Piège à filles

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beaugosse
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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 13 août 2015, 10:08

Chapitre 12
14 h 50

Sitôt revenus à leur bureau, Le Dantec et Tellier se réunirent pour faire le point. Le Dantec accrocha au mur les photos des trois disparues, et commença son briefing :
-"Donc, nous avons à ce jour : Angélique Valladon, Chloé Boisset et Julie Chabert, toutes trois disparues en moins d'une semaine. Je ne vous cache pas que ça commence à faire beaucoup et même le directeur m'a passé un savon à ce sujet. Il serait temps de mettre fin aux agissements de ce maniaque car je ne tiens pas à me retrouver avec une quatrième victime sur les bras!"
-"On aurait affaire à un psychopathe ou un détraqué de ce genre?"
-"Je ne crois pas. De plus, il n'a pas réclamé de rançon, je crois qu'il veut juste les retenir pour le plaisir, peut-être pour les manipuler ou autre chose, en tout cas on a affaire à un sacré tordu! D'autant que ce genre de type peut péter un câble pour une raison ou pour une autre, il va falloir se montrer extrêmement prudents!"
-"Et aucun lien entre les trois filles?"
-"Non, à part le fait qu'elles sont toutes les trois jeunes et jolies, on n'a rien à se mettre sous la dent!"
Massart entra à son tour, l'air réjoui :
-"On tient peut-être quelque chose! Je viens de faire des recherches au sujet des plaques d'immatriculation, elles proviennent toutes d'épaves qui sont stockées dans une casse près de Montlhéry!"
-"Quoi? Tu es sûr?"
-"Absolument! On devrait y jeter un coup d'oeil, on y apprendra sûrement des choses, d'autant que le propriétaire des lieux n'est autre qu'un certain Lucien Carliez!"
-"Carliez? Celui qu'on a chopé il y a cinq ans?"
-"Tout juste. Il s'est rangé des voitures, si je puis dire, et il n'a plus fait parler de lui depuis!'
-"Eh bien, on va rendre visite à ce cher Lucien, il va être content de nous revoir!"
-"Vous croyez qu'il nous offrira l'apéro?"
-"Pas sûr, d'autant que le gars n'est pas commode et plutôt rancunier, je crois qu'il n'a toujours pas digéré cette affaire et il doit avoir encore une dent contre nous! Enfin, allons-y, qu'est-ce qu'on risque?"

Chapitre 13
16 h 32

Les trois policiers débarquèrent dans la casse, sous l'oeil soupçonneux de Carliez qui les attendait sur le pas de la porte :
-"Alors Lucien, content de nous voir?"
-"Oubliez les mondanités, commissaire. Je constate que vous arrivez à la bourre, comme d'hab!"
-"Pourquoi tu dis ça?"
-"Figurez-vous que je reçois des visites inopinées, un peu comme la vôtre, mais moins plaisantes!"
-"Tiens donc! Et quelle genre de visite? On veut te payer tes caisses en dessous de l'argus?"
-"Si ce n'était que ça! Passe encore que des gamins viennent jeter des pierres sur les épaves pour casser ce qui reste, mais voilà qu'une espèce de marlou en profite pour me piquer les plaques d'immatriculation!"
-"On sait, c'est pour ça qu'on est venus!"
-"Ah bon? Parce que vous savez qui c'est?"
-"Pas tout à fait, mais tu pourrais peut-être nous rencarder, figure-toi que le type en question est recherché pour trois enlèvements, alors si tu nous filais un coup de main, on pourrait peut-être oublier le passé!"
-"Quel rapport avec moi?"
-"Aucun, je suppose! A part le fait qu'on a toujours sous le coude cette affaire vieille de cinq ans!"
-"Hé, minute, j'ai payé pour ça et j'ai tiré un trait là-dessus! Trois ans au trou pour avoir peloté quelques nanas, c'est quand même un peu fort de café! J'ai vu des mecs bien pires qui n'ont même pas purgé la moitié de leur peine et qu'on a relâchés aussi sec! De plus, le kidnapping, c'est pas mon rayon!"
-"Ce mec qui vient te faucher les plaques, t'as quand même vu sa tronche?"
-"Ouais, à part le fait qu'il m'a fauché une dizaine de paires de plaques, je pourrais le reconnaître! Il est grand, brun, à peu près 30 ans, balèze, c'est à peu près tout ce que je sais! Mais si jamais il se pointe à nouveau, je lui balance une volée de plomb dans les fesses dont il se souviendra toute sa vie!"
-"C'est pour ça que tu as ce fusil de chasse à portée de main?" fit le Dantec en désignant l'arme dans un coin de la pièce.
-"Qu'est-ce que vous croyez, commissaire? C'est une propriété privée ici, si je devais constamment laisser faire, je n'aurais plus qu'à mettre la clé sous la porte!"
-"Eh bien merci pour tout, Lucien, à un des ces quatre, si tu as besoin de nous, tu sais où nous trouver!"

