La carte-mémoire

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fredchl
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La carte-mémoire

Message par fredchl » 04 avr. 2016, 08:41

Mon premier récit sur ce forum !

Bonne lecture ! ;)

Partie 1

Les deux filles blondes dépassèrent Coralie d’un pas souple, leur silhouette longiligne dansant devant elle.
Deux soeurs identiques. Copies conformes.
Ce que l’on appelait familièrement des jumelles.
La même longue queue de cheval nouée par un chouchou rose fluo pour les deux, battant en rythme à chaque pas,
habillées du même collant Nike de lycra noir, assorti à leurs gants, contrastant avec leur veste bleu ciel ou dansait une avantageuse poitrine libre et ferme.
Niveau seins, elle n’avait rien à leur envier. Ni pour la blondeur de ses cheveux ramenés en chignon grace à une pince épaisse.
En revanche, Coralie avait certainement une dizaine de kilos à perdre, ses hanches larges moulées par le taille L de son short blanc.
C’est pour cette raison qu’elle avait l’habitude de courir.
Tout le monde disait qu’elle avait une tête de secrétaire, accentuée par les lunettes épaisses à monture noire qu’elle portait constamment.
Cela faisait la troisième ou quatrième fois que la jeune fille les apercevait.
Elles étaient probablement dans la même tranche d’age qu’elle, la vingt-cinquième, et deux mois pour Coralie.
A chaque fois, c’était le même scénario : Les deux filles la dépassaient puis semaient leur poursuivante d’une course puissante et rapide.
Avec toujours le coup d’œil glacial de l’une d’elles, croisant leur regard, un bref instant, lorsqu’elles se trouvaient côte à côte.
Ensuite Coralie avait beau suivre leur rythme souple, elle se trouvait invariablement larguée.
Surtout en ce moment.
Les deux sœurs semblaient bien plus entrainées qu’elle.
De plus, Coralie peinait à rester concentrée sur son rythme.
Des questions tournaient et retournaient sans cesse, sans réponses.
Que pouvaient donc contenir ces fichiers contenus sur cette maudite carte-mémoire.
Indécriptables...
Elle crut marcher sur son lacet, butant brusquement avant un magnifique vol plané qui la jeta au sol accompagné d’un bref cri de surprise,
s’étalant de tout son long sur le gravier fin, souffle coupé.
- Ahhh... Vacherie...
Personne pour la voir chuter.
Il n’y avait pas un chat dans le parc Montsouris, désert pour une fois, à cette heure matinale.
Se retournant péniblement sur le dos afin d’évaluer les dégâts ressentis par une brulure cuisante des genoux,
Coralie aperçut le fil de nylon fin tendu traitreusement, brillant sous le feu du soleil levant.
La jeune fille souffla de soulagement en constatant que les deux jumelles revenaient vers elle pour lui porter secours au son de leurs tennis crissant sur le gravier.
- You’re ok ?...
- Oui, ça va ! Si je pouvais attraper le connard qui a tendu ce fil pour nous faire tomber...
La première se laissa tomber derrière elle.
Coralie se retrouva ceinturée fermement sans comprendre.
- Qu’est-ce que vous faites ?... Ca va pas, non ?...
La seconde abattit un mouchoir humide sur son visage, lui écrasant la tête sur la poitrine de sa sœur en lui bloquant les poignets de sa main libre.
La jeune fille hoqueta, aspirant les vapeurs sucrées qui lui brûlaient les lèvres, l’anesthésiant à chaque inspiration.
- Mmmhh... Mmmmhhh...
- Chuut... Breath... Breath...
Les poumons en feu, Coralie se concentra sur sa vue brouillée, les pieds raclant furieusement le sol, gémissante.
- Breath more... Breath... Good girl...
Les mains de la jeune fille retombèrent.
L’une des jumelles lui tapota les joues, s’assurant que ses réflexes étaient amoindris, avant de retirer le tampon asphyxiant.
Coralie se sentit soulevée par les aisselles, agrippée et tirée, ses chaussures râclant le gravier d’abord, puis la pelouse traversée d’un pas vif.
Le contact râpeux d’une moquette frottant sa joue.
Avant qu’elle ne sombre, inconsciente.


