Promenons-nous dans les bois

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Bouya2
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Bouya2 » 19 sept. 2019, 00:56

J'aime beaucoup cette histoire.
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Mystral
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Mystral » 20 sept. 2019, 10:21

Moi aussi. La suite! La suite!!

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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten » 22 sept. 2019, 17:42

Merci. Vos commentaires sont encourageants mais je dois avouer que j'ai un peu de mal à continuer cette histoire, il me manque qqch là-dedans. Mais puisque ça vous plaît, je vais m'accrocher et j'envoie une suite bientôt. ;)

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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten » 25 sept. 2019, 02:00

Je ne saurais qualifier ma situation d'agréable - au bas mot ça faisait entre une et deux heures que j'étais ligoté - bâillonné aussi - cependant je devais reconnaître à mes nouvelles amies un certain talent dans l'art d'attacher, au moins une technique sure, efficace mais pas douloureuse: chaque corde semblait tendue et serrée juste ce qu'il faut pour m'empêcher de bouger sans me faire mal.

Au loin, mon compagnon d'infortune avait depuis longtemps cessé de bouger qui attendait patiemment le moment où il pourrait reprendre de défaire ses liens. Il me restait à espérer qu'il se fasse oublier et réussisse pour ensuite me porter secours. De mon côté j'avais en effet perdu tout espoir tellement je me sentais réduit à l'impuissance.

Je regardais ici et là, à l'affût de chaque détail et de chaque son, comme le claquement des talons de l'une ou de l'autre, les deux peut-être, qui résonnait par moment derrière moi, songeant à ne pas me faire remarquer pour ne pas risquer d'autres liens. Les voir passer là devant moi et se diriger vers les tables contre le mur, quel soulagement! Surtout baisser les yeux si l'une d'elles venait à se retourner et me regarder.

Fort heureusement aucune ne prêtait attention à ma petite personne, non, elles passaient en revue tout cet attirail à ligotage exposé, pointant du doigt tel ou tel instrument dont j'ignorais l'usage la plupart du temps. J'en reconnaissais certains, divers bâillons comme celui que j'avais dû subir, agrémentés de sangles plus ou moins larges, de différentes tailles, des bandeaux pour les yeux, rien qui ne me fasse très envie je dois dire. Et je captais quelques commentaires:

- Ca, oui.

- Mmm...

- Méchant ça. Mais j'ai adoré. Tu te rappelles?

- Ca, non, mais tu devrais essayer je pense.

Etc. Etc. Commentaires éparpillés et sans grande cohérence, telles à deux amies parcourant les étals d'une boutique de vêtements, dans un jeu de scène, l'une prodiguant les conseils, l'autre attentive. Au milieu de tout ça, je me souviens d'avoir tremblé quand fut exposé à bout de bras ce long sac noir en plastique ou caoutchouc à fermeture éclair et qui avait tout du sac mortuaire des films américains, rien qu'en imaginant qu'elles aient pu m'y enfermer. Et pire encore, au milieu de tous ces "non", j'entendis un "oui".

Je m'entends encore faire "Mmmm MMmm" tant j'ai eu peur et tirer sur mes liens de toutes mes forces ne parvenant qu'à me tordre un peu plus. Puis leur passage en revue a repris et je réalisai que je n'étais plus le centre du monde, au plus un élément de décoration comme cet autre là, attaché contre le poteau.

C'est alors que tout s'accéléra et que Monica attrapa la chevelure blonde de Lucie, en tirant semble-t-il violemment sur sa toute petite queue de cheval.

- Aïe, aïe. Monica mais qu'est-ce que...

Surprise, Lucie leva une main pour essayer de lui faire lâcher sa prise mais fut rapidement contrée, le bras tordu dans le dos et bientôt les deux.

- Chttt. Laisse-toi faire...

- Non, aïe, tu me fais mal. Mais lâche-moi donc.

Les mains jointes dans le dos, elle résistait et remuait, pas très vigoureusement certes mais réellement surprise, en témoigne la grimace sur son visage lorsque Monica termina de nouer la corde autour de ses poignets.

- Arrête s'il te plaît... On avait dit que c'était toi.

J'hésitais. Le ton de sa voix.

- Oh, la ferme!

Elle fut bâillonnée, de force, un bâillon-boule rouge enfoncé dans la bouche, traversé d'une très large sangle noire et puis ligotée un peu plus: une longue corde blanche nouée deux fois autour de la taille et tirée entre ses jambes par devant, juste sur le..., bref vous avez compris, et attachée au creux de ses reins. Les yeux écarquillés, elle poussait des petits miaulements du plus bel effet je dois dire comparé à mes grognements, elle gigotait un tout petit peu. Plus elle était attachée, plus je la trouvais belle.

Bientôt elle se retrouva à genoux, Monica lui appuyant sur les épaules pour la faire descendre puis allongée à cinquante centimètres en face de moi, les jambes repliées vers son postérieur, chevilles croisées et solidement attachées avec une longue corde, tellement longue qu'après une demi-douzaine de tours il en restait bien assez pour qu'elle fut reliée à ses poignets.

