Maison de redressement

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moimoi2
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Maison de redressement

Message par moimoi2 » 06 juin 2018, 17:58

Une histoire que j'ai sous le coude depuis un bon bout de temps. J'espère qu'elle vous plaira (par contre elle sera assez longue ;) ). Ceci est l'introduction, comme pour ma première histoire, je vais mettre un peu de temps avant d'entrer dans le vif du sujet.

(oui je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration pour le nom de la directrice je vous l'accorde :P )

I) L'entretien

-----------------------------------------------------------------------------

-           Vous ne pouvez pas me faire ça !
Face à ces hurlements, la directrice, Madame Pervenche se massa les tempes et fit signe à ses 2 employés. Ils comprirent immédiatement et partirent chercher leur équipement.
-           Mademoiselle Pern, on ne vous demande pas votre avis. Vos délits ne peuvent rester impunis éternellement. D’ailleurs, Monsieur votre père et Madame votre mère n’ont pas décidé de vous placer ici. C’est votre éducatrice qui pense que cet internement vous fera du plus grand bien. Vous faites partis d’une élite et le peuple attend de vous de l’exemplarité !
-           C’est des conneries ! Je refuse de parler avec une sale conne de votre genre et …
Elle fut furieusement coupée par la femme de 40 ans.
-           TAISEZ-VOUS ! Elle continua en regardant les deux hommes revenir.
-           Joffrey et Fred, occupez-vous d’elle. S’il vous plaît et par pitié, faîtes la taire !
Ils hochèrent la tête et dirent à l’unisson :
-           Très bien Madame.
Sachant qu’elle avait dépassé les bornes, la jeune femme aux cheveux châtains pâlit en voyant l’équipement que portaient les deux employés. Elle jeta un regard implorant à ses parents.
-           Si si s’il vous plaît, bégaya-t-elle.
Mais la directrice les devança.
-           Dépêchez-vous !
-           Noonnnnnnnnnnn !!

Malgré sa petite taille pour une jeune de 24 ans, les deux surveillants eurent du mal à immobiliser Laure. Cette brunette d’1 mètre 60 se débattait comme une furie mais ils réussirent tout de même à lui imposer la camisole par-dessus sa combinaison de prisonnière. Ensuite, ils la plaquèrent sur un brancard original : des attaches lièrent ses chevilles, genoux et cuisses.

-           Lâchez-moi bande de brutes !

Une main puissante cala son torse contre le brancard et deux sangles immobilisèrent son buste. L’un des deux employés lui plaqua un masque sur son visage. Il s’agissait d’un produit high-tech. L’intérieur du masque se composait d’une matière synthétique qui adhérerait parfaitement aux traits de la porteuse. Par la même occasion, une biomasse lui serrait fermement les lèvres et les mâchoires. De plus, elle possédait un effet d’isolant phonique. La prisonnière aurait beau pester ou gémir à souhait, on l’entendrait à peine.
 
Madame Pervenche parla aux parents.

-           Vous avez un dernier mot avant qu’on ne l’emmène ?
Ils hochèrent la tête, le père commença.
-           Tu vas nous détester ces prochains jours mais, sache que nous aussi, on a vécu ce que tu vas endurer.
Il vit que sa fille avait levé la tête d’un air circonspect. Sa mère continua.
-           Et oui, auparavant nous n’étions pas vraiment des « modèles ». Nous avons fais ce qu’on a pu pour toi mais apparemment, tu tiens trop des gênes de ton père !
-           Je ne vois pas de quoi tu parles répondit l’intéressé en levant les yeux au ciel.
-           Mais sans ça, nous ne nous serions pas rencontrés ton père et moi. Peut-être que toi aussi tu trouveras quelqu’un !
-           MMpphmmmm ????!!! entendirent-ils dans des sons étouffés.
La directrice mit fin aux adieux.
-           Au revoir madame, monsieur.
En quittant le bureau, ils virent leur fille sangloter. Une fois dans le couloir, l’homme métissé parla à sa femme :
-           Désolé ma chère mais je n’étais pas aussi chiant qu’elle lorsqu’on m’a emmené !  
-           Ben voyons …
Ils saluèrent le jeune homme accompagné d’un garde. Il venait juste d’être menotté et s’assit sur la seule chaise disponible.

 
 10 minutes plus tard …
 
Madame Pervenche était satisfaite, la jeune Eléonore ne la dérangerait plus pour un bon moment. De sa fenêtre, elle la voyait se débattre inlassablement dans ses liens. Lorsqu’elle vit enfin qu’on la plaçait dans la camionnette, la directrice souffla et tourna sa tête vers son assistante.
-           Comme vous pouvez le voir Brenda, ce travail bien que satisfaisant est usant. Pouvez-vous me dire quel est mon prochain rendez-vous ?
L’assistante de 30 ans environ feuilleta dans son carnet quelques instants.
-           Alexis PETIT. Un jeune homme de 22 ans. Selon la synthèse, c’est un élève studieux mais terriblement impoli, se moquant ouvertement de tout et de n’importe qui. Il est au centre du scandale avec le duc de la Nouvelle-Aquitaine. Ce sont ses parents qui ont demandé auprès d’un éducateur de l’interner. Vous avez accepté son dossier.
-           Oui je m’en souviens maintenant, un jeune homme prometteur malgré l’incapacité de se parents. Est-il prêt pour l’entretien ?
-           Oui, le garde l’a préparé.
 ---------------------------------------------------
  
Stressé, Alexis tremblait sporadiquement de sa jambe droite. Son entretien avec la directrice de l’établissement allait se dérouler dans peu de temps. Il était anxieux car il ne connaissait que vaguement le plan de ses parents en l’inscrivant ici. Surtout qu’ils avaient décidé d’acter cette inscription après l’une de leur énième dispute. Pour la 20ème fois depuis qu’il était sur cette chaise, il mit ses mains sur ses cheveux noirs. Ses yeux verts/gris reflétaient sa détresse.
 
Tout ça à cause de cette saloperie d’évaluation du « sens commun » négative ! Bandes d’hypocrite ! C’est surtout que j’ai recadré ce connard de Duc.
 

Cette évaluation a pour but (en Europe surtout), de repérer les jeunes sortant de la « normalité » que leur impose la société. Suite à cette évaluation, tous les citoyens qui ne « respectent pas » les valeurs morales et sociales sont recadrés. Après plusieurs convocations chez des éducateurs dues à son cynisme et à une conversation qui a mal tournée avec une personne hautement placée (malgré ses bons résultats scolaire), ses parents se sont vus dans l’obligation de le remettre sur « le droit chemin ».
 
Déjà qu’ils se sont à peine occupé de moi, les voilà qu’ils m’emmerdent ! « Pour ton avenir » bla bla bla. Conneries !
 
Il ne savait qu’une chose : cette année ne risquait pas d’être plaisante. Tous les jeunes qui partaient dans ce genre d’établissement en ressortaient lobotisées pour entrer dans les « normes de la société ».
 
-           Hum hum, Monsieur Petit ?
 
Merde !
 

Il sursauta  de peur. Il était tellement absorbé dans ses pensées qu’il n’avait ni vu, ni entendu la directrice l’appeler. Elle s’était déplacée à à peine 2 mètres de lui ! Il fallait qu’il montre patte blanche mais c’était mal parti pour éviter un redressement social. En se levant, même menotté, il s’inclina impeccablement devant cette femme d’âge moyen, plutôt fluette mais avec un regard glacial. Il déglutit.
 
-           Mes excuses Madame la directrice. J’étais …
-           Nul importance la coupa t elle sèchement. Entrez, vous m’avez fait perdre assez de temps.

Elle se retourna très rapidement et Alexis dut presser le pas pour se placer à un mètre 50 derrière elle comme l’exigeait le protocole. Il entra dans le bureau et s’assit sur un siège en cuir très confortable. Il fut surpris.
 
La pièce, bien que petite, était très bien agencée. Le bureau en bois laqué devait mesurer presque 2 mètres de long. Il remarqua non loin sur la gauche de son interlocutrice une sortie à grands battants.
 
Je me demande à quoi sert cette sortie.  
 
