Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

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MacWilly
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Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

Message par MacWilly »

AVANT-PROPOS : Les 17 histoires de Gwendoline que j’ai postées ont toutes nettement dépassé les 1000 vues. La plus populaire a même dépassé les 4000 vues. Ceci prouve une chose : il y a des amateurs des aventures de Gwendoline. En remerciement de l’intérêt que les lecteurs portent à ces histoires, j’entreprends de leur raconter la 18ème aventure de Gwendoline. Certaines personnes considèrent que ces aventures sont d’une insoutenable extrême violence. Alors espérons que cet été 2025 la censure est en vacances. Prenez une tisane à la camomille (ou quelque chose d’équivalent), respirerez profondément et calmement et accrochez-vous à vos chapeaux avant de commencer la lecture. J’espère que vous apprécierez l’épisode 18.

INTRODUCTION : Voici une nouvelle histoire de Gwendoline. Si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, je vous suggère de le faire avant de lire l’histoire ci-dessous. Cette histoire commence juste après l’épisode 17.
Voici quelques rappels des épisodes précédents. La Bulovie est un petit pays d’Europe centrale dirigé par la princesse Tania. Le prince Rudolph, qui dirige l’état voisin, la Raindie, a jeté son dévolu sur la Bulovie. Il aimerait bien intégrer la Bulovie à son pays. Rudolph est secondé par ses sœurs Agnès et Sonia. Ces dernières sont elles-mêmes secondées par leur agent Olga, elle-même secondée par Zéna. Ces cinq personnes ont tenté de mettre à profit l’étonnante ressemblance entre Tania et Gwendoline. Les manigances des Raindiens n’ont pas abouti. Tania est restée à la tête de la Bulovie. La Bulovie est restée indépendante. Tous ces événements ont étés relatés dans ‘Gwendoline and the missing princess’ de John Willie et dans l’épisode 3.
Rappelons encore que nous avons rencontré dans l’épisode 3 le chef d’état-major de l’armée bulovienne, le général Robioff ; un lieutenant de police dévoué à son pays, le lieutenant Stéphanie ainsi qu’Eléonore, la fidèle secrétaire et fondée de pouvoir de la princesse Tania.
Rappelons encore que les services secrets buloviens, et par suite les services secrets raindiens, ont identifié Gwendoline comme étant le super agent d’élite Y07. Cette conjecture est largement évoquée dans l’épisode 4.



Episode 18.1. Gwendoline part en mission

La journée est belle. C’est le début de l’après-midi. Gwendoline est chez elle. Elle s’occupe des tâches ménagères. Gwendoline repense à la soirée qu’elle a vécu hier, en compagnie de son Andy. Une soirée féerique, remplie de joie et de passion. Aujourd’hui, il y a une ombre au tableau. Son ami, son fiancé, est parti ce matin même en mission. Il est prévu qu’il revienne dans trois jours. Il restera probablement des mûres à cueillir. Andy lui a dit qu’il adorait les mûres. Dès qu’il sera de retour, elle ira dans les bois, où poussent des mûres.
Gwendoline sait qu’elle peut faire confiance à son ami. Elle lui fait totalement confiance. Elle sait qu’il lui reviendra dans quelques jours. Mais le temps lui paraît toujours long quand Andrew est parti.

On sonne à la porte d’entrée. Gwendoline va ouvrir.

C’est Eléonore qui est là ! Elle est habillée élégamment. Elle porte un tailleur gris sombre.

En voilà une visite inattendue. Gwendoline est revenue de sa surprise. Elle a invité Eléonore à entrer. Les deux filles se sont installées devant des tasses de thé.
Gwendoline : - Dis-moi ! Qu’est-ce qui me vaut le plaisir de ta visite ?
- Figurez-vous que son altesse Tania vous appelle à l’aide.
- Moi ? Mais ?
- Voyez-vous, des rumeurs faisant état de menaces raindiennes circulent. Tania prend ces menaces très au sérieux. Elle est vraiment inquiète. Elle m’a envoyée vous demander de venir à son aide.