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stephanie
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Re: Piège à filles

Message par stephanie » 13 août 2015, 16:23

C'est confirmé, dans l'épisode du jour il est dit qu'il n'y a aucun lien entre les trois filles.
Nous n'en saurons donc pas plus... :tap:
Bises,
Stéphanie

beaugosse
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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 21 août 2015, 10:14

Chapitre 12
23 h 17

Il avait pris soin de les détacher pour la nuit. Trois matelas avaient été disposés dans la pièce afin qu'elles puissent dormir confortablement, et des provisions avaient également été placées sur une table pour qu'elles puissent se restaurer. Il tenait à les garder en vie, se disant qu'elles pourraient être précieuses et prenait soin à chaque fois de bien fermer la porte à clé. Elles pouvaient également faire leur toilette mais avec des moyens relativement limités car elles disposaient en tout et pour tout d'un simple lavabo avec du savon et des serviettes, mais elles avaient appris à se débrouiller avec les moyens du bord.
Angélique était cependant la plus marquée par cette épreuve. Son beau visage était continuellement mouillé de larmes, et elle ne savait plus où elle en était. Chloé la prit dans ses bras et tenta de la réconforter :
-"Courage, on finira bien par s'en sortir. On ne va tout de même pas rester éternellement ici, quelqu'un nous retrouvera un jour où l'autre!"
Angélique bafouilla entre deux sanglots :
-"Qu'en sais-tu? Tu as entendu ces histoires de filles qu'on a enlevées et qu'on a retrouvées plusieurs années après? Même que certaines y ont laissé la vie!"
Chloé ne sut quoi répondre à cela, sachant que c'était exact. Elle aussi souffrait tout autant de cette situation et avait bien du mal à cacher son émotion.
Julie se précipita vers ses soeurs de captivité et tenta à son tour de dédramatiser :
-"De toutes façons, nous sommes dans la même galère, alors on se soutiendra jusqu'au bout, quoi qu'il arrive!"
Les trois filles se serrèrent les unes dans les bras des autres pendant un long moment, puis elles se couchèrent, épuisées par leurs émotions.

Chapitre 13
30 juin, 10 h 23

Tellier et le Dantec étaient de plus en plus nerveux. Cette affaire commençait à les dépasser et se dirent qu'il leur faudrait un coup de chance extraordinaire pour venir à bout de ce ravisseur qui les narguait depuis près d'une semaine.
-"Rien de neuf?"
-"Non, et c'est inquiétant! Ce type est complètement imprévisible et je ne serais pas étonné qu'il nous joue un tour de cochon!"
-"Quand je pense que certains de nos collègues en sont réduits à financer eux-mêmes leur matériel, je me dis qu'il y a quelque chose de pourri en ce bas monde! On en est réduits à faire du bricolage alors que la baraque fout le camp et pendant ce temps-là, les truands de tout poil doivent bien se marrer!"
Le Dantec faisait allusion au fait que le budget du ministère de l'Intérieur était sans cesse réduit, sans compter le manque d'effectifs dans certaines brigades, les ordinateurs hors d'âge et les véhicules vétustes. En près de trente ans de carrière, il avait eu son content de meurtres, de viols, de braquages et autres joyeusetés du même tonneau. Il en avait vu des vertes et des pas mûres pendant toute cette période, et il se disait que ce serait bon de terminer sa carrière sur un coup d'éclat, histoire de se dire qu'il n'avait pas fait tout cela pour rien. Cependant, il lui arrivait parfois de douter de l'efficacité de la police dans certaines affaires, sans compter les suicides de certains de ses collègues, et les nombreuses tracasseries administratives dont il faisait parfois l'objet dans certaines procédures. Malgré cela, il tenait à aller jusqu'au bout pour ne pas donner du grain à moudre à ses adversaires.
Massart fit une entrée triomphante dans le bureau :
-"On tient peut-être notre client : Sergio Castelli, 30 ans, né dans un petit village de Sicile dans un foyer plutôt modeste, le père a quitté le domicile familial alors que le gamin n'avait que trois ans, scolarité moyenne, il a eu péniblement son bac à 19 ans, il s'engage dans la Légion à 20 ans dont il ressort cinq ans plus tard avec la nationalité française en poche, puis il débarque à Paris dans un petit studio rue Curial dans le 19ème, il se fait pinçer pour vol à l'étalage dans des supermarchés pour lequel il tire trois mois ferme à Fresnes, puis il exerce des petits boulots, puis en 2012, il disparaît des écrans radar. En tout cas, il n'a plus fait parler de lui depuis!"
-"Comme tu dis, il n'a plus fait parler de lui, sauf qu'il semble avoir refait surface, renchérit le Dantec. Maintenant, il va falloir ruser pour le coincer!"
-"On finira bien par l'avoir, il commettra fatalement un faux pas et nous n'aurons plus qu'à le cueillir!"
-"C'est vite dit, fit Tellier, maintenant qu'il se sait traqué, cela va l'inciter à prendre tous les risques pour éviter de se faire choper et ce sera d'autant plus compliqué pour nous! D'autant plus qu'il possède plusieurs paires de plaques d'immatriculation et il semble bien décidé à jouer avec nos nerfs!"
-"Et tu n'as rien d'autre?"
-"Si, notre ami a fait le plein dans une station-service d'Arcueil hier soir à 20 h 57, le gérant l'a reconnu. Et ce n'est pas tout : sa mère habite une petite maison à Choisy-le-Roi tout près de la ligne de chemin de fer. On pourrait peut-être lui tirer les vers du nez pour savoir ou se trouve son fiston!"
-"D'accord, mais allons-y mollo, il ne faudra pas la brusquer si on veut avoir une chance d'en savoir plus!"

