Promenons-nous dans les bois

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Bouya2
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Bouya2 »

J'aime beaucoup cette histoire.
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Mystral
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Mystral »

Moi aussi. La suite! La suite!!

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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten »

Merci. Vos commentaires sont encourageants mais je dois avouer que j'ai un peu de mal à continuer cette histoire, il me manque qqch là-dedans. Mais puisque ça vous plaît, je vais m'accrocher et j'envoie une suite bientôt. ;)

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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten »

Je ne saurais qualifier ma situation d'agréable - au bas mot ça faisait entre une et deux heures que j'étais ligoté - bâillonné aussi - cependant je devais reconnaître à mes nouvelles amies un certain talent dans l'art d'attacher, au moins une technique sure, efficace mais pas douloureuse: chaque corde semblait tendue et serrée juste ce qu'il faut pour m'empêcher de bouger sans me faire mal.

Au loin, mon compagnon d'infortune avait depuis longtemps cessé de bouger qui attendait patiemment le moment où il pourrait reprendre de défaire ses liens. Il me restait à espérer qu'il se fasse oublier et réussisse pour ensuite me porter secours. De mon côté j'avais en effet perdu tout espoir tellement je me sentais réduit à l'impuissance.

Je regardais ici et là, à l'affût de chaque détail et de chaque son, comme le claquement des talons de l'une ou de l'autre, les deux peut-être, qui résonnait par moment derrière moi, songeant à ne pas me faire remarquer pour ne pas risquer d'autres liens. Les voir passer là devant moi et se diriger vers les tables contre le mur, quel soulagement! Surtout baisser les yeux si l'une d'elles venait à se retourner et me regarder.

Fort heureusement aucune ne prêtait attention à ma petite personne, non, elles passaient en revue tout cet attirail à ligotage exposé, pointant du doigt tel ou tel instrument dont j'ignorais l'usage la plupart du temps. J'en reconnaissais certains, divers bâillons comme celui que j'avais dû subir, agrémentés de sangles plus ou moins larges, de différentes tailles, des bandeaux pour les yeux, rien qui ne me fasse très envie je dois dire. Et je captais quelques commentaires:

- Ca, oui.

- Mmm...

- Méchant ça. Mais j'ai adoré. Tu te rappelles?

- Ca, non, mais tu devrais essayer je pense.

Etc. Etc. Commentaires éparpillés et sans grande cohérence, telles à deux amies parcourant les étals d'une boutique de vêtements, dans un jeu de scène, l'une prodiguant les conseils, l'autre attentive. Au milieu de tout ça, je me souviens d'avoir tremblé quand fut exposé à bout de bras ce long sac noir en plastique ou caoutchouc à fermeture éclair et qui avait tout du sac mortuaire des films américains, rien qu'en imaginant qu'elles aient pu m'y enfermer. Et pire encore, au milieu de tous ces "non", j'entendis un "oui".

Je m'entends encore faire "Mmmm MMmm" tant j'ai eu peur et tirer sur mes liens de toutes mes forces ne parvenant qu'à me tordre un peu plus. Puis leur passage en revue a repris et je réalisai que je n'étais plus le centre du monde, au plus un élément de décoration comme cet autre là, attaché contre le poteau.

C'est alors que tout s'accéléra et que Monica attrapa la chevelure blonde de Lucie, en tirant semble-t-il violemment sur sa toute petite queue de cheval.

- Aïe, aïe. Monica mais qu'est-ce que...

Surprise, Lucie leva une main pour essayer de lui faire lâcher sa prise mais fut rapidement contrée, le bras tordu dans le dos et bientôt les deux.

- Chttt. Laisse-toi faire...

- Non, aïe, tu me fais mal. Mais lâche-moi donc.

Les mains jointes dans le dos, elle résistait et remuait, pas très vigoureusement certes mais réellement surprise, en témoigne la grimace sur son visage lorsque Monica termina de nouer la corde autour de ses poignets.

