Reine du bal

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Curiosity
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Reine du bal

Message par Curiosity »

Éléonore ne distinguait que les cliquetis des armures et le frôlement des pas des gardes sur le tapis royal qui recouvrait le sol de la galerie des arcades. Elle aurait reconnu entre mille le chemin qui menait au trône. les bras puissants des deux soldats la poussait vers l'avant tandis que la corde qui liait ses poignets les lui cisaillait. Un épais morceau de tissus avait été glissé dans la bouche et un morceau déchiré de sa robe avait servit à le tenir en place. De plus une cagoule noire, comme celle des condamnés, lui couvrait le visage, lui ôtant presque totalement la vue. Sa robe, ce qu'il en restait, lu avait été retirée, et c'est nue qu'elle avançait, profitant du tapis pour réchauffer ses pieds nus dont les dalles de pierres des couloirs précédents avaient considérablement refroidit la plante.

Arrivée au bout de l'interminable tapis, elle fut mise à genoux et sa cagoule lui fut ôtée. Le roi attendait sur son trône des yeux plein de dédain posés sur elle. Il y eut un long silence avant qu'il ne prenne la parole.

-"Il semblerait que dépourvus de vos atours, vous ne soyez bien qu'une femme parmi tant d'autre."

A ce moment, comme si cela avait été chorégraphié, deux autres femmes, nues elles aussi furent mise à genoux, de chaque cotés d’Éléonore. Elle ne put que reconnaître les deux servantes qui l'avaient aidés a empoisonner le repas du roi, son mari. Toutes deux avait comme elle les mains liées dans le dos, mais au vues des marques sur leurs corps, elles avaient reçues un traitement bien moins privilégié.

-"Vous serez toutes trois conviées au bal de ce soir. Il s'agira la d'un bal somme toute particulier, vous pourrez le constater. Toutes deux, souillons que vous êtes, vous y serez mises à mort. Quand à vous, chère épouse. Je crains que votre sort ne soit bien pire."

Il fit un geste, et les gardes firent alors faire le chemin inverse aux trois captives, cagoule remise.

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De retour dans sa cellule, qui n'était autre que sa chambre, mais dénuée d'objets coupants ou tout autres matériaux potentiellement mortel. Éléonore se trouva en présence, d'une servante, qu'elle ne connaissait pas, et d'un homme dont le visage ne trahissait aucune once de chaleur. La porte fermée, ses mains furent déliées, et la servante se mit au travail.

Elle lui enfila tout d'abord un corset entonnement rigide, quelle sera si fort que l'espace d'un instant, elle cru défaillir. Pouvant se voir dans son miroir, elle put constater, que celui ci la mettait particulièrement en valeur, et même bien trop, suite à cela, ses mains furent de nouveau liées dans son dos, mais différemment de la première fois. Cette fois ci, la corde était bien plus longue, et même en se tordant les poignets, elle n'arrivait pas a ne serait ce qu'effleurer le nœud. Une deuxième corde vint joindre ses coudes, faisant par l'occasion ressortir un peu plus sa poitrine qui manquait de s'échapper du corset. Pendant se temps la, la servant avait disposé autour de sa taille et de ses jambes une sorte de cage métallique qui servirait de support à une future jupe. La cage s’arrêtait un peu au dessus de ses chevilles, et l’empêcherait de s'asseoir durant tout le temps où elle la porterait. en regardant plus attentivement elle remarqua deux petites pointes qui s'enfonceraient entre ses côtes si elle tentait ne serait ce que de se reposer dessus.

A la suite de cela vint la jupe qui cachait alors le tout. Puis se fut une cape qui vint se poser sur ses épaules, cachant ses bras liées, mais laissant un large champs de vue sur ses seins. L'homme vint vers elle et lui fit signe d'ouvrir la bouche. Il y plaça une boule en bois à travers laquelle une fine corde avait été passée, il noua celle ci derrière la nuque d’Éléonore, et elle se retrouva à nouveau réduite au silence.

Après une séance de maquillage, et une longue attente, seule debout au milieu de sa chambre, l'homme vint la chercher. Il tenait dans ses mains un collier de cuir, qu'il attacha autour de son cou et la traîna à l'aide d'une corde à travers les couloirs.

Elle fut de nouveau amenée dans la galerie des arcades, où le décors avait alors bien changé. La salle était rempli d'hommes de stature différentes, mais tous vêtus de la même façon, et portant un même masque de loup. Au milieu de la galerie avait étés installées deux tables sur lesquelles les deux servantes était attachée, bras et jambes écartée , nues, à la merci de tous ces hommes.

A son entrée, un silence glacial régnait. La cordes accrochée à son collier fut enlevée, et la musique commença. Un premier homme vint la saisir par la taille et entreprit de tourner avec elle, comme en une valse rapide, après quelques tours il la passa à un autre qui sans interruptions continua de tourner avec elle, la cadence augmentant à chaque nouvelle main se posant sur sa taille. Bientôt, le rythme devint dur a tenir, et la tête commença à lui tourner. Elle fut alors lâché au milieu de tous chacun tournoyant deux par deux autour d'elle. Un coup de cymbale retentit alors, et la ronde stoppa net. Puis vint un tambour, lent mais régulier, à coup sourd il appelait une cadence, comme pour les rameurs. Tous se tournèrent vers elle, et chacun tira alors une courte dague de sa ceinture.

Quand soudain, la grande porte de la galerie s'ouvrit avec fracas. Cinq hommes en arme entrèrent se ruant vers les participants du "bal". Une autre petite porte sur le coté s'ouvrit plus discrètement, et tandis que les invités se ruait vers la grande porte, une femme lui fit signe de s’engouffrer dans cette issue.

-"Fuyez"...
Charnues, fermes et rosées
Sur des sœurs ou des foulards noués
Avec tendresses se sont posées
Ces lévres tant aimées

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fredchl
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Re: Reine du bal

Message par fredchl »

Un début prometteur ! Si elle n'arrive pas à fuir ou si le roi la retrouve par la suite, elle risque de passer un sale quart d'heure ! :lol:
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moimoi2
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Re: Reine du bal

Message par moimoi2 »

Un bon départ ! Très bien écrit et décrit.

Si le roi la retrouve ... :sifflote:

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Mad Hatter
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Re: Reine du bal

Message par Mad Hatter »

Je ne donne pas chères de leurs peaux à ces dames, mais elles ne devaient vraiment pas apprécier ce roi pour vouloir lui faire la peau.
De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham


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