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Mars34230
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Re: Piège à filles

Message par Mars34230 » 22 août 2015, 05:43

Une superbe histoire qui nous tient en haleine à chaque chapitre ... Que va-t-il advenir des trois captives ?? Et de leur ravisseur ? :bave: :bave: hâte de savoir :p
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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 04 sept. 2015, 09:54

Chapitre 14
16 h 28

La maison était plutôt modeste, elle n'avait cependant rien d'un taudis, avec un petit jardin, le tout situé à proximité de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans.
Le Dantec et Tellier sonnèrent à la porte, une femme d'une soixantaine d'années, un peu empâtée et des rides commençant à lui creuser le visage leur ouvrit. Visiblement, elle avait eu a affronter pas mal d'épreuves dans sa vie, mais sans commune mesure avec celle qu'elle connaissait au présent.
-"Vous venez pour mon fils?"
-"Oui, madame. Savez-vous où il se trouve en ce moment?"
-"Non, d'ailleurs je n'ai que très peu de visites de sa part, la dernière remonte à quelques jours, je ne le voyais déjà pas beaucoup depuis qu'il était parti à la Légion, et voilà qu'il disparaît à nouveau! Mais que se passe t-il?"
-"Il est soupçonné d'avoir enlevé plusieurs jeunes filles et nous craignons qu'il commette d'autres rapts!"
-"Que dites-vous là? Non, c'est impossible! Mon fils ne peut pas avoir fait cela! Il était toujours solitaire, il n'avait que peu d'amis, mais pas au point d'enlever des jeunes filles!
-"Quels étaient vos rapports avec lui?"
-"C'était un enfant très calme, plutôt gai, mais il a changé après la disparition de son père, il avait tendance à prendre ses distances avec les autres, cependant nous n'avons jamais eu à nous plaindre de lui!"
-"Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois?"
-"Il y a une quinzaine de jours, je ne le voyais pas souvent, mais la porte était toujours ouverte!"
-"Il ne fréquentait personne? Je veux dire, il n'avait pas de relation particulière?"
-"Non, comme je vous l'ai dit, il était toujours seul, je ne lui ai pas connu d'aventure sentimentale, ou alors il ne m'en parlait pas, il était plutôt réservé sur le sujet!"
-"Vous savez s'il possédait un véhicule?"
-"Non, il venait toujours par le train, je ne l'ai jamais vu venir en voiture!"
-"Bon, merci, ce sera tout. Merci de votre aide!"
Les deux policiers sortirent et regagnèrent leur voiture.
-"T'en penses quoi?" demanda le Dantec.
-"Je n'en sais trop rien. A mon avis, elle en sait plus qu'elle veut bien en dire. Elle cherche avant tout à protéger son fils, mais quelle mère ne serait pas dans ce cas, même s'il avait commis des enlèvements!"
-"Ouais, c'est possible. En attendant, il y a toujours ces trois malheureuses qu'on n'a toujours pas retrouvées, je n'aimerais pas les retrouver en petits morceaux. Tu te souviens de Pauline Larrieu?"
-"Cette môme qu'on a retrouvée l'année dernière en forêt de Rambouillet avec la gorge tranchée? Un peu que je m'en souviens, d'autant que c'est moi qui ai été chargé d'annonçer la nouvelle aux parents! L'autre pourri nous avait baladé pendant trois mois en multipliant les fausses pistes, mais on a fini par le coincer. Maintenant qu'il est bouclé pour le restant de ses jours, il aura tout le temps de méditer là-dessus!"
-"Peut-être, mais nous aussi, vu qu'on a pas été capables de retrouver la petite, j'ai toujours cette boule dans la gorge rien qu'en y pensant. Il est vrai qu'à l'époque, cette affaire avait fait un foin de tous les diables!"
Tout à coup, la radio se mit à grésiller :
-"Patron, on a du neuf! Une jeune fille vient d'être victime d'une tentative d'enlèvement, mais elle a vu son ravisseur, elle aurait des choses à nous dire!"
"Entendu, on arrive tout de suite, surtout ne la laissez pas partir!"