- Arrête s'il te plaît... On avait dit que c'était toi.

J'hésitais. Le ton de sa voix.

- Oh, la ferme!

Elle fut bâillonnée, de force, un bâillon-boule rouge enfoncé dans la bouche, traversé d'une très large sangle noire et puis ligotée un peu plus: une longue corde blanche nouée deux fois autour de la taille et tirée entre ses jambes par devant, juste sur le..., bref vous avez compris, et attachée au creux de ses reins. Les yeux écarquillés, elle poussait des petits miaulements du plus bel effet je dois dire comparé à mes grognements, elle gigotait un tout petit peu. Plus elle était attachée, plus je la trouvais belle.

Bientôt elle se retrouva à genoux, Monica lui appuyant sur les épaules pour la faire descendre puis allongée à cinquante centimètres en face de moi, les jambes repliées vers son postérieur, chevilles croisées et solidement attachées avec une longue corde, tellement longue qu'après une demi-douzaine de tours il en restait bien assez pour qu'elle fut reliée à ses poignets.

Elle continuait de s'agiter doucement sans réelle résistance, poussant des MMmmm MMmmm étouffés par son bâillon, mais dès lors que Monica s'était relevée, elle cessa de lutter, vaincue et me fit un clin d'oeil: je compris que ce n'était qu'un jeu pour elle. Tout ne s'était pas déroulé exactement comme prévu - se retrouver ligotée là devant moi - mais ce n'était pas pour lui déplaire.

Sauf quand Monica réapparut avec une cagoule en lycra ou en élasthanne toute noire.

- Alors ma petite Lucie, tu voulais m'attacher, moi? N'est-ce pas mieux ainsi? Regarde ce que j'ai trouvé, rien que pour toi.

Lucie réalisant de quoi il s'agissait perdit sa bonne humeur et commença de s'agiter, juste la tête en fait mais d'une façon qui ne laissait pas de doute. J'imagine que dans leurs petits jeux, chacun - chacune en l'occurrence - a un ou des accessoires qui la rebute. Ses hochements de tête ou tentatives d'articuler 'Non, non' semblaient tellement sincères mais quelque part une vengeance pour m'avoir enfermé dans un coffre avec un sac sur la tête que j'aurais dû la plaindre. Je n'y arrivai pas et c'est avec plaisir que je vis Monica lui enfiler la cagoule, avec un peu de difficulté, jusqu'au cou, disposant l'unique trou juste en face de la bouche.

Néanmoins, je restai aussi discret que possible: ne pas attirer l'attention plus que de raison sinon je risquai d'y avoir le droit moi aussi.

Il fallut quelques minutes à Lucie pour se calmer et se faire immobile, les quatre fers en l'air comme moi, tête droite, respiration lente.

Pendant ce temps, Monica s'était tournée vers l'autre, celui qui se faisait oublier depuis un moment contre son poteau. Elle avait défait presque toutes les cordes qui le retenaient sauf celle qui liait ses genoux et lui avait rattaché les poignets devant avec une corde beaucoup trop longue qu'elle tenait comme une laisse.

Toujours bâillonné et perché sur ses talons, il avançait vers nous à petits pas, incapable de faire mieux à cause de ses genoux entravés, comme on emmène un toutou faire sa promenade.

- Lu et... vous, là: je vous laisse le temps de faire prendre un peu l'air à mon chéri. D'accord?

Lentement, je les entendis s'éloigner puis la porte claquer au fond derrière moi. Je n'osais même pas essayer de me retourner pour regarder et bientôt nous étions là, immobiles et silencieux, et nous aurions pu y rester très longtemps, j'en ai peur, si Lucie n'avait pris les choses en mains.