Gwendoline songe qu’il a fallu qu’Andrew parte ce matin même. S’il avait été là il saurait quoi faire.
Gwendoline : - Mais je n’ai pas de compétence qui pourrait être utile à la princesse.
- Allons donc ! Nos services spéciaux savent que sous vos apparences anodines se cache l’élite des agents.
- C’est faux. Des concours de circonstances m’ont fait passer à tort pour un agent.
- Rassurez-vous, votre identité secrète n’est connue que de quelques personnes de nos services de renseignements. Nous savons que c’est vous qui avez restauré le gouvernement légitime de la Bulovie. Nous savons aussi que plus récemment l’invasion, ou plutôt la tentative d’invasion, du royaume de Métalande par les forces raindiennes s’est soldée par un fiasco. Nous avons appris que c’est vous qui avez alerté le Métalande, organisé sa défense et battu à plate couture les forces d’invasion raindiennes ! (*)

Gwendoline se dit qu’il est inutile de nier. Eléonore ne croira pas son démenti. Gwendoline demande :
- Qu’attend la princesse de moi ?
- Elle compte sur vous pour identifier la menace raindienne, puis elle compte sur vous pour la neutraliser.
- Je suis seule. Je ne suis pas à la hauteur de la tâche !
- Vous aurez de l’aide ! Tania met à votre disposition toutes les ressources de son pays. Vous disposerez de tous les pouvoirs sur la police, l’armée ou tout service qui vous serait utile.
Eléonore : - D’autre part, la princesse a été claire : votre rémunération sera royale, ou celle que vous souhaiterez !

Gwendoline est ennuyée. Elle sait qu’elle n’a pas l’expertise nécessaire pour mener à bien une telle mission. Peut-elle vraiment refuser ? Tania l’appelle à son secours. Peut-elle décemment refuser de venir en aide à Tania ? Tous les moyens disponibles en Bulovie seront à sa disposition. Sous quel prétexte peut-elle refuser ? Si elle clame la vérité, à savoir qu’elle n’est pas qualifiée, elle ne sera pas crue. Gwendoline est perplexe. Andy est en mission pour trois jours. En trois jours, avec l’aide de tous les services buloviens elle peut, peut-être, obtenir des avancées. Peut-être Andrew pourra-t-il venir l’aider dans trois jours ? Gwendoline se dit que si elle renonce après quelques jours, elle pourra au moins prétendre qu’elle a essayé et que cette mission la dépasse.
Finalement elle va accepter la mission. Ce choix ne la satisfait pas. Il lui semble que c’est le choix le moins inapproprié.

Eléonore est ravie de la décision de Gwendoline. Elle déclare :
- Je propose que vous vous prépariez au départ. Dès que vous êtes prête, nous partons. L’avion de la princesse nous attend sur le terrain le plus proche.


Durant le vol Gwendoline a apprécié le concours d’Eléonore pour se déguiser. En fait réalité Gwendoline s’est surtout appliquée pour mettre sa perruque rousse. Elle s’est dit que c’était préférable. Elle va certainement rencontrer la princesse Tania. Et comme elle lui ressemble énormément, il est préférable qu’elle se présente comme étant Gwénaëlle.
Durant le vol Gwendoline laisse aller ses pensées. Comme elle voudrait que son Andy soit avec elle. D’autant plus que son Andy aime bien la voir porter cette perruque rousse.
Ses pensées vagabondent et vont vers U69. U69 qui la ligotait odieusement puis partait en mission, en laissant la pauvre Gwendoline immobilisée dans ses liens. Quel changement ! Maintenant c’est elle qui part en mission tandis qu’U69 est incarcérée dans la prison du palais. Reverra-t-elle U69 ? Durant cette mission ? Une pensée lui cause un sourire : ira-t-elle demander conseil à U69 ? Certainement pas ! Gwendoline sait bien qu’elle n’a pas les compétences pour mener à bien cette mission. Elle espère qu’au minimum elle pourra apporter de l’aide à ses amis.


L’avion est arrivé à destination. Trois hommes habillés de complets sombres accueillent les voyageuses et les invitent à les suivre. Eléonore glisse discrètement à Gwendoline : - Probablement la posebul. (**)
Eléonore et Gwendoline suivent les trois hommes. Le petit groupe pénètre dans un bâtiment. Mais ? Le bâtiment est pratiquement vide ? C’est une sorte de hangar ? Gwendoline vient à peine de s’interroger qu’un des hommes menace les filles en brandissant un browning.
Les deux autres hommes enfoncent de grosses boules en mousse dans les bouches des filles. Ils achèvent le travail en posant des bâillons en cuir. Les deux hommes entourent maintenant les poignets des filles de cordes.
L’homme qui tient en main le browning précise : - Bien ! Serrez bien les cordes. Serrez bien les nœuds.
Peu de temps plus tard les filles ont leurs coudes, leurs tailles, leurs cuisses et leurs chevilles également entourées de cordes.
Les deux filles sont assises sur le sol, au fond du hangar.
Un des hommes : - Voilà. Elles sont bâillonnées et elles sont saucissonnées comme des saucissons !
Eléonore : - mmmmhh ??
L’homme au browning : - Bien ! Mission accomplie.