Elle continuait de s'agiter doucement sans réelle résistance, poussant des MMmmm MMmmm étouffés par son bâillon, mais dès lors que Monica s'était relevée, elle cessa de lutter, vaincue et me fit un clin d'oeil: je compris que ce n'était qu'un jeu pour elle. Tout ne s'était pas déroulé exactement comme prévu - se retrouver ligotée là devant moi - mais ce n'était pas pour lui déplaire.

Sauf quand Monica réapparut avec une cagoule en lycra ou en élasthanne toute noire.

- Alors ma petite Lucie, tu voulais m'attacher, moi? N'est-ce pas mieux ainsi? Regarde ce que j'ai trouvé, rien que pour toi.

Lucie réalisant de quoi il s'agissait perdit sa bonne humeur et commença de s'agiter, juste la tête en fait mais d'une façon qui ne laissait pas de doute. J'imagine que dans leurs petits jeux, chacun - chacune en l'occurrence - a un ou des accessoires qui la rebute. Ses hochements de tête ou tentatives d'articuler 'Non, non' semblaient tellement sincères mais quelque part une vengeance pour m'avoir enfermé dans un coffre avec un sac sur la tête que j'aurais dû la plaindre. Je n'y arrivai pas et c'est avec plaisir que je vis Monica lui enfiler la cagoule, avec un peu de difficulté, jusqu'au cou, disposant l'unique trou juste en face de la bouche.

Néanmoins, je restai aussi discret que possible: ne pas attirer l'attention plus que de raison sinon je risquai d'y avoir le droit moi aussi.

Il fallut quelques minutes à Lucie pour se calmer et se faire immobile, les quatre fers en l'air comme moi, tête droite, respiration lente.

Pendant ce temps, Monica s'était tournée vers l'autre, celui qui se faisait oublier depuis un moment contre son poteau. Elle avait défait presque toutes les cordes qui le retenaient sauf celle qui liait ses genoux et lui avait rattaché les poignets devant avec une corde beaucoup trop longue qu'elle tenait comme une laisse.

Toujours bâillonné et perché sur ses talons, il avançait vers nous à petits pas, incapable de faire mieux à cause de ses genoux entravés, comme on emmène un toutou faire sa promenade.

- Lu et... vous, là: je vous laisse le temps de faire prendre un peu l'air à mon chéri. D'accord?

Lentement, je les entendis s'éloigner puis la porte claquer au fond derrière moi. Je n'osais même pas essayer de me retourner pour regarder et bientôt nous étions là, immobiles et silencieux, et nous aurions pu y rester très longtemps, j'en ai peur, si Lucie n'avait pris les choses en mains.

Après quelques minutes à tirer sur ses liens, je la vis remuer ses doigts, cherchant atteindre les noeuds autour de ses poignets et de ses chevilles. Je compris qu'elle essayait d'attraper le moindre bout de corde qui dépassait afin de défaire les noeuds, si j'avais pu je l'aurais encouragée, mais c'était tellement bien fait qu'elle dut renoncer.

Changement de tactique: rouler sur le côté et remonter vers moi. Oui! Oui! J'avais compris et je fis de même. Cela prit du temps, je transpirais, ce n'était pas facile de bouger mais enfin tête-bêche et dos-à-dos, je sentis ses mains fouiller dans mon dos, atteindre mes mains et chercher mes poignets. A force de patience et bien qu'aveugle avec sa cagoule, elle parvint à trouver le noeud qu'elle cherchait. Je sentis ses doigts gratter, gratter, doucement, me pincer parfois et finalement défaire ce maudit noeud. Pas complètement: juste ce qu'il fallait pour détendre la corde et me laisser faire.

Une dizaine de minutes plus tard, j'avais les mains libres et bientôt les jambes. Oh bon sang: quel soulagement quand enfin je pus recracher cette culotte de ma bouche!

Je me levai, j'avais les membres ankylosés, la mâchoire comme du coton et le corps trempé de sueur. Mais quelle victoire! A en oublier Lucie encore là par terre.

- MMMmmm, Mmmm!

Allez, je m'agenouillai et commençai par défaire la corde qui reliait ses poignets à ses chevilles. Puis j'ôtai la cagoule et le bâillon.

- Ah, merci. Merci beaucoup. J'étouffais là-dessous.

- Mouais, c'est ça...

- Tant qu'on y est, vous pouvez me détacher les mains? s'il vous plaît

- MMmmrrr... J'aurais dû m'en aller, vous laisser attachée comme ça jusqu'à ce qu'elle revienne et...

- Et?

Les mains libres, Lucie finissait de se détacher, assise. Un grand relâchement m'envahit en l'observant et je me calmai, d'un coup, réalisant par la même que j'ignorais où exactement je me trouvais et comment rentrer chez moi maintenant.

- Je...

Elle me regardait en souriant, plus du tout la femme sévère qui m'avait surpris dans le sous-bois.

- Je vous ramène chez vous?

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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par foulards6384 » 02 oct. 2019, 16:56

enfin libre, en plus ramener par c'elle qu'il a vue se faire ligoté la première fois et qui l'a pries la main dans le sac a faire le curieux
je bouge pas :police: je ne regarde pas :bandeau: je ne parle pas :gagged:

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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Mad Hatter » 15 oct. 2019, 18:28

Mignonne cette petite discussion. :)
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


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les synonymes de fou sont intéressants

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