours avant de faire un nœud sur le devant. S'inspectant dans le miroir de sa salle de bain, elle se trouva tout à fait éclatante. Qui ne rêverait pas de la bâillonner avec cette étoffe toute prête ? Cette pensée soudaine lui donna chaud, l’enflamma. Elle avait envie de le faire toute seule soudainement, elle avait envie d’essayer de se réduire au silence. Il fallait qu’elle parte incessamment sous peu, avait-elle seulement le temps de rendre concrète cette pensée ?

Sandra se mordit la lèvre. Quelle frustration que ce manque de temps ! Elle qui se plaignait justement qu’il y en avait trop qui la séparait de son rendez-vous ! Bon, il allait falloir remettre cela à une autre fois… Mais elle n’oublia pas de noter dans un coin de sa tête qu’elle devait essayer de faire la complète : s’attacher entièrement en n’oubliant pas le bâillon. Le comment se règlerait sur le moment. Elle regarda l’heure, encore quelques minutes avant de partir… Elle alla se regarder de nouveau dans le miroir afin de vérifier une dernière fois que rien n’avait été oublié. Satisfaite, elle partit.

Dans la rue, les quelques passants qu’elle rencontra se retournèrent sur son passage. Le rouge lui monta aux joues, elle n’était pas la seule à la trouver bien habillée ! Elle espérait que le même effet serait créé chez son ancienne ravisseuse.
Au fur et à mesure qu’elle s’approchait de sa destination, les idées fusaient dans sa tête. Et si rien ne se passait comme elle l’avait prévu ? Et si finalement elle n’en avait rien à faire d’elle ? Et si elle avait oublié ? Ou encore : N’avait-elle pas envie elle aussi de l’attacher pour pouvoir vivre le sentiment de domination complète vis-à-vis de la femme masquée ? Lui faire subir la même aventure ? Pouvoir jouer avec elle, avec son corps qui semblait si accueillant ? Lui mordiller les tétons, lui malaxer les seins, l’embrasser sans puis avec un foulard ? Elle frissonna. Il fallait qu’elle se contrôle, elle ne pouvait pas arriver trempée !

Au détour d’une rue, en entrant dans l’impasse, la maison se dévoila malgré un voile sombre s’étirant sur cette parcelle de terrain. Son cœur s’accéléra. Le moment était arrivé. Il fallait qu’elle respire et qu’elle se calme. Elle ouvrit le portail donnant accès à un jardin entourant l’habitation. Il semblait très bien entretenu, et cette période particulièrement favorable au développement des fleurs, l’air étant embaumé de senteurs de roses, de jasmins, de lavandes, de lilas ou encore ce qui semblait être de la glycine courant le long des gouttières. Elle pouvait reconnaitre tout cela rien qu’à l’odeur.

Le poirier était à quelque pas de l’entrée, mais la cage se distinguait mal alors que nuit était tombée. Il y avait bien peu de lumière. C’était d’ailleurs bien étrange. Les volets de la maison étaient tirés, ne transmettant aucune sorte de lumière. Elle pesta. Elle ne voyait pas grand-chose, et cela l’énervait. Elle lui en toucherait deux mots, car elle était certaine qu’elle avait fait exprès de ne laisser aucune lumière et de la laisser se débrouiller. Ou alors elle comptait sur le fait qu’elle ait un smartphone… Malheureusement, ce n’était pas le cas, ayant préféré opter pour les anciens portables à clavier. Elle ne voyait pas vraiment l’utilité d’avoir ses engins ultra technologiques. Toujours est-il qu’elle tâtonna le poirier dans l’espoir d’enfin sentir l’objet de ses aspirations. Elle devait donner un triste rendu pour un observateur extérieur, à palper un arbre dans le noir tout en maugréant faiblement. C’en était limite humoristique.