L’homme range son arme et les trois hommes quittent les lieux.
Eléonore et Gwen se regardent.
Gwendoline : - mmmm ??
Eléonore : - mmmmhh ??

Gwen teste ses liens. Eléonore l’imite. Elles tirent sur leurs liens. Elles sont fermement ligotées. Les hommes se sont appliqués dans leur besogne.
Gwen regarde autour d’elle : elle ne voit rien qui lui semble utile pour se libérer.
Gwen soupire. Ses débuts d’agent ne sont pas brillants. A peine est-elle arrivée en Bulovie qu’elle se retrouve horriblement ficelée, incapable de bouger. Plus précisément elle est à peine capable de minuscules mouvements. Ses agresseurs ont terriblement serré ses liens. Ils commencent déjà à la brûler !
Mais au fait, à quoi rime cette agression ? Les assaillants les ont ligotées et bâillonnées et sont partis sans plus attendre. Gwen repense aux paroles qu’elle a entendues. Elle comprend que quelqu’un va venir incessamment. Gwen regarde autour d’elle.
La porte ! Il y a une porte au fond du hangar. Elle n’est qu’à quelques mètres.
Gwen désigne la porte à Eléonore et lui explique : - mmmm !! , mmmmhh !!
- mmmm ??
Gwen tressaute en direction de la porte. Elle roule sur le sol, elle rampe, courageusement. Ses liens sont tellement serrés qu’ils rentrent douloureusement dans ses chairs. Gwen se couche sur le dos. Elle tend ses pieds vers la poignée. Elle tente de manœuvrer la poignée aves ses pieds. Elle explique à Eléonore ce qu’elle attend d’elle : - mmmmhh !!
Eléonore : - mmmm !!
Gagné ! Gwen a réussi à tourner la poignée. Elle ouvre la porte. Malgré ses liens elle louvoie hors du hangar.

Un peu plus tard Gwen voit Eléonore la rejoindre. Bien. Eléonore a compris ce que Gwen voulait.
Gwen s’est recouchée sur le dos. Elle utilise ses pieds pour refermer la porte.

Gwen respire. Elle et Eléonore ont progressé. Elles ont quitté le hangar. Le sol est composé de terre ferme, il y a des petits cailloux et quelques petites touffes d’herbe par endroits. Elles sont sorties du hangar mais elles ne sont pas sorties de l’auberge. Elles sont toujours aussi solidement attachées et bâillonnées qu’auparavant.

Des voix proviennent du hangar. Des voix de femmes. Gwen voudrait dire à Eléonore de se taire, de ne pas faire de bruit. Bon, ce n’est pas vraiment nécessaire.
Les filles entendent :
- Evidemment ! Elles ne nous ont pas attendues.
- On s’en doutait. On a affaire à Y07 !
- Notre affaire est compromise. On ferait mieux de renoncer.
- Son altesse ne renoncera pas. Et si nous ne la suivons pas elle nous réprimandera.
- Oui. Mais nous aurons de la chance si nous nous en tirons indemnes.
- Déguerpissons ! Le super agent risque de nous surprendre. Et à nous deux nous ne sommes pas de taille à l’affronter.

Gwen est songeuse. Elle a reconnu les voix d’Olga et de Zéna. Bonnes choses, elle a déjà identifié ses adversaires et elle et son amie leur ont échappé. Mais ? Un instant ! Gwen et Eléonore sont toujours solidement ligotées et sévèrement bâillonnées. Elles sont seules, derrière le hangar.

Eléonore se tortille dans ses liens. Elle tire sur ses liens. Elle s’adresse à Gwen :
- mmmm ??, mmmmhh ??

Gwen a deviné. Eléonore lui demande comment elle va être libérée. Comment Gwen va-t-elle faire pour se libérer ?
Elle réfléchit à un moyen de retirer ces abominables cordes. Elle regarde autour d’elle. Elle explique à Eléonore qu’elle cherche.
- mmmm.

