inhabituel colocataire

Œuvres des membres (textes, histoires, dessins, photos...) Rappel du règlement du forum: Interdiction de publier des récits dessins photos etc...mettant en scène des mineurs.
Règles du forum
Vous devez être majeur pour parcourir le forum. Lire également les règles du forum.
Avatar de l’utilisateur
Mad Hatter
JdL, c'est ma vie
Messages : 1494
Inscription : 19 juil. 2013, 17:25
Ce que j'adore : Le jeu d'acteur, les bandes dessinées, les nouvelles, les ballades en vélo, l'histoire
Ce que je déteste : Le manque de respect envers autrui, les bettraves, les chiens quand ils veulent jouer avec les cyclistes ;p

Re: inhabituel colocataire

Message par Mad Hatter »

Pour l'évasion ça va être un peu compliqué pour elles. L'univers qu'elles ont choisi risque d'être particulièrement dur.
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


Image
les synonymes de fou sont intéressants

Avatar de l’utilisateur
moimoi2
Passionné(e) de JdL
Messages : 240
Inscription : 05 mars 2016, 17:26
Localisation : France

Re: inhabituel colocataire

Message par moimoi2 »

Pour cette partie , je me suis totalement inspiré (pour pas dire "pompé" ou "plagié") d'une histoire que j'avais vraiment bien aimé. Je ne sais plus sur quel site elle se trouve, mais je l'avais enregistré dans un word. Le titre de l'histoire originale est "l'histoire d'Elsa". C'était sur un vieux site, ça date mais c'était sympa ^^

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Léonora et Nathalie


Une fois la porte passée et refermée à clés derrière elles, les filles tombèrent tombèrent dans une salle sombre. Elles n'y voyaient rien. En une trentaine de secondes, une lumière blanche apparut progressivement. La première chose qu'elles virent était une caisse au beau milieu de la pièce.

Pendant  que Nathalie s'efforçait de sortir tout l'attirail de la caisse, Léonora observa la salle où elles étaient enfermées elle et son amie. C'était une salle très claire aux murs matelassés, digne des salles d’hôpitaux où sont enfermées les fous. La caisse se trouvait au milieu de la salle.
Nathalie vit un curieux tas de chaînes reliées les unes aux autres, intriguée, elle se pencha.

En plus des chaînes, elle aperçut une paire de chaussures qui attira son attention . C'était de jolies sandales à talons haut, blanches de marque Alexia. Elle  en prit une en main. Les talons mesuraient 11 cm environ et sur le dessus, on pouvait remarquer du cuir.
Elle remarqua rapidement que les deux pieds étaient curieusement reliés entre eux par une courte chaîne à fins maillons (une trentaine de cm). Lorsqu'elle voulut prendre la paire, elle s'aperçut très rapidement que d'autres chaînes partaient encore des chaussures.

La particularité de ces chaussures étaient qu'au niveau des chevilles, en plus de la boucle classique habituelle, une boucle en métal était scellée à partir du haut de la sandale sur laquelle des anneaux y étaient soudés. C'était ces anneaux qui reliaient les chaussures entre elles à l'aide de la fine chaîne. La boucle en métal mesurait environ dix centimètres de hauteur et à ce qu'il en paraissait, était toute faite pour la cheville de Léonora ...

Nathalie commença à comprendre.

- Et bien dis donc Léonora, je ne m'attendais pas à ça lorsque tu as choisis la plus grande difficulté !
- Pourquoi ça ?

Elle lui montra l'attirail. Léonora fut surprise.

- Et ben dis donc ! On a intérêt à se dépêcher pour gagner. Mais avec ça on va avoir du mal !
- Oh comme par hasard, ces chaussures sont à ta taille ! Ça alors ... fit - elle d'un ton faussement étonné. 

Léo leva les yeux au ciel.

- Tu es au courant pour tout ? C'est pas drôle si tu sais tout ce qui va arriver.
- Non non, ils m'ont juste demander ta pointure, le tour de tes chevilles, poignets, taille et coude. Je découvre tout en même temps que toi !
- Ahh je comprends mieux pourquoi tu m'avais demandé tout ça ! Je me disais aussi que c'était suspect. 

Au fur et à mesure qu'elle les retirait de la caisse, les chaînes sortaient à leur tour. Nathalie réussit à poser la paire par terre et les contempla un instant , plusieurs  autres chaînes partaient des boucles qui faisait le tour de la cheville.

