L'ile aux prisonniers

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fredchl
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 02 avr. 2017, 21:59

Merci pour ton commentaire !
Niveau écriture, je fais ce que je peux !... :-)
L'intro est assez longue, mais le vif du sujet arrivera avec les prochains épisodes !... ;)
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fredchl
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 04 avr. 2017, 21:02

La suite !...

Partie 5 :


Le brouhaha ambiant fit lentement sortir le garçon de sa torpeur, la bouche sèche, nauséeux, comme si il s’était pris une grosse cuite.
Il voulut s’étirer mais se rendit compte que la grande blonde avait profité de son inconscience pour l’entraver soigneusement d’une large langue de cuir qui lui maintenait les poignets en croix dans le dos, attachés à un savant harnais tressé, emprisonnant sa cage thoracique, suffisamment lâche pour lui permettre de respirer.
Une boule d’angoisse lui noua l’estomac, inquiet à l’idée de ce que préparaient les femmes qui devisaient gaiement en fumant un cigarillo devant leurs assiettes repoussées sur la table.
Inquiétude exacerbée en croisant le regard glacial de Mirl qui le fixait, s’étant aperçue que Brice était réveillé.
Elle recula sa chaise tandis que Helke détaillait la punition de
Naïg furieuse, d’après Abra, d’être écartée de leur partie.
La robe courte en vinyle noir de la jeune femme crissa tandis qu’elle s’approchait en chaloupant des hanches, perchée sur de hautes cuissardes assorties.
Lui tapota doucement la joue de sa main gantée en criant à la cantonade, d’une voix légèrement avinée :
- C’est pour qui le petit chéri de ces dames, hein, il est pour qui le petit prisonnier ?...
La réponse suave de sa supérieure jetée négligemment doucha les ardeurs de la grande blonde :
- Tu verras... Nous allons tirer au sort... Je change les règles du jeu...
Un concert de protestations monta d’Abra et Mirl :
- Pardon ?... Tu avais promis qu’il m’était réservé !
- Je te préviens Helke : Il est hors de question que je me tape un mec ! Quelle horreur !...
Brice se rendit compte qu’il n’était plus seul.
Agenouillés à l’écart et soigneusement entravés comme lui, totalement nus, il reconnut Eulalie et un second garçon, Bjorg, un danois aux long cheveux blonds.
Mirl retourna se planter face à la brune, goguenarde :
- Remarque, moi, je m’en fiche, garçon ou fille, peu importe, ils me plaisent tous les deux !...
- Hé bien choisis le blond ! Moi, je m’arrangerai de la fille !...
Elles se toisèrent du regard, la blonde confirmant avec un sourire ironique :
- D’accord ! On va tirer au sort !...
Abra se leva de table, moulée d’une combinaison en cuir dont elle fouilla tranquillement les poches avec un regard aigu en direction d’Helke :
- Tu ne me feras pas le coup de la dernière fois !...
Les dés roulèrent sur la table.
- Qui tire la première ?... Demanda Helke.
Les voix fusèrent :
- Moi !
- Non, non ! Moi d’abord !...
Mirl jeta sa main gantée et déroba les deux cubes taillés dans du bois noirci avant Abra qui prévint d’une main menaçante en fixant la grande blonde :
- Si tu choisis Eulalie, j’éplucherai le dos des mecs toute la semaine pour m’assurer que vous n’ayez rien à croquer samedi prochain !...
Mirl se pencha sur elle en faisant rouler les dès dans sa paume droite :
- Tu as tort : Je ne connais rien de meilleur qu’une bien raide dans le cul !...
- Tu devrais plutôt l’avaler : Au moins, ça te boucherait ta grande gueule !... Riposta la brune.
Helke se leva à son tour.
Elle vint se planter entre les trois captif et s’adressa au deux femmes :
- De un à quatre désignera Bjorg, cinq à huit pour mademoiselle et neuf à douze pour l’insolent !...
La brune protesta en grimaçant :
- Comme par hasard ! Je fais toujours des petits nombre !...
- Mais non ! Tu est de mauvaise foi ! Rétorqua Helke.
- Et si on tombe sur le même captif ?...
- Le plus grand nombre l’emporte...
Mirl continuait de rouler les dés, se détournant pour fixer Brice avec un petit sourire :
- Tu vas me porter chance !...
Elle lança sa main, libérant les cubes cascadant sur la table.
Son sourire s’évanouit immédiatement :
- Quatre et trois ! Ce n’est pas possible !...
- Mirl ! Tu le fais exprès !...
Abra ramassa les dés, fusilla sa complice du regard qui jeta d’un ton moqueur en se détournant :
- Si tu choppes le blond, tu pourras toujours jouer au 421 !...
- Dans tes rêves !...
La brune poussa un rugissement heureux et dressa son majeur tendu vers la grande blonde :
- Prends celui-là bien profond ! Six et deux !...
Mirl la toisa :
- Que tu est vulgaire !...
Helke revint à la table :