Elle le regarda durant 10 bonnes secondes droit dans les yeux. Bien qu’inquiet, il fixa ce regard vert glacial sans ciller.
 
Ça y est je suis cuit, je suis tombé sur une folle.
 
Avec le même ton que précédemment, elle le rappela aux bonnes convenances.
 
-           Lorsque l’on est en face d‘un supérieur, on ne le regarde pas effrontément dans les yeux jeune homme. Surtout quand on est en passe d’être envoyé en maison de redressement.
-           Je … commença t-il
-           On ne coupe pas non plus la parole ! s’énerva t-elle.
 
C’est bon, je peux dire adieu à une quelconque grâce.
 
D’un coup elle se radoucit.
 
-           Mais vos résultats scolaires sont bons, presque excellent. Je suis certaine que votre cas n’est pas désespéré. Vos parents ne se sont pas occupés comme il se le devait et dorénavant, dorénavant, ils en payent le prix rassurez-vous.
 
Heuuuu … what the fuck ?
 
-           Pouvez-vous m’expliquer … plus en détail la relation entre mes parents et mon orientation actuelle ?

-           Bien-sûr. Votre père et votre mère n’ont pas assez bien ou voire pas du tout, su s’occuper de votre éducation qui sied à un bon citoyen même de rang aussi modeste que le vôtre. Ils s’en veulent et pour se racheter, ils ont décidé de financer votre future formation de redressement. J’ai accepté car de un, vos parents regrettent ce qu’ils ont fait et de plus, vous pouvez monter de grade social. Malheureusement avec un goût trop prononcé pour l’impolitesse, le cynisme, l’hypocrisie et parfois même, la manipulation, ceci risque d’être compliqué. Mais ne vous en faîtes pas, votre comportement immature sera un mauvais souvenir une fois que vous en aurez finis. Vous avez des questions ?
 
Alexis était tout bonnement abasourdi mais il rassembla ses idées en quelques secondes.
 
-           Pourquoi votre école est-elle perdue en plein milieu des Pyrénées ? Pourquoi le bureau se situe ici en ville ? Malgré mes quelques informations glanées ici et là, je n’ai pas réussis à trouver un seul avis sur votre école hormis la fiche de présentation présent sur le site du ministère.

La directrice sourit.

-           C’est bien, vous avez compris que vous n’avez plus le choix. Notre méthode pédagogique est quelque peu … spéciale. Vous aurez la réponse à vos questions lors de votre rentrée. C'est-à-dire dans deux jours exactement. La police viendra vous chercher au cas où vous voudrez fuir … finit-elle sur un ton très menaçant.
 
DANS DEUX JOURS ??!!!!
 
Elle finit l’entretien abruptement.
 
-           Au revoir jeune homme et à très bientôt fit-elle dans un grand sourire.
Alexis frissonna. Elle fit un signe de la main au gardien et Alexis sentit immédiatement la poigne puissante du garde sur sa nuque.
 
Je ne sais pas où je vais atterrir mais ça sent mauvais.
 
Il était bien loin de la vérité …

moimoi2
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Re: Maison de redressement

Message par moimoi2 » 12 juin 2018, 15:32

Voilà la suite
----------------


Le lendemain en fin de matinée …

 
Sortant d’un long sommeil, Alexis avait du mal à se réveiller. Quelque chose ou quelqu’un s’enhardissait à le tirer des bras de Morphée. Des petites tapes sur ses joues lui faisaient reprendre ses esprits petit à petit bien qu’il commatait encore. Il cru entendre une voix féminine agacée :

-           Je peux savoir qui l’a endormi ??!!  Regardez son état ! Il sera à peine capable de marcher pour la présentation.

Il allait se rendormir lorsqu’on le secoua légèrement.

-           Dis-moi ton nom.

-           …………

Elle le secoua une seconde fois.

-           Comment t’appelles-tu ?

-           …………

Cette fois, ce fut le contenu d’un verre d’eau froide qui réussit à le réveiller.

-           Eh ! fit-il surpris. Qu’est ce qui te prends Célia ?

-           Je ne suis pas Célia. Donne-moi ton nom.

-           HHeuuuuuu où je suis ? répondit le pensionnaire en baillant.

-        Tu es arrivé  à destination. Bienvenue à l’institut de redressement n°42 ! répondit la fille sur un ton ironique. Je suis une troisième année et je vais t’accompagner pour les  premières semaines.

De consternation, Alexis fronçait les sourcils. On a du me droguer. Après un moment de réflexion …

-           Et merde.

-           Maintenant, tu peux me donner ton nom avant que je commence à m’énerver ?

Le ton de sa voix montrait qu’elle atteignait ses limites. Elle avait du passer une mauvaise journée pensait-il. C’était dommage, car cette fille était pas mal du tout dans son tailleur bleu.

-           Allooorrss, je m’appelle Alexis et toi ? demanda- t - il à la brunette. Ses yeux noisettes le fixèrent sévèrement.

-           Sophie. Écoute-moi bien. Tu vas assister à la cérémonie de bienvenue. La directrice va faire son discours aux nouveaux. Viens, je t’y emmène.

Avant qu’il n’ai pu faire quoi que ce soit, elle lui noua un bandeau autour des yeux.

-           Mais qu’est ce … Aïe !

Elle venait de le pincer sur la main.

-           Laisses toi faire ! Tu risques d’être ébloui si je ne te mets pas ça sur ton visage.

Bien que soucieux, il accepta. Toujours sous l’effet de la drogue, il chancela lorsqu’il se leva et Sophie dut le soutenir pour qu’il puisse se déplacer.

-           Je vais t’expliquer rapidement le fonctionnement de l’école. Vous êtes 20 premières années cette rentrée-ci réparties dans 5 équipes différentes. Bleu, vert, rouge, or et noir. Dans une équipe, les personnes d’années différentes sont mélangées. Par exemple, je suis une troisième année dans l’équipe bleue. La même que la tienne. Compris ?

Alexis hocha la tête.

-           Si tu veux faire des études, tu devras les reprendre après ton passage ici et crois-moi, ça peut être long … Il y a 3 surveillants : Fred, le Colosse et Alice. Cette dernière est la pire d’entre les 3. Si tu ne respectes pas les règles de l’école, toute l’équipe peut en pâtir donc surveille bien ton comportement ! Sache que les mensonges et trahisons entre les différentes équipes sont monnaies courantes. En attendant que tu prennes l’habitude, je m’occuperai de toi autant de temps qu’il le faudra.

-           Ça veut dire quoi ça ?

-           De ?

-           « Je m’occuperai de toi autant de temps qu’il le faudra »

Il l’entendit rire.

-           Tu le découvriras bien assez tôt. Maintenant silence !

-           Mais …

Elle le frappa doucement mais sèchement sur sa tête.

-           Plus tard les questions !

Oh là là, qu’est ce qu’elle est chiante …
 
Après quelques minutes de marche, elle frappa à une porte avant d’entrer. Elle installa le jeune homme toujours aveuglé dans un fauteuil.

-           Bonjour madame la directrice. Je vous amène Alexis. Il a subit une surdose et j’ai eu du mal à le déplacer seule. Toutes mes excuses pour ce retard.

La voix de la directrice se fit entendre.

-           Excuses acceptées Sophie. Je vois que toutes les nouvelles recrues dans ton équipe sont aveuglées. Je serais curieuse d’en connaître la raison ?

-           Pour éviter toutes indisciplines volontaires ou non. Nous avons eu trop de problèmes l’an passé. Dans leur cas, ils seront dans l’obligation de nous obéir. Sans savoir où aller, ils ne vont pas réussir grand-chose … sans parler de nous trahir.

-           C’est une idée très intéressante. Je serais brève.

Elle prit une légère inspiration.

-  Bienvenue à tous. Vous savez tous aussi bien que moi la raison de votre présence ici, inutile de le rappeler. Durant la première semaine, vous aurez l’obligation d’être accompagné par votre tuteur ou tutrice. Vous devrez leur obéir au doigt et à l’œil pendant cette période. Vous suivrez tous le même programme de cours et devrez réaliser au moins 2 activités physiques dans la semaine. Tous types de sports vous sont proposés : basketball, volley, football, tennis, escrime, ping-pong, canoë kayak, équitation, danse … Si vous ne savez pas quoi choisir, votre tuteur le fera pour vous.