Mais, fatalement, elle finit par mettre la main sur la cage et donc sur la clé. Fébrile, elle se dirigea vers la porte, inséra la clef, la tourna puis appuya sur la poignée. La porte s’ouvrit sans un bruit. Le couloir sur lequel elle donnait était tout aussi sombre que l’extérieur, elle se retrouvait de nouveau égarée dans le noir. Malgré l’adaptation de ses yeux, elle ne pouvait que distinguer vaguement les murs et contours de la pièce. Le salon avait l’air de se situer dans la première pièce sur sa gauche.

« Il y a quelqu’un ? » demanda-t-elle d’une voix hésitante. Des idées noires commençaient à se former dans son esprit alors qu’elle avançait très doucement vers la salle. La femme l’avait tout simplement oubliée. Elle qui s’était imaginée nombre de choses très coquine sur sa soirée, elle qui avait échafaudé tout un plan, elle qui avait manigancé de malicieux projets, elle était finalement au comble de la déception. Arrivée au salon, elle put s’apercevoir qu’il n’y avait toujours aucune trace d’être vivant. La mort dans l’âme, elle se dit qu’elle s’était vraiment complètement fourvoyée et qu’elle allait devoir…

« Mmmmmmmmmmmmmppppphhhhhh !!! ne put elle qu’émettre comme son alors qu’un tissu était implacablement pressé sur son visage, recouvrant la bouche et le nez.
- Tu pensais réellement que j’aurais pu t’oublier ? Ne t’inquiète pas, respires, respires. Endors toi…. Voilàààà… Endors toi… Shhhhhhhhht…
Sandra tomba dans l’inconscience, en entendant les paroles de sa ravisseuse s’éloigner peu à peu, semblant glisser vers un autre monde. Elle n’avait pas prévu cela du tout…


Un bruit sourd, omniprésent, obnubilant, la sortit peu à peu de son assoupissement. Elle battit des yeux, ils semblaient tellement lourds, chargés du poids d’un endormissement forcé. La lumière était présente désormais. Elle releva la tête. N’étant plus habituée au flux de lumière, Sandra cligna des yeux. Une femme, dont seuls les yeux étaient visibles, se tenait sur un canapé en face d’elle, tenant un verre avec une liqueur aux teintes dorées sur laquelle flottaient quelques glaçons. Elle le faisait tournoyer doucement, faisant tinter la glace contre le verre. C’était donc cela le son qui semblait si fort lors de son éveil. A côté du canapé, sur une table de chevet, reposaient un morceau de tissu et une étoffe soyeuse. Elle chercha à se lever, par réflexe, mais ne put y arriver. Quelque chose semblait la clouer au siège sur laquelle elle était assise. Elle prit le temps d’observer ce qui clochait. Ses poignets étaient liés aux bras de la chaise à l’aide d’épais foulards en soie, son torse et ses biceps ayant subis le même sort avec le dossier de la chaise, et ses jambes enlacées entre elles tout en étant reliées aux pieds du siège. Elle ne risquait pas de pouvoir s’en défaire aisément. Ses yeux retournèrent vers la femme, le brouillard qui enserrait son esprit s’étant relâché, elle put reconnaitre l’ancienne voleuse. Exception faite que cette fois elle n’avait pas de chapeau, ce qui laissait apparaitre de longues boucles brunes scintillantes. Elle pouvait deviner le sourire qui devait s’épanouir sous le foulard Hermès – le sien – qui lui couvrait le visage.

- Alors ma belle princesse au bois dormant est réveillée ? Tu as fait une grosse sieste dites donc !
- Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi as-tu fait ça ? lui demanda Sandra, encore un peu groggy.
- Une petite surprise, tu es venue pour cela après tout, non ? Je suis désolée si ça t’a fait peur, mais c’était un peu le but aussi je dois avouer… Et maintenant tu es de nouveau en mon pouvoir, et je peux te faire tout ce dont j’ai envie. Surtout que l’on m’a rapporté que tu as une bonne fille. Ça mérite une récompense ! lui répondit-elle.
- De quoi ? Je ne comprends rien. J’ai eu un peu peur je dois dire. J’ai failli croire autre chose… Mais pourquoi une gentille fille ? Qu’est-ce que j’ai fait ?
- Tu ne m’as pas dénoncée. Enfin tu n’aurais pas pu dire grand-chose car tu ne savais pour ainsi dire rien, mais tu n’as même pas essayé de me dénoncer. Non, mieux, tu les as mis sur une fausse piste !