Ce fut le son de voix discutant à voix basse qu’elle perçut en premier, puis la sonnerie d’un portable accompagné de ses vibrations puissantes.
L’accent lui confirmant que les deux copies étaient suédoises.
Si elle était arrivée en Suède, cela voulait dire qu’elle avait dormi un sacré bon bout de temps...
Elle était aveuglée, un épais bandeau qui lui sembla de cuir noué sur la nuque, un foulard humide de salive lui sciant la mâchoire, terriblement inconfortable.
Un tambourinement lui vrillait le crâne, l’impression qu’une cathédrale entière de cloches sonnait dans son cerveau.
- Yeah ?...
Une voix fit vibrer le téléphone, lui parvenant, lointaine.
- No... Elle dormir encore, madame...
La fille prononçait « médème » avec son accent.
Si la situation n’aurait été aussi inquiétante, Coralie en aurait presque ri, tellement l’accent était caricatural.
Une quinte de toux la secoua, remuant sur une matière souple et élastique, traversée par le froid du sol.
Se rendit compte qu’elle se trouvait entièrement nue, parcourue d’un léger frisson.
Un crissement de tissu s’abaissant au ras de son visage précéda les gifles claquantes qui la firent grogner, précédent la question sèche :
- The Card ?... The memory-card ?... Where she‘s ?...
La seconde voix lui parvint de l’arrière :
- Je te tire le... Mouchoir... Toi hurler, je t’éclater le gueule, okay ?...
Coralie acquiesça d’un mouvement de tête, libérée aussi sec.
Le hurlement d’une voix cassée statufia les deux sœurs.
Avant la volée de gifles réduisant leur captive au silence.
Des mouches multicolores voltigeant dans les rétines et la peau des joues cuisantes, elle se le tint pour dit.
Poussa un cri, agrippée durement par les cheveux pour soulever la tête :
- La mémoire-card ! Ou tu caches ?... Tu veux fâcher Médème, hein ?...
Un pouffement répondit à la question.
Celle qui se trouvait le plus près lui ramena brutalement les poignets dans le dos. Une matière élastique et crissante coulissa autour de ses poignets, les liant fermement l’un sur l’autre, lui sciant la peau.
Des bandes de cuir souples enveloppèrent ses chevilles, entravées par une chaine cliquetant à chacun de ses mouvements furieux, tentant de se débattre.
Une nouvelle salve de gifles étouffa ses protestations.
- Shut-up, bitch !...
- Si je veux la siamoise !...
Un conciliabule étonné précéda un tapotement furieux de clavier tactile.
- Ah ! Siamoise !...
Le ton se fit doucereux et ironique :
- You like making jokes !...
La fille s’abaissa à son oreille, goguenarde :
- Le médème, elle adorer blaguer, too...
Elles se concertèrent rapidement d’un ton indécis, un bruit de talons ricochant en résonnant sur les murs.
Une voix féminine légèrement rauque et veloutée, inquisitrice, monta dans la pièce à l’odeur d’humidité :
- Alors ?... Elle a avoué ?...
Un « No » contrit lui répondit.
Coralie apprécia la paire de gifles ponctuant leur aveu.
Sèches et claquantes. Chacun son tour !...
La femme commanda d’un ordre sec :
- A genoux, incapables !...
La jeune fille poussa un cri surpris, éblouie par la lumière crue l’aveuglant lorsque le masque glissa sur sa peau, retiré brusquement.
Clignant des yeux, elle perçut une forme ombre, les yeux emplis de larme.