Après une petite pause, elle finit son discours.

-           Les cours commenceront dans 2 jours. Vos tuteurs vous expliqueront le déroulement de votre formation. Vous pouvez disposer. Bonne année à tous !




Alexis fut remit debout par sa tutrice et celle-ci le guida hors de la salle. Cette fois, il arrivait à marcher sans prendre appuis. Il attendit quelques instants pour chuchoter :

-           Où est-ce qu’on va maintenant ?

-           Dans notre salle commune. Attention aux escaliers.

 

Ils y arrivèrent 5 minutes plus tard. Elle le dirigea dans sa chambre individuelle et lui retira doucement le bandeau. Après s’être habitué à la nouvelle luminosité, il put observer à loisir sa nouvelle chambre. Elle était simple mais avait l’air confortable. Un lit une place si situait à gauche de la pièce sur lequel reposait un paquet et une couette. A droite, un bureau et une chaise. Une bibliothèque était située à gauche de la porte d’entrée. Il enleva ses chaussures et pu marcher sur le tapis.

Moelleux et confortable. Qu’est ce qu’ils cachent ici ? Pour une maison de redressement, c’est loin d’être spartiate.

 

-           Et bien je m’attendais à pire ! C’est petit mais bien moins horrible que je ne le pensais.

Il vit la brunette soupirer de soulagement.

-           Heureuse que tu le prends comme ça.  Certains viennent de familles très riches et supportent mal de vivre ici.  Prends tes affaires et suis-moi dit-elle en lui indiquant le paquet sur le lit.

Il hocha la tête et obéit. Elle l’emmena tout d’abord dans la « salle commune ».  Se trouvait ici plusieurs sièges et fauteuils, des tables basses et de bar avec une cuisine. Il allait poser des questions :

-   Comment …   

-   Va à droite et douches-toi la coupa t-elle. Je t’attendrai avec les autres pour le débriefing. 5 minutes la douche pas plus !

 

Son ton autoritaire lui indiquait qu’il avait tout intérêt à obéir. En entrant dans les douches communes, il put voir un autre garçon de son équipe.

Ils se saluèrent et firent les présentations. Son coéquipier, Bryan avait déjà les cheveux gris du haut de ses 23 ans.  Ses yeux étaient verts et il était assez musclé. Ils n’eurent pas le temps de discuter du fait qu’Alexis était attendu. Ils allèrent tous 2 dans une cabine pour se changer.

Il ouvrit son paquet et sortit le contenu du sac. Consterné, il ne trouvait pas de serviettes.


 Qu’est ce qu’est ce que ça ?

 

-           Heuuu Bryan ? fit Alexis d’une voix hésitante.

-           Oui ?

-           Tu n’as pas un problème avec tes … vêtements ?

-           Non pourquoi ? demanda t-il d’une voix amusée.

-           Tu ne trouves pas ça un peu ... bizarre ? Et tu n’aurais pas une serviette ?

Il entendit son (futur) ami rire franchement.

-               Tu n’as jamais porter de combinaison chauffante  ? Mais d’où viens-tu ?!! C’est très utilisé de nos jours chez les hauts-citoyens. Celle que tu tiens entre tes mains est assez différente, elle rempli ce rôle mais tu ne pourras l’enlever que si on te donne l’autorisation. C’est la tenue des prisonniers de haut rang. Il est impossible d’y cacher quoi que ce soit.

Alexis commençait à devenir rouge.

-           Tu veux dire qu’on va devoir tous porter ça ?

-          Ne  fais pas ton timide, tu t’y habitueras vite ! plaisanta-t-il. Dépêche, Sophie la cheffe n’est pas très patiente lui rappela t-il.

 

De dépit, il dut l’enfiler. Il n’avait jamais encore vu ce genre de matière. Le tissu était de moyenne épaisseur, de couleur bleu roi et des renforts se situaient aux niveaux de ses coudes et genoux. Une fine coque recouvrait  ses parties intimes.

 C’est toujours ça …

Lorsqu’il ferma la zip, il entendit un petit bruit électrique. Ensuite, il sortit de la cabine et rejoignis Bryan.

 

-           C’était quoi le bruit quand j’ai fermé la zip ?

-           Verrouillage activé. Je t’en dis pas plus ! dit-il rapidement  en faisant des signes de la main lorsqu’Alexis voulut lui poser une autre question. Je laisse à Sophie le plaisir de parfaire tes connaissances générales fit-il avec un clin d’œil.

Ils se retrouvèrent tous les 2 dans la salle commune. Là, Alexis trouva une de ses coéquipières en mauvaise posture.


Merde ! Qu’est ce qui se passe ?


Sur l’un des fauteuils, se trouvait une jeune fille sévèrement ligotée . Elle portait la même combinaison que Bryan et lui-même. Elle était encordée « de la tête aux pieds », les cordes s’entrecroisant en formant des motifs symétriques tout en bloquant ses bras et poignets à l’arrière de son dos. Elle devait avoir les bras collés l’un à l’autre et des poignets reliés au bas de son dos. Il se demandait si elle ne jouait pas un peu la comédie, elle avait l’air de se débattre et de beaucoup râler mais, il l’entendait très peu. Pourtant, il ne voyait qu’un simple tissu bleu enroulé autour de ses lèvres et de na nuque. Elle jetait des regards assassins sur la cheffe d’équipe. Il voulu la délivrer mais Bryan l’en dissuada d’un coup de coude. En les voyant arriver, Sophie s’exclama :

-           4 min et 48 secondes ! Tu es ponctuel Alexis, c’est une très bonne chose. Vous n’avez pas eu de mal avec les combinaisons les nouveaux ? Elles peuvent être difficiles à enfiler.

Ce fut Bryan qui répondit,

-           Pour ma part non mais pour le beau gosse à côté de moi c’était différent !

Immédiatement, Alexis devint rouge.

-           Disons que … je n’ai pas l’habitude de ce genre de … de … de … ce genre de textile ?

Son regard croisa celui d’une fille de première année. Il devint plus rouge encore après son observation de la jeune blonde.

-           hum hum. Fin bref.

Des sourires se dessinèrent sur les visages ses coéquipiers et coéquipières. La cheffe reprit la parole.


-           Bien. Vous remarquerez les nouveaux qu’il y a une hiérarchie dans l’équipe. En général on peut la remarquer à l’habillement. Vous quatre (elle désigna les premières années) avez des tenues simples, sans distinction d’aucune sorte .Cela signifie que vous devrez obéir systématiquement à l’un de nous qui sommes là depuis plus longtemps que vous. Une barrette en or est présente sur l’épaule droite pour désigner une année complète et réussie passée dans l’établissement. 2 pour 2 ans etc.  Vous aurez donc seulement 8 supérieurs au sein de notre groupe. Lors des moments officiels, je serai en tailleur, c'est comme ça qu'on repère les chefs d'équipe et ...

-           Pourquoi « seulement 8 » ? demanda Alexis.

Elle le fusilla du regard.

-           Évite de poser des questions à tout bout de champ. Ici ce n’est pas grave mais je vais tout de même vite t’apprendre à perdre cette habitude. Sache que nous sommes l’équipe la moins nombreuse cette année. L’année dernière, des « traîtres » ont changé de camp et d’autres groupes ont réussis à nous retirer des membres pour les insérer dans le leur. Tous les autres groupes contiennent entre 20 et 25 membres.  

Des murmures parcoururent l’assemblée. Sophie continua.

-           Ce qui nous donne un gros désavantage : si différents groupe nous attaquent en même temps, on est cuit. Il va falloir rapidement nous défendre mais, la communication sera meilleure en plus petit nombre et on pourra plus rapidement nous venir en aide. N’est-ce pas Alicia ? termina t- elle en s’approchant de la jeune fille ligotée.

-           MMpphmmmm !!!!

Alors cette fille est Alicia. Je me demande pourquoi elle est dans cet état.