- A mon tour...
Les dés ricochèrent sur la table, suivi du ton moqueur de la jeune femme qui présenta les deux faces :
- Double-six ! L’insolent est pour moi !...
- Tu as triché !...
Les dés claquèrent sur la table.
Mirl avait déjà mis ses mains en avant :
- Hé ! Calme-toi ! Je plaisantais !...
- Cela vaudrait mieux ! Je n’ai jamais fait allusion à tes cartes trafiquées ! Si Naïg l’apprenait...
- Parce tu crois qu’elle est mieux, elle !... Se défendit la blonde.
Helke eut un petit rire sarcastique :
- On finira par tout savoir de vos petites combines !...
Elle vint à Brice et fit voler la couverture au sol, ordonnant avec un geste de la main :
- Allons, l’insolent ! Viens me prouver que tu peux-être un excellent étalon !...
Il décida brusquement d’essayer de lui faire regretter ses paroles.
Parce qu’il avait soudain l’impression, d’être un vulgaire reproducteur, un jouet sexuel, pire, le gigolo, la petite pute qui montait lentement l’escalier, suivi de près par sa cliente.
- Tourne à gauche, la chambre est la dernière au bout du couloir...
Brice réfléchissait déjà à la meilleure méthode pour humilier la dirigeante du domaine.
C’était d’autant plus important qu’elle était la supérieur hiérarchique des autres gardiennes, celle qui commandait.
Au niveau sexe, ses petites règles ne faisaient plus loi...
Mais il allait falloir la jouer serré parce que la supérieure risquait de le prendre fort mal.
Elle lui claqua les fesses d’une main, poussant la porte de l’autre en ordonnant :
- Entre !...
La chambre occupait un vaste espace située au dessus de la partie du salon, le conduit de cheminée grimpant contre l’un des murs, un tableau représentant l’île vue de la mer.
Le garçon se demanda si Helke l’aurait peint.
Un grand lit à baldaquin prolongé d’une banquette capitonnée de velours mauve et fermé par de longs voiles blancs mousseux occupait l’autre partie de la chambre, une longue commode s’étirant d’un côté, une armoire comportant pas moins de huit porte dressant sa masse à l’opposé.
Une chaise de bois noir était posée face au lit, à une certaine distance du mur pour permettre de tourner autour, semblant préparée à l’avance.
La dirigeante tira un nœud dans son dos qui lui libéra les mains, lui désigna d’un geste lent :
- Assieds-toi...
Chose incongrue, un petit frigo était rencogné au bout de la commode, la blonde allant l’ouvrir pour en sortir une bouteille de champagne, attrapant deux coupes retournées sur une étagère fixée au-dessus.
Le claquement du bouchon fit sursauter Brice malgré lui, la regardant remplir les verres en cristal avant de venir lui en tendre une :
- A notre nuit... Qu’elle soit jouissive...
Il masqua un petit sourire narquois, songeant qu’il ferait justement tout pour que ce soit le contraire.
Prudent, il la laissa prendre une gorgée.
Souvenir d’un certain verre de vin saupoudré aux neuroleptiques, scrutant le fond de la coupe pour déceler un dépôt suspect.
La blonde se posa sur la banquette, se penchant sur lui pour lui soulever le menton de sa main gantée, l’obligeant à fixer son regard mordoré :
- Bois !...
Elle ajouta, sarcastique :
- Rassure-toi, ton verre est clean, je ne passe pas mon temps à droguer mes prisonniers...
Le champagne frais lui chatouilla agréablement la gorge.
Helke le débarrassa de sa coupe vidée à moitié, allant les poser sur une desserte.
Le cordon fermant sa robe crissa, libéré d’un geste, faisant glisser les bretelles sur ses épaules.
Le tissu glissa à ses pieds, révélant la guêpière de satin noir et les lacets serpentant sur ses cuisses pour retenir ses bas noirs.
Brice loucha quelque peu sur la peau laiteuse, sentit sa détermination faiblir lorsqu’elle fit demi-tour, présentant le côté face, sa poitrine orgueilleuse pointant fermement dans sa direction, et la ligne fine de duvet blond se perdant entre ses cuisses musclées.
Elle attrapa un foulard ample posé sur la table de nuit, vint s’asseoir directement sur lui, jambes passées de chaque côtés.
Brice respira les effluves de son parfum léger, mélange de fleurs accompagné d’une pointe de menthe.
Le foulard l’aveugla :
- Perdre la vue t’obligera à te concentrer sur les sons et le toucher... Cela exacerbera ton excitation...
Le garçon eut l’impression que la température de la pièce augmentait peu à peu.
Ce ne fut que frôlements de peau, caresses de ses mains, la pointe de ses seins venant s’appuyer lorsqu’elle se penchait sur lui, aussi agaçant que le balayage de ses cheveux raides qui ne cessaient de crisser contre le corps offert tandis qu’elle s’activait tranquillement, lentement et agilement.