Gwen se dit que personne ne sait qu’elles sont là, donc personne ne viendra les délivrer. Gwen se dit aussi que ligotées comme elles sont, avec leurs chevilles croisées, elles ne pourront pas aller chercher de l’aide. Rudement bâillonnées, elles ne peuvent pas crier pour appeler à l’aide, elles ne peuvent pas non plus utiliser leurs dents pour grignoter les cordes. Ensuite les liens sont trop bien posés, trop bien serrés et les nœuds sont trop bien serrés pour qu’elles aient une chance de défaire leurs maudits liens. Gwen sent les larmes venir dans ses yeux.
Non ! Eléonore compte sur elle. Elle doit trouver un moyen.

Là ! A seulement quelques mètres. Le tuyau de descente de gouttière. Son raccord est près du sol et présente un pourtour rugueux !
Gwen se trémousse, rampe, se tortille… Elle atteint son but. Elle se met à frotter les cordes qui enserrent ses poignets sur l’arrête rugueuse.
Plusieurs minutes plus tard, Gwen crie de joie : - mmmmhh !!
Elle avait vu juste. Ses mains sont libres.
Mais ? Mais ? Ses mains sont libres mais ses coudes sont toujours attachés l’un contre l’autre et les cordes qui entourent sa taille entourent aussi ses avant-bras. Gwen a ses mains libres mais elle ne peut que faire des petits mouvements avec.
Gwen est souple. Elle se tord, place ses mains sur les liens qui emprisonnent ses chevilles. La tentative échoue. Elle atteint la corde mais pas les nœuds.

Gwen se redresse (elle s’assoit sur ses fesses). Elle regarde Eléonore et avec ses mains, elle lui fait signe d’approcher.
- mmmm !!, mmmmhh !!
Eléonore comprend le dessein de Gwen. Péniblement elle s’approche. Elle place ses poignets à portée des mains de Gwen. Gwen se met à l’œuvre. Lentement elle défait les nœuds. Petit à petit les liens d’Eléonore sont dénoués. Ceux des poignets, ceux autour de sa taille, ceux autour de ses coudes. Enfin.
Encore quelques efforts et les filles sont libres.
Eléonore regarde admirativement Gwendoline. Elle commente :
- Nous sommes attendues au palais…



(*) : Lisez, ou relisez, l’épisode 16.
(**) : La police secrète bulovienne. Lisez ou relisez l’épisode 3.

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Re: Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

Message par MacWilly »

Episode 18.2. Gwendoline mène l’enquête

Le lendemain matin, Gwendoline se rend à la salle de travail du palais. Elle a dormi dans le palais. Dans une chambre digne d’une princesse.

Elle se rappelle comment, hier, elle a été accueillie au palais.
Elle a été reçue par la princesse Tania, le général Robioff et un jeune homme. Le général a présenté le jeune homme. Il s’appelle Jamie et il est le meilleur agent de renseignements de l’armée.
Eléonore a déclaré de manière enthousiaste :
- A peine arrivée en Bulovie le super agent Gwenaëlle a déjà repéré et identifié nos adversaires !
Gwendoline : - Je n’ai pas vraiment tant de mérites.
La princesse : - Vous avez fait le voyage, pris un premier contact avec l’adversaire. Je suppose que vous voulez d’abord prendre un peu de repos ?
Le général : - Oui. La journée est avancée et la journée de demain sera certainement bien remplie…


Gwendoline s’est habillée élégamment. Elle a choisi un ensemble à jupe courte. De cette manière ses jambes sont plus libres que dans une jupe toute droite. Elle porte sa perruque rousse. Eléonore et Jamie l’attendaient déjà dans la salle de travail.
Jamie : - Nous attendons vos ordres, milady.
Gwendoline : - Il nous faudrait d’abord identifier les menaces qui pèsent sur la Bulovie. Je voudrais avoir l’avis des services buloviens.
Jamie : - Je peux parler au nom des services de renseignements. Des agents raindiens mènent régulièrement des intrusions dans notre pays. Nous n’avons pas identifié leur objectif.
Eléonore : - Les services militaires en sont au même stade. Nous attendons vos directives.
Gwendoline : - La police sait peut-être quelque chose ? Je connais bien le lieutenant Stéphanie ?
Eléonore se lève. – Je lui demande de venir en code 3. (*)


Stéphanie devrait arriver incessamment. Les trois personnes discutent. Jamie a posé une carte de Bulov sur la table. Gwendoline est flattée d’être qualifiée de milady. Elle se demande ce qu’elle pourra faire si Stéphanie ne lui fournit pas une piste. Gwendoline est bien ennuyée. Son entourage compte sur elle. Que peut-elle faire pour ne pas décevoir ses amis ?
Gwendoline regarde machinalement la carte de la ville sur la table. Elle reconnaît le palais, le poste de police… Jamie a négligemment posé la main sur la carte. Il a son doigt sur… sur quoi ? Sur la banque nationale.
Eléonore a entendu le murmure de Gwendoline.
- Milady, vous pensez à la banque nationale ? Là où se trouve la réserve d’or du pays ?