Après quelques minutes à tirer sur ses liens, je la vis remuer ses doigts, cherchant atteindre les noeuds autour de ses poignets et de ses chevilles. Je compris qu'elle essayait d'attraper le moindre bout de corde qui dépassait afin de défaire les noeuds, si j'avais pu je l'aurais encouragée, mais c'était tellement bien fait qu'elle dut renoncer.

Changement de tactique: rouler sur le côté et remonter vers moi. Oui! Oui! J'avais compris et je fis de même. Cela prit du temps, je transpirais, ce n'était pas facile de bouger mais enfin tête-bêche et dos-à-dos, je sentis ses mains fouiller dans mon dos, atteindre mes mains et chercher mes poignets. A force de patience et bien qu'aveugle avec sa cagoule, elle parvint à trouver le noeud qu'elle cherchait. Je sentis ses doigts gratter, gratter, doucement, me pincer parfois et finalement défaire ce maudit noeud. Pas complètement: juste ce qu'il fallait pour détendre la corde et me laisser faire.

Une dizaine de minutes plus tard, j'avais les mains libres et bientôt les jambes. Oh bon sang: quel soulagement quand enfin je pus recracher cette culotte de ma bouche!

Je me levai, j'avais les membres ankylosés, la mâchoire comme du coton et le corps trempé de sueur. Mais quelle victoire! A en oublier Lucie encore là par terre.

- MMMmmm, Mmmm!

Allez, je m'agenouillai et commençai par défaire la corde qui reliait ses poignets à ses chevilles. Puis j'ôtai la cagoule et le bâillon.

- Ah, merci. Merci beaucoup. J'étouffais là-dessous.

- Mouais, c'est ça...

- Tant qu'on y est, vous pouvez me détacher les mains? s'il vous plaît

- MMmmrrr... J'aurais dû m'en aller, vous laisser attachée comme ça jusqu'à ce qu'elle revienne et...

- Et?

Les mains libres, Lucie finissait de se détacher, assise. Un grand relâchement m'envahit en l'observant et je me calmai, d'un coup, réalisant par la même que j'ignorais où exactement je me trouvais et comment rentrer chez moi maintenant.

- Je...

Elle me regardait en souriant, plus du tout la femme sévère qui m'avait surpris dans le sous-bois.

- Je vous ramène chez vous?

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foulards6384
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par foulards6384 »

enfin libre, en plus ramener par c'elle qu'il a vue se faire ligoté la première fois et qui l'a pries la main dans le sac a faire le curieux
je bouge pas :police: je ne regarde pas :bandeau: je ne parle pas :gagged:

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Mad Hatter
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Mad Hatter »

Mignonne cette petite discussion. :)
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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten »

Je passai le trajet du retour perdu dans mes pensées, répondant à Lucie par des mots d'une syllabe ou deux mais pas plus, lui indiquant le chemin une fois passé le val Ombreux. Elle continuait de parler, un peu toute seule, évoquant Monica qu'elle disait ravie d'avoir pu jouer avec moi, me félicitant pour mon comportement et mes tentatives de me libérer.

- Stop!

Sans faire attention, j'avais haussé le ton. Elle semblait gênée.

- Que...

- Arrêtez-vous. C'est là.

- Oh... Très bien.

J'avais continué de remuer dans ma tête tout ce qui venait de se passer, un peu vexé, un peu honteux et pourtant je n'arrivais pas à me mettre en colère contre elle ou son amie. Je descendis sans vraiment savoir quoi ajouter.

- Je...

- A bientôt peut-être?

Puis elle partit en faisant ronfler son moteur.

Pendant deux semaines, je n'osai plus sortir du sentier. Je continuai mes promenades en contournant les travaux par l'autre côté, en grimpant sur le talus plutôt que de me rapprocher du sous-bois. Pourtant à chaque fois, je pensai à cet après-midi si étrange, incapable de décider si ça avait été une bonne ou une mauvaise expérience.