- A toi l'honneur Léonora fit Nathalie d'un ton légèrement moqueur.

Ne répliquant pas, Léonora enfila la paire. Elle ne fut déséquilibrée qu'un court instant. Les chaussures étaient agréables à porter si on faisait abstraction du reste ... 


 Une fois les petites boucles fermée, elle s'aperçut que celles retenant les chaînes se refermaient pile poile autour de ses chevilles. Tout a été fait sur-mesure ! C'était assez impressionnant. 

Elle se pencha et attrapa la boucle pour la refermer autour du pieds.
    - C'est pas facile à fermer dis donc ! Tu pourrais m'aider un petit peu ? Pas qu'on traîne trop.
    - Très bien, j'arrive !

   Les deux amies réussirent  finalement à refermer la boucle de la cheville droite. Elles firent de même avec l'autre cheville et Léonora put se redresser lorsqu'elle pensa à une chose. 

- Mais il y a un truc qui va pas, il n'y a pas de cadenas ou la trace d'une serrure. 
- Ah ça doit faire partie du jeu je suppose. 

Elle fit un pas en avant et les chaînes se tendirent derrière elle, sortant peu à peu de la caisse.
Nathalie regarda tout le tas métallique. Elle pris entre ses doigts une des chaînes qui partaient des chevilles et remonta jusqu'à une sorte de ceinture de métal. Elle la porta et l'approcha de son amie.
    - On dirait que ça se mets à la taille, fit elle. Dis donc tu vas te mettre dans une sacrée situation ! Dommage qu'on n'ai pas invité ton Jérémy adoré ...
 - Ne me parle pas de lui ! Et heureusement qu'il ne me voit pas comme ça, ça lui donnerait trop d'idées ...
Elle rit légèrement sur ses dernières paroles.

    - On va voir comment ça se met. Ne bouge pas ! 

    La jeune brunette passa la ceinture de métal autour de la taille de son amie. Ceci lui permit de tendre les chaînes qui tombaient sur ses chevilles.

    - Regarde, il y a une plaque à l'arrière. C'est par là ou la chaîne s'accroche remarqua Léonora.
    - C'est le même système qu'aux chevilles ! 
    - On la referme alors ?
    - Et bien oui on a pas le choix j'ai l'impression. A moins que tu ne découvres par quel miracle je me sépare de ces chaussures à talon. 
    Nathalie haussa les épaules
    - Après, ce n'est pas moi qui vais me faire enchaînée ... 

La brunette approcha les deux bouts de la ceinture , obligeant légèrement Léonora à se comprimer le ventre, au bout de 2 essais, elle entendit un clic et relâcha la ceinture. Celle ci tenait fermement à la taille sans être trop serrée. Elle suivit deux autres chaînes plus courtes qui aboutissaient à des bracelets métalliques. Elle en fit la remarque à Léo. 
    - On dirait que ça va aux poignets
    - Le contraire aurait été étonnant répliqua celle-ci résignée. 

Léonora lui tendit ses mains et Nathalie en profita pour les rapprocher de la ceinture, elle referma les bracelets autour de ses poignets. Ceux ci étaient pourvu du même système de fermeture que la taille et les chevilles et elle dut encore  un petit peu forcer pour les refermer. Léonora tira sur ses poignet emprisonnés et s'aperçut qu'elle ne pouvait presque plus les relever, les chaînes de la taille aux poignets ne faisait guère plus de 20 cm.

- Tu n'en n'as pas finit mon amie ! Il y a encore tout un tas de chose qui t'attend. 
- Sache qu'un jour je saurai me venger ! Mais c'est marrant que ce soit toi qui t'occupe de l'attirail. C'est original.
- Et on ne sait pas ce qui est arrivé à Sophie et Camille.
- Exact, et on ne sait pas ce qui t'arrivera à toi ...

   Nathalie attrapa une chaîne qui traînait sur la ceinture au niveau du dos. Celle ci se prolongeait sur une vingtaine de centimètres avant de finir par deux morceaux de chaînes à angle droit , munis chacun de bracelets.