Chapitre 15
18 h 12

La jeune fille qui faisait face aux policiers n'était pas sous son meilleur jour. Les cheveux en bataille, le rimmel qui coulait sur ses joues et son chemisier à moitié déchiré, tout cela lui donnait un air pathétique et elle avait bien du mal à cacher son émotion. De leur côté, Le Dantec et ses hommes ressentaient un certain malaise, mais ils se reprirent bien vite et commençèrent leur interrogatoire :
-"Comment vous appelez-vous, mademoiselle?"
-"Delphine Trélissac, j'ai 19 ans. Je sortais de mon travail lorsque j'ai été abordée par un inconnu. Il était assez grand, brun, costaud, il avait l'air assez sympathique, alors je ne me suis pas méfiée, il était dans sa voiture et il semblait perdu, il cherchait je ne sais trop quoi, et puis il m'a attrapée par le bras et il m'a embarquée de force dans son véhicule, c'était un gros pick-up et il m'a chargée dedans, puis il a commençé à me ligoter et me bâillonner, et il a démarré en trombe. On a roulé pendant quelque temps, puis je ne sais trop comment, mais j'ai réussi a me défaire de mes liens, la voiture s'est arrêtée à un feu rouge, j'ai sauté en vitesse et je me suis mise à courir à toute allure, et puis il a disparu!"
-"Vous avez fait preuve d'un grand courage! Maintenant, vous souvenez-vous de la plaque d'immatriculation?"
-"Oui, j'ai tout juste eu le temps de la relever, c'était : 426 AFC 78."
-"Parfait. Et vous n'avez remarqué rien d'autre?"
-"Non, il faut dire que j'ai eu la trouille de ma vie, vu que je suis au courant de cette histoire de jeunes filles qui ont disparu, alors je sais maintenant à quoi j'ai échappé!"
-"Tranquilisez-vous, maintenant vous êtes en sécurité. Mes adjoints vont vous raccompagner chez vous, et je vous promets que nous allons tout faire pour retrouver le coupable!"
Delphine remercia les policiers, puis sortit, non sans avoir pris le temps de se retaper afin d'avoir l'air plus présentable.
Le Dantec se tourna vers Massart et Tellier et leur tint ce discours :
-"Bon, maintenant, finie la rigolade! Il va falloir passer à la vitesse supérieure et en finir avec ce guignol! Tellier, tu vas fouiller dans ses anciennes connaissances et Massart va essayer de savoir d'où vient ce pick-up, il a peut-être été volé! Allez, au boulot!"

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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 04 sept. 2015, 09:54