A en croire quelques recherches sur la toile, ça aurait dû être une bonne expérience: hors le tout-venant pornographique de l'internet, je découvris une communauté assez ouverte sur le sujet de gens qui aimaient s'attacher de manière consensuelle, et tout un vocabulaire technique associé, positions, accessoires et autre. Ce qui ne fit que me rendre encore plus perplexe.

Aussi la troisième semaine je repris mon chemin habituel presque déçu de ne pas y trouver Lucie ou Monica. Hé quoi? Elles allaient m'attendre patiemment?

Ce n'est qu'à la fin du mois que je reçu cet étrange coup de fil, un vendredi soir.

- Bonsoir. Ici Lucie. Lucie et Monica, vous vous rappelez?

- Oui. Je... Mais comment est-ce qu...

- Votre nom sur la boîte aux lettres, l'annuaire, vous oubliez que je vous ai déposé devant chez vous?

- Ah, oui. Euh, non.

- Vous avez des choses prévues demain? Ca vous dirait de passer la journée à la propriété?

- Oui... Non!

Pris de court, presque incapable d'aligner deux mots cohérents. Je voulu protester mais elle...

- Bien. Je passe vous chercher. Ou Monica. A demain!

- Mais je...

Elle avait déjà raccroché et je me retrouvai à parler tout seul dans le combiné. L'annuaire: je n'en revenais pas. Il devait rester une personne dans cette ville à utiliser un téléphone fixe: moi. Et bien incapable de dire non, ça va pas, où, à quelle heure. Rien, rien. J'étais en colère contre moi-même.

De fait, je me couchai tôt pour me lever très tôt et je dormis très mal. A huit heure et demie, j'avais pris ma douche, mon petit déjeuner et ma décision: elle sonnerait à la porte, je lui dirais non et peut-être la menacerais-je d'appeler la police ou la gendarmerie. Ou pas. En fait, j'avais pris toutes les décisions y compris celle de la suivre et celle de rester chez moi. Oh, bon sang! Mais qu'est-ce que je devais faire?

Alors quand la sonnette a retenti, je suis resté dans mon fauteuil, je n'ai pas bougé. Deuxième fois, troisième fois. Puis on a frappé à la porte. Je suis allé ouvrir.

- Monica! Si je m'attendais...

Ma brunette préférée ou du moins celle qui occupait une partie de mes pensées ces dernières heures était là, sanglée dans un long trench-coat beige, perchée sur des bottes marron à talons hauts et une boîte en carton dans les mains.

- Oh, non!

- Que..

- Désolée. La surprise. Elle ne m'avait pas dit que c'était vous.

Je l'invitai à entrer, par politesse et discrétion surtout, pensant à la vieille bigote du bout de la rue qui devait déjà être derrière ses rideaux à scruter la demoiselle.

- Je vous débarrasse?

- Non. Oui. Enfin euh... vous devez l'ouvrir, c'est ce qu'elle a dit.

Le carton était léger, très léger même. Trop vu ses dimensions et pour cause: il ne contenait presque rien: une paire de gants en caoutchouc verts, un gros rouleau d'adhésif transparent largeur 5cm et une feuille de papier pliée en deux que je m'empressai d'ouvrir.

"Merci de me ramener la boîte et Monica, attachée bien sûr. Lucie"

Cette touche d'humour me fit sourire et vibrer rien qu'à l'idée de prendre ma revanche. Je fis lire le mot à Monica, incrédule, presque vexée, la bouche pincée, mais tellement obéissante qu'elle ôta son manteau, révélant ce qu'elle portait en dessous à savoir des collants satinés de couleur claire - très jolis - et par dessus un maillot de bain une pièce tout noir et opaque qui remontait jusqu'au cou. Puis d'un geste brusque elle saisit les gants qu'elle enfila et se tourna, mains dans le dos.

- Alors? Allez-y, faites ce que vous avez à faire...