    - Pour celle-là, on dirait que ça va aux coudes fit elle.
    - Dis donc, je ne pensais pas jouer à un jeu de kidnappeur / kidnappé ! Léonora se laissa faire. Nathalie prit ses coudes l'un après l'autre, les rassembla et referma les bracelet. Léonora se mit a gigoter :
    - Dis donc, ça limite sacrements les mouvements !
    - Je pense que c'est fait pour ma pauvre ! Et c'est pas encore finit ...
    Léonora vit le tas de chaîne pendant devant et derrière elle.
    - Je n'ai plus qu'à te faire confiance.
    - Effectivement admit son amie. Dorénavant, au point ou tu en es, autant t’ harnacher correctement ! 
    - N'en prends pas trop l'habitude ...
    - Sinon quoi ?
   - Fais gaffe au karma ! 
 
 Accroupie devant son amie , Nathalie prit délicatement la chaîne qui partait des poignet de Léo.
Elle était plus longue que celle de la ceinture et se terminait par un bracelet en métal. Nathalie la remonta prudemment et s'aperçût que le bracelet lui arrivait au niveau du cou.

    - Si tu veux mon avis c'est fait pour être passé au cou !
    - J'ai pas envie que ça m'étrangle quand même , s'inquiéta Léonora. Je tiens à dire que ça commence à faire beaucoup ! 

    Nathalie approcha le bracelet du cou et en fit lentement le tour, serrant avec précaution.

    - C'est bon ? Pas trop dur ? demanda t elle en rapprochant la boucle du bracelet de la fermeture.
    - Non c'est nickel ! C'est plus léger que je ne le pensais et je respire sans problème. Pour le moment, je n'ai mal nul part même si je n'arriverai pas à me déplacer facilement ...
    - Je crois qu'on a bientôt fini de toute façon, il ne reste plus grand chose qui traîne.

En effet , il ne restait au cou de la jeune fille, qu'un curieux ensemble de chaînes scellées entre elles par une barre de caoutchouc ou de simili cuir elle ne saurait le dire.

Nathalie le prit et le reprit dans tous les sens sans parvenir à les défaire.
    - Je ne vois pas admit-elle.

    Léonora regarda l'ensemble à son tour en se retournant du mieux qu'elle le pouvait.

    - Moi non plus, encore que ...Reprends les comme tu faisais à l'instant !

    Nathalie tenait l'ensemble de chaîne à l'opposé de la barre de métal

    - On dirait comme un casque tu ne trouves pas ?

    Elle déplaça sa main et la fit glisser de l'autre coté des chaînes et d'un coup elle comprit. Elle ne prévint pas sa partenaire immédiatement par contre ...
    - Ah oui tu as raison , ça doit se mettre sur le visage.
    - Je commence à avoir un peu peur.
    - Les gérants avaient bien dit qu'en choisissant cette difficulté, on aurait le droit à quelque chose de spécial et de stressant. On est dans un scénario d'horreur je te rappelle ! Et en plus, le compte à rebours n'est même pas encore lancé. Ferme les yeux au cas où.

    Nathalie enfila les chaînes sur le crâne de son amie, la barre vint se positionner presque naturellement devant les lèvres de Léonora. Nathalie la retint.
- Tu peux respirer hein.
- hahaha très drôle mmphm fait quoi ??!

Nathalie en avait profiter pour enfoncer légèrement la barre entre les dents de son amie. Ce n'était pas encore serré et elle pouvait encore parler.

    - Bon cette fois on a tout mit ! fit elle en reculant. Sa voix était guillerette. 

Elle regarda Léonora d'un air amusé:

    - Alors comment tu te sens ? Prête pour une petite course ?
    - Va vve vvaire foire !! répondit son amie au travers du bâillon.

    Son regard n'était pas très engageant ...
   
    Elle entrepris de se déplacer et poussa un soupir. L'ensemble de chaîne était extraordinairement bien fabriqué. Elle ne pouvait se déplacer que de quelques centimètres à chaque pas.

- Essai de venir par ici ! Nathalie lui fit signe de s'approcher. 

 Léonora tourna les talons avec difficulté, fit quelques pas vers son amie mais s'arrêta au bout de deux mètres.

    - On n'avance pas beaucoup avec fa , réussit elle à dire maladroitement.
    - C'est évident ! 

    Léo fit encore quelques pas et s'arrêta :

- Et fi tu essayais de m'enlevais tout fa ? Pour foir.

  Nathalie vint se mettre dans la dos de Léo et commença à tirer sur le bracelet du cou sans résultat.

- Aie , gémit léo, ça étrangle !
- Attends, j'essaye la taille alors !

Nathalie prit la ceinture de la taille à deux mains et tira sur la fermeture , à nouveau sans résultat.