Chapitre 14
16 h 28

La maison était plutôt modeste, elle n'avait cependant rien d'un taudis, avec un petit jardin, le tout situé à proximité de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans.
Le Dantec et Tellier sonnèrent à la porte, une femme d'une soixantaine d'années, un peu empâtée et des rides commençant à lui creuser le visage leur ouvrit. Visiblement, elle avait eu a affronter pas mal d'épreuves dans sa vie, mais sans commune mesure avec celle qu'elle connaissait au présent.
-"Vous venez pour mon fils?"
-"Oui, madame. Savez-vous où il se trouve en ce moment?"
-"Non, d'ailleurs je n'ai que très peu de visites de sa part, la dernière remonte à quelques jours, je ne le voyais déjà pas beaucoup depuis qu'il était parti à la Légion, et voilà qu'il disparaît à nouveau! Mais que se passe t-il?"
-"Il est soupçonné d'avoir enlevé plusieurs jeunes filles et nous craignons qu'il commette d'autres rapts!"
-"Que dites-vous là? Non, c'est impossible! Mon fils ne peut pas avoir fait cela! Il était toujours solitaire, il n'avait que peu d'amis, mais pas au point d'enlever des jeunes filles!
-"Quels étaient vos rapports avec lui?"
-"C'était un enfant très calme, plutôt gai, mais il a changé après la disparition de son père, il avait tendance à prendre ses distances avec les autres, cependant nous n'avons jamais eu à nous plaindre de lui!"
-"Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois?"
-"Il y a une quinzaine de jours, je ne le voyais pas souvent, mais la porte était toujours ouverte!"
-"Il ne fréquentait personne? Je veux dire, il n'avait pas de relation particulière?"
-"Non, comme je vous l'ai dit, il était toujours seul, je ne lui ai pas connu d'aventure sentimentale, ou alors il ne m'en parlait pas, il était plutôt réservé sur le sujet!"
-"Vous savez s'il possédait un véhicule?"
-"Non, il venait toujours par le train, je ne l'ai jamais vu venir en voiture!"
-"Bon, merci, ce sera tout. Merci de votre aide!"
Les deux policiers sortirent et regagnèrent leur voiture.
-"T'en penses quoi?" demanda le Dantec.
-"Je n'en sais trop rien. A mon avis, elle en sait plus qu'elle veut bien en dire. Elle cherche avant tout à protéger son fils, mais quelle mère ne serait pas dans ce cas, même s'il avait commis des enlèvements!"
-"Ouais, c'est possible. En attendant, il y a toujours ces trois malheureuses qu'on n'a toujours pas retrouvées, je n'aimerais pas les retrouver en petits morceaux. Tu te souviens de Pauline Larrieu?"
-"Cette môme qu'on a retrouvée l'année dernière en forêt de Rambouillet avec la gorge tranchée? Un peu que je m'en souviens, d'autant que c'est moi qui ai été chargé d'annonçer la nouvelle aux parents! L'autre pourri nous avait baladé pendant trois mois en multipliant les fausses pistes, mais on a fini par le coincer. Maintenant qu'il est bouclé pour le restant de ses jours, il aura tout le temps de méditer là-dessus!"
-"Peut-être, mais nous aussi, vu qu'on a pas été capables de retrouver la petite, j'ai toujours cette boule dans la gorge rien qu'en y pensant. Il est vrai qu'à l'époque, cette affaire avait fait un foin de tous les diables!"
Tout à coup, la radio se mit à grésiller :
-"Patron, on a du neuf! Une jeune fille vient d'être victime d'une tentative d'enlèvement, mais elle a vu son ravisseur, elle aurait des choses à nous dire!"
"Entendu, on arrive tout de suite, surtout ne la laissez pas partir!"

Chapitre 15
18 h 12

La jeune fille qui faisait face aux policiers n'était pas sous son meilleur jour. Les cheveux en bataille, le rimmel qui coulait sur ses joues et son chemisier à moitié déchiré, tout cela lui donnait un air pathétique et elle avait bien du mal à cacher son émotion. De leur côté, Le Dantec et ses hommes ressentaient un certain malaise, mais ils se reprirent bien vite et commençèrent leur interrogatoire :
-"Comment vous appelez-vous, mademoiselle?"
-"Delphine Trélissac, j'ai 19 ans. Je sortais de mon travail lorsque j'ai été abordée par un inconnu. Il était assez grand, brun, costaud, il avait l'air assez sympathique, alors je ne me suis pas méfiée, il était dans sa voiture et il semblait perdu, il cherchait je ne sais trop quoi, et puis il m'a attrapée par le bras et il m'a embarquée de force dans son véhicule, c'était un gros pick-up et il m'a chargée dedans, puis il a commençé à me ligoter et me bâillonner, et il a démarré en trombe. On a roulé pendant quelque temps, puis je ne sais trop comment, mais j'ai réussi a me défaire de mes liens, la voiture s'est arrêtée à un feu rouge, j'ai sauté en vitesse et je me suis mise à courir à toute allure, et puis il a disparu!"
-"Vous avez fait preuve d'un grand courage! Maintenant, vous souvenez-vous de la plaque d'immatriculation?"
-"Oui, j'ai tout juste eu le temps de la relever, c'était : 426 AFC 78."
-"Parfait. Et vous n'avez remarqué rien d'autre?"
-"Non, il faut dire que j'ai eu la trouille de ma vie, vu que je suis au courant de cette histoire de jeunes filles qui ont disparu, alors je sais maintenant à quoi j'ai échappé!"
-"Tranquilisez-vous, maintenant vous êtes en sécurité. Mes adjoints vont vous raccompagner chez vous, et je vous promets que nous allons tout faire pour retrouver le coupable!"
Delphine remercia les policiers, puis sortit, non sans avoir pris le temps de se retaper afin d'avoir l'air plus présentable.
Le Dantec se tourna vers Massart et Tellier et leur tint ce discours :
-"Bon, maintenant, finie la rigolade! Il va falloir passer à la vitesse supérieure et en finir avec ce guignol! Tellier, tu vas fouiller dans ses anciennes connaissances et Massart va essayer de savoir d'où vient ce pick-up, il a peut-être été volé! Allez, au boulot!"