Les cordes étaient douces, s’enroulant telles de fines lianes, son bras droit ramené en premier sur l’arrière, maintenu contre le bois dur dont il perçut le contact.
Son bras gauche subit le même sort, à l’opposé.
Brice capta le contact de la main vérifiant la tension calculée.
Elle s’enleva pour s’éloigner au pas feutré de ses escarpins.
Lui approcha la coupe glacée contre les lèvres :
- Prends une gorgée...
La langue des cheveux blonds balaya sa cuisse qu’elle repoussa à l’équerre, une longueur de corde lui immobilisant la cheville au barreau de bois, répétant l’opération pour l’autre jambe.
Il sentit encore un lacis de coton glisser sur son torse à la manière d’un long serpent voluptueux, l’obligeant à se plaquer contre le dossier.
L’entendit aller s’asseoir sur la banquette, suivi d’un discret crissement, semblant écrire sur une feuille de papier.
Brice perdit la notion du temps.
Tenta de se concentrer sur des pensées neutres, excité à l’idée d’être totalement à sa merci.
Il devina qu’elle devait changer de position, décroisant et recroisant ses longues jambes l’une sur l’autre accompagné du frottement de ses bas nylon.
Le contact de la main sur sa peau le fit brusquement sursauter, parce qu’il avait réussi à s’évader en pensée.
Il y eut encore le lent travail inverse pour le défaire de ses liens, tout aussi lascif et érotique pour dégager les nœuds et dérouler la corde.
Puis ce fut un long massage des mains gantées caressant sa peau.
Brice réalisa presque horrifié que malgré sa décision de contrer le plaisir de la blonde, elle était en train de gagner la partie sans le savoir, se sentant durcir au niveau du bas ventre.
Il devait se reprendre !...
Helke se sépara à nouveau, la coupe de champagne revenant frôler ses lèvres :
- Tu est un amour... Aucun prisonnier ne s’est jamais laissé aller en confiance comme tu le fais...
Il but une gorgée de champagne, rétorqua d’un ton sec :
- Vous ne me laissez pas vraiment le choix !...
- Refuser serait idiot de ta part... Et terriblement inconscient...
Il haussa des épaules.
Ajouta, bravache :
- Profitez donc, cela ne durera peut-être pas !...
La langue de cheveux blonds vint lui frôler l’épaule, agrippé d’une main autoritaire pour l’obliger à dévier la tête dans sa direction, fusillé d’un regard glacial qu’il ne put voir à cause de son bandeau :
- Voudrais tu te jouer de mon autorité ?... Connais-tu les conséquences de ce petit jeu idiot ?...
Elle relâcha la touffe de cheveux, lui caressa l’épaule de sa main gantée :
- Certains y ont joué leur peau... Alors, ne me titille pas...
Brice dut encore boire une autre gorgée.
Demanda en prenant un ton le plus dégagé possible pour ne rien laisser deviner du trouble qui l’envahissait :
- C’est juste votre trip de dessiner les prisonniers ?...
- Peut-être...
-Et ça va durer encore longtemps ?...
- Pourquoi ?... Tu souhaiterais rejoindre ta geôle ?... Assortie d’une option de ma part qui fera que Naïg t’épluchera consciencieusement la peau du dos !...
- Ne croyez pas que je vais vous faciliter la tâche !...
Un grand rire lui répondit :
- Je m’en doutais déjà... Tu luttes contre tes sentiments depuis ton arrivée dans cette chambre...
Les deux mains vinrent glisser tendrement sur sa peau, d’un mouvement lascif, caressant son torse, descendant lentement vers son entre-jambe.
Souffla d’un ton rauque à son oreille :
- Moi aussi, je vais te mener la vie dure !...
Elle l’attrapa brusquement sous les aisselles.
L’envoya rouler d’un mouvement souple au milieu du lit :
- Je n’en ai pas encore fini avec toi !...
Le corps de la femme vint peser sur la couette soyeuse, près de lui.
Elle le retourna comme elle l’aurait fait d’un fétu de paille, Brice se retrouvant le nez enfoncé dans les oreillers.
Helke lui souleva la jambe gauche, une corde s’enroulant autour de sa cuisse, rejoignant son mollet ceint de cinq ou six tours.
Elle rejoignit le gros orteil du pied, l’enroulant d’un tour de corde, collant l’orteil droit en l’enroulant de la même manière, la longueur de corde entourant la jambe droite d’une manière parfaitement parallèle.
Une rivière.
Le garçon se concentrait au maximum sur le mouvement d’une cascade qui aurait dévalé un cours d’eau.
Il savait que l’eau donne envie d’uriner.
Et donc, d’éviter de bander...
Pendant ce temps, une autre corde plus fine se déroulait sur ses bras, les joignant, un lacis lui croisant les poignets l’un sur l’autre.
Une autre corde vint parfaire le travail, joignant les poignets à ses chevilles, collés peau contre peau.
C’était à la fois inconfortable, sans être douloureux.
Helke se retira du lit.
Il l’entendit rapprocher la chaise.
Le crissement du nylon de ses bas en croisant les jambes, suivi de celui, régulier, du crayon griffant le papier.