-           C’est à cause d’elle qu’on est si peu nombreux. Cette mutine (de première année) nous a fais perdre plus de la moitié de nos effectifs ! Malheureusement pour elle, je l’ai attrapée au bon moment et la directrice l'a rappelée à l'ordre cet été …  De plus, personne ne lu fera confiance désormais. Elle va devoir redoubler son année … Est-ce que tu as compris la leçon Alicia ?

-           MMphmmm ! répondit l’intéressée en hochant la tête.  

-           Jeremy et John, mettez là dans son lit. Je discuterai avec elle plus tard.

Les deux de deuxième année acquiescèrent et emmenèrent la pauvre captive sous ses gémissements et gesticulations.  


Sophie reprit ses explications.

-           Comme vous le découvrirez bientôt, dans cette école, il y a une méthode très radicale pour punir ou récompenser un élève. C’est le nombre de jour de sorties ou d’emprisonnement que vous obtiendrez en fonction de votre comportement, de votre réussite en classe et dans la «  poursuite ». Je …

-           C’est quoi la poursuite ? demanda spontanément Alexis.

La cheffe tiqua. Une autre en 3 ème année rit.

-           Décidément Sophie, ton petit protégé a la langue trop bien pendu … Je peux m’en occuper ?

Sophie indiqua qu’elle était d’accord.

 Sentant que ça sentait le roussi, Alexis tentât de calmer le jeu.


-           Nan mais c’est pas grave, je ferai attention !

Pour toute réponse, l’autre aînée sourit en se plaçant à côté de lui. Vive, elle se mit derrière le jeune homme, elle lui prit ses 2 poignets, les amenèrent  vers elle pour lui glisser des menottes.

-           Mais qu’est ce que tu foou..mmphmmm ! Elle le bâillonnait de sa main droite ! Il tentait bien de se dégager mais elle réussis à bloquer sa tête.

Un autre vint face à lui et lui boucha le nez. Au grand dam d’Alexis, l’agresseuse mit une boule de tissu dans sa bouche et lui noua fortement un foulard pour la tenir.

-           Mphpmm, mmphmm, mmph, mp, … m !!! ???

Plus il essayait de déloger son bâillon et plus le tissus se serrait ! Il finit comme Alicia, condamné à émettre des sons à peine audible.

-           Merci Lise dit Sophie. Tu vois Alexis, cette punition n’est rien comparé à ce que peuvent te réserver les professeurs et les surveillants. Grâce à moi, tu vas peut-être enfin pouvoir écouter avant de parler à tout bout de champ.

-           Mphmmm !

Mais bordel ils sont fous ??!!

 Voyant qu’il commençait à se débattre et à paniquer, Lise l’installa sur une chaise.

-           Tu veux que je t’attache pour que tu arrêtes de nous gêner ?

Putain, elle ne plaisante pas ! Il se calma immédiatement.

MMpphmm ! oon !

-           Très bien reste assis et sois sage. Elle lui tapota la tête. Sophie, tu peux continuer !

-           Merci Lise. La poursuite est une sorte de jeu politique entre les différentes classes. Il se déroule chaque jour de la semaine 24h/24. Son but est que vous appliquiez vos connaissances techniques en matière de manipulation de  dissimulation ou encore de tromperie. Il est très utile pour vous apprendre à vous défendre aussi bien verbalement que physiquement. Comme nous sommes tous d’une « caste supérieure », notre vie peut être menacée ou rançonnée  à tout moment. Ici, vous serez entrainés. Je crois avoir tout dit. Je vous invite à entrer dans vos chambres et à nous rejoindre d'ici 10 minutes.

Toutes les premières années partirent en discutant avec leur tuteur. Il la héla :

- MMpphmm ??!

Sophie se retourna, faisant mine de se souvenir de son existence :

- Désolé je dois me préparer. On se revoit dans 10 minutes ! Et elle partit.

Elle va pas me laisser comme ça ??

- Mpphmmm ??

Quand il du se rendre à l'évidence, elle était déjà partie. Il décida de faire le tour de la salle pour passer le temps. Il essaya tant bien que mal de retirer son bâillon avec ses mains menottées mais il ne réussissait même pas à desserrer le nœud. Une fois les 10 minutes passées, il vit enfin sa tutrice arrivée. Elle s'était munie de la combinaison. Il se plaça face à elle.

- Mpphmmm ??

Elle se dirigea vers Alexis pour lui retirer son bâillon et ses menottes. Il massa sa mâchoire. Sa punition n’a pas durée très longtemps mais il avait très bien saisis le sous entendu.

-           Merci.
Elle hocha la tête. Elle attendit que toutes les premières années soient présents.
-           Maintenant, les nouveaux, direction votre premier cours !

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Ce que je déteste : Les bâillon boule,ne pas avoir de partenaire pour les scéances de ligotages, tout ce qui hard
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Re: Maison de redressement

Message par foulards6384 » 12 juin 2018, 17:13

c'est une maison de redressement aux méthodes étonnantes :shock:
Ont aimerai presque y être envoyer ou y être salarié, sa dépend du côté ou ont aime ce trouver, être le ligoté ou être le ligoteur :lol: .
Une histoire intéressante, vivement la suite :) .
je bouge pas :police: je ne regarde pas :bandeau: je ne parle pas :gagged:

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Re: Maison de redressement

Message par Mad Hatter » 16 juin 2018, 11:59

C'est amusant de voir comment certains sujets se télescopent dans le temps. https://www.arretsurimages.net/emission ... -la-beaute
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Re: Maison de redressement

Message par moimoi2 » 17 juil. 2018, 16:59

Je ne me suis pas beaucoup connecté ces derniers temps mais voilà une petite suite ^^

---------------

Première rencontre


Quand son accompagnatrice lui enleva le bandeau, Alexis, une fois habitué à la luminosité, vit qu’il se trouvait dans une salle de cours bien éclairée à travers les 3 grandes fenêtres situées à la dextre de la pièce. Les 20 nouveaux élèves dont Alexis répondaient tous présents. La salle était séparée en 5 ateliers : un atelier par couleur d’équipe. Cinq  mannequins étaient posés sur chaque table. Une femme, entre 35 et 40 ans, cheveux noirs tombant sur ses épaules, yeux bleus et plutôt grande les observa avec attention. Les murmures s’éteignirent au bout de quelques instants seulement. La professeure, en tailleur pourpre prit la parole avec le sourire. Elle avait un  léger accent « british ».

-          Bienvenue chères premières années. Je suis votre professeur d’anglais Madame Kean. Mais, pour le moment, je vous enseignerai certaines techniques qui vous seront utiles tout le long de votre vie. Je pense déjà connaître la réponse mais je pose la question à tous : savez-vous de quoi il s’agit ?

Tous répondirent oui ou hochèrent la tête, intimidés. Tous sauf Alexis. Ne sachant que faire, il leva la main.

-          Je suis désolé Madame Kean mais, je ne connais pas cette … matière ?

Beaucoup de ses camarades se retournèrent vers lui, visiblement très étonnés. Il rougit d’embarras. Une autre fille (de l’équipe Or) avait levé la main et affirma d’une petite voix :

-          Moi aussi. 

La professeure Kean paraissait ravie.

-          Oh ! Je vais enfin pouvoir réellement m’amuser avec des premières années ! Mettez-vous par équipe autour d’un atelier. Je vais chercher du matériel. Elle sortit par une porte au fond de salle d’un air pressé.

Pendant ce temps, les conversations reprirent. Il fit la connaissance avec les 3 filles de premières années de son équipe.

Il y avait Arianna, une jeune espagnole à la peau mate, Elisa une Irlandaise et Marie. Elle, venait tout droit d’Italie. Par chance, elles étaient toutes résidentes en France et comprenaient parfaitement le français.

Et dire que je ne parle aucune autre langue …


Elisa, continuait la conversation, cette belle rousse ne pouvait passer inaperçue. Le contraste entre sa combinaison et ses cheveux était très saisissant.

-          J’ai refusé le poste auquel on me destinait depuis petite et je me suis retrouvée ici. Et vous ?

Alexis répondit le premier.