-Dis donc c'est bien fermé ces trucs la , je ne vois pas de système d'ouverture. On va devoir passer à la suite.

Léo baissa la tête vers ses poignets et chercha à son tour un moyen de les délivrer.

    - Pas moyen ! Tu me le paieras.

20 secondes plus tard, aucune consigne n'était encore donnée.

Léonora tenta de recracher la barre de qui lui obstruait la bouche. Nathalie fronçait les sourcils en la regardant.

    - Je crois que j'ai compris quelque chose.
   
    Elle la détailla longuement de la tête aux pieds, puis s'approcha d'elle. Sans un mot, elle se mit à tourner autour d'elle , soupesant ses chaînes. Elle resta un long moment dans son dos.

- Je m’aperçois que je n ai pas assez serré la nuque , fit tout à coup Nathalie, c'est pour ça qu'on avance pas ! Déjà, il faut que tu puisses te taire !

La barre s'enfonça plus avant dans la bouche de la prisonnière, celle ci voulut dire quelque chose mais la barre l'empêchait désormais de parler

    - Arrête tes conne mmphmm !!!.???

  Dès qu'elle fut bâillonnée, une musique inquiétante s'éleva dans la pièce. 

- Tu vois j'avais raison ! jubila Nathalie. 
- Mpphmmmm !!

Soudainement, la lumière dans la salle s'éteignit.

- Merde je n'avais pas prévu ça.
- Mpphmmmm !!

Avatar de l’utilisateur
Mad Hatter
JdL, c'est ma vie
Messages : 1494
Inscription : 19 juil. 2013, 17:25
Ce que j'adore : Le jeu d'acteur, les bandes dessinées, les nouvelles, les ballades en vélo, l'histoire
Ce que je déteste : Le manque de respect envers autrui, les bettraves, les chiens quand ils veulent jouer avec les cyclistes ;p

Re: inhabituel colocataire

Message par Mad Hatter »

http://entraves.free.fr/hst/elsa.html
L'histoire est toujours en ligne.

C'est un bel hommage à l'histoire que ce chapitre. :bravo:
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


Image
les synonymes de fou sont intéressants

Avatar de l’utilisateur
moimoi2
Passionné(e) de JdL
Messages : 240
Inscription : 05 mars 2016, 17:26
Localisation : France

Re: inhabituel colocataire

Message par moimoi2 »

Merci Mad, c'était sur ce lien ^^

-----------------------------------------------

Nathalie


Par les hauts parleurs, les 4 participantes entendirent des cris de peur durant de longues secondes, le type de son que nous entendons tout dans les films d'horreur ou les prisonniers se font torturés.


En même temps, deux masses noirs projetèrent Léonora à terre tout en emmenant Nathalie de force dans une autre salle. Celle-ci cria de peur lorsqu'elle fut recouverte entièrement d'un "sac" en toile. Ils la traînèrent au sol sans aucune explication sur sa destination.


20 secondes plus tard, ils lui enlevèrent le sac mais elle vit très vite que son calvaire n'était pas finit. Aucune lumière apparaissait dans la salle, sûrement que ses "ravisseurs" étaient équipés de lunettes à vision nocturne ! Elle ne le savait pas, mais elle n'avait pas besoin de costume car elle était habillée d'un leggings noir et d'un débardeur blanc. Cela suffisait pour son rôle. 


Elle essaya bien de parlementer mais très rapidement, elle fut remise sur ses pieds. Sans qu'on ne la prévienne d'aucune sorte, elle fut obligée d'enfiler une camisole de force. Ils durent la maintenir une bonne minute le temps de nouer les lacets à l'arrière de son dos (qui démarraient de la taille et arrivaient dans la nuque). Elle n'était pas au bout de ses peines ! Elle sentit une sorte de harnais s'enserrer autour de son torse. Elle entendit le bruit d'un cadenas se refermer au niveau de son trapèze et surtout, d'une machine qui la souleva du sol !


Elle donna des coups de pieds une fois dans les airs mais très vite, ses baskets lui furent retirées. À la place,tout en retenant ses jambes, ses ravisseurs lui enfilèrent des "ballets boots" qui lui arrivaient juste au-dessous de ses mollets. Les lacets, fortement serrés l'empêcheraient de dégager ses chaussures à l'aide de ses talons. Comme si ce n'était pas suffisant, un lien en cuir entoura ses chevilles. Au pif, elle dirait qu'elle disposait d'une marge de manœuvre de 30 cm environ. Enfin, un collier entoura son cou. Elle ne savait pas à quoi il servait exactement mais rien de bon pensait-elle.