La rivière. Penser à la rivière...
Le crayonnage s’éternisa, à son grand soulagement.
Il perçut le crissement des bas de soie lorsqu’elle quitta la chaise qui fut repoussée, suivi, à nouveau, de son poids lorsqu’elle revint se poser au bord du lit.
Il tressaillit sous la caresse douce se promenant lentement sur son dos, d’une paume lente et sensuelle:
- Le dessin, cela suffit pour le moment... Il est temps de récompenser ta patience...
Si Helke avait pu deviner sa pensée...
Elle l’aurait cravaché au sang pour l’exemple...
La corde liant ses chevilles aux poignets se déroula.
Elle mettait plus de nervosité à ses gestes.
Plus rapide, semblant subitement atteinte d’une fièvre provoquée par le moment passé à le croquer sous son fusain.
La blonde retira progressivement la pression entravant les chevilles et les poignets, massés longuement d’une main experte, expliquant en même temps :
- La station prolongée accentue la difficulté du sang à circuler... Si tu sens des fourmillements, cela est normal, et va s’atténuer...
Tu parles !... Les fourmis, c’était elle qui devait les ressentir...
Rien qu’à la vitesse dont elle enroulait les cordes, minutieuse, pour les envoyer sur la chaise, d’après le bruit mat qu’il percevait à cause de son bandeau.
D’après les sons, elle retira lentement ses escarpins, l’un après l’autre.
Le corps pesa d’avantage contre lui, la langue de cheveux blonds venant lui chatouiller la peau tandis qu’elle se refermait sur lui, ses bras se refermant sur ses épaules :
- Cela t’a plu ?...
- C’était d’un chiant...
Brice sentit qu’elle marquait le contre-coup.
Le corps vint peser d’avantage contre sa hanche :
- Soit tu veux provoquer mon courroux... Soit tu testes ma patience... Comment dois-je le prendre ?...
- A votre avis ?...
Son ton moqueur n’eut aucun écho.
Elle se détacha lentement, soupirante.
Il se sentit attrapé par une cuisse et l’épaule pour se retrouver basculé sur le dos.
Avant que la blonde n’arrache le bandeau d’un geste sec.
La lumière crue le fit cligner des yeux, le visage oblong venant se pencher sur lui, occultant la puissance de la lampe :
- Ôserais-tu me répéter ce que tu viens de dire ?...
Se retrouver sous les feux du regard mordoré rivés aux siens, ou flambait une once de goguenardise, le rendit méfiant, se doutant qu’il devait peser ses mots.
Autrement, ce serait sa fête...
Pensa trouver la feinte :
- Ces dessins, c’est pour la princesse ?...
Elle secoua doucement la tête, faisant voltiger ses mèches blondes.
Négative.
Merde !.. C’était raté...
Le visage d’Helke se referma en un masque impassible, lui agrippant durement les poignets qu’elle lui remonta au-dessus de la tête, sur les oreillers :
- Ta punition sera à la hauteur de ton affront, petit français...
Elle resta à le fixer un long moment, yeux dans les yeux, souffla finalement d’une voix suave :
- Je te vois venir... Tu veux jouer avec moi... Chercher la faille, le moyen... Trouver notre point faible pour t’en servir et t’évader... N’est-ce pas ?...
Brice bloqua sa respiration.
Sentit une coulée glacée parcourir son échine.
Elle s’abaissa encore, lèvres contre lèvres :
- Ou tu ploies... Tu cèdes... Et tu ne le regretteras pas...
Lui aspira tendrement les lèvres, d’un court baiser langoureux, son souffle lui chatouillant la peau :
- Sinon tu défie mon autorité... Avec les risques que cela comporte... A toi de choisir, Brice... A toi de choisir...
La blonde le chevaucha d’un geste souple, s’avança d’un coup de rein pour se placer sur ses hanches cuisses écartées de chaque côté, ondulant lentement en un va-et-vient lascif.
Excitant.
Sauf pour Brice qui avait senti le vent tourner.
Le meilleur des anti-priapisme.
Et puis il y avait la rivière...
Yeux clos, Brice se concentrait au maximum.
Faisant pousser un cri déçu à sa cavalière qui stoppa net ses mouvements alanguis :
- Ah d’accord !... Si c’est comme cela !...
Son captif retint un sourire chafouin en sentant le poids s’évanouir avec la voltige de la crinière sauvage, pouvant admirer la somptueuse chute de reins tandis qu’elle lui tournait le dos.
La brusque volte face l’inquiéta, accompagné du claquement.
Helke enfilait une paire de gants en latex.
En deux pas elle fut sur lui, attrapant une seringue posée sur la table de nuit, au passage.
Ses ruades désespérées coïncidèrent avec l’aiguille plantée dans la hanche, maintenu fermement :
- Tu veux jouer ?... Alors jouons !...
Brice sentit un puissant vertige le terrasser, tentant vainement encore de lutter.
- Calme-toi... Cela ne sers plus à rien, maintenant...
Il eut l’impression de plonger dans un puits sans fond.