S’habitua lentement.
Sa geôle était une grande cave voutée en pierre, suintante d’humidité, éclairée d’un violent néon blanc.
Une paire de bottes s’avança à hauteur de son visage.
- Allons, Coralie... Cette carte, ou est-elle ?...
- Allez vous faire foutre !...
Un petit rire sarcastique lui répondit.
Le claquement de talons s’éloigna d’un demi-tour sec, la jeune fille suivant du regard les bottes recouvertes par le long manteau d’agneau souple et noir ou s’étendait une longue chevelure corbeau.
Un second demi-tour lui révéla le côté face.
Le visage long et anguleux au nez fin, légèrement retroussé, coupé par la ligne fine des lèvres serrées maquillées d’un rouge vif et brillant.
Son manteau ouvert révélait un corset étranglé sur la taille, décoré d’un lacis de chainettes dorées passant sous ses seins.
De fines lianes en cuir fin tirant haut des bas noirs sur ses longues jambes de nageuse olympique.
Coralie ne put soutenir longtemps le regard turquoise, un bleu lagon contrastant avec l’opulente chevelure noire, vrillé dans le sien.
La grande femme croisa les bras lentement, un sourire perfide éclairant son visage, avant qu’elle ne secoue négativement la tête de gauche à droite.
L’ordre tomba :
- Lavez-là !...
La jeune fille poussa un cri d’effroi, saisie par le jet d’eau glaciale l’éclaboussant, tétanisée.
Aspergée pendant un temps indéfinissable par un jet à haute pression.
- Nettoyez-bien derrière les oreilles, je vois encore de la crasse...
L’inconnue aux cheveux noirs claqua des doigts.
- Ça suffit !...
Elle considéra la petite chose tremblante, grelottante, secouée de frissons, se ramassant à ses pieds, un large rictus découvrant une dentition éclatante.
- Dois-je toujours me rendre chez les grecs, jeune fille ?...
Ses doigts claquèrent encore :
- Peignoir ! Séchez-là !...
Coralie n’osait plus lever les yeux sur elle, se laissant emmailloter et frictionner vigoureusement.
- Détachez-lui ses liens !...
L’ordre la fit jeter un bref regard aigu vers la porte grande ouverte, tandis que les suédoises la libéraient de ses entraves.
Dressée d’un mouvement douloureux, le bras ferme de la femme refermé sur sa taille l’empêcha de se lever,
le poing ganté de cuir noir provoquant une piqure vive dans sa carotide offerte.
- Tu vas te tenir tranquille, petite voleuse...
L’inconnue revissa tranquillement sa bague, escamotant l’aiguille fine dont elle l’avait piquée.
Coralie vacilla, ramenée contre le cuir luisant d'un geste ferme, glissa au ralenti en direction du sol, retenue par l’inconnue.
Les deux copies l’attrapèrent encore pour la trainer.
Les cheveux de la grande femme dansaient devant elle, les rétines brouillées par l’effet de l’anesthésiant.
Elle perçut une douce chaleur ambiante, à l’inverse du sol glacé sous ses pieds nus.
Fut échangée d’un corps à un autre.
Guerlain. Le parfum fruité émanant de la femme aux cheveux corbeaux qui la fit basculer dans ses bras.
- Cela ira. Vous pouvez disposer...
Quelques pas au rythme chaloupant de la marche, suivi d’un contact soyeux l’enveloppant à la manière d’un cocon réconfortant.
La voix douce effleura son oreille d’un souffle chaud :
- Je vais m’occuper de toi, fais-moi confiance...