C'est ainsi qu'avec un très grand plaisir je commençai à la ligoter, en lui attachant d'abord les mains dans le dos, poignets croisés, et en passant l'adhésif un nombre incalculable de fois par-dessus les gants. Je n'avais que mes dents pour le couper mais le plaisir que je prenais compensait très largement le goût du scotch. Je continuai en lui entourant toute la taille d'autant de tours, quatre ou cinq, serrant bien ses bras contre son dos, et je terminai par quelques tours tout aussi serrés à hauteur des coudes, juste sous la poitrine. Oh! et les jambes. Oui: quelques tours solides à mi-cuisses lui permettraient quand même de marcher jusqu'à la voiture, alors pourquoi s'en priver?

La voiture: les clés! Où...

- Dans mon manteau.

- Pardon?

- Les clés, elles sont dans la poche de mon manteau, à droite. Je suis garée juste devant.

Effectivement, elles y étaient. Bien deviné Monica, très perspicace. Il ne me restait donc plus qu'à la bâillonner de trois morceaux d'adhésif sur la bouche et de lui remettre son manteau, boutons et sangle, le col remonté pour passer inaperçu le temps de la faire monter dans la voiture. Elle se laissa faire en silence mais son regard en disait suffisamment.

stephanie
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par stephanie »

J'aime vraiment beaucoup cette histoire, cette suite qui annonce d'autres beaux moments.
Sortir ligotée et bâillonnée dehors sans que les gens s'en rendent compte est l'un de mes grands fantasmes.
Et Monica va vivre ce moment fort…
Merci,
Stéphanie

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Mad Hatter
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Mad Hatter »

Une très joli momie en perspective.

Le narrateur semble être dérouté de ne pas avoir l'initiative. :dada: https://youtu.be/YtRhATTlkgg
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Utten
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Re: Promenons-nous dans les bois

Message par Utten »

Ce n'est qu'une fois au volant et prêt à démarrer que je réalisai que j'ignorais où aller: je me rappelais vaguement où habitait Lucie mais seul j'aurais été bien incapable de retrouver le chemin. Ou il eut été nécessaire de retirer son bâillon à Monica. Fort heureusement, elle disposait d'un GPS très bien programmé et je me laissai guider.

Et très heureux d'arriver moins de vingt minutes plus tard: non seulement Monica avait été on ne peut plus sage mais quelle vue délicieuse en arrivant: Lucie nous attendait à sa porte, vêtue d'un long tablier noir et brillant, en PVC ou vinyle, par dessus un chemisier blanc assez strict. Un look très étrange mais plutôt sexy associé à des bottes rose en caoutchouc du plus bel effet. En la voyant s'avancer vers la voiture, je ne pus retenir éviter de penser qu'elle serait ravissante une fois ligotée dans cette tenue, et de me demander si elle portait une jupe sous ce tablier.

J'eus tout juste le temps d'aider Monica à sortir et défaire son manteau:

- Vous avez fait plus vite de je ne l'espérais et... Oh! Bravo, bravo! Ma chérie, tu es délicieuse attachée de la sorte. Tourne-toi que je puisse admirer.

La pauvre obtempéra en faisant MMmmMmfff et un tour complet sur elle-même.

- A croquer. Je n'aurais pas fait mieux...

Puis vers moi:

- Je plaisante. Manque de pratique, disons, mais ce n'est pas trop mal.

Bêtement, je pris ça comme un compliment et je me sentis fier.

- Quant à toi, ma chérie, en avant. Tu sais où aller...

De fait, Monica commença à marcher, péniblement et à petits pas à cause de ses cuisses entravées, vers le bâtiment près de la maison, là où s'était déroulée notre "séance" précédente. Accompagnée de Lucie toute souriante, je suivais et bientôt nous l'avions dépassée.

- Allez Monica, nous avons toute la journée mais je n'aime pas attendre.

- MMmggghhh... MMmm...