Toutes ses questions restèrent sans réponses lorsque soudain, un bâillon boule recouvert d'une plaque en cuir la fit taire pour de bon !
- Mmpphmmmmm !!!??


Avaient-ils vraiment le droit de la traiter de la sorte même pour un "jeu" ?


Enfin, la machine la déplaça au travers de la pièce et fut "déposée" sur un poteau. Son équilibre était tout de même précaire à cause de ses chaussures ! Si elle tombait, elle serait retenue par son harnais. C'était toujours ça ...


Pour finir, une lumière rouge éclaira la salle dans laquelle se trouvait Nathalie. Elle découvrit avec stupéfaction sa situation. Elle était harnachée à environ 5 mètres de hauteur. Un poteau la soutenait. Mais devant elle, Nathalie remarqua une suite de petits poteaux impossibles à atteindre. Des bouts de chairs se trouvaient en bas avec des harnais en mauvais état.


Charmant.


Au bout de la salle, une sortie sans porte pouvait se voir. Mais comment l'atteindre ??!!!


Sur le côté gauche de la pièce, 3 télés s'allumèrent en même temps. Chacune montrant la situation de ses camarades ! Nathalie vit que Léonora se relevait avec difficulté, Camille était enfermée dans une cage d'à peine 1 m de hauteur et Sophie était ligotée à une chaise, en catsuit tout en étant aveuglée d'une cagoule enserrée dans un collier autour de son cou ! Au regard de ses camarades non aveuglées, elle devina que toutes avaient des télés. Bien-sûr, seule Sophie se retrouvait sans aucun moyen de communiquer.


Une voix grave se matérialisa dans l'air.


- Chères captives, nous allons jouer à un jeu. Vous avez 1h45 pour sortir de notre test, si vous échouez, vous rejoindrez les anciens participants. Bonne chance !


Hahhhahhhaaahhha


Le rire se coupa net et la voix d'un autre homme se fit entendre.


- Je suis David Tap, un enquêteur. Ne l'écoutez pas ! Si vous suivez ses instructions, vous mourrez toutes ! Le seul moyen de survivre est de résoudre ses énigmes avec mes indications. Pour commencer, il faut que Léonora désactive le levier pour libérer l'agent 8 ! C'est capital pour ... "bbbzzzzzzzz"


Plus aucune instruction n'émanait de la nouvelle voix. Elle scruta chaque détail de la pièce qui pourrait s'avérer utile. Mais elle ne voyait pas grand chose qui puisse l'aider.


------------------------------------------------------------

Camille


Toujours dans sa cage, Camille distingua immédiatement que sur les murs de sa cellule, les chiffres 5 6 0 0 2 1 0 3 y étaient inscris dans du sang. Elle dut tordre son coup pour tous les repérer.
- Les filles, vous m'entendez toutes ? Je vois des chiffres sur mes murs ! C'est surement un code ! Sophie fut la première à répondre.
- Je t'entends Camille ! S'exclama une voix étouffée. Je ne peux pas bouger et suis aveuglée, je ne peux rien faire pour l'instant ! 
Par la suite, Nathalie et Léonora suivirent le mouvement.
- Mpphmmmm !!
- MMpphmmm !
- Ok ! Léonora et Nathalie, on va faire un code. Vous criez une fois pour dire oui et deux fois pour non. Vous avez compris ?


Elles émirent leur accord.


- Très bien, est-ce que quelqu'un voit quelque chose pour insérer un code ? Une tablette, un cadenas, une serrure n'importe quoi ! J'ai rien de mon côté et je ne peux pas ouvrir la cage !
Nathalie s'exprima deux fois mais ce ne fut pas le cas de Léonora qui cria au travers de son bâillon dans une longue complainte.
- MMpphmmmmmmmmmmmmmmm !
- Je vois pas grand chose chez toi Léonora, c'est un digicode que je vois sur la télé ?
- Mphmm !
- Alors mes chiffres sont dans cet ordre : 5 6 0 0 2 1 0 3. Essai !