A suivre...
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Re: La carte-mémoire

Message par moimoi2 » 07 avr. 2016, 16:06

On en saura plus sur la carte mémoire au prochain épisode ? ;)

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fredchl
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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 08 avr. 2016, 08:11

La suite du récit :

Partie 2 :


Le serpent dressait sa gueule béante à quelques centimètres de son visage, faisant sursauter Coralie se reculant d’un bond.
Elle se rendit compte que ce n’était qu’un tatouage qui ornait la peau du dos, offerte à sa vue.
Elle souffla, le cœur battant la chamade.
Il était temps de prendre la poudre d’escampette !...
Se soulevant sur un coude, elle ragea de constater l’évidence, se laissant retomber dans les draps de soie champagne en grognant.
- Même la nuit, les siamoises montent la garde...
Les deux sœurs se tenaient adossées aux murs, la fixant d’un double regard aigu.
La captive laissa ses yeux se promener sur le décor éclairé d’un jour blafard, une tapisserie rouge noir et or, décorée de tableaux et de porcelaines précieuses s’étalant dans la chambre.
Un long gémissement monta près d’elle, le corps se retournant pour venir se lover contre elle, la jeune fille affichant une moue horrifiée.
Se rendit compte que la maitresse des lieux la fixait de son regard d’un bleu profond.
D’un mouvement souple, le long corps vint recouvrir celui de la jeune fille qui frissonna sous le contact de la peau chaude frottant contre la sienne.
Ses poignets se trouvèrent remontés lentement au-dessus de sa tête.
- Elsa ! Sofia ! Menottes !...
Un cliquètement plus tard, l’inconnue libéra Coralie de son poids, roulant dans les draps, claqua des doigts :
- Emmenez donc mademoiselle faire de l’exercice... Attachez-la à la barre...
La jeune fille se fit éjecter du lit séance tenante, entrainée d’autorité sous bonne escorte.
Au départ, elle trouva l’exercice amusant.
L’une des blondes la maintint tandis que sa sœur lui bloquait les poignets dans des sangles fixées à une barre en T suspendue au plafond par une chaine épaisse.
Un bâillon-boule lui fut enfourné entre les lèvres, étouffant ses protestations.
Ce fut moins drôle de se retrouver aveuglée par un bandeau de cuir souple, devant se concentrer sur les faibles bruits émanant dans la pièce.
Un temps interminable s’écoula.
Ses jambes devinrent douloureuses et ses bras parcourus de fourmillements à force de devoir rester tendus en hauteur et immobile.
Se sentit presque rassurée de sentir le corps chaud se plaquer silencieusement dans son dos, la faisant tréssaillir.
Les mains impérieuses glissèrent langoureusement sur sa peau.
Le souffle murmura à son oreille :
- Je manque de la plus élémentaire des politesses... J’ai omis de faire les présentations...
Coralie gémit de sentir les ongles longs se refermer sur ses mamelons, les pinçant.
- Je me présente : Eva de Saint Flores...
Elle libéra les pointes gonflées, venant délicatement essuyer le filet de salive coulant sur le menton d’un mouchoir soyeux.
Le souffle chaud revint chatouiller le lobe offert :
- Je dois récupérer ma carte-mémoire... Tu ne te rends pas compte, les enjeux sont terriblement importants...
Une main détacha le bâillon-boule, laissant Coralie remuer sa mâchoire endolorie.
- Tu dois me dire ou elle se trouve...
- Dans tes rêves !...
- Mmm... J’adore si on me résiste...
La femme aux cheveux noirs se détacha d’elle, la contourna pour venir se planter devant elle, la vrillant de son envoutant regard turquoise.
Elle portait un tailleur très « working-girl », le blazer entrouvert laissant apercevoir les aréoles sombres sous une fine tulle noir d’un body moulant.
Coralie ne put s’empêcher de laisser errer son regard en suivant les jambes musclées gainées de bas noirs, écoeurée en constatant que sa kidnappeuse était chaussée d’une paire d’escarpins Louboutin à talons aiguille.
- Tu vas regretter ton insolence... Jamais mes filles n’oseraient me parler sur ce ton !...
- Braves petites bêtes bien dressées !... Elles ne savent pas ce qu’elles perdent !...
La gifle lui dévia le visage à droite, la femme rageant :
- Cela suffit insolente !...
Coralie ne put soutenir le regard intense, la joue cuisante.
- Tu finiras comme elles... Tu me mangeras dans la main...
La jeune fille ricana :
- C’est pas fait, ça !...
- A ta place, je n’en serais pas si sure...
- On peut échanger, si vous voulez !...
Un petit sourire goguenard éclaira le visage d’ Eva :
- Ohhh... Je vais te faire regretter ces paroles...
Elle disparut du champ de vision de Coralie qui dut écarter la mâchoire d’autorité, le bâillon-boule remonté d’un mouvement sec que la femme resserra sèchement sur la nuque.
La jeune fille pouffa de sentir des lanière glisser sur la peau de son dos, la chatouillant, suivi du ton doucereux de sa geôlière.
- Nous verrons si tu seras toujours aussi fière dans cinq minutes.
Le martinet claqua les fesses d’un aller et retour.
Coralie trouva le jeu surprenant, déconcertée.
Au début.
Eva de Saint Flores intensifia la frappe, peu à peu.
Les gloussements se transformèrent en halètements, puis en gémissements qui finirent brusquement par interloquer la fouetteuse stoppant sa frappe pour revenir se coller au corps brulant.
Encore haletante, Coralie croisa le regard suspicieux qui la vrilla un instant.
- Mais ! Serais-ce que tu apprécierais la punition ?...
Deux doigt impérieux firent se cabrer la jeune fille, un grand rire déferlant :
- Mademoiselle ruisselle ! Tu mouilles, vicieuse !...
Eva de Saint Flores intensifia son regard devant la gêne cramoisie de Coralie, ses mains caressant tendrement le corps offert.
- Adorable vicieuse... Je sens que tu te complais sous ma possession...
Elle se détacha, ordonnant d’un ton sec :
- Descendez-la en bas ! Dans la cage !... Je m’occuperai d’elle plus tard !...
Jeta son martinet sur une table et sortit sans un mot de plus.

A suivre...

Bonne lecture. ;)
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fredchl
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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 13 avr. 2016, 10:50

La partie 3 :