A suivre...


Bonne lécture, et a vos commentaires !... ;)
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par moimoi2 » 12 avr. 2017, 17:29

C'est sympa d'inverser les rôles, ça montre un peu autre chose de d'habitude ^^. Toujours bien écrit ! Le réveil sera t-il douloureux ?

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Re: L'ile aux prisonniers

Message par Mad Hatter » 29 avr. 2017, 07:37

Pas de pitié. Pour notre plus grand plaisir.
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 07 août 2017, 19:08

moimoi2 a écrit :C'est sympa d'inverser les rôles, ça montre un peu autre chose de d'habitude ^^. Toujours bien écrit ! Le réveil sera t-il douloureux ?
Je te confirme que la punition sera à la hauteur de la frustration d'une "cheffe"... :evil:

J'essaierai de poster la suite dans la semaine, mais mes journées sont bien occupées en ce moment, vacances oblige ! :)
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 09 oct. 2017, 22:39

Je vous poste la suite :

L’air glacial le fit frissonner, cherchant par réflexe la couverture dont il s’emmitouflait, d’ordinaire.
Ses doigts tâtonnants ne rencontrèrent que le contact poussiéreux de la terre battue ou il était allongé.
Avant la gifle saisissante de l’eau qui l’éclaboussa, l’éveillant en sursaut, cœur cognant dans la poitrine.
Reçut encore deux seaux, accompagnés des rires de ses geôlières :
- Vous avez bien dormi ?... On peut vous en remettre une couche, si vous le souhaitez !...
Les bottes noires de Naïg s’approchèrent au ras de sa tête :
- Parait que je dois vous faire faire une bonne séance physique...
Elle fit une pause.
Brice se rendit compte que la fille faisant partie de ses compagnons d’infortune de la veille, Eulalie, était allongée près de lui.
Et que Bénito, l’espagnol, reposait à sa gauche, ruisselant d’eau.
Le ton glacial de la métisse résonna, lui soulevant le menton de sa badine tressée :
- Helke souhaite que je te soigne particulièrement, le français...
Elle secoua douloureusement la tête, négative :
- Je ne sais pas quel outrage tu as commis, mais elle en a particulièrement à ton endroit... Va y avoir du sport cette semaine, mon ami !...
Naïg fit quelques pas vers une lourde porte de bois noir qu’elle entrebâilla :
- Tu prépare les chevaux pour le tambour ?...
- Oui !...
Brice reconnut la voix de Mirl.
- Debout ! Retournez-vous face au mur ! Exécution !...
Une salve de badine sévèrement cuisante les obligea à hâter le mouvement.
Des bottes résonnèrent derrière eux.
- Tu m’accompagne ?.. Demanda la métisse.
- Non. Mon cheval n’est pas sellé... Et j’ai à faire... Mirl te rejoindra...
Helke vint se coller derrière le garçon qui reconnut son parfum.
Encaissa un coup de badine sur les fesses :
- Pour lui, cinq tours...
Naïg s’inquiéta :
- Cinq ?... Trois, déjà...
- J’ai dit cinq !... Gronda la blonde.
- Comme tu voudras...
D’un geste sec, la grande femme ramena les poignets en arrière.
Il sentit le chanvre fin s’enrouler sur ses poignets, les restreignant l’un sur l’autre.
Benito et Eulalie subissaient le même sort.
Ensuite Helke leur referma un collier de cuir sur la nuque, leur enserrant le cou à la manière d’une minerve.
Rudement incommodant.
Naïg déroulait trois longue corde qu’elle vint nouer sur l’anneau fixé à chaque collier, tiré en arrière sur la nuque :
- Vous courez trop vite : C’est moi qui vous freine... Torticolis assuré, je vous le garantis... La longe se détends : Ma chambrière se fera un plaisir de vous aider à reprendre le rythme...
Son ton enfla, désignant la porte d’un geste :
- Dehors ! Allez ! Alignés devant mon cheval !...
Elle les obligea à s’avancer encore de trois pas dès qu’ils eurent obtempéré.
Brice enregistra qu’elle vérifiait le harnachement du cheval.
Marmonna en déviant rapidement son visage vers Bénito :
- Pourquoi t’est avec nous ?...
- Vol de brioches... Poissé par Helke... Ca promet de l’action...
Eulalie répondit d’elle même en regardant ses compagnons de biais, chuchotante :
- Pas voulu jouer avec Ziff... Et craché à sa gueule, aussi...
Faisant faire une moue douloureuse à Bénito.
- Et toi ?...
- Frustré la « cheffe »...
Un pouffement commun les secoua.
Ils hurlèrent sous les claquements de la mèche leur brûlant les omoplates avec le cri rageur de la métisse :
- Nous verrons si vous aurez autant de langue dans une demi-heure, les bagnards !...
Elle donna l’ordre du pas de course, lançant son cheval sur leurs pas, rectifiant la longueur de cordes tenues dans la main gauche, avant de les enrouler au pommeau de sa selle.
Malins, Brice et Bénito s’étaient calqués au rythme de la fille, plus petite qu’eux, et courant moins vite.
Ils eurent rapidement une idée de leur calvaire, montant une petite colline au pas de charge, pour redescendre à l’opposé.
Chaque côte leur coupait les jambes, poursuivis de la menace constante causée par la chambrière venant leur cuire la peau au moindre relâchement.
Point d’orgue, la métisse les fit aller sur la plage.
Courir sur le sable mou était encore plus difficile et fatiguant.