Stéphanie entre à ce moment d’un pas précipité.
Stéphanie : - La banque nationale ? Sur la place centrale ? Il y a beaucoup d’activités à cet endroit en ce moment. L’immeuble voisin est en travaux. Il subit une complète rénovation.
Jamie : - Il serait sage d’aller contrôler les lieux ?

Un peu plus tard les quatre personnes arrivent à la banque nationale. Elles ont voyagé en utilisant la voiture de police du lieutenant Stéphanie. En route Stéphanie a expliqué à Gwendoline que la police n’avait pas de crainte particulière en ce qui concerne la sécurité du pays. Une grande place s’étale devant la banque. La place Tania. L’immeuble voisin de la banque est entouré d’une palissade. Il y a des engins de chantier et des travaux sont en cours sur l’échafaudage installé sur la façade.
Les quatre personnes sont reçues par le directeur. Ce dernier vérifie soigneusement les accréditations de ses visiteurs.
Il conduit ses visiteurs au sous-sol. Il ouvre une simple porte. Cette porte donne sur une grande pièce dans laquelle sont rangés les lingots d’or. L’entrée de la pièce est interdite par une porte composée d’épais barreaux. Le directeur utilise sa clé et un code pour ouvrir la porte. Les cinq personnes pénètrent dans la chambre forte.
Le directeur : - Voyez-vous même milady. La chambre forte est entourée de murs épais. Les lingots d’or sont bien à leur place.
Jamie : - Pourtant nous suspectons qu’une menace plane sur la réserve d’or du pays.
Le directeur : - Milady, soulevez un lingot, voulez-vous ?

Gwendoline avise un lingot. Il a approximativement la taille et le volume d’une bouteille de vin.
OH ! Surprise ! Gwendoline se rend compte du poids du lingot. Il est lourd ! Très lourd ! (**)
Le directeur : - Les lingots ont une masse standard de 12,5 kilogrammes. Nous avons 250 lingots. Ils représentent une masse de 3125 kilogrammes. En admettant que des voleurs s’introduisent ici, comment pourraient-ils repartir, en emportant plus de trois tonnes d’or, avant l’intervention de la police ?
Stéphanie : - Vous possédez aussi des lingots plus petits.
Le directeur : - Oui, des lingots qui pèsent un kilogramme. Mais craignez-vous vraiment un vol de quelques kilogrammes d’or ?

Le directeur regarde gentiment Gwendoline :
- Etes-vous rassurée, milady ? La réserve d’or de la Bulovie est en sécurité.


Gwendoline a remercié le directeur pour son accueil, puis les quatre personnes ont pris congé. Gwendoline a proposé d’aller faire le point dans un salon de thé sur la place où se trouve la banque.
Stéphanie : - Je ne pense pas que l’or de la banque soit en danger. D’autant moins que le commissariat principal n’est qu’à 500 mètres de la banque. En cas d’attaque de la banque, il ne faudrait que peu de temps pour dépêcher des forces de police en nombre sur la place.
Jamie grimace.
Jamie : - Je crois que l’or est dans la ligne de mire de nos ennemis ! Milady suit cette piste. Et milady ne s’est jamais trompée !
Eléonore : - Nous avançons. Milady a déjà identifié les suspects principaux et leur objectif.
Jamie : - Très juste ! Aucun doute que milady ne va pas tarder à découvrir comment et quand nos adversaires comptent opérer.
Stéphanie : - Et alors il sera facile de les mettre hors d’état de nuire.

Gwendoline est touchée par la confiance que ses amis lui témoignent.
Elle est bien ennuyée. Que va-t-elle faire maintenant ?
D’abord aller se rafraichir.