Coralie rageait.
Depuis son retour dans la cave, ce n’étaient que frôlements, caresses, manipulations douces des deux sœurs jumelles, intensifiées par l’aveuglement du bandeau resté en place depuis la séance de martinet.
L’impression d’être une poupée menottée entre les mains de deux perverses.
L’une avait commencé par étouffer ses protestations outrées en la bâillonnant d’un foulard soyeux, assez lâche pour lui permettre de respirer mais l’obligeant à garder la bouche entrouverte en étouffant le son de sa voix.
L’autre était allée prendre des rouleaux de cordelette pendues au mur.
Elles enroulaient le fil tressé, partant des biceps, tirant la corde en effectuant de nombreux tours.
Firent encore un tressage savant lui immobilisant complètement les bras retournés dans le dos.
Elle ôtèrent les menottes, l’aidant à s’allonger d’autorité sur le tapis caoutchouteux que Coralie faisait crisser de son ventre.
Ses jambes subirent le même sort, des chevilles aux genoux, soigneusement ligotée, incapable de bouger.
Les filles relièrent méthodiquement les chevilles ramenées contre les poignets, Coralie priant qu’elle ne soit saisie d’une mauvaise crampe douloureuse.
Les jumelles semblèrent se concerter, des frôlements de cuisses chaudes venant lui chatouiller le visage.
Deux mains douces soulevèrent sa tête.
La jeune fille comprit le but de l’opération, les cuisses se resserrant, le foulard dénoué d’un geste sec :
- Lick-me ! Now !...
La siamoise poussa de petits feulements, Coralie s’appliquant du mieux qu’elle pouvait, d’un bout de langue fouineur.
La fille haleta, allant crescendo.
Un petit rire monta derrière Coralie, des mains la tripotant doucement.
- Good girl...
Leur petit jeu les amusa un long moment, inversant leur place pour profiter de la langue fureteuse.
L’une s’alarma brusquement, les deux se tétanisant :
- Be carefull ! Voila le médème !...
Un grondement rageur leur répondit :
- Qui vous a permis !...
Les deux filles rampèrent pour se dégager rapidement.
- Détachez-là ! Vite !...
La lumière crue l’éblouit, tandis que les filles s’activaient à dérouler la cordelette.
Elles se retirèrent de la cage, contrites.
- En exposition ! Allez !...
Coralie s’habitua à la lumière.
Eva de Saint Flores faisait les cent pas devant les jumelles, une moue agacée s’imprimant sur son visage.
Elle portait un pantalon d’équitation moulant, sur des bottes de cuir fauves, un chemisier de soie écrue s’irisant sous la lumière crue du néon.
Sa main gantée partit d’un revers fulgurant, claquant la joue offerte de chacune des jumelles.
- Le plateau ! Allez ! Exécution !... Sofia ! Sors-la de la cage !
La jeune fille fut ramenée péremptoirement face à la grande femme qui s’était adossée au mur.
Coralie fut surprise de voir Sofia s’abattre à quatre pattes devant Eva de Saint Flores, tandis que sa sœur déposait un plateau argenté sur le dos offert.
L’odeur alléchante atteignit la captive qui huma l’air, fronçant les narines, subitement affamée.
Sa kidnappeuse la fixa, souriante :
- Aurions-nous un petit creux ?...
Si Elsa n’était revenue la maintenir fermement, Coralie se serait déja jetée sur la nourriture offerte à portée.
Elle regarda sa geolière qui retirait posément ses gants, plongea sa main dans l’assiètte pour prendre une boule de nourriture qu’elle malaxa dans sa main :
- Si tu veux obtenir ces succulentes boulettes de viande, tu vas devoir ramper ici à quatre pattes et me manger dans la main, petite insolente qui croit pouvoir me dicter sa loi !...
- Vous pouvez toujours courir !...
La grande femme ajouta doucereusement :
- Autrement, tu te passeras de repas !...
Il y eut une longue confrontation de regards, Coralie avalant douloureusement sa salive, les yeux rivés dans le bleu intense de ceux d’Eva.
Elle comprit que sa geôlière ne céderait pas.
Se décida à se laisser tomber sur le sol poussiéreux pour s’avancer lentement, vaincue.
Eva de Saint Flores la regarda manger, une moue satisfaite s’imprimant sur son visage.
Elle lui fit manger les boulettes contenues par l’assiette, la faisant boire l’eau d’une petite bouteille entre chaque.
La jeune fille se statufia de l’entendre ordonner d’un ton sec dès qu’elle eut terminé son déjeuner :
- Lavez-là !...
Ajouta perfidement avec un sourire moqueur face à l’air interdit de sa vis à vis :
- Dans la salle de bains du premier... vous la ramènerez dans ma chambre...

A suivre...

Bonne lecture ! ;)
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Re: La carte-mémoire

Message par Mad Hatter » 17 avr. 2016, 01:55

Elle l'a fait manger dans sa main ! :lol: Première étape réussie dans le dressage.
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Ou est-ce l'inverse ?
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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 17 avr. 2016, 10:06

Mad Hatter a écrit :Elle l'a fait manger dans sa main ! :lol: Première étape réussie dans le dressage.
Oui, et pourtant, au départ, ce n'était pas gagné ! :-)

Mais savoir si ces méthodes lui permettront d' obtenir sa memory card... :?:
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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 17 avr. 2016, 15:04

La suite :