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Re: Piège à filles

Message par Mars34230 » 08 sept. 2015, 04:54

Hâte de lire la suite :p Le dénouement semble si proche mais aussi si incertain ... j'adore :)
“Ligote tes sentiments d'une formule, Emprisonne ta douleur d'une ceinture, Le loup qui ne montre jamais son sang Par l'autre loup sera laissé vivant.”

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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 29 oct. 2015, 09:58

Chapitre 17
21 h 47

Chloé, Julie et Angélique étaient toujours à la merci de leur ravisseur. Celui-ci devenait de plus en plus nerveux, et décida à l'avenir de se tenir sur ses gardes. Sa dernière tentative avait piteusement échoué, et il craignait désormais de voir ses proies lui échapper. De plus, cette sensation l'excitait et l'effrayait à la fois, ce qui ne faisait que renforcer son impression de toute-puissance face à ses victimes, mais il craignait d'être découvert, malgré toutes les précautions prises. Il se dit qu'il lui faudrait changer son fusil d'épaule afin de ne pas trop attirer l'attention, cependant la chance finirait bien par tourner un jour...

Chapitre 18

1er juillet
9 h 52

Le soleil tapait déjà fort, et le Dantec s'épongeait le front avec un mouchoir, et sa chemise était déjà trempée. Or les grandes vacances venaient juste de commencer et il enviait tous ceux qui avaient le plaisir de partir vers leurs lieux de villégiature. Cependant, il se disait qu'il devrait faire preuve de patience car il n'avait pas prévu de partir avant d'avoir bouclé l'affaire en cours et il avait hâte d'en finir.
Massart arriva sur ces entrefaites :
-" Voilà, j'ai un tuyau! Le 4 x 4 a été acheté chez un concessionnaire de Maisons-Alfort, et notre ami l'a payé cash. Et ce n'est pas tout!
-"Vas-y, accouche!"
-"Vous vous souvenez de ce braquage en 2009 à Suresnes? Deux types sont entrés dans une agence bancaire et ont raflé 300 000 euros, le tout sans tirer un coup de feu!"
-"Et après?"
-"Eh bien, une partie du butin a été retrouvée chez le concessionnaire. Notre ami avait payé 25 000 euros son véhicule, et il avait aligné les biftons sur le comptoir du gars, qui d'ailleurs n'en revenait pas, mais il n'avait pas fait le rapprochement avec le hold-up et il n'y avait vu que du feu. Il faut dire qu'avec un telle somme, il avait gagné sa journée!"
-"Tu veux dire que l'argent du braquo a servi pour que l'autre se paye une caisse?"
-"Exactement! C'était d'ailleurs peu de temps avant qu'il ne parte à la Légion, il avait ainsi fini par se faire oublier pendant quelque temps et en rentrant, il a repris ses habitudes!"
-"Il est sacrément gonflé, quand même! Et l'autre gus?"
-"Oh lui, il n'est pas allé bien loin. Il s'était payé une moto avec sa part de butin, et il s'est salement planté avec quelques semaines plus tard sur l'autoroute dans les environs de Valence, ce qui fait qu'il n'en reste plus qu'un dans la nature avec tout le reste du magot!"
-"Ouais, et en prime trois malheureuses jeunes filles qui sont quelque part dans un trou perdu! Mais il ne perd rien pour attendre, crois-moi!"
Tellier arriva soudain comme un cyclone :
-"Devinez un peu! Je reviens de chez la mère de Castelli, et j'ai fait une sacrée découverte!"
Les deux hommes restèrent un instant bouche bée, puis le Dantec demanda :
-"Explique-toi, et reprends ta respiration, t'es rouge comme un coq!"
-"Vous avez remarqué qu'il y avait un hangar juste à côté de la maison? J'y ai fait un tour, c'est un vrai bric-à-brac là-dedans, mais le plus beau, ce sont des traces ADN que j'ai relevées un peu partout!"
L'intérêt des deux autres monta d'un cran, puis Tellier poursuivit :
-" Vous avez entendu parler de cette affaire qui remonte à 2007? Cette autre fille disparue à Orsay après avoir quitté son job de coiffeuse, elle rentrait comme d'habitude chez elle à 18 h 30,, mais personne ne l'a vue revenir. On a eu beau multiplier les recherches, mobiliser une vingtaine d'enquêteurs et interroger cinquante témoins, rien n'y a fait. Elle s'est littéralement volatilisée!"
-"Comment s'appelait-elle?"
-"Anne-Laure Savignat, 20 ans. Née en 1986 à Versailles, parents instituteurs, bonne élève, pas de casier, elle avait trouvé son job par l'intermédiaire d'une copine, pas le genre à traîner avec n'importe qui, mais je suis prêt à parier ma paye du mois que l'autre fumier est dans le coup!"
Le Dantec alla fouiner du côté des archives, et finit par trouver le dossier correspondant. Sur la photo, une jeune fille souriante, de beaux cheveux blonds, des yeux d'un bleu pur, comme si elle était prête à croquer la vie à pleine dents, jusqu'à ce que celle-ci finisse par basculer.
Tout à coup, le portable du commissaire se mit à sonner.
-"Patron, ici TV 105, on signale un accrochage à la porte d'Italie entre un 4 x 4 et un poids lourd, la caisse a pris la fuite par l'autoroute A6 en direction du sud, je lance un appel général!"
-"Foncez, les gars, et surtout ne le perdez pas de vue, on arrive tout de suite, et prévenez l'hélicoptère qu'il surveille l'autoroute!"