Sandra n’en revenait pas, comment est-ce que son amante – elle pouvait probablement la nommer comme cela maintenant – avait pu être au courant de son entretien avec les policiers ? Elle devait avoir une taupe chez eux. Mais c’était assez étrange, des policiers ne pouvaient pas flirter avec une criminelle qui avait dérobé 50 000 dollars. Cela n’avait pas de sens ! Elle était véritablement intriguée de comprendre tout cela.

- Comment peux-tu savoir ? Tu as des taupes ?
- Elle était pas mal la blonde qui t’a interrogé, non ? C’est une amie de longue date qui me devait un service.
- Ah la chieuse ! C’est pour cela qu’elle insistait bien plus que les autres !
- Tout à fait ma chérie, lui dit-elle en s’approchant après avoir posé le verre, ayant récupéré le foulard et le tissu.
- Attends, je veux savoir si… Mmmmmmmmmmmmmmmphhhhhhh, protesta-t-elle alors que la belle femme lui fourrait le tissu dans la bouche avant de le sécuriser avec le foulard en cleave-gag.
- Il y a certaines choses que tu ne sais pas encore, mais rien ne sert de se presser ma belle, lui susurra t’elle a l’oreille.
- Mmmmmmmmmmmmpppphhhhhhh, lui répondit Sandra.

La femme masquée s’éloigna un peu, se mettant en retrait afin de contempler sa conquête immobilisée et bâillonnée. Le temps sembla s’arrêter, chacune se mangeant du regard, inspectant l’autre dans les moindres recoins de son âme, découpant le contour de l’autre, la déshabillant. Sandra ne put s’empêcher de penser à la beauté magnétique de sa ravisseuse. Ses yeux bleus qui scintillaient en adéquation avec le foulard blanc qui masquait l’autre partie du visage et ses cheveux bruns qui tombaient en cascades le long de ses épaules pour s’interrompre vers la moitié du torse. Son corps était à tomber par terre, elle avait d’ailleurs tout mis en œuvre pour la faire baver. Elle avait revêtu, elle aussi, la même tenue que lors de la fameuse journée. Une tenue en cuir qui lui épousait avec perfection ses formes voluptueuses et se finissant par des bottines en cuir à hauts talons. La tenue de femme fatale par excellence. Sandra était complètement en son pouvoir, subjuguée physiquement et mentalement. Mais, et c’était bel et bien une chose importante, elle n’allait pas laisser le coup qu’elle lui avait fait impuni. Elle allait se venger d’une manière ou d’une autre. Le mieux étant de l’attacher à son tour.

- Tu as l’air soucieuse, ma chérie. Quelque chose ne va pas ? lui demanda la femme masquée, une réelle inquiétude transparaissant dans sa voix.
- Mmmmfnoomnf, phhha mmam, lui répondit Sandra d’une voix qu’elle fit le plus doux possible.
- Bon, tant mieux alors, passons à la suite. Bien vu d’avoir amené ton propre foulard, fit sa ravisseuse, s’approchant et lui dénouant le foulard que Sandra avait toujours autour de son cou.
Elle l’approcha de son nez enfoulardé et le sentit.
- Mmmmmh et l’odeur de ton parfum délicat qui l’embaume, c’est tout simplement parfait ! Et il montre que tu as bon gout, ça me plait. Allez, hop, je trouve que je t’entends toujours trop.

Sandra se retrouva de nouveau avec son foulard lui couvrant toute la bouche et une partie du menton. Elle se laissa aller tendrement à cette sensation de complète impuissance, basculant la tête légèrement en arrière et poussant des petits murmures de plaisir. Soudain, elle entendit un « clic » sonore. Elle rouvrit les yeux, la femme la prenait en photos avec son smartphone.