-          Il semblerait que je n’ai pas assez « d’éducation » pour augmenter d’échelon social. De plus, ma dispute avec ce Duc d’Aquitaine m’a mis dans de beaux draps …

Ses 3 camarades firent les yeux ronds.

-          Alors c’est toi dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps ? fit l’Italienne.

-          Heuuu … sans doute ?

-          Ça ne m’étonne pas que tu te retrouves ici ! s’exclama Arianna. Manquer autant de respect à un homme de son rang, c’est très osé !

-          Donc, les cours ici te seront très utiles renchérit Marie.

-          Sinon, vous savez à quoi sert ce cours ? demanda Alexis pour changer de sujet.

Elles répondirent toutes les 3 en même temps.

-          Tu verras bien.

Le garçon souffla de dépit. Mais qu’est ce qu’elles peuvent bien me cacher ? Il me semble qu’on est dans la même équipe non ?

La professeure revint à ce moment là avec 5 sacs en main. Elle en donna un à chaque groupe de 4 pensionnaires.  

-          Bien maintenant, écoutez-moi. Je vais vous apprendre ou vous rappeler comment on peut immobiliser une personne en toute sécurité. Ceci sera le but de mon cours. Notez bien que lorsque vous vous défierez réellement, je vous noterai personnellement sur l’efficacité, l’originalité et la sécurité des liens imposés sur votre "modèle". Je vous apprendrai aussi à sortir d’une posture délicate, cela va de soi. Au fait une chose, si jamais je vous trouve dissipés, je vous punirai pour un long moment. C’est ma marque de fabrique si je puis-dire. Vous avez tous compris ?

Ce n’est pas vrai, ça se passe toujours comme ça chez les riches ???! Pas étonnant qu’ils soient aussi paranos. Maintenant que je suis là, autant faire du mieux possible …

 Madame Kean s’installa à son bureau, posant un mannequin dessus.

Elle leur montra, une fois de loin, comment ligoter et à quel endroit les coudes et les poignets d’un homme ou d’une femme. Elle prit bien soin de leur expliquer certains détails :

-          Il faut toujours dédoubler vos cordes. Il ne faut pas que votre victime aie la circulation du sang coupée, vous n’êtes pas des barbares ! Entrainez-vous sur votre mannequin, je vérifierai votre travail dans 3 minutes.

Génial …

Ses 3 coéquipières et lui prirent les cordes dans leur sac. Alexis se plaça face à son mannequin et commença son travail. Il eu du mal et du se reprendre 3 fois pour réussir le nœud final comme l'avait montré précédemment l'enseignante.

Rapidement, Madame Kean passa devant les tables. Elle corrigeait quelques détails par-ci par-là (une corde de travers, un nœud trop ou pas assez serré etc.). Lorsqu’elle passa devant le travail d’Alexis, elle s’arrêta net.

Il déglutit. Qu’est ce que j’ai fais encore ?

-          Monsieur Petit, dit-elle d’une voix doucereuse. What are you doing !!?? Qu’est ce que je vous ai demandé à l’instant ? Regardez-moi ça ! C’est un travail de barbare ! Avec ce nœud serré aussi fortement, vous risquez de blesser sérieusement vos camarades! Sans compter qu’on repassera au niveau esthétique.

Elle défit le tout et regarda le jeune homme.

-          Mister Petit, turn around please.

Hein? J’ai rien compris !! 

-          Excusez- moi mais pouvez-vous … et !

Elisa l’avait retourné un peu brusquement. Elle chuchota :

-          Ça veut dire : « retournez-vous s’il vous plaît ». Tu n’as jamais appris l’anglais ?

-          Merci Elisa. Je pense que je vais avoir beaucoup de choses à apprendre à ce jeune homme. Elle donna une tape sèche sur le haut de son crâne. Restez tranquille !

D’un coup elle commença à lui attacher ses coudes de façon protocolaires. Puis soudain, elle serra extrêmement fort. Une douleur aigüe lui vria les bras.

-          Aïe !

Elle desserra immédiatement.

-          Vous avez compris ?

-          Oui Madame.

-          Très bien, Elisa, pouvez-vous lui lier ses poignets s’il vous plaît ?

Face à cette requête, la jeune rousse sourit.

-          J’en serais ravie madame répondit celle-ci au grand dam d’Alexis.

Elle lui prit les poignets, les croisa et les lia en à peu près 30 secondes. Ayant le temps, elle réussit à faire beaucoup de tours de cordes avant réaliser un nœud entre les deux poignets. La professeure passa derrière elle afin de tester la solidité.

-          C’est très bien Mademoiselle. Pour la suite, vous pourrez toutes les 3 continuer les exercices sur votre camarade. Je suis sûr que ce lui sera bénéfique.

Le cœur du jeune homme se serra.

Elle est sérieuse ?!

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Re: Maison de redressement

Message par moimoi2 » 17 juil. 2018, 17:04

Il voulu protester mais il en fut empêché par un coup de coude bien placé de l’Irlandaise. Il se retourna vers elle pour l’insulter mais quand elle vit ce qu’elle lui montrait, il ravala sa colère. Elisa tenait dans sa main un foulard avec un nœud en son milieu. Pas besoin de lui demander ce qu’elle voulait en faire …

Par la suite, la professeure leur apprit à relier les coudes au torse et les poignets au bas du dos. Elle leur montra 2 façons de faire, une classique : nouer une corde au milieu des coudes et entourer ensuite le torse. La seconde était plus sophistiquée mais beaucoup plus esthétique pour l’enseignante. Il s’agissait de prendre deux longues cordes (sans oublier de les dédoubler), d’en passer une sous chaque épaule du mannequin, d’entourer avec le reste le torse du sujet et enfin de relier avec les quelques bouts restants les coudes au torse. Pour les poignets, les techniques de bases étaient les mêmes.  

Une fois que tout le monde eu finit avec son mannequin, elle passa dans les rangs vérifier le travail des élèves. 4 autres étudiants n’avaient pas réussis comme il le fallait. Ils finirent tous comme Alexis. Il y avait la débutante de l’équipe or (une petite aux cheveux châtains), une blonde de l’équipe noire, un jeune homme de la rouge et une dernière fille de la dernière équipe : la verte. Une fois qu’elle revint à son poste, l’enseignante reprit la parole :

-           Je vous invite maintenant à tester vos compétences sur vos modèles un par un.  Lorsque vous aurez finis, je viendrai vous voir et vous noterai sur cette première partie. Et le premier qui se plaint aura le droit à une sanction ! prévint-elle.

Ces dernières paroles coupèrent les protestations d’Alexis. Les filles quant à elles, n’attendaient plus que cet ordre. Ce fut Arianna qui commença l’exercice. Elle choisit tout d’abord d’effectuer la seconde technique, la plus difficile et surtout plus longue que la première. Le garçon bien que gêné, râla un peu pour montrer que ce serait la dernière fois qu’il se ferait avoir de cette façon.

-            Alors Alexis ? Comment tu te sens ? demanda malicieusement la ligoteuse tout en finissant de nouer le dernier nœud bien fortement. 

Il essaya tant bien que mal à se défaire de ses liens mais il remarqua vite que ce serait très difficile. Il sentait qu’avec un peu d’effort il arriverait à desserrer les nœuds mais ce ne serait pas pour maintenant. Toujours en se dandinant, il lui répondit : 

- En forçant pendant quelques minutes je devrais pouvoir m’en sortir mais pour le moment, je dois dire que c’est presque impossible ! Tu peux me détacher maintenant ?

Ayant entendu leur conversation, la professeur se dirigea vers eux et obligea le garçon à lui présenter le travail de sa camarade.

-           Pas mal pour une première. Il y a des défauts dans les nœuds et le sens dans les tours de cordes  mais j’ai vu bien pire. Elle griffonna sur son calepin. Lorsque Madame Kean défit les liens, Alexis soupira de soulagement.

-           A la suivante s’il vous plaît.

Quoi ?!!

Il se retint de dire quelque chose mais son visage du montrer sa stupéfaction car la professeure continua de parler :

-           Bien-sûr jeune homme, il faut bien que toutes vos camarades s’exercent, vous ne trouvez pas ?