Partie 4


Coralie perçut la main douce venant lui caresser tendrement la joue, suivi de la chaleur du corps venant reposer contre elle.
Les deux jumelles l’avaient ramenée dans la chambre à coucher.
Le bandeau de cuir noir était revenu lui masquer la vue.
L’une des sœurs lui liant doucement les poignets d’un foulard soyeux tandis que sa sœur exécutait la même opération pour ses chevilles.
Coralie redouta que les sœurs reprennent leur petit jeu interrompu par l’arrivée de leur patronne mais elles s’étaient écartées, la jeune fille se doutant que les siamoises continuaient de la surveiller.
En pleine digestion et détendue par le bain massant pris auparavant, Coralie s’était enfoncée dans un profond sommeil.
Elle devina que c’était Eva de Saint Flores qui s’était penchée sur elle, juste à sentir les volutes fruitées de son parfum.
- Je t’ai laissée te reposer, tu semblais épuisée.
Comme la jeune fille ne pipait mot, elle continua d’une voix douce :
- Je vais jouer franc jeu, Coralie : Si je ne récupère pas cette carte-mémoire d’ici vingt-quatre heures, l’opération que j’ai montée d’arrache-pied depuis des mois va échouer.
La femme eut un petit rire et reprit :
- Tu possèdes un sacré talent... Maintenant, mes amies rechignent à sortir faire du shopping dans les artères luxueuses de Paris... Toutes craignent de croiser ta route, adorable petite pick-pocket...
- Arrêtez votre lèche, je ne marche pas aux sentiments !...
La jeune fille posa la question qui lui brulait les lèvres :
- Comment vous pouvez être si sure que c’est moi, d’abord ?
- Souviens-toi... Le faubourg Saint Honoré, Hermes, il y a trois jours...
Coralie réfléchit.
Jeta d’un ton rageur :
- Oui, et alors ?...
- La grande cliente blonde que tu as suivie dans tout le magasin pour lui voler son sac... C’était un leurre... Je t’épiais à distance, petite gourde...
Ses doigts vinrent doucement retirer le masque de cuir masquant les yeux de sa captive qui cligna des paupières.
Eva de Saint Flores la fixait.
- Tu m’as bousculée en sortant du Georges V... Si mes amies ne s’étaient pas plaintes d’être dépouillées par une inconnue qui utilisait la même méthode, je n’aurais jamais faite le rapprochement.
- Vous ne pouvez rien prouver !...
- Non !... En revanche, si je voulais être méchante, il me suffirait de te balancer à l’une de mes amies, épouse d’un mafieux russe... Je ne donnerais pas cher de ta peau, dans ce cas, ils sont très rancuniers...
- Pourquoi vous ne le faites pas alors ?...
- Parce que tu vas me rendre ma carte de toi même.
- Et si je ne veux pas ?...
- J’enverrai Elsa et Sofia retourner ton appartement...
- Peuhhh...
Eva de Saint Flores se détacha, allant chercher une tablette informatique posée sur une commode, revint s’étendre près d’elle et fit défiler des photos.
Coralie ouvrit des yeux ronds, constatant que la femme l’avait photographiée en plein forfait, bousculant une cliente pour agripper son sac avant de prendre le pas de course, semant les vigiles impuissants.
D’autres défilèrent, celles d’un appartement luxueux.
Une tornade semblait l’avoir ravagé. Tout était retourné, les meubles réduits en miettes parmi des copeaux de papier recouvrant le sol maculé de peinture.
Eva de Saint Flores afficha un regard éloquent.
Murmura d’une voix douce :
- Alors, tu veux que mes filles refassent ta déco ?...
- Pourquoi vous tenez tant à récupérer cette carte ?...
La grande femme soupira :
- Elle contient des données cryptées importantes...
- Quelles données ?... Je veux savoir !...
- Un grand groupement d’émirs du Quatar s’apprête à transférer des fonds à destination d’un groupuscule terroriste qui commet des attentats... Je veux leur couper les vivres en détournant cette somme... Sans les informations de la memory-card, cela ne sera pas possible... Outre leurs talents de gardes du corps, Sofia et Elsa sont de redoutables hackeuses, au point que des mandats d’arrêts internationaux sont lancés à leur encontre...
- Les siamoises ?... Des pirates ?...
- Oui chérie !...
Eva de Saint Flores souriait, amusée.
- Vous seriez prête à payer combien ?...
Le visage de la femme aux cheveux noirs se ferma instantanément :
- Du chantage maintenant ! Décidément, tu as tout les vices !...
Le regard turquoise se vrilla dans ceux de Coralie, éclairé d’une lueur sauvage :
- Je finirai par utiliser des méthodes plus musclées, si cela s’avérait nécessaire... Je ne cède jamais aux tentatives de racket...
Elle ajouta d’un ton doucereux :
- Surtout venant d’une petite voleuse dans ton genre...
Coralie détourna le regard avant de murmurer :
- Si vous pensez que me claquer le cul, me fera avouer ou se trouve cette maudite carte, eh bien, je vous garantis que vous vous fourrez le doigt dans l’œil...
La main d’Eva vint tendrement lui caresser les cheveux :
- Je finirai par te fourrer autre chose, insolente... Et ce ne sera pas dans l’œil...
- Ah oui ?... N’importe quoi !...
- Tu adores que je te soumettes... Je suis certaine qu’en ce moment, tu ne rêves que d’une chose... Que je recommence !...
La jeune fille s’empourpra, rageuse de se sentir dévoilée.
- Non ! Je... C’est juste que...
La femme aux cheveux noirs l’interrompit, ironique :
- Ta-Ta-Ta... Si je le voulais, j’ aurais juste à te parler d’un ton autoritaire, cassant, pour te faire mouiller...
Coralie se sentit cramoisir d’avantages, sans répondre.
Eva de Saint Flores rapprocha son visage, son souffle chaud venant chatouiller le lobe de l’oreille de sa captive :
- Dis-moi ou tu caches cette carte...
- Non !...
- D’accord...
Sa geôlière se redressa, claquant des doigts en direction des jumelles :
- Emmenez donc mademoiselle au donjon. Je m’assurerai de lui délier la langue en temps et en heure...