- Je m’en serai voulu de ne pas immortaliser ce moment, tu es tellement excitante ! Je vais te prendre en vidéo, joue la coquine ma belle ! Mets du cœur à l’ouvrage ! Voilà, c’est exactement cela que je veux ! Ah je sais très bien ce qu’il te faut !

Elle partit quelques instants et revint avec ce qui semblait être un MagicWand, ces sextoys dont la tête vibrait intensément. Elle avait beaucoup lu sur ces engins, mais ne les avaient jamais expérimentés malheureusement. Il fallait croire que le moment était arrivé… La femme lui baissa sa jupe, puis sa culotte, les faisant tomber à l’endroit ou ses chevilles étaient reliées entre elles. Elle plaça le sextoy entre ses cuisses de manière à ce qu’il touche l’endroit sensible puis ajouta un nouveau foulard pour sécuriser le tout en refermant ses cuisses. Le bouton fut actionné, les premières secousses furent ressenties, des gémissements étouffés naquirent, les premiers tremblements survinrent et des yeux se fermèrent. Rien n’existait plus que ces vibrations. Même sa délicieuse tortionnaire ne comptait plus, elle l’avait d’ailleurs oublié. Cette douce obscurité dans laquelle elle s’était refugiée l’enveloppait totalement de sa conciliante compréhension, l’accompagnant dans son aise, empêchant toute sollicitation extérieure de troubler son repli intérieur. Combien de temps ses sens furent submergés ? Impossible à dire. Toujours est-il que ce moment se finit de la seule façon possible : dans une explosion de jouissance. Haletante, la respiration sifflante, la sueur collant sa chemise à sa peau et le bas-ventre trempé, elle rouvrit ses yeux désormais inhabitués à la lumière. Elle était là, l’observant avec un regard de satisfaction pure.

- Tu n’imagines pas à quel point tu es belle. C’est juste magnifique de te voir comme cela. Je ne m’en remets pas… Et tout a été pris dans ce téléphone… Mais, j’imagine qu’il faut que tu te remettes de tes émotions…
Elle s’approcha en allant chercher d’une main quelque chose dans sa poche arrière, elle fit ensuite le tour de Sandra. Elle plaqua ensuite de nouveau le tissu rempli de substance soporifique, tout en lui palpant les seins.
- Mmmmmmmmmmmmppppphhhhhhhhhhh…… protesta vainement Sandra, tout en s’endormant progressivement.

Elle émergea une fois de plus de son sommeil artificiel. Elle ouvrit les yeux, mais ne vit rien. Il n’y avait que les ténèbres. Le poids qui pesait sur son nez et sur ses yeux lui indiquèrent que c’était un tissu qui lui retirait sa vision.

- Mmmmmphhh ?

Son questionnement étouffé ne reçut aucune réponse. Tout ce qu’elle pouvait dire compte tenu de ce qu’elle sentait était qu’elle était étendue sur un lit, les bras en croix, attachés à quelque chose, et ses jambes ayant subies le même sort. Elle était nue aussi. Une légère incommodité à respirer lui indiqua aussi qu’elle devait avoir un foulard lui recouvrant son visage depuis son nez jusqu’à sous son menton.

Soudain elle entendit un bruissement, un son si léger qu’il évoquait une promesse portée par un courant d’air. Elle sursauta vivement, elle n’était pas prête pour ce qui lui était arrivée. Le contact glacial d’une chose sur son ventre avait été brutal. Soudain, le phénomène se reproduisit mais sur ses seins. La morsure du froid hérissa ses poils et acéra ses sens. Ses tétons pointèrent instantanément sous l’effet. Le froid, qui l’avait surprise dans un premier temps, ne la gênait pas. Elle l’avait accepté, embrassé. Elle prenait du plaisir a ce bloc se liquéfiant progressivement, ce contact entre la chaleur de son corps et son inverse intense, cette eau qui commençait à ruisseler le long de ses courbes. Elle sursauta de nouveau lorsque ce ne fut plus un bloc qui vint enflammer ses seins mais la chaleur humide d’une bouche mordillant et suçant avec passion ses tétons. Une galaxie de plaisir se révéla à Sandra pendant ce temps insaisissable. Puis, ce fut le néant. Non pas qu’elle se soit rendormie, mais parce que la présence s’était évanouie. Sans stimulation, l’univers se rétrécit de nouveau, et se limita à sa respiration, sa cage thoracique se soulevant et s’affaissant, aux odeurs qui l’entouraient, à sa peau frissonnante. Une caresse vint rompre cette méditation, un délice éthérée glissant lentement le long de ses joues, de son cou, de ses seins, de son ventre, de l’intérieur de ses cuisses.