A SUIVRE 8-)

beaugosse
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Re: Piège à filles

Message par beaugosse » 24 mars 2016, 10:58

Chapitre 20
11 h 37

Castelli sentait l'adrénaline monter en lui. Il mit le pied au plancher et sa vitesse monta bientôt à 150 km/h. Le moteur de son puissant 4 x 4 se mit à rugir et donna la pleine mesure de sa puissance. Il se faufila entre les véhicules qui commencèrent à devenir de plus en plus nombreux, car les départs en vacances avaient lieu en ce moment et il dut jongler avec dextérité pour ne pas heurter ceux qui le précédaient. Il devinait que les flics allaient mettre le paquet pour mettre la main sur lui et il décida de jouer le tout pour le tout. Son véhicule avait subi un léger choc à l'avant, mais cela ne le gêna guère et il poursuivit sa route.
Il emprunta la direction de Fresnes et arriva en vue de Wissous. Au-dessus de lui, l'hélicoptère de la police surveillait avec attention l'évolution du fuyard.
-"Epervier à Autorité, me recevez-vous?"
-"Ici Autorité, à vous, parlez!"
-"Suspect repéré sur l'A6 en direction d'Evry à la hauteur de Wissous, il semble se diriger vers Massy."
-"Bien reçu, Epervier! Nous sommes à Arcueil, nous vous rejoignons d'ici dix minutes, terminé!"
Le Dantec sentit que cette fois, la partie se jouait à quitte ou double. Du succès de l'entreprise dépendrait sa promotion. Il se verrait bien finir directeur général de la police ou même, pourquoi pas, préfet. Cette éventualité lui mit l'eau à la bouche. Cependant, leur adversaire avait une certaine avance sur eux et il fallait le rattraper à tout prix, quelque soit la durée de la poursuite! Mais il n'eut pas le temps de poursuivre davantage ses réflexions car son portable sonna :
-"Patron, on a retrouvé l'adresse de notre lascar : c'est une maison située 223 route de Versailles à Champlan, juste à côté de Palaiseau!"
-"La vache, c'est sûrement là qu'il a planqué les filles ! Bon, envoyez d'urgence une équipe là-bas, nous, on s'occupe de l'autre asticot!"
Le Dantec raccrocha. Maintenant, il avait toutes les cartes en main pour reprendre la situation, ce n'était à présent qu'une question de temps pour retrouver les otages de Castelli.
Cependant, ce dernier continuait sa progression. Il était en nage et n'avait plus qu'une hâte, rejoindre sa planque. Il accéléra de nouveau et arriva en vue de Massy, puis emprunta la bretelle d'accès à la départementale 188. C'est alors qu'il était en vue de son but qu'un bruit sourd se fit entendre. Le pneu avant droit de son véhicule venait d'éclater, suite à une surchauffe dûe à la vitesse excessive. Le 4 x 4 se déporta vers la gauche, heurta la glissière de sécurité, fit une embardée et effectua une série de tonneaux avant de s'immobiliser, roues en l'air sur le bas-côté de la route. Par chance, aucun véhicule le suivant ne fut touché, malgré l'intensité de la circulation.
L'hélicoptère n'avait pas perdu une miette de la scène. Aussitôt, le pilote demanda que l'on envoie des secours et fit bloquer la portion de route. Le Dantec fut immédiatement prévenu de la situation :
-"L'espèce d'enfoiré! Il a bien choisi son moment pour se viander! Surtout qu'il n'essaie pas de profiter de la situation pour s'échapper, envoyez une patrouille sur les lieux, on arrive tout de suite!"
Tellier passa la cinquième et monta bientôt à 160 km/h. Cinq minutes, plus tard, les deux policiers arrivèrent sur les lieux de l'accident et firent les premières constatations. Ils furent accueillis par une équipe du SAMU et par des membres de la PJ de Versailles. Un médecin auscultait Castelli, étendu sur une civière, le visage en sang et visiblement en mauvais état.
-"Alors?" demanda le Dantec.
-"Pas brillant, fit le médecin. Bassin fracturé, plusieurs côtes cassées et un traumatisme crânien. Avec ça, il n'ira pas bien loin!"