Derrière elle, sa coéquipière qui venait de le lier lui intimait de lui répondre positivement en effectuant des signes de la têtes.

-           Heuu… bien-sûr madame. Il en va de soi.

Elle hocha la tête.

-           Je vous remercie pour votre coopération et en prends note. Sur ces mots, elle partit rejoindre un autre groupe laissant le jeune homme légèrement ahuri.

Tout sourire, ce fut l’Italienne qui voulu saucissonner le jeune homme. La jeune « blonde » remarqua l’air d’Alexis.

-           Ne fais pas cette tête ! Tu es entre de bonnes mains avec nous trois. Et puis, ça nous fait plaisir de t’aider tu sais dit-elle avec un air mi-sérieux et mi-hilare.

Le jeune homme ne trouva rien d’autre que de répliquer :

-           Gnagnagna.

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Re: Maison de redressement

Message par Mad Hatter » 20 juil. 2018, 14:26

Pas mal, pas mal du tout cette école… C'est dûr d'apprendre à maitriser la puissance.
Comme l'aurait dis un certain Louis
Lorsque l'on peut ce que l'on veut, il n'est pas facile de vouloir ce que l'on doit.
Il y avait Arianna, une jeune espagnole à la peau mate, Elisa une Irlandaise et Marie. Elle, venait tout droit d’Italie. Par chance, elles étaient toutes résidentes en France et comprenaient parfaitement le français.
Marie n'aurait-elle pas la peau mate ? :langue:
Oui bon je chipote.

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Re: Maison de redressement

Message par moimoi2 » 23 sept. 2018, 17:58

Pas de soucis mad ;)

je reviens avec une petite suite ^^


15 minutes plus tard …

Ligoté sur sa chaise allouée quelques instants plus tôt, Alexis avait l’impression que lui et les autres « modèles » étaient des bêtes de foires. Ils étaient alignés devant la classe, sur l’estrade, tous reliés à une chaise et ligotés de la même façon. Leurs chevilles croisées étaient attachées ainsi que le haut de leurs genoux et de leurs cuisses.

-          Pouvez-vous me dire quels sont les points forts et faibles de cette position ?  

Les élèves restèrent dubitatifs durant 10 bonnes secondes avant que Marie n’ose prendre la parole pour répondre à la question de la professeure.

-          Les "prisonniers" ont peu de chance de se blesser, leurs bras sont reliés en boxtie derrière le dossier de la chaise donc ils n'ont pas beaucoup de marge de manœuvre. Cependant, si quelques cordes qui relient leur dos au dossier sont trop serrés, ils peuvent avoir des problèmes de respiration. Mais dans notre cas, la sorte de harnais répartit bien la pression. Par contre il faut faire quelque chose pour immobiliser leurs chevilles, ils peuvent basculer leur chaise s’ils bougent trop les jambes et …

-          Ce sera tout pour le moment. Merci Marie pour vos remarques pertinentes. Elles suffisent amplement pour cet exercice d'une effroyable simplicité. Vous avez une idée de la manière d’immobiliser les jambes ?

Plusieurs idées fusèrent dans les différentes équipes. Pour tout commentaire, la professeure leur répondit :

-          Je vous invite à tester vos différentes possibilités. Vous avez 10 minutes ! Après ça et la correction je vous réserve une petite surprise …

Elle claqua des mains.

-          Allez-y !

 

Le jeune homme dut bien se faire une raison : il ne pouvait rien faire pour se soustraire  à sa situation et s’il essayait, il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Une fois les 10 minutes passées et les multiples essais des filles pour l’immobiliser, l’enseignante vint enfin contrôler le travail effectué. Pour Alexis, elle corrigea légèrement le ligotage. Au final, des cordes reliées aux pieds avant de la chaise tiraient ses chevilles vers l’avant et une autre corde, plus longue et reliée au dossier, tirait ses chevilles vers l’arrière. Il ne pouvait plus bouger ses pieds de plus de quelques centimètres.

-          Très bon travail mesdemoiselles. Attendez que j’en finisse avec les autres.

Le garçon se dandina lorsque la rouquine commença à le taquiner en enfonçant le bout de ses doigts entre les côtes du garçon.

-          Arrête-ça ! fit celui-ci mi souriant mi-agacé.

-          Sinon quoi ? demanda l’irlandaise tout en insistant de plus en plus sur ses doigts.

Il allait répondre lorsque Madame Kean interrompis les bavardages. Elle montrait du doigt la fille de l’équipe or et ce, pour une bonne raison. Elle était bâillonnée ! Alexis ne voyait qu’un morceau de tissus (de même couleur que son habit) enserrant fortement ses lèvres et entourant sa nuque.

- Si vous considérez que vous travaillerez mieux en bâillonant vos modèles, vous avez mon autorisation. Vous devez utiliser le carré et le long rectangle en tissus. Inutile de vous décrire par quelles étapes vous devez procéder...


Avant qu'il ne pu émettre une objection, l'une des filles de son équipe lui bloqua la tête entre ses bras et lui boucha le nez. C'était l’irlandaise. Immédiatement, le jeune homme fit de son mieux pour échapper à cette prise.


- Arrête, tout ce que tu vas gagner c'est de te faire mal ! dit sa tortionnaire en resserrant sa poigne tout en redressant le cou de son coéquipier. Allez-y les filles !

 Alexis tint bon une bonne dizaine de secondes avant de reprendre sa respiration. Le reste se passa très vite : elles enfoncèrent le premier morceau dans sa mâchoire et ensuite ce fut l'italienne qui lui enroula deux fois le rectangle autour de sa nuque. Que c'était serré ! Sous cette pression, même ses lèvres refusaient de se décoller complètement. Il ne savait pas de quelle matière était fait son bâillon mais c'était très désagréable à "porter". Il avait beau essayer de crier, le son mourrait toujours dans sa bouche. Ses 4 équipières le toisaient avec attention. Il se secoua et essaya de recracher, en vain.
- Il est mignon à essayer de se libérer fit l'une.
- Il m'a l'air ... surpris continua une autre.
- En tout cas je ne suis pas déçue du résultat ! Si on peut s'amuser avec lui tous les jours ce serait vraiment le top !
- Et pourquoi pas les nuits ? fit avec malice l'espagnole.


 Au fur et à mesure de leur remarque, Alexis devenait de plus en plus gêné. Ceci devait se voir vu du clin d’œil appuyé d'Arianna. La professeure recommença avec ses instructions.


- Maintenant, vous allez chacun vous diriger en groupe vers un autre modèle et allez l'observer pendant qu'il essaye de se libérer. Vous noterez vos observations et des pistes d'améliorations. Vous me rendrez tout ça par écrit. Ensuite, vous pourrez vous diriger dans vos dortoirs. J'espère pour vous qu'ils n'arriveront pas à s'en sortir. Cette fin de phrase sonnait comme une menace.

Après une pause, elle termina :
- Il vous reste 20 minutes !


Alexis se sentit soulagé, au pire il ne devrait attendre que 20 minutes le temps qu'on le libère ! Il vit que l'équipe rouge se dirigeait vers lui pour l'observer.


Si j'avais su ça un jour ...



Il prit une grande inspiration et en essayant de faire abstraction aux regards moqueurs de ses camarades de promo, il fit tout pour se dégager de cette chaise. Tout d'abord, il commença à secouer ses poignets afin de desserrer les nœuds. Même au bout de 2 minutes d'acharnement, il commençait à peine à y arriver. Il se sentit fatigué.


Je me fatigue pour rien. Il faut que j'essaye autre part ...


Il réitéra le même procédé au niveau de ses chevilles, genoux et cuisses; sans grand résultats ... Pourtant il devait bien y avoir un moyen ! Son cœur battait la chamade, il n'aimait pas être dans cette situation. Sa respiration se fit plus forte tandis qu'il réfléchissait. Au lieu de gestes brusques, il y alla lentement, essayant de faire glisser les cordes tout en se calmant. Il sut très rapidement qu'il n'arriverait jamais à se débarrasser de ces entraves aux jambes sans ses mains.