Aussi subitement qu’il était apparu, le contact cessa. Néant de nouveau. Respirations. Odeurs. Sueurs. Temps impalpable. Nouvel effleurement. Celui-ci avait une autre forme de douceur. D’une autre texture. Soyeuse. Un de ses foulards était utilisé pour la caresser. Elle pouvait même reconnaitre lequel : cette soie de qualité, si délicate, devait être son foulard Valentino. La soie lui recouvrit ses seins. Elle pouvait sentir la fermeté des mains qui la manipulait, lui pétrissant ses mamelons hérissés par l’excitation. La texture soyeuse serpenta sur sa peau, parcourant le même chemin que les caresses auparavant. Néanmoins, la soie s’arrêta à l’entrejambe de Sandra, avant de stimuler lentement son clitoris. Prenant son temps, le foulard fit monter le désir, manipulant parfaitement l’organe pour se faire.

Alors que Sandra allait atteindre le septième ciel, la soie, à son tour, s’éclipsa. Elle ne savait pas combien de temps cette exquise torture la tourmentait, soufflant le froid et le chaud. Elle était de nouveau seule, dans sa complète et obscure solitude. En plus des précédentes sensations s’était désormais ajoutée celle de son entrejambe trempé par l’excitation. De nouveau, alors qu’elle ne s’y attendait pas, une présence apparut sur le lit, à coté d’elle. Elle s’approcha d’elle, semblant ramper sur le lit, avant de se poster au-dessus d’elle. Puis Sandra se fit pénétrée.
- Mmmmmmmppppphhhh, ne put-elle s’empêcher de gémir.

Elle ne s’y était pas attendue et la plaisante intrusion avait fait naitre une bien trop agréable sensation impossible à faire taire. Elle se fit prendre, son amante ne lui laissant aucun répit. Allers… retours… allers… retours… Le train était infernal, le rythme soutenu, le plaisir, au rendez-vous. Ses cris de félicité bâillonnés étaient rejoints par les grognements de la femme diablement exaltants. Puis, le septième ciel tant entrouvert arriva et Sandra trembla violemment de tout son corps devant la puissance de son orgasme. Une fois que ses tremblements s’éteignirent, et que sa respiration fut calmée, elle entendit sa maitresse lui parler, d’une voix si douce qu’elle semblait provenir du paradis :

- Quelle soirée pour toi ! J’espère que tu n’es pas déçue de mes attentions, j’ai tout fait pour te contenter et te récompenser de ta loyauté. Est-ce que ça t’a plu ?
- Mmmmhoooouiphhhh, répondit Sandra.
- Tant mieux, tant mieux. Maintenant il est temps de dormir… Ah non ne t’inquiètes pas, cette fois tu t’endormiras normalement. Enfin, normalement… Je ne sais pas si on peut dire ça de quelqu’un qui va dormir complètement attachée, rigola t’elle d’un ton taquin. Attends je vais te détacher, tu vas pouvoir aller te soulager pour éviter que tu ne te retrouves dans une situation particulièrement inconfortable, puis tu reviendras ici et je t’attacherai pour le dodo !

Une fois détachée, Sandra, encore dans cette étrange brume obscurcissant l’esprit qui était créée par le trop plein de jouissance, mit un certain temps à se lever. Elle ne réalisait pas complètement ce qui lui arrivait, ni ce qu’elle devait faire. La femme, toujours masquée, la soutint gentiment pour la lever et la poussa vers la salle de bain avec des gestes d’une infinie douceur. En allant vers cette salle, elle eut le temps d’apercevoir le bout de tissu que son amante avait utilisé pour l’endormir plus tôt. Une fois dedans, Sandra put enfin faire ses besoins et se débarbouiller un peu. Elle ne s’était même pas rendu compte d’a quel point il y avait eu nécessité de cette case toilette.
De retour sur le lit, elle se soumit docilement, les mains dans le dos, la bouche ouverte pour accueillir son nouveau bâillon.