A suivre...
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fredchl
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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 20 avr. 2016, 09:42

La suite des péripéties de Coralie !...

Partie 5

Coralie avait beau tendre l’oreille, aucun bruit n’émanait dans la pièce, à part celui de sa respiration accompagné des battements réguliers de son cœur.
Depuis combien de temps pouvait-elle être ligotée ?...
Une heure ? Deux ? Plus ?
Ou seulement dix ou quinze minutes ?...
Non. A la façon dont les courbatures lui sciaient les muscles, cela durait certainement depuis au moins une heure.
Même lorsqu’elle courait, elle n’avait jamais ressentie pareille douleur.
Elle savait juste qu’elle était allongée à même le sol, sur une matière très douce, duveteuse, genre fourrure ou quelque chose d’approchant qui lui chatouillait la peau.
N’aurait jamais avouée que c’était terriblement excitant, même si elle savait que c’était la vérité, une boule refluant de désir lui brulant le ventre et les reins, à la manière d’une vague, malgré la douleur infligée par son immobilisme forcé.
Eva de Saint Flores lui avait d’abord masquée la vue, réajustant le bandeau de cuir, pendant que les jumelles la menottaient et lui déliaient les chevilles.
Avant de l’entrainer brutalement à travers ce qui dut être un long couloir.
Elle se retrouva brusquement nue, une lame crissante lui lacérant son peignoir, un frisson d’appréhension lui glaçant l’échine, suivi du ton claquant de l’une des deux soeurs :
- Allonge ! On the floor !... Hurry-up !...
Coralie obtempéra lentement.
Un laçis de cordes entoura ses jambes, partant des chevilles pour remonter haut sur les mollets.
Idem pour ses poignets collés l’un contre l’autre d’une cordelette fine dès que les menottes lui furent ôtées.
Elle sentit ses pieds tirés, remontés haut sur les reins.
Une des jumelles la maintint, lui soulevant le buste.
Un nouvel enroulement de corde lui ceintura la taille, relié à ses chevilles et enserrant les avant-bras fermement.
Si elle tentait de les rabaisser, la pression exercée sur sa cage thoracique lui comprimait le buste, l’essoufflant.
Il fallait qu’elle maintienne ses pieds.
Un sacré exercice de gym plutôt original.
Du moins, c’est ce qu’elle avait pensé au départ, amusée, ignorant le coté douloureux de l’entrave, se disant que ce serait excellent pour le travail de ses abdominaux.
Un bâillon-boule lui fut enfourné dans la bouche, resserré sur la nuque d’un geste sec, la fille émettant d’un ton ironique avant de quitter la pièce :
- Bonne amusement !...
Maintenant, Coralie guettait l’arrivée de sa geôlière, impatiente.
Elle n’en pouvait plus.
Sa mâchoire devenait indolore, à force de rester écartée, un filet de salive suintant sur son menton, maculant la fourrure.
Un crissement de tissu, juste en face d’elle, se fit entendre.
Coralie comprit avant que ne résonne le claquement de talons sur le parquet, que sa geôlière se trouvait également dans la pièce, et ne l’avait pas quittée une seconde, jouissant certainement de regarder sa captive entravée à ses pieds.
Ce que confirma le petit rire sarcastique.
- Alors, fieffée insolente ?... La punition est-elle de ton gout ?
Un grommellement étouffé lui répondit.
Une langue de cuir vint lui frôler la nuque, faisant frissonner sa peau, suivant lentement la ligne de sa colonne vertébrale.
L’aller et retour claquant sur ses fesses lui tira un gémissement.
- Tu finiras par m’avouer ce que je veux entendre...
Eva de Saint Flores s’abaissa à son niveau.
Coralie sentit la corolle de cheveux noirs lui caresser la peau tandis qu’une main douce lui essuyait le menton.
- Je te promets que tu vas parler !...
La jeune fille souffla de sentir ses liens se détendre, déroulés lentement, la peau brulante du sang circulant dans ses membres endoloris qu’elle fit jouer doucement.
- Relève-toi...
