Escape games avec ligotage

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softboy
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Re: Escape games avec ligotage

Message par softboy »

Une question simple: selon toi, où commence la sexualité ?
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nonobound
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Re: Escape games avec ligotage

Message par nonobound »

Si je suis ton raisonnement dès qu'il y a contact avec ressenti c'est le début de la sexualité?
Dans ce cas tu fais la bise et tu ressens du désir c'est déjà la sexualité?

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Mad Hatter
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Re: Escape games avec ligotage

Message par Mad Hatter »

Si dans le cadre d'un jeu d'évasion, la personne attachée ou attachant éprouve un sentiment de plaisir lors de la restriction des mouvements de sa ou de la personne.

Je serais tenté de dire qu'un cadre a été établi : pas de geste malvenu de la part de l'entraveur envers l'entravé. Dans le cas ou l'entravé laisse transparaitre son plaisir à être restreint, bon à la base la personne est là parce qu'elle espère en retirer du plaisir. Dans le cas ou la masturbation, les attouchements, les faveurs sexuels ou la jouissance ne sont pas inclus dans la prestation de service l'entravé évitera de demander des services sexuels.

Quant à l'exemple du détournement de pilori :; j'aurais une question : les chatouilles ( et les photos, même si j'en suis moins sûre) avaient-ils été prévus par les organisateurs et les chatouillées savaient-elles dans quoi elles s'engageaient ?
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softboy
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Re: Escape games avec ligotage

Message par softboy »

@nonobound: la réponse à la question "où commence la sexualité" dépend de l'individu en question, c'est une affaire d'autodétermination parce que personne n'est mieux placé que soi-même pour savoir ce qu'on ressent. Ça implique qu'on ne peut pas dire que quelque chose est "normal" ou "pas grave" parce que, par exemple, la majorité de la population le pense. Un exemple fréquent ce sont les comportements sociaux, comme la bise. En France les gens y sont habitués, mais si tu essayes de faire la bise à un Japonais ou à un Papou tu risques de le gêner, voire de le blesser. Ce n'est pas parce qu'il ne pense pas comme "la majorité" des français qui gravitent autour de toi qu'il a tort, tu n'as pas à juger de ce qu'il ressent.
Pour moi la sexualité démarre dès que deux personnes sont conscientes qu'elles y sont entrées, c'est pour ça que c'est important d'y consentir. Ça peut se passer quand on se retrouve nus, quand on s'embrasse, ou pendant la période où on tente de se séduire. Une personne avec qui j'en parlais récemment dans un événement me disait que pour elle ça commence dès qu'on parle de sexualité, techniquement j'avais démarré avec elle quelque chose de sexuel, même si ça en est resté aux mots. Pour d'autres personnes la sexualité est associée à la pénétration. Aucun jugement à porter là-dessus, tant que ça reste consenti et dans un cadre bien défini. S'il y a non consentement, c'est différent : "mais non monsieur le juge, je l'ai juste caressée entre les cuisses et sur le clitoris, je ne l'ai pas violée !".

Du coup j'enchaîne avec ce que disait @Mad Hatter, le cadre en question est effectivement important. Dans un cours de Tango, la danse est associée à une forme de sensualité, il y a nécessité de "connecter" les deux individus et tout ça se joue à travers la séduction, le plus souvent non verbale, entre les deux personnes qui communiquent inconsciemment pour réguler la distance entre elles. Tout ceci est consenti, ça fait partie du cadre, les contacts sensuels y sont les bienvenus si la connexion et la communication entre les deux personnes le permet.
Dans un autre cadre, un cours de judo, il y a aussi du contact mais le contexte simule un affrontement entre deux adversaires, du coup la distance sera naturellement plus grande même si les contacts sont parfois plus intenses. Encore une fois c'est consenti, c'est ce à quoi on s'attend en faisant du judo, être touché pour simuler une situation de combat.

Pour le cas d'un fétichiste ou d'un kinkster qui va dans un escape game et se retrouve attaché le contexte est plus ambigu. Comme je disais en page précédente si c'est une surprise, que c'est intattendu de se retrouver dans cette situation, et que la personne se tient bien au moment de se retrouver attachée, je n'y vois pas spécialement d'inconvénient. Par contre se rendre délibérément sur place en espérant se faire attacher par une personne attirante et en éprouver du plaisir, c'est sortir du contexte attendu au départ, c'est instrumentaliser intentionnellement un contexte qui ne s'y prête pas pour aller "trop loin". Même principe que caresser pendant un combat au judo, ou que tripoter pendant la session de tango, on sort du cadre, si on n'est pas venu au tango pour danser mais pour draguer ou qu'on fait du judo pour tripoter discrètement, c'est glauque, et condamnable.

Si on inversait la situation, imagine que tu sois une jeune femme qui bosse dans un parc d'attractions, sur un rollercoaster, et que tu te penches sur un homme installé dans le siège pour fixer son harnais de sécurité. S'il mate allègrement ton décolleté, le contact involontaire de ta peau sur la sienne pourra passer pour une caresse qui te mettra mal à l'aise > c'est glauque. Si par contre il te sourit et qu'il fait attention à ne pas t'effleurer, voire qu'il se recule après le contact, c'est rassurant pour toi, il est dans une posture qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur le contexte > rien de glauque.

Même avec toute la bonne volonté du monde pour "cacher" le fait que tu prendra du plaisir, je pense que c'est une mauvaise idée d'instrumentaliser un contexte pour le détourner. Le consentement est à mon sens le préambule indispensable à toute expérience de bondage, ou plus généralement sexuelle.

Et pour te répondre sur ce fameux type qui chatouillait des jeunes femmes, pour être honnête je n'en sais rien, je ne sais pas comment il a présenté son truc aux organisateurs. Ce que je sais c'est qu'il y avait d'autres stands avec des piloris, et un bourreau qui se baladait avec des fers qu'il proposait aux gens de porter. Mais dans leur cas ils "laissaient" plus facilement venir les gens, ils posaient avec eux et ils proposaient de faire des photos avec le téléphone des personnes concernées. Lui, sur son stand, attrapait littéralement ses victimes par le bras pour les emmener sur son appareillage de torture, et seules celles qui ne sont pas trop timides ont osé ne pas se laisser faire (parce que le pire c'est que les amis ou la famille autour disent "mais si, vas-y, ne sois pas trouillarde!"). C'est aussi le seul qui prenait des photos avec son propre appareil photo, sans que personne n'ait osé (tant que je l'observais en tout cas) lui dire que la loi l'oblige à obtenir le consentement des personnes sur les photos.
Et puis, si je parle de ça, c'est parce que je le connais le gars en question. Il était venu assister à un événement qu'on avait organisé localement pour découvrir et pratiquer le bondage japonais ; il s'était présenté comme quelqu'un d'expérimenté, mais quand une de mes amies s'est retrouvée attachée sur une chaise, les mains violettes à cause de la corde trop serrée, et qu'elle a discrètement demandé de l'aide parce qu'il avait retiré ses chaussettes sans lui demander son avis on l'a juste foutu dehors.
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