- Tu n’auras pas de bourre dans la bouche pour la nuit, ça peut être très dangereux, et je n’ai aucune envie qu’il t’arrive quoi que ce soit. Tu auras juste un foulard avec une boule au centre, et un autre recouvrant ta bouche. Ça te va ?
Sandra hocha la tête, incapable de parler. En fait, si elle ne voulait pas parler c’est qu’elle avait peur de le faire, peur que son amante reconnaisse l’excitation qui pouvait faire trembler sa voix. Car Sandra comptait prendre sa revanche, elle allait profiter du sommeil de sa maitresse pour l’endormir et l’attacher à son tour.

- Je ne vais pas te restreindre de manière exagérée, il faut que tu puisses dormir ! Allez, hop tes mains en premier…. Maintenant tes pieds et tes genoux… Et ta si jolie bouche… Hum j’ai tellement envie de t’embrasser à pleine bouche, mais il faudrait que je retire ce foulard et ce n’est pas encore pour tout de suite, je veux encore garder la surprise. Et maintenant tes yeux…

De nouveau ficelée, Sandra n’eut d’autres choix que de se laisser aller aux manipulations de sa ravisseuse qui l’allongea sur le côté. Elle essaya de voir discrètement si ces liens étaient aisément dénouables en bougeant ses poignets. Satisfaite du fait de leur côté lâche, elle attendit patiemment de sentir la respiration de la femme avec qui elle partageait son lit se ralentir et s’approfondir. Une fois le bon moment arrivé, elle dénoua facilement ses liens, regarda autour d’elle dans l’opacité de la pièce pour retrouver le morceau de tissu imbibé de liquide soporifique. Grace a ses yeux habitués, elle réussit à l’apercevoir à l’endroit où elle l’avait repéré précédemment. D’une discrétion féline, elle le récupéra sans réveiller sa proie. Elle sentit le tissu pour vérifier que le produit était toujours dessus, elle en connaissait l’odeur désormais !
Elle s’approcha silencieusement puis, rapidement et implacablement, se mis sur sa victime, bloquant ses bras avec ses jambes et plaquant l’étoffe sur sa bouche et son nez.

- MMMMMMMMMMMRRRGGNNNNNNNNMMMMHHH !! protesta-t-elle, surprise et ensommeillée. MMMmmmmmmmpphhhhhhhh….
Une fois sure qu’elle était bel et bien endormie, elle décolla enfin le tissu puis alla allumer la chambre pour observer sa mystérieuse amante. Ce qu’elle vit la laissa bouche bée. Devant elle, allongée sur le lit se trouvait la directrice de la banque. Celle qui l’avait grossièrement poussée dans la rue. Celle qu’elle avait insulté. Sandra réfléchissait à toute allure, elle n’arrivait pas à comprendre la logique. Pourquoi la directrice avait elle volé sa propre banque ? N’était ce qu’une coïncidence qu’elles se soient percutées au marché finalement ? L’avait-elle observée depuis un certain temps ? Elle n’avait désormais plus qu’une hâte, qu’elle se réveille pour qu’elle puisse répondre à ses questions. Mais avant cela, c’était à son tour d’attacher.

Elle la déshabilla entièrement, la laissant nu. Puis utilisa l’ancien foulard Hermès qui lui avait servi de masque pour en faire une sorte de soutien-gorge soyeux, et un autre pour faire un paréo. Si elle avait besoin de l’avoir nue, il suffirait à Sandra de défaire le nœud qui donnait à ses foulards le rôle de vêtements. Elle l’attacha à la chaise de manière similaire à son premier ligotage. Seule différence, elle ne l’avait pas encore bâillonnée. Mais le matériel pour se faire était prêt.