Elle sentit le corps chaud se coller contre elle, une dentelle de lingerie venant frotter ses mamelons durcis.
Eva de Saint Flores lui massa longuement la peau, faisant naitre une certaine excitation chez sa captive, soulagée de savoir que l’autre ignorait son regard brillant sous le bandeau.
Son souffle haletant la trahit, les lèvres venant murmurer au ras de son visage :
- Serais-ce que la situation est jouissive, petite perverse ?...
L’ordre claqua comme un coup de fouet :
- Retourne-toi !...
La grande femme se colla à son dos, l’obligeant d’un pas ferme à se coller contre du bois dur.
Lui souleva les poignets un à un, une bande cuir refermée l’obligeant à garder les bras écartés en croix.
- Écarte les jambes !...
Les mains glissèrent tendrement sur ses hanches, Eva de Saint Flores s’accroupissant pour lui attacher les chevilles.
Coralie émit un soupir de bien être tandis que les mains lui caressaient les cuisses.
Le corps remonta pour se coller contre elle, une main impérieuse lui libérant la bouche.
- Ou est la carte-mémoire ?...
- Il en faudra plus pour que j’avoue...
Elle gémit sous la pression des doigts lui martyrisant les mamelons.
Tirée par les cheveux, la grande femme se colla d’avantages, joue contre joue :
- Ce n’est qu’une question de temps...
Le corps se détacha.
Les talons claquèrent, s’éloignant, pour revenir ensuite.
Une langue de lanières en cuir la chatouilla se promenant lentement sur la peau offerte.
Coralie se cabra sous l’effet de la première claque sur le lobe gauche charnu de ses fesses, main gantée de cuir venant atténuer la brulure.
Elle se cambra encore sous la seconde, côté droit.
Le rythme s’accéléra, la jeune fille se concentrant sur la morsure causée par la frappe virulente, le souffle court, une langue de feu lui tordant délicieusement les entrailles.
Se sentit frustrée que la fessée s’arrête avec le ton cassant :
- Une véritable pucelle en rut !... N’as tu jamais honte ?...
Coralie gémit, les lanières s’abattant sèchement d’un mouvement alternatif quasi-continu, régulier, manié de main de maitre.
Elle perdit la notion du temps.
L’orgasme l’emporta, fiévreuse, haletante et soufflante, une myriade d’étoiles explosant dans ses rétines tandis qu’une vague de plaisir déferlait, la morsure continuant de lui bruler la peau.
Eva de Saint Flores la laissa reprendre ses esprits, un instant.
Coralie perçut le produit froid glissant dans sa raie des fesses.
Le ton doucereux de la grande femme à son oreille :
- Tu désirais que j’aille me faire voir non ?...
Un hoquet s’échappa de la bouche de la jeune fille, le membre épais et dur s’empalant d’un coup :
- Toi, d’abord chérie !...
Mains crochetées à ses hanches, la grande femme lui laboura lentement les reins.
La brulure s’atténua devenant douce chaleur chatouilleuse.
Coralie gémit de plus en plus fort, au rythme du mouvement des hanches d’Eva.
Ses cris s’amplifièrent, tendant la croupe au maximum, emportée d’un second orgasme la laissant inerte, véritable poupée de chiffon dans ses liens.
Détachée, elle se retrouva nichée dans les bras de sa geôlière, respirant son parfum en reprenant son souffle.
Un léger signe de tête affirmatif répondit à la question murmurée au creux de son oreille :
- Dans une heure, nous retournerons à ton appartement chercher la memory-card, n’est-ce pas ?...

A suivre...
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Re: La carte-mémoire

Message par Mad Hatter » 20 avr. 2016, 16:27

:oops: Ouarf, ça c'est de la force persuasion. :sifflote:
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
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les synonymes de fou sont intéressants

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Re: La carte-mémoire

Message par fredchl » 20 avr. 2016, 16:33

Ah ben la fin justifie les moyens, hein ! :D
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