Passé la lourde porte, je redécouvris ce lieu de ma captivité qui n'avait pas changé il me semble, seul mon regard était différent après mes recherches en ligne. Je reconnaissais tel ou tel accessoire maintenant: là un bâillon gonflable, là-bas un armbinder, ici une...

- Vous rêvez ou quoi? Allez, venez.

En effet, je crois que j'avais la tête ailleurs, les yeux surtout. Alors que la porte en fer venait de refermer dans un fracas abominable, je vis Lucie tendre la main vers la patère à droite sur le mur où pendait un collier noir en cuir, tout simple, assez large et pourvu d'un anneau métallique auquel était attachée une laisse. Monica presque immobile à côté faisait les grands yeux l'air de savoir: quand bien même elle hochait lentement la tête de gauche à droite, elle se retrouva bientôt le collier autour du cou, tirée en avant par la laisse, oh juste sur les quelques mètres nécessaires à enrouler cette laisse sur une petite barre à hauteur de tête, un peu comme les cow-boys oubliaient leur cheval à l'entrée du saloon dans les vieux westerns.

Puis soudain, j'étais juste à côté, Lucie se figea: elle avait encore la main sur la joue de sa comparse mais le regard concentré ailleurs.

- Vous avez entendu?

Rien. Je n'avais rien entendu.

- Chut! Ecoutez... Oh bon sang! Il arrive.

Vaguement, le bruit d'un moteur qui ronronne peut-être, mais très loin, très très loin. Est-ce de ça qu'elle parlait? Inquiète, elle me prit par le bras et me fit longer le mur.

- Vite! Cachez-vous là-dedans et surtout ne faites pas de bruit.

Je rentrai donc dans ce cagibi, sans poser de question: elle m'avait transmis son inquiétude et presque persuadé du danger. Mais surtout elle venait de m'enfermer, à clé, dans ce réduit tout sombre, sans éclairage, sauf une grille tout en haut dans la porte et à peine quinze centimètres en bas entre le sol et la porte. Un mètre cinquante sur un mètre à la louche, tout juste de quoi bouger et rien pour m'asseoir.

Le souffle court: son inquiétude m'avait gagnée. Qui pouvait donc arriver? Pourquoi fermer à clé? Oh, oui bien sûr: ainsi pas de risque d'ouvrir par hasard le cagibi et devoir expliquer. Mais... et Monica? Comment expliquer de la trouver ligotée et bâillonnée dans une tenue peu conventionnelle, qui plus est tenue en laisse contre le mur?

J'avais beau écouter, il ne me semblait pas entendre quoi que ce soit qui ressemble à une voiture, une moto ou un camion. Tout juste quelques pas et peut-être quelques plaintes étouffées. Après une bonne dizaine de minutes, le temps me semblait long, très long. Je me risquai à appeler, presque en chuchotant:

- Lucie? Lucie, vous êtes là?

Rien.

- Lucie?

Puis des pas. Et sa voix, sévère.

- Je vous ai demandé de vous taire!

- Mais?

- Déshabillez-vous et faites passer vos vêtements sous la porte.

Je commençai à discuter, à bredouiller quelques mots

- Tout de suite! Ou je vous garde enfermé là jusqu'au soir.

Le ton sans appel de cette réponse, de cet ordre devrais-je dire, me laissa pantois. J'abdiquai et commençai à me déshabiller, en me cognant dans les murs tellement cet endroit était étriqué: mes chaussures, chaussettes, pantalon et le polo. Hop! Tout sous la porte. Quasiment nu.

- J'ai dit : tous vos vêtements! Allez!

De fait, j'ôtai également mon slip.

- Bien. Maintenant, mettez ça.

- Qu'est-ce que?

- Une culotte. En plastique. Vous verrez, c'est très confortable. Contre les fuites urinaires. Je suppose que vous n'êtes pas encore incontinent mais c'est très joli et agréable. Allez, j'attends... Ca y est?