A la sortie des toilettes Gwendoline est agrippée par trois personnes. Un tampon est pressé sur sa bouche, l’empêchant d’appeler de l’aide. Les trois personnes l’entrainent vers la porte de sortie, toute proche. Gwendoline se retrouve rapidement embarquée dans une voiture qui démarre sans attendre. Gwendoline est assise à l’arrière, entre deux filles qui lui attachent fermement les poignets dans son dos. Elle a reconnu Sonia et Zéna ! Au volant se trouve Olga !
Olga : - Nous faisons une grave erreur.
Sonia : - Balivernes ! Nous l’avons enlevée avec une facilité déconcertante. Elle ne peut pas être aussi forte que vous le dites.
Zéna : - Je ne suis pas rassurée. Nous ne devrions pas nous frotter à elle. C’est beaucoup trop risqué !
Sonia : - Assez ! Elle est en notre pouvoir, nous mettrons notre plan à exécution et il réussira.

Gwendoline a été bâillonnée et ligotée. Son bâillon est recouvert de fond de teint. Zéna lui a dessiné des lèvres dessus. Son bâillon est pratiquement invisible. Ses bras sont durement attachés dans son dos. Zéna a placé une veste sur les épaules de Gwen. De cette manière il est peu apparent que Gwen est attachée et bâillonnée. Cela devient presque une habitude. Olga et Zéna lui avaient infligé ce traitement lorsqu’elles l’ont enlevée pour la mener en Bulovie, il y a des mois de ça.
Gwen ne comprend pas. Pourquoi ce traitement ? Elle est déjà en Bulovie.

La réponse apparaît des kilomètres plus loin. La voiture franchit un poste frontière. Olga présente les papiers au douanier peu attentif. Mais Gwen est assise entre Sonia et Zéna. Elle est discrètement mais solidement attachée et bâillonnée. Elle pense attirer l’attention du fonctionnaire mais dans son état ?
La voiture franchit la frontière.
Gwen a lu les panneaux de signalisation. Elle est maintenant en Raindie.
Elle n’est pas rassurée.

Après bien des kilomètres la voiture arrive au palais du prince Rudolph. Gwen est conduite dans une petite pièce. Zéna est chargée de surveiller Gwen qui est toujours ligotée et bâillonnée.
Zéna est anxieuse : - Pardonnez-moi. Je dois obéir à son altesse Sonia. J’espère que vous serez indulgente avec moi.
Gwen tire sur ses liens.
- mmmmhh !!
Zéna soupire : - Nous sommes dans le palais du prince Rudolph. Je ne peux pas vous détacher ici. Nous serions perdues toutes les deux.
Gwen tire encore sur ses liens. Rien à faire. Ses liens sont solides et bien mis. Ils ne bougent pas.

Après environ une demi-heure Olga revient, en compagnie de Sonia, Agnès, Rudolph et d’un homme. Gwen reconnaît le capitaine de l’armée raindienne qu’elle avait rencontré au Métalande.

Agnès : - Comme on se retrouve !
Gwen : - mmmm ??
Sonia : - Olga, Zéna et vous capitaine, vous maintenez que malgré les apparences cette fille est un agent d’élite ?
Le capitaine : - Oui. Elle est ligotée. Elle a l’air incapable de faire quoi que ce soit mais en vérité elle est redoutable.
Sonia : - Je n’en crois rien.
Le capitaine : - Notre assaut du Métalande a pitoyablement échoué. Elle était sur les lieux. Une coïncidence ?
Zéna : - Tati, la tante de l’agent secret U69, ne l’a pas cru non plus. Elle s’est attaquée à elle. Personne n’a revu Tati depuis. Encore une coïncidence ?
Olga : - La liste est bien longue. Mais j’ai un plan pour faire éclater la vérité.
Rudolph : - Je serais curieux d’en avoir le cœur net.
Olga : - Voici ce que je propose. Nous la gardons au frais sous triple garde. Zéna, le capitaine et moi nous préparons un petit test et demain matin nous aurons la preuve qu’elle est vraiment l’excellence en personne.
Sonia : - Ou une habile impostrice. D’accord, mettez votre plan à exécution.
Rudolph : - Bien ! Demain matin nous saurons.


(*) : Exécution immédiate et prioritaire. Les sirènes et les gyrophares sont à utiliser.
(**) : Oui c’est vrai ! La densité de l’or est de 19,3. Les lingots d’or pèsent habituellement 12,5 kilogrammes et sont un peu plus petits qu’une bouteille de vin. L’or est très lourd. Dans les scénarios bâclés et les films hollywoodiens cette réalité est totalement ignorée.