A plusieurs reprises, il purent constater que les deux blondes surveillaient leur footing à l’aide de jumelles, Mirl perchée sur un cheval blanc qu’elle excita pour venir au galop à leur rencontre :
- Ça va aller !...
- Il reste un tour !...
- Ordre d’Helke !... Ils sont crevés, de toute manière...
Elle les obligea à ralentir pour revenir au pas, soufflant bruyamment.
A leur soulagement, ils avaient réussi à tenir le pas, tant bien que mal.
Effarés d’apprendre par Mirl, ironique, que le tour de l’île prenait vingt minutes pour sept kilomètres.
Ils remontèrent la lande, passant devant Helke qui les toisa, ordonnant d’un ton sec :
- Vous me les attachez au tonneau... Je viendrai assister à leur petit plongeon matinal...
Les deux femmes houspillèrent leurs captifs pour les faire avancer, contourner le baraquement pour se rendre derrière les écuries.
Une immense roue recouverte de planches, à demi immergée dans une eau croupie dressait le X de son croisillon métallique.
Faisant ricaner Naïg :
- Nous allons évaluer votre niveau d’apnée !...
La grande blonde détacha Bénito, l’obligeant à venir se coller au bois rongé et moisi.
La métisse vint l’aider à ficeler le captif, tendant la cordelette que Mirl nouait à des crochets sur l’intérieur de la roue.
- Fais avancer les chevaux...
Pendant que Naïg disparaissait, ce fut Helke qui arriva, mettant pied à terre pour venir seconder la gardienne.
La roue tourna d’un quart de tour en grinçant, Bénito se retrouvant au milieu.
Brice subit le même sort.
Sentit le bois vibrer sous son ventre, avant que ce ne soit le tour d’Eulalie.
La grande blonde fit claquer ses doigts :
- Au pas !...
Un cheval hennit, tandis que la roue grinçait.
Brice inspira profondément et bloqua sa respiration en voyant l’eau noire et bouillonnante approcher.
Ses oreilles se bouchèrent.
Ce fut le noir puis la percée de la lumière avant d’immerger de l’eau, crachant des morceaux de vase.
Il eut à peine le temps de reprendre sa respiration, bloqua ses poumons in-extremis.
Helke s’était déviée, face à la roue.
Il croisa son regard, un sourire glacial éclairant le visage de la grande blonde.
Bravache, à chaque remontée, il redressa la tête pour la fixer, en tentant de reprendre sa respiration.
Faisant ordonner à Helke :
- Accélère les chevaux !...
La roue vibra d’avantage, son couinement s’intensifiant, comme le plongeon dans l’eau bouillonnante.
Il continua de la fixer, à chaque tour, vrillé du regard azur, ironique.
- Fais prendre le trot aux chevaux, qu’on voie s’ils tiennent la cadence !...
Après une douzaine de tours, c’est toussant et crachant, à la limite de l’asphyxie, que Brice perçut le ralentissement de la roue qui freina brutalement.
- Détachez les et passez-les au jet !...
Il se sentit glisser, agrippé par Mirl qui l’envoya à terre.
L’eau glaciale le saisit, l’aspergeant.
Grelottant, il se frictionna, imité par ses compagnons d’infortune.
- Je les répartis comment ?... Demanda Mirl.
- Bénito au sciage du bois... La fille, aux cuisines... Mon drôle... Tu n’as que de le prendre aux écuries...
La cravache de Mirl lui indiqua immédiatement la route.
Mirl les ramena à leurs geôles, le temps qu’ils s’y changent.
Leur jogging était noir de vase et puant.
La blonde escorta Brice jusqu’aux écuries, lui donna une fourche en bois polie par l’usage :
- Distribue le foin...
Elle l’attrapa fermement aux épaules, le vrilla de son regard azur, intensif :
- Pas de blague avec la fourche !... D’autres s’y ont essayé avant toi... Ils l’ont payé cher...
Mirl resta à deux pas, le regardant travailler, mains jointes dans le dos.
- Mets en plus... Voila... Cela ira...
Un bruit de bottes contournant l’écurie leur fit dévier la tête.
Brice la trouva encore plus désirable que ce que lui en avait décrit Bénito.
Ses cheveux roux jetaient un contraste flamboyant par rapport au noir de la combinaison d’agneau souple moulant ses formes, tandis que l’américaine s’approchait d’eux en chaloupant sur ses bottes.
Faisant s’exclamer Mirl sur un ton ironique :
- Cheveux de feu qui se promène !... Qu’est-ce qui t’oblige à quitter tes cuisines ?... Tu cherche un nouveau prisonnier pour faire reluire tes casseroles, à défaut de t’éteindre ton petit feu follet d’entre-jambe ?...
- On ne t’as jamais dit que ton humour pouvait être furieusement navrant ?...
La cuisinière détailla le garçon des pieds à la tête, d’une manière gourmande :
- Un nouveau ?...
- Un français...
- Comme c’est intéressant...
Elle dévia son regard émeraude vers Mirl.
Reporta son attention sur Brice, se passant une langue mutine sur ses lèvres sanguines :
- Les français sont d’excellents cuisiniers... Ah ! The french gastronomie !...
Le garçon se sentit rougir, fixant brusquement ses pieds.
Lui et la cuisine !...
Mirl leva les yeux au ciel, demandant d’un ton agacé :
- Qu’est-ce que tu veux ?...
- Je cherche Helke...
- Elle est occupée... La comptabilité...
- Eva reçoit le comte et la comtesse Von Boeren...
- Et alors ?...
- Je dois concocter un menu spécial... Il faudra vous rendre sur le continent pour me ramener ce dont j’ai besoin.