Au bout d’un temps qui lui parut incroyablement long, sa directrice ouvrit les yeux, se réveillant peu à peu. Elle réalisa qu’elle était attachée, testa ses liens puis ordonna à Sandra qui se trouvait en face d’elle d’un ton autoritaire de la détacher :

- Tu n’avais pas à faire ça ! Détache-moi, tout de suite. C’est ton rôle ce soir que d’être mon beau trésor ficelé ! Alors, maintenant, il faut …
- Tu vas tout m’expliquer ou je vais te supplicier, l’interrompit Sandra d’un ton sec.
- J’attends de voir ça, lui répondit Victoria – car c’était son prénom-, en haussant un sourcil d’un air interrogateur et provocateur.
Sandra avait un plan qu’elle exécuta : Elle se déshabilla, sortit le reste de ses foulards ainsi que le sextoy qui avait été utilisé sur elle. Elle se bâillonna toute seule, exactement comme son amante aimait à le faire. Les foulards recouvrant son visage, la bourre étouffant ses sons et l’empêchant d’articuler, elle se positionna sur une chaise en face de Victoria et se masturba avec l’aide du sextoy. Exagérant ses réactions, et surtout ses sons de plaisir, elle regardait droit dans les yeux sa victime. Celle-ci, semblant ne plus pouvoir tenir, se tortillait sur sa chaise en se mordillant les lèvres.
- Arrête, arrête ! S’il te plait.
- HHhhhhhm…
- Je vais tout te dire, mais s’il te plait, arrête ça tout de suite, c’est terrible.
- Hhhhhhhm…
- Ok, ok. Comme tu as dû le deviner, je suis ta directrice. Je t’avais vu lors d’une visite de cette banque locale il y a un an environ. On était dans la salle de réunion ou je t’ai laissé la dernière fois, avec les vitres opaques. Tu ne nous as pas vu, mais moi j’ai pu t’observer. Dès que je t’ai vue, j’ai ressenti une telle attraction… Je ne pouvais plus penser qu’à ton visage, tes lèvres, tes yeux si beaux. J’étais complètement subjuguée, dès que je pensais à toi, mon cœur s’accélérait. C’est pourquoi j’ai emménagé ici discrètement, tout en allant chaque jour au siège qui se trouve dans une autre ville. J’ai pu t’observer, et j’ai rapidement compris tes désirs cachés. Tu n’imagines même pas la joie que j’ai pu ressentir lorsque j’ai compris que nous étions si connectées… Oh mon Dieu, je mouille tellement à te voir faire ça devant moi… Bon… Le temps passait et je n’arrivai pas à te parler, étrangement j’étais bien trop timide, ce qui ne me ressemble pas. J’ai donc fini par réfléchir à une idée particulièrement originale. Avec la complicité de mon amie policière. Avoir comme excuse de voler ma propre banque pour t’attacher et te faire subir ce dont tu avais toujours rêvé… Arrête… S’il te plait… Je t’en supplie, j’ai tant envie que tu me prennes, que tu me fasses des choses…. Raaaah ! Je vais finir, je vais finir… J’ai déjà redonné l’argent à mon amie, qui a fait abandonner l’enquête du même coup avec l’absence de plainte de la part du propriétaire de cet argent, et de la banque qui a été volée, ce qui était plutôt facile à arrêter avec ma position. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait tout ça. Je voulais juste t’approcher et créer un premier contact de par notre fantasme partagé…
Satisfaite, Sandra enleva ses baillons et s’approcha de sa victime.
- Et le marché, pourquoi… ?
- J’étais tranquillement en train de faire mes courses, et je me suis soudain rendu compte que tu te trouvais juste à coté de moi. J’ai eu peur que tu me reconnaisses, et je me suis donc précipité pour m’enfuir le plus vite possible. C’est tout, je ne voulais pas te faire mal mais j’étais tellement paniquée que… que… voilà. Excuse-moi.
- Oh ce n’était rien, ne t’inquiètes pas, je voulais juste savoir ! Merci de m’avoir tout raconté, même si c’était sous la torture.
- Et alors, tu… Victoria déglutit difficilement. Tu m’en veux, j’imagine ?
Sandra agit avec une rapidité déconcertante et l’embrassa passionnément, de ce genre de baisers qui véhiculent tant d’émotions. Ses deux mains tenant fermement la tête de son amante, elle fit durer le baiser, leurs langues tournoyant, se touchant, jouant l’une avec l’autre, dansant ensemble. Elle éloigna son visage, puis son corps, faisant quelques pas dans la pièce et répondit à Victoria :
- Qu’en penses-tu ?
- Ça a l’air d’aller.
- Tu es certainement la personne la plus timbrée que je connaisse, Victoria. Ce que tu as fait, c’est juste complètement n’importe quoi. Mais j’aime ça. Ça te va ?
- Ouimphhhhphhhmh ! répondit la directrice tandis que dans le même temps Sandra lui mettait la bourre en tissu dans la bouche, par surprise.