-"Je me fous royalement de savoir s'il pourra à nouveau cavaler un jour, ce que je veux, c'est qu'il crache le morceau!"
Castelli garda le silence. Il savait que de toutes façons, la partie était perdue pour lui et que les policiers ne tarderaient pas à retrouver les prisonnières. Le Dantec en eut tout de suite la confirmation :
-"Patron, ça y est, on les a retrouvées! Elles étaient cachées dans un souterrain creusé sous le garage. Elles sont visiblement en bonne santé, mais choquées!"
-"Beau boulot, les gars! En attendant vous autres, embarquez-moi ce gugusse!"
Castelli fut transporté à l'hôpital de Longjumeau pour y être interrogé. De leur côté, l'équipe ayant participé au sauvetage des trois jeunes filles exultèrent.
Ce fut la fin du cauchemar pour Julie, Chloé et Angélique qui se jetèrent en larmes dans les bras de leurs sauveteurs. Elles furent conduites vers l'hôpital d'Evry pour y être examinées, mais les médecins ne leur trouvèrent aucune blessure, bien qu'ayant subi plusieurs jours de captivité, elles suivirent tout une batterie d'examens.
A Longjumeau, Le Dantec et Tellier commencèrent à cuisiner Castelli, et voulurent l'interroger particulièrement au sujet d'une des disparues.
Le Dantec sortit de sa poche la photo d'Anne-Laure Savignat, disparue quelques années auparavant.
-"Tu la connais?"
Castelli respirait faiblement, mais parvint à articuler :
-"Oui, c'était en 2007. Je l'ai rencontrée à la sortie de son boulot, je lui ai parlé un moment et on a bu un verre ensemble!"
-"Et après?"
-"J'étais tombé amoureux d'elle, après avoir bu notre verre, je l'ai emmenée chez moi et on a continué à bavarder. Puis après j'ai voulu l'embrasser, mais elle s'est débattue et j'ai fini par la frapper avec un marteau!"
-"Et ou tu as caché son corps?"
-"Dans le jardin de ma maison, vous la trouverez facilement, le trou n'est pas très profond!"
Le Dantec décrocha son portable et fit envoyer une équipe de l'identification criminelle sur place. Une fois là-bas, ils creusèrent avec une pelleteuse et finirent par découvrir au fond d'un trou profond de deux mètres un squelette. Le corps fut rapidement identifié grâce à la découverte de la carte d'identité de la jeune fille.
-"Commissaire, c'est bien elle, le signalement correspond!"
Le Dantec raccrocha, visiblement satisfait. Puis il se tourna à nouveau vers le suspect :
-"Eh bien voilà, on a fini par la retrouver. Maintenant, prépare-toi à entamer un sacré marathon en centrale, car avec les casseroles que tu trimballes derrière toi, t'as de quoi de constituer toute une batterie de cuisine!"
Les deux hommes repartirent, satisfaits d'avoir mené leur mission à bien, même si leurs nerfs avaient été mis à rude épreuve pendant ces longues journées, ils affichaient une mine réjouie, bien que la dernière découverte les avait quelque peu refroidis.
-"Bon, maintenant, il va falloir prévenir les parents de la dernière, je compte sur vous pour y mettre les formes."
L'un des adjoints de le Dantec fit une moue dépitée :
-"OK, j'ai compris, c'est encore moi qui me tape le sale boulot!"
-"C'est bien pour ça qu'on te paye! renchérit le commissaire. Bon, moi, je file, j'ai ce soir une place pour "Parsifal", j'ai besoin de me détendre un peu!"
-"Excusez-moi, patron, mais Wagner, c'est pas forcément fait pour se détendre.
-"Si tu changeais un peu de répertoire toi aussi, ça ne te ferait peut-être pas de mal!"
Le Dantec et ses hommes montèrent dans leurs véhicules respectifs, et partirent chacun de leur côté.

FIN :biere: :biere:

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Mad Hatter
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Re: Piège à filles

Message par Mad Hatter » 24 mars 2016, 16:38

Une bonne conclusion :-)
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


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les synonymes de fou sont intéressants

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