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Re: Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

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Episode 18.3. Gwendoline, l’agent d’élite.

Gwen a passé la nuit enchainée dans un cachot. Trois gardes armés étaient postés en faction devant sa porte.

Au petit matin, Olga et Zéna sont venus délivrer Gwen. Accompagnées des gardes, elles ont conduit Gwendoline dans un petit réfectoire.
Un riche et délicieux petit-déjeuner lui a été servi. Olga voulait que Gwendoline soit en parfaite condition pour le test qui l’attendait.
Olga a ensuite placé des menottes étroites aux poignets de Gwendoline, lui immobilisant ses bras dans son dos.

Gwen a ensuite été conduite en voiture sur le terrain d’entrainement de l’armée. Elle est maintenant sur le toit d’un immeuble à cinq étages.
Un autre immeuble, de cinq étages se trouve à plus de cinquante mètres. Les immeubles ne comprennent que les murs. Les fenêtres sont justes des ouvertures dans les murs. Les immeubles sont vides. Ils servent de terrain d’exercices. Une des fenêtres de l’immeuble en vis-à-vis est recouverte par un rideau épais. Le rideau recouvre une grande « fenêtre » au cinquième étage. Une corde court de ce rideau à une rambarde du toit où se trouve Gwen.

Gwen porte toujours ses étroites menottes qui lui immobilisent ses mains dans son dos. Elle est en compagnie de Sonia, Olga, Zéna, du capitaine et de Rudolph.

Olga : - Je vais vous prouver les capacités extraordinaires du super agent !
Sonia : - Je n’y crois pas, mais fais ta démonstration.
Olga s’adresse au capitaine : - Capitaine ?
Le capitaine présente un pistolet : - Il s’agit d’un Chiappa FAS 6007. Un modèle utilisé en compétition pour le tir de précision.
Le capitaine montre que le pistolet est chargé d’une balle. Une seule balle. Il met le pistolet en état de tir et dépose le pistolet sur une petite table, près de la rambarde. Le capitaine s’écarte.
Olga désigne le rideau, à 50 mètres, devant le petit groupe :
- Regardez : derrière ce rideau se trouve Eléonore. Elle est bâillonnée. Elle est rigoureusement attachée à un poteau. Devant elle un pistolet de gros calibre est fixé sur un support. Le pistolet est orienté vers le cœur d’Eléonore. Une masse reliée à une ficelle tire sur la gâchette du pistolet. Le tir n’a pas lieu car la gâchette est retenue en place par un fil près d’une bougie allumée.
- Regardez maintenant la corde qui va du rideau jusqu’au parapet. Je vais tirer sur cette corde dans quelques instants. Ceci aura pour effets de faire tomber le rideau et de placer la bougie allumée sous le fil qui immobilise la gâchette. Capitaine ?
Le capitaine : - Nous avons expérimenté : la flamme de la bougie brûle le fil en 30 secondes. Puis la masse actionne la gâchette et le pistolet fait feu. Sachez aussi que mon meilleur homme empêche le fil de se briser environ une fois sur sept. Si vous préférez il touche ou éteint la bougie environ une fois sur sept.
Olga regarde Zéna : - Zéna ?
Zéna : - Le super agent porte des menottes. Elle a ses mains attachées dans le dos. Je l’ai fouillée méticuleusement. Elle ne possède aucune clé.
Sonia : - Attends, tu es en train de nous dire que Gwen va avoir 30 secondes pour éteindre la flamme de la bougie ? Avec une seule balle ? A 50 mètres ? Avec ses mains attachées dans son dos ?
Olga : - Exactement ! Et pour l’inciter à nous dévoiler ses superpouvoirs, j’ai demandé le concours d’Eléonore.
Olga : - Soit Gwen réussit et nous montre qu’elle est réellement le super agent, soit Eléonore est morte.
Gwen : - Non ! C’est impossible ! Epargnez Eléonore !

Olga ignore les suppliques de Gwen. Elle s’approche de la corde. Olga s’adresse à Gwen d’un ton ferme :
- Je te laisse quelques secondes pour t’approcher puis je tire sur la corde.

Gwen s’approche lentement. Sonia et Rudolph regardent attentivement. Ils sont incrédules. Gwen a un regard indéchiffrable.
Olga tire sur la corde. Le rideau tombe. La scène qui se dévoile est effectivement celle qu’Olga a décrite.