Elle fouilla ses poches, en extirpa une feuille pliée qu’elle tendit à la blonde :
- Tu lui remettras... Dis-lui aussi qu’il faudra qu’elle passe me voir...
- Entendu...
Telle une promesse langoureuse, la main d’Amber caressa la joue de Brice :
- A bientôt petit français...
Mirl poussa un profond soupir agacé, la regardant s’éloigner :
- Quel cinéma !...
Ordonna à Brice de continuer son travail d’un ton sec.


A suivre... :bandeau:
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moimoi2
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par moimoi2 » 12 oct. 2017, 21:21

Ce n'est pas de tout repos ce voyage ! Il donne un ... coup de fouet :D

Toujours bien écrit !

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fredchl
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 13 oct. 2017, 00:43

Oui, c'est une version un peu plus vivifiante que le club Med. :lol:
Comme l'aurait si bien dit Robert Lamoureux : "Et c'était que l' début !..." :-)
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fredchl
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Re: L'ile aux prisonniers

Message par fredchl » 16 oct. 2017, 18:23

Je vous poste la suite :


Le français accéléra le mouvement du chiffon graisseux sur la selle en percevant les bruit de pas derrière lui.
Mirl l’avait entrainé dans la pièce située au bout de l’écurie, remplie de selles posées sur leur support, de harnais et de brides accrochée tout le long des murs :
- Tu vas nettoyer et graisser ces deux selles, bichonne-les particulièrement, ce sont celles de Helke et d’Eva... Les produits sont dans cette caisse... Allez ! Applique-toi !...
Après une heure de soins intensifs, Brice s’estimait satisfait du résultat : Le cuir brillait comme un sou neuf !..
D’autant plus que cela faisait un long moment qu’il s’escrimait, laissé seul, la blonde n’ayant même pas pris la précaution de l’enfermer dans la pièce fleurant l’odeur du cuir.
Il reconnut le parfum de la régisseuse, se penchant sur lui :
- C’est propre ?...
Brice leva un visage empreint de fierté du devoir accompli tandis qu’elle promenait une main caressante sur le cuir brun.
Le contentement qu’elle affichait s’effaça brusquement en considérant ses doigts brunis et gras.
Son regard mordoré se transforma en deux fentes suspicieuses, devenant doucereuse :
- Je peux savoir quel produit tu as utilisé ?...
Il désigna une boite rectangulaire, posée à ses pieds :
- Celle-ci...
Helke avala difficilement sa salive, comme ayant subitement du mal à digérer l’information, la mâchoire contractée.
Sa fureur éclata en même temps que l’uppercut lui claquant douloureusement la mâchoire, le jetant à terre, une pluie d’étoiles lui explosant dans les rétines :
- Tu as enduit nos selles de cirage, triple crétin !...
Son hurlement fit accourir Mirl, inquiète.
Comprit immédiatement en voyant la boite.
Passa une main sur chaque cuir, grondant à son tour :
- Je n’y crois pas : Il a flingué les deux selles !... Les sièges sont enduits... Complètement fichus... Eva va nous tuer...
- Va chercher ta soigneuse, qu’elle essaie de réparer les dégâts... Pendant ce temps, je vais m’occuper de son cas...
C’est agrippé furieusement par les cheveux qu’il dut se relever, obligé de la suivre, entrainé d’autorité par la grande blonde qui lui fit traverser à grands pas la distance les séparant des baraquements.
Elle ouvrit une porte à la volée, l’envoya rouler au sol d’une violente poussée entre les omoplates.
Brice, en découvrant l’équipement de la pièce, comprit avant que Helke n’explique, sarcastique :
- Bienvenue dans la pièce des punitions !...
Elle le tira encore par les cheveux pour l’obliger à venir se poser sur une planche en bois visée à champ entre des pieds à l’équerre :
- Tu vas gouter du carcan !... Cela te fera les pieds !...
Il sentit du bois venir peser sur sa nuque l’obligeant à se courber en plaçant son cou dans la demi-lune centrale.
Se dit qu’il allait forcément morfler.
La blonde refermait des cadenas qui claquèrent lugubrement dans la pièce.
Brice se permit d’aboyer d’un ton frondeur :
- Si on avait pris le temps de m’expliquer comment nettoyer une selle, cela ne serait pas arrivé !...
Helke le fusilla du regard, se redressa, le toisant, hautaine, poings sur les hanches :
- Puisque tu le prends sur ce ton, tu iras toi-même expliquer ton exploit à ma cousine !... Je doute fort qu’elle n’apprécie la plaisanterie : Sa selle vaut dix mille dollars à elle-seule...
Elle eut un rire bref
Croisa les mains sur sa poitrine :
- Ça va te couter quelques heures en corvées et punitions diverses pour liquider ta dette... Et vu que tu n’est pas très vaillant au lit, nous ne pourrons même pas nous payer sur la bête...
Brice encaissa la réflexion ironique.
Décida que quitte à y laisser sa peau, il ferait tout pour s’évader.
Coute que coute.
Helke se détourna pour aller détacher des cordelettes enroulées autour d’un crochet, revint les jeter devant le garçon.
Elle sortit une paire de gants noirs en cuir souple de sa poche, s’accroupit à la hauteur de son prisonnier.
Les enfila tranquillement, rivant son regard mordoré à celui du captif, avouant d’une voix radoucie :
- Quelque part, je devrais te féliciter : C’est un moment que j’apprécie particulièrement, l’administration d’une punition bien sentie... Telle, celle que tu vas subir...
- Profitez-en !... Cela ne durera pas !...
Elle rit encore :
- Tu comptes m’en empêcher comment ?... Veux-tu une feuille et un crayon, tu pourras expliquer longuement à l’ambassade qu’un vulgaire petit passeur de drogue ne supporte pas de se faire mâter lorsqu’il le mérite !... Tu ferais fureur, j’en suis sure... Quoique l’ambassadeur n’en a cure, il est le premier à toucher ses pots de vin !...
La blonde attrapa l’une des cordelette.
Ses doigts s’activèrent, repliant le chanvre fin d’une part, enroulant la cordelette en bande serrée, réalisant ainsi un mors épais qu’elle lui mit sous le nez, satisfaite :