Rapidement, elle enroula un foulard en cleave-gag pour maintenir la bourre. Elle choisit ensuite le fameux foulard Hermès noir et blanc pour recouvrir le visage de sa bien-aimée. Elle dénoua le paréo soyeux qui cachait l’entrejambe de sa victime, afin de pouvoir y accéder avec sa langue. Habile, elle porta Victoria aux portes du Paradis, sans jamais les franchir, préférant la maintenir dans cet état de plaisir et de frustration mêlées. Après quoi, elle eut une idée lumineuse.

Elle alla chercher une autre bourre en tissu ainsi que le gode-ceinture, laissant pendant quelques instants son amante pantelante. Elle revint, s’inséra la bourre, la sécurisation avec un foulard puis rajouta pour masquer son visage le foulard Valentino rouge et vert qu’elle affectionnait tant. Elles étaient désormais toutes deux fermement bâillonnées, incapables de pouvoir échanger la moindre parole. Mais paroles il n’était point besoin d'en proférer. L'ambiance était toute autre, la chaleur ressentie par les deux réduites au silence les embrasait totalement. Doucement, alors qu’elle regardait Victoria droit dans les yeux avec cette passion dévorante, elle dénoua les foulards qui la maintenait liée au siège. Muettement, elle se dirigèrent ensemble vers le lit. Nulle parole n’était requise, leurs yeux exprimaient toutes pensées et toutes envies.

Arrivée au lit, Sandra lui fit l’amour avec une tendresse absolue. Yeux dans les yeux, petits gémissements légers, souffle s’accélérant, mains explorant, doigts parcourant l’autre, seins se titillant. La félicité s’abattit sur ces deux amantes, elles avaient bien conscience de vivre un événement exceptionnel qui allait les changer à jamais. C’était ce genre d’expérience qui forgeait une complicité à toute épreuve. Ce genre d’expérience qui créait un profond sentiment envers l’autre. Ce genre d’expérience qui abattait la foudre du destin sur des amoureuses transies.
Épuisées après leurs jouissances respectives, elles s’endormirent, Sandra lovée au sein des bras de sa ravisseuse.

Lorsqu'elle se réveilla, Victoria était encore paisiblement assoupie. Elle se leva afin d’aller dans le salon pour observer le précieux soleil éblouissant de ses flammes d’or le paysage. Cette douce chaleur qui réchauffait son cœur venant de la lumière pure de cet astre portée par Apollon ne fit que parachever l’état d’émerveillement dans lequel elle se trouvait. L’étoile scintillait, tout allait le mieux du monde.

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Mad Hatter
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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par Mad Hatter » 21 avr. 2019, 17:10

Se masturber pour torturer son amante. :lol:
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Ou est-ce l'inverse ?
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les synonymes de fou sont intéressants

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Re: Une employée bien désoeuvrée

Message par fredchl » 22 avr. 2019, 08:13

Une belle suite ! :bravo:
Je n'aurais jamais imaginé que la directrice puisse imaginer un plan aussi machiavélique juste par amour ! :D
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