Il regarda les autres jeunes dans le même cas que lui. Il entendait plusieurs gémissements et quelques pleurs en particulier chez l'équipe or. Elle donnait l'impression de ne pas beaucoup supporter son bâillon. Pour sa part, Alexis essayait de mettre au mieux sa langue derrière la boule de tissus pour se sentir mieux même s'il aurait préféré éviter de subit cette humiliation. Pour le moment, il réussissait à rester calme comparé aux autres.


Il ne s'était même pas rendu compte du temps écoulé lorsque la professeure arrêta le cours.
- Stop ! Rendez-moi vos copies. Elle passait dans les différents groupes.
- J'espère que ce rappel vous sera utile. Maintenant repartez dans vos chambres. Vous devrez respecter tous les ordres écrits.

Une membre de l'équipe verte se dirigea pour détacher son équipière. Voyant cela, Madame Kean s'énerva en un quart de tour.

- Vous ! fit-elle en pointant la malheureuse du doigt. Que faîtes-vous ?
Rougissante, la pauvre fille ne savait pas où se mettre.
- Je voulais ... détacher ma coéquipière madame.
- Et POURQUOI avez-vous pris la peine de prendre cette initiative ? Ne vous ai-je pas demander de partir avec votre groupe ?
De plus en plus gênée, la réprimandée bafouilla :
- Justement, pour qu'ils puissent y aller ...
- Je ne vous ai pas demandé de le libérer ! Ce qui peuvent sortir qu'ils le fassent mais pour le moment, les autres restent ici (elle ignora les gémissements et supplications que sortirent les modèles). Elle se dirigea vers une porte située à l'arrière de l'estrade et entra dans la pièce. Une fois dedans, elle indiqua à l'étudiante.
- Approchez-vous s'il vous plaît, et en silence !


La pauvre déglutit et s'avança le plus dignement possible. La porte claqua derrière elle.

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Re: Maison de redressement

Message par Mad Hatter » 25 sept. 2018, 13:45

:twisted: Quel éducation :twisted:
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Re: Maison de redressement

Message par moimoi2 » 29 sept. 2018, 18:21

Et oui ! Ça va bosser dur ^^



--------------------------------------------------------



Des murmures parcouraient la petite assemblée que formait la classe des 1ères années.

-          A ton avis, on y va ou pas ?

-          Qu’est ce qu’elle va lui faire ?

-          Elle a l’air tarée celle-ci.

-          Une fois qu’on part, que ferons-nous ?

 

Bien-sûr, aucun des élèves n’étaient à l’écoute des modèles, toujours aussi bien ligotés et bâillonnés. Il leur fallut moins d’une minute pour décamper, la peur de la professeure expliquant beaucoup cela … Ils abandonnèrent leurs camarades à leur triste sort. Avant le départ,  Elisa, Marie et Arianna souhaitèrent tout de même bonne chance à Alexis. D’après leur ton, elles ne s’attendaient pas à ce qu’il réussisse à s’en tirer seul.

Dès lors, le silence fut troubler par les gesticulations et les gémissements des prisonniers qui, tant bien que mal, essayaient toujours de se sortir de leur situation. Par des gestes de la tête, ils se mire d'accord d'essayer de se rapprocher les uns des autres avec leur chaise mais peine perdue, aucun n’y arrivait.

 Les chaises restaient comme clouées sur l’estrade.

 5 minutes passèrent lorsque la professeure revint avec la pensionnaire. Celle-ci n’en menait pas large : une camisole de force lui bloquait les mouvements du haut du corps et un bandeau l’aveuglait. Le femme la guidait avec un bras enroulé autour du bassin de la jeune étudiante. Elle s’adressa aux modèles :

-          Quant à vous, restez-ici. Je dois accompagner votre camarade. Ensuite, je dois préparer quelques petites choses et je reviens vous voir. Compris ?

Les 5 protestèrent de concert.

-          MMpphmmmmm !!! ????

-          Franchement, si vous savez ce qui attend les autres et cette demoiselle, vous ne vous plaindriez pas autant !

-          Qu’est ce que vous dîtes ? fit sa prisonnière.

Madame Kean sourit avant de préparer le bâillon qui était dans l’une de ses mains :

-          Que vous êtes bien trop bavarde.

Sans prévenir, l’institutrice lui glissa un bâillon boule entre ses lèvres et serra au maximum que pouvait supporter sa captive. Après ça, elle plaça par-dessus une grande bande de tissu qu’elle enroula autour de la nuque de la pauvre fille.

-          Mpphm ???!!!

-          Cesse de geindre par l’amour du ciel ! Fred ! Emmène là s’il te plaît, elle m’irrite au plus haut point.

Un homme d’une quarantaine d’année fit irruption dans la salle comme s’il attendait l’ordre juste derrière la porte. Il inséra un mousqueton accroché à l’avant de la camisole et tira d’un coup sec sur sa corde. Il fit demi tour et dirigea soigneusement la captive à un endroit inconnu d’Alexis.

Mais je suis avec des fous ici !

Plus personne n’osait se plaindre et un silence de mort s’abattit dans la pièce tandis que la femme sortait de la pièce.


1 heure plus tard ...



Enfin elle revient !



- Alors mes petits, vous allez bien ?
Un concert de gémissements accueilli sa question. La professeure sourit.
- Magnifique ! D'habitude, les premières années dans votre cas sont beaucoup moins compréhensifs et plus fatigants ! Je vois que nous pourrons faire beaucoup de choses ensemble ...


Je m'en fous, sors nous de là !


Alexis se savait pas combien de temps il était resté sur sa chaise, mais les courbatures dues à sa position commençaient sérieusement à le gêner. Sans parler de son bâillon ! Lui et les autres avaient tout fait pour se libérer, y compris de communiquer par des gestes de la tête à défaut de la voix. Le résultat était accablant ...

- Oh mais suis-je bête, voulez-vous vous levez ?
Tous s'exclamèrent du mieux qu'ils purent.

- Très bien mais je pose certaines conditions. Vous ne vous plaindrez pas devant moi, ce sont vos camarades qui ont mal fait leur travail ! Leurs nœuds étaient bons pour la plupart mais personne n'a penser à rendre votre position confortable. Ah ! Ils pensaient déjà tout savoir, mon rappel à l'ordre va plus que les surprendre vous pouvez me croire ! Deuxième condition : vous écouterez attentivement vos prochaines consignes sans poser de question sinon je vous fais taire ! Enfin, une fois détachés, vous me remercierez. Je ne suis pas obligé de vous délivrer et ça ne me gêne absolument pas de vous laisser ici pour la nuit. C'est compris ?


Malgré lui, Alexis hocha la tête comme tous les autres.  


Par pur sadisme (comme le pensait le jeune homme), la femme ne les détacha pas d'un coup un à un. Elle délia juste quelques cordes (ceux qui retenaient leur buste au dossier de la chaise) et desserra les nœuds qui retenaient leurs poignets. Une fois ceci réalisé, elle commença à repartir vers son bureau. Certains pensionnaires émirent des protestations.
- MMphpmm ??!
Elle se retourna. Un grand sourire se dessinait sur son visage.
- Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais vous faciliter la tâche ? Dépêchez-vous, je vous attendrai 5 minutes pas plus ! Sur ces paroles, elle activa  et plaça un compte à rebours sur l'une des tables du premier rang juste en face d'eux.


Putain mais quelle sal**e !



Comme ses camarades, Alexis paniqua. Il n'avait pas envie de se retrouver piégé ici ! Bien-sûr, les nœuds étaient desserrés au strict minimum. Au bout d'un temps (qui lui sembla durer une éternité), Alexis réussit tant bien que mal à retirer ce boxtie qui lui lié les bras au dos. Ensuite, il s'attaqua avec acharnement aux liens qui lui bloquaient les chevilles. Il enleva tout d'abord les cordes reliés aux pieds de la chaise et qui l'empêchaient de bouger. Une fois ces liens rompus, il put continuer à se libérer définitivement  les chevilles. Il réussit plutôt facilement à enlever les cordes au niveau de ses genoux et cuisses. Avant de se lever, il essaya de retirer son bâillon mais il était serré.


Tan pis, j'ai pas assez de temps pour ça.