- Avec ça dans la bouche, je suis sure que tu arrêteras de me raconter tes inepties !...
Elle se redressa, le contourna.
Ordonna, tapotant l’arrière du crane :
- Ouvre la bouche !...
Brice sentit le mors de fabrication artisanale lui griffer les lèvres, serré fermement, la régisseuse lui nouant sur la nuque.
Revint face à lui, ricanante en admirant son œuvre :
- Tu est devenu muet le français ?... Je ne t’entends plus ?...
Il entendit la porte couiner dans son dos, reconnut le martèlement des bottes de Mirl qui s’avança à leur niveau :
- Je crains que pour vos selles... Ma soigneuse est aussi effondrée que ta fureur...
Helke croisa les bras sur sa poitrine, soupira longuement :
- Tu omets un paramètre, Mirl...
- Quoi ?... Quel paramètre ?... De quoi me parles-tu ?...
- Tu expliqueras à Eva d’avoir omis de montrer à ton... Polisheur... La manière d’entretenir une selle... N’est-ce pas ?...
- Insinue que c’est ma faute aussi, pendant que tu y est !...
- Je n’insinue pas ! Je le sais !...
- Je... J’ai... Oui, bon !...
La soigneuse avoua, contrite :
- J’ai été prise par le temps... J’aurais du lui inculquer les bases...
Helke souffla, agacée :
- Mirl... Mirl... Mirl...
- Helke ! Ça va ! Je n’arrête pas de courir depuis ce matin !...
- Je sais !...
- Tu veux me punir, aussi, pendant que tu y est ?...
La régisseuse la vrilla d’un regard dur :
- Ta punition, je l’ai déjà trouvée !...
- Sans blague ?...
- Demain, tu accompagneras Abra et les captifs que je désignerai sur le continent... Tu te feras un plaisir d’offrir une selle neuve à ma cousine...
Mirl sursauta :
- Neuve ?... Une selle neuve pour Eva ?...
Elle se tordit les mains de désespoir, implorante :
- Tu connais les gouts de luxe d’Eva !... Merde !... Je vais y laisser mon compte en banque : Ses étriers sont en argent massif et toutes les coutures en fil d’or, sans parler de ses initiales sur chaque étrivière... Ca va me couter une blinde !...
- C’est ça, ou une entrevue houleuse avec elle...
Un poing rageur se dressa face au visage de Brice :
- Je ne sais pas ce qui me retiens !... Merci pour le cadeau !...
- Attache-le, si ça peut te détendre !...
- J’exige aussi qu’il me soit réservé samedi prochain !...
- Mirl !... Tu sais très bien que les autres ont leur mot à dire... Nous tirons toujours au sort...
- Si on les bluffe ?...
- Naïg se doutera de quelque chose...
- Pffuhhh...
- Bon ! Tu l’attaches, ou dois-je m’en charger ?...
Helke se recula d’un pas, lui laissant le champ libre :
- Pas trop serré, il va rester un moment dans la position...
La blonde dévia la tête dans sa direction, ironique :
- Tu me prends pour qui ?...
Elle attrapa une des cordelettes, l’étira pour la dérouler soigneusement.
L’enroula lentement sur le poignet gauche, alignant soigneusement le chanvre, étira le lien pour rejoindre l’autre poignet, réitérant l’opération.
- De parfaites menottes !... S’amusa Helke.
- Dommage... Nous aurions du le mettre nu...
- Lubrique !... Tu veux qu’il s’enrhume ?...
Mirl se fouilla, exhibant son cran d’arrêt.
La lame claqua.
Elle prit soin de taillader précautionneusement le nylon de la veste, déchiquetant le tissu d’une poigne puissante.
Brice se retrouva rapidement torse nu.
Helke lui défit les sandalettes, l’attrapant aux hanches pour le soulever, permettant à sa complice de tirer le pantalon, puis le boxer :
- Voila qui est mieux... Tu peux me planter deux pieux ?...
- Deux ?!!
- Oui.
Mirl traça des croix de la pointe de sa botte, à un mètre en arrière, écartés.
La régisseuse s’exécuta.
La blonde aux yeux bleus retourna dépendre d’autres cordes, plus épaisses.
Le garçon sentit le chanvre poli glisser sous sa gorge, les liens revenant battre sur ses flancs.
Elle attrapa une autre corde dont elle se servit pour lui ceindre le buste.
Brice ne put s’empêcher de gigoter en sentant les liens lui rentrer entre les fesses, faisant rire Mirl :
- Profite en de danser : Quand j’aurai fini, je te promets que tu seras sage comme une image !...
Il remua encore en sentant la corde lui enserrer fermement les testicules, remonter en frottant contre son pénis.
La blonde regroupa les liens, fit tout une série de noeuds, faisant commenter Helke :
- Une bonne idée, cette association...
Mirl fit une pause :
- Un crotch rope amélioré : S’il baisse la tête, à cause de la corde de son cou, le crotch se tends, lui rentre douloureusement dans les fesses et lui étire les bijoux, provoquant également un frottement sur le pénis !...
- Mais les pieux ?...
Sa complice eut un signe de la main :
- Je finis, d’abord...
Elle ramassa une nouvelle corde, liée autour de la cuisse gauche, rejoignant la droite à l’identique, répéta la même liaison sur les mollets avec une autre corde.
Helke compléta l’œuvre en nouant un lien joignant celle des cuisses à l’autre, vérifiant que la tension était supportable.
Elle comprit en voyant Mirl enrouler une cordelette autour de la cheville à la manière d’une bottine, liée par un nœud et l’imita, enroulant le bout du chanvre au piquet planté dans la poussière, obligeant le garçon à écarter les jambes au maximum.
Elles se reculèrent pour admirer le résultat :
- Tu comptes le laisser combien de temps ainsi ?...
- Au moins la durée du déjeuner !...
Mirl lui claqua les fesses :
- Quel joli petit cul !...
Elle tourna autour, stoppa subitement face à lui, fouillant à nouveau ses poches.
En extirpa un collant dont elle lui coiffa le visage en riant.
Brice eut l’impression de plonger dans la pénombre, l’opacité ne lui permettant plus que de percevoir des contours troubles.
Helke referma ses mains gantées sur le visage offert, soufflant sur son visage d’un ton rauque :
- Bonne méditation, insolent français... Cela te laisse le temps de réfléchir à tes actes...
Il entendit les femmes rire en s’éloignant dans son dos.
La porte couina sur ses gonds, avant de claquer.

A suivre...



Bonne lecture ! N'hésitez pas à laisser un commentaire !...
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