Léonora se déplaça lentement pour atteindre le digicode. Dans l'impossibilité d'utiliser ses mains, elle appuya sur les touches avec son menton.
Une fois le code inséré, un bruit d'alarme retentit et toutes entendirent Nathalie crier de surprise.
Une secousse  s'était fait sentir ! Déséquilibrée, un de ses pieds s'était retrouvé dans le vide et de peu, elle réussit à se repositionner.
Elle gémissait sous l'effort. Il fallait se dépêcher ! Elle ne tiendrait pas longtemps comme ça !
- Merde ! Ça va Nathalie ?
- Mpphmm ! MMpphmm !!!!
- Bon il faut trouver le bonne ordre. Vous avez une idée !
- Oui ! Tout à l'heure avant que le jeu ne commence pour nous toutes, j'entendais une radio qui annonçait la sortie au cinéma du premier film Saw. Combien de chiffres sont présents ?
- 8 !
- Parfait ! Je sais que la date était en 2005.


Camille repéra rapidement que parmi les chiffres, il y avait bien 2005.


- Ca doit être ça ! 2005 est présent. Les derniers chiffres sont 6 1 0 3 !
- Le 16 mars ! 16 03 2005 ! Vas y Léonora !


De son mieux, la pauvre blondinette refit un effort pour inscrire le bon code. Un bip sonore retentit et la porte qui bloquait Léonora s'ouvrit en coulissant.


C'était une entrée vers la salle où était enfermée Sophie ! Elle la voyait sévèrement enchaîner à sa chaise. Petit problème, elle se trouvait sur une mezzanine et il lui était impossible d'atteindre son amie. Dans l'obscurité, elle vit un levier on/off.


Elle cria une fois dans son bâillon tout en pointant du doigt (comme elle le pouvait) le levier.


- Tu as trouvé quelque chose ? s'exclamèrent Sophie et Camille d'une même voix.
- Mpphmm ! fit-elle exaspérée.


Elle se déplaça le plus rapidement possible et avec son épaule gauche, réussit à abaisser le levier. Un bruit de mécanisme se fit entendre et Sophie fut entièrement détachée ! Les cercles en fer qui la retenaient s'étaient ouverts et elle put enfin se lever. Par contre, le collier au tour de son coup rendait impossible toute velléité de retirer sa cagoule. Ce qui la frustra encore plus !


- Je suis libre mais impossible de voir quelque chose ! Je n'arrive pas  à enlever le collier. Quelqu'un peut me dire ou je suis ?


Camille lui répondit.
- Léonora a pu te rejoindre et actionner le levier. Le problème c'est que je ne vois rien d'autre dans ma cellule. C'est vous qui devriez pouvoir faire quelque chose !


A ce moment là, Léonora remarqua quelque chose. Un gros bouton rouge proche de la porte. Elle appuya dessus et soudain, une trappe s'ouvrit pile à l'emplacement ou se tenait Sophie ! Celle-ci hurla jusqu'à ce qu'elle chute. La trappe se refermait et elle n'entendait plus son amie.


Elle entendit une longue supplique de Nathalie, elle ne tiendrait plus longtemps !


Qu'avait-elle fait ??!!

Avatar de l’utilisateur
Mad Hatter
JdL, c'est ma vie
Messages : 1494
Inscription : 19 juil. 2013, 17:25
Ce que j'adore : Le jeu d'acteur, les bandes dessinées, les nouvelles, les ballades en vélo, l'histoire
Ce que je déteste : Le manque de respect envers autrui, les bettraves, les chiens quand ils veulent jouer avec les cyclistes ;p

Re: inhabituel colocataire

Message par Mad Hatter »

Mon dieu les boutons rouges ne sont plus la solution.
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


Image
les synonymes de fou sont intéressants

stephanie
Amateur(trice) de JdL
Messages : 123
Inscription : 04 juin 2015, 08:24
Pratique : Oui
Ligoté(e) :
Ce que j'adore : Beaucoup de choses en fait, même si je suis une fan des blouses nylon et de la soumission. Surtout être ligotée strictement et bâillonnée, à la merci d'un maître ou une une maîtresse exigeant(e), avec caresses et punitions alternées. Mais j'aime aussi dominer et avoir à mes pieds une soubrette attendant mon bon plaisir.
Ce que je déteste : Les relations uro-scato, la violence non consentie, la vulgarité, les a priori sur les autres.

Re: inhabituel colocataire

Message par stephanie »

Oui, il va falloir que Léonora trouve une autre solution.
J'adore cette histoire et l'évolution croisée de la situation de nos quatre "héroïnes".
Joli scénario. Un plaisir à lire,
Merci,
Stéphanie

Répondre