Je l'enfilai, la mort dans l'âme ou presque, défait. Affreuse sensation: tout le costume trois pièces serré sous le plastique, les élastiques à la taille et à chaque cuisse qui me mordaient la peau. Bien évidemment, je venais de réaliser que personne n'arrivait là dehors, elle m'avait piégé.

- Et pour terminer, votre tenue de la matinée.

- Mais... c'est quoi du plastique encore, du latex?

- Du PVC. Une robe courte. Vous la mettrez sans discuter. La fermeture dans le dos.

- Je...

- La glissière est un peu dure, pas la peine de chercher à la fermer. Je m'en occuperai après vous avoir ouvert.

Après m'être cogné dans tous les sens, je réussi à enfiler la tenue. Un peu étroite pour ma taille. Les manches courtes me pinçaient le haut des bras. La jupette n'était pas trop serrée, elle descendait à mi-cuisses, mais elle me collait aux fesses et sans l'avoir vue à la lumière, je me sentais ridicule dedans. Une fois la porte ouverte, je me sentais encore ridicule, peut-être plus.

La robe s'avéra être bleue clair, un peu translucide sans être transparente, bordée de blanc au bout de la jupette, au niveau des manches et du cou. Là, le blanc dessinait comme un col arrondi sans qu'il y ait rien à relever. Je sentais l'air dans mon dos: comme Lucie l'avait dit, la glissière était trop dure pour que je puisse la remonter seul, d'autant plus dans le dos.

Elle me congratula, ajoutant qu'elle aurait dû penser à des collants foncés pour agrémenter ma tenue, et me demanda de me tourner pour fermer la robe derrière. Qui résistait en plus.

- Mettez les bras droits le long du corps, s'il vous plaît. C'est dur.

Tant mieux, me dis-je alors que je sentais ses mains descendre le long de mes bras. Et là, je dois l'avouer, je me suis fait piéger à nouveau, dans le même mouvement, elle agrippa mes poignets, me tordit les bras dans le dos et je sentis une boucle se nouer tout autour, resserrée d'un coup sec avant que j'aie le temps d'esquiver.

Oh, je tentai bien de protester mais cela se transforma en 'aïe' tant elle continuait de serrer chaque tour qu'elle rajoutait. Jusqu'à ce noeud par le milieu. Puis elle fit passer une autre corde tout autour de ma taille, doublée, serrée bien sûr sinon pourquoi m'attacher?, et m'obligea à faire demi-tour, face à elle. Concentrée, sans un mot, elle attrapa le bout de la corde qui devait pendre derrière moi entre les jambes et le tira en avant pour l'attacher juste sous le nombril et bien au milieu de la culotte qu'elle m'avait imposée, juste là sur mon anatomie masculine.

- Vous ne dites rien?

- Je...

Déjà elle s'était écartée, je supposai pour aller chercher quelque chose, ce qui me permis d'apercevoir Monica. Pendant quelques minutes je l'avais oubliée, la pauvre. Elle était là-bas, en face, toujours dans le même maillot de bain, mais à présent ligotée en position de hogtie sur une table et sans ses bottes. Simple mais efficace: les chevilles croisées et attachées à ses poignets avec une corde toute noire. La mienne était blanche. Et bâillonnée avec une boule rouge traversée par une barre en bois d'une quinzaine de centimètres à vue d'oeil, plus peut-être, tenue par une sangle.

Je me retins de sourire: la vue était on ne peut plus agréable mais il s'en faudrait de peu avant que je ne sois bâillonné à mon tour. Lucie prenait un temps malicieux à choisir pour finalement opter pour un bâillon-boule blanc, sangle large, qu'elle m'enfonça dans la bouche en serrant trop fort. Bien sûr.

Puis elle me fit avancer vers la table où gisait Monica et asseoir dessus, juste le temps de m'attacher les jambes au-dessus des genoux avant de m'y allonger à plat ventre. Cela fait, je me retrouvai en hogtie à mon tour.

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