Il se dirigeait vers la salle où était sa professeure lorsqu'il entendit plusieurs plaintes. En se retournant, il vit que seulement lui et l'autre garçon de l’équipe rouge avaient réussis à s'en tirer ! Les filles gesticulaient et se débattaient sans parvenir à se libérer. Ils jetèrent un œil au compte à rebours : 2min 12. Ils n'auraient jamais le temps de toutes les détacher ! Sur son signe, Alexis se rapprocha de son coéquipier. A 2, ils réussirent à desserrer et enlever le bâillon qui enserrait toujours les lèvres d'Alexis.
- Et ben dis donc ! Les filles de ton équipe ne sont pas allées de mains mortes.
- Je crois aussi répondit Alexis d'une vois enrouée. Merci. Comment tu t'app ....
Il fut coupé par ses 3 camarades toujours en mauvaises postures
-MMMHPPPHMMM !!
Les 3 leur jetait un regard qui voulait tout dire ...


- Aller fit le jeune homme, je prends celle de gauche et toi celle de droite. On s'occupera de la dernière si on a le temps !
L'intéressée gémit en entendant ces mots. A vrai dire, il s’avérait que c'était elle qui trainait le plus ...

Alexis se dirigea le plus rapidement possible vers la fille de l'équipe noire. Elle était en train de se libérer les bras, elle y était presque ! En essayant de faire abstraction à sa tenue plus que charmante, il s'agenouilla devant elle et commença à lui délier les genoux et les cuisses. Il eu plus de mal pour les chevilles, l'enchevêtrement des liens et des nœuds n'était pas facile. Il réussit tout juste à retirer les liens des pieds de la chaise aux chevilles.

- Mphm !!!!

Il leva la tête et vit dans ses yeux verts qu'elle lui intimait l'ordre de se dépêcher en secouant la tête.
Non mais je rêve ! Elle aurait le culot de s'énerver la petite blonde ??!

Il allait répondre lorsqu'il vit que sa main droite pointait derrière lui. Il tourna sa tête en direction du compte à rebours. 

1min 10 déjà ! Il se retourna vers "sa" belle captive.

- Tu peux te lever maintenant. Même si c'est pas l'idéal d'avoir les chevilles bloquées, fonce !
Pour toute réponse, elle hocha la tête pour le remercier et sauta de l'estrade tant bien que mal. Ensuite, à l'aide de moulinets avec ses bras, elle se mit à sauter en pieds joints pour se diriger vers la salle le plus rapidement possible.
Lorsqu' Alexis vit que la prisonnière "verte" était déjà debout mais qu'elle avait encore ses bras bloqués derrière elle, il parla avec le jeune homme qui l'aidait encore.
- Pas le temps mon gars ! Il reste même pas une minute ! Aide moi vite fait avec la dernière. Si on n'y arrive pas avant 10 secondes tan pis !

La fille debout aurait bien voulue qu'on lui enlève son bâillon et les liens sur ses bras mais en réfléchissant rapidement, elle se dit qu'il valait mieux pour elle d'obéir au garçon. Elle partit rapidement.
Alexis s'arrêta devant la dernière captive et observa son corps ligotage.


Mon dieu, qu'elle est belle !


Il l'observa 2 bonnes secondes avant que l'autre le rappelle à l'ordre.

- Vous ferez les présentations plus tard ! Maintenant Joli cœur, aide moi au lieu de rester planté là.
Alexis se ressaisit et aida son compagnon. La fille était retenue de manière bien différente que les 2 autres. Contrairement à elles, ses bras étaient liés plus sévèrement : une très longue corde reliait ses coudes, ses avants bras et ses poignets ! De plus, ses chevilles n'étaient pas reliées sur un des pieds de la chaise, mais directement à son torse ! La corde passait à l'arrière du dossier pour s'enroulait ensuite autour de la fille.


Tu m'étonnes qu'elle n'y arrivait pas, c'est juste impossible dans son état !


Comme le temps était compté, l'autre jeune homme plia au maximum les genoux de la captive et la fit basculer vers l'avant malgré ses couinements étouffés. Alexis eu le champ libre pour retirer la boucle qui parcourait son torse. Il se rendit compte que les nœuds se situaient au niveau des chevilles. Il les défit et déroula le plus rapidement possible la corde.
- Dépêche ! Il reste 15 secondes !
Alexis n'attendit pas éternellement.
- Prend les jambes et moi le reste !
Alexis porta la jeune fille au niveau du torse, lui serrant au maximum afin d'éviter qu'elle ne glisse. L'autre garçon s'occupa de ses jambes. La fille lança un cri outré, sûrement que le "rouge" avait la main trop baladeuse ! A deux ils se dépêchèrent de ramener leur "colis" à l'endroit voulu. Une fois passés l'estrade, ils purent facilement rejoindre les autres en trottinant. Quelques secondes après qu'ils furent à destination, la sonnerie du compte à rebours retentit.


Yes ! C'était chaud ...



Soulagés ils posèrent la jeune de l'équipe or sur la moquette blanche. La jeune fille presque étouffée par la force de ses deux "compagnons" reprit de grande inspirations par le nez.
Des applaudissements retentirent, c'était bien évidemment la professeure.

- Bravo ! C'est la première fois en plusieurs années de carrière ici même que je vois une si belle prestation ! Je suis très satisfaite même si 3 d'entre vous ont eu besoin d'aide. Messieurs s'il vous plaît, soyez galants et retirer ce bâillon à Éléonore, c'est à peine si elle arrive à respirer. La tuer n'est pas dans mes objectifs !  termina t-elle en riant.

Ils lui enlevèrent en quelques secondes, elle toussa et se racla la gorge.

- Merci dit-elle d'une petite voix. Rester devant eux attachée la présentait en état de faiblesse et elle n'aimait pas ça du tout.
- D'habitude, je vous aurais ordonnée de la laisser telle quelle mais vous m'avez mis de très bonne humeur. Je vous autorise tous les 4 à la détacher. Aller mesdemoiselles ! On se dépêche !

 1 minutes plus tard, Éléonore fut sur pieds et s'étira quelque peu.

- Parfait ! Maintenant que vous êtes tous les 5 ici, regardez attentivement ceci. Elle appuya sur la touche d'une télécommande et un grand écran s’alluma devant eux.

Alexis ne l'avait pas vu plus tôt. Il vit dorénavant la pauvre fille de l'équipe verte qui fut emmenée plus tôt de force dans la camisole. Elle était toujours attachée de la même manière sauf qu'elle ne portait plus son bandeau. Elle se trouvait debout, dans une chambre aux murs matelassés La professeure reprit la parole.
- Voilà ce qui arrive à ceux qui n'obéissent pas à mes consignes. Retenez bien cette information. D'autres professeurs sont plus sévères que moi vous savez. Cette élève en a encore pour 1 heure avant de pouvoir revenir dans son équipe.
Maintenant sortez de la salle de cours et attendez vos chefs d'équipe. Ils s'occuperont de vous dans peu de temps. Respectez leurs ordres et tout ira bien. Vous pouvez disposer.


Ils saluèrent tous la professeure. En premier, ce fut la modèle noire et verte qui sortirent. Lorsqu' Alexis fut sur le pas de porte avec Éléonore à ses côtés, il se souvint d'un coup des anciennes conditions de la prof. Il donna un petit coup de coude à sa voisine et se retourna.

- Madame Kean, je vous remercie de nous avoir aidé à nous sortir de notre situation.

Se rappelant d'un coup, les deux autres suivirent peu après pour la remercier à leur tour. Le sourire parcouru le visage de la femme :

- Je vois que l'un d'entre vous a compris. Bien bien bien. Inutile de vous dire ce qui attend Sarah et Élodie. Maintenant sortez ! 

Alexis ne savait pas qui était Sarah et Élodie (équipe noire ou verte ?) mais il se dit que c'était de leur faute si elles ne faisaient pas plus attention. Ils se retrouvèrent tous les 3 au palier de l'étage. Là, Alexis vit que sa cheffe l'attendait déjà. Il salua ses 2 comparses qui ne manquèrent pas de lui rendre la pareille. Il se dirigea ensuite vers sa cheffe.

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