Gwen est désespérée. Avec ses menottes elle n’a aucune chance. De rage elle tire brutalement sur ses menottes. Oh ! Mais ?
Les bracelets s’ouvrent et les menottes tombent sur le sol.
Surprise, Gwendoline se saisit du pistolet. Le tir est bien au-dessus de ses capacités. Tant pis. Une petite chance vaut mieux qu’aucune chance.
Elle vise.
Elle tire.
Un « bing » se fait entendre. La balle a ricoché.
Elle a raté sa cible.

Gwendoline baisse lentement son pistolet.

Le fil brûle, la masse tire sur gâchette et… rien !

Olga triomphe : - Que dites-vous de ça ?
Sonia : - C’est une mise en scène ? Le pistolet n’est pas armé ?
Olga : - Si, il est vraiment armé.
Olga regarde admirativement Gwendoline : - Il y avait un piège : une fois sur deux, quand la flamme est éteinte le fil est fragilisé et il se rompt sous le poids. Elle l’a deviné, elle a visé, touché et bloqué le chien, rendant le pistolet inutilisable. (*)

Gwendoline est troublée. Elle a visé la bougie. Elle n’a pas visé le chien. Elle se dit qu’elle a eu un coup de chance miraculeux.

Sonia : - Incroyable.
Rudolph : - Phénoménal !
Le capitaine : - Extraordinaire. Annie Oakley elle-même n’aurait pas réussi ça ! (**)

Sonia revient de son étonnement et reprend ses esprits
- Retournons au palais !


Gwendoline a été conduite au palais du prince Rudolph. Elle est assise à la table du prince Rudolph. Il s’agit de la salle de gala. Elle est en compagnie de Rudolph et de Sonia. A l’autre bout de la table se trouve le capitaine. Il y a de nombreux toasts sur la table. La servante vient de servir le champagne à Gwendoline et à Sonia. Elle sert le prince qui lui tend sa flûte.
Sonia : - Accepteriez-vous de travailler pour nous ?
Rudolph : - Oui ! Vos conditions seront les nôtres. Dites-nous ce que nous pouvons vous offrir pour que vous rejoigniez notre camp ?

Gwendoline ne s’attendait pas à une telle offre. Sonia repère le trouble de Gwendoline. Elle relance.
Sonia : - Souhaitez-vous de l’or ? Nous vous offrons l’argent que vous voulez. Vous serez riche ! Même très riche !
Gwendoline : - Euh ?
Sonia : - A moins que le pouvoir ne vous tente ?
Rudolph : - Oui ! Voudriez-vous être le commandant en chef de l’armée de Raindie ? Si vous préférez vous pourriez devenir le chef de la police, ou des services spéciaux ? Ou voulez-vous diriger la Bulovie à la place de Tania ?
Rudolph : - Vous avez peut-être d’autres ambitions ? Une position sociale peut-être ? Vous seriez une magnifique princesse. A moins que vous ne préfériez devenir comtesse ? Ou un autre titre ?
Sonia : - Dites-nous ! Nous vous écoutons !

Gwendoline : - Qu’est-il arrivé à Eléonore ?
Le capitaine : - Elle est saine et sauve. Elle se trouve dans une des chambres du palais.
Sonia : - Dites-nous ce que vous lui voulez. Nous le faisons pour vous.

Gwendoline est perdue dans ses pensées. Elle ne peut pas accepter l’offre de Sonia et de Rudolph. D’abord elle aime son Andy. Elle veut partager sa vie avec son Andy. Ensuite, malgré les apparences elle n’a pas les qualités que ses interlocuteurs lui prêtent. Ils ne tarderaient pas à s’en apercevoir et alors… Mais au fait ?

Gwendoline : - Imaginons que je refuse de vous rejoindre ?
Sonia : - Ce serait vraiment désolant. Nous ne bénéficierions pas du formidable atout que vous représentez.
Rudolph : - Nous pourrions essayer de la forcer à travailler avec nous ?
Sonia : - Crétin ! Tu forces d’abord le Père Noël à passer le 24 tous les mois de l’année. Quand tu auras réussi ça tu auras une chance de réussir à forcer un agent de son calibre. Non, si elle n’accepte pas de son plein gré nous ne pouvons pas la contraindre.
Le capitaine : - Si elle ne rejoint pas notre camp…
Sonia : - Alors elle représente notre plus formidable ennemi…

Sonia regarde Gwendoline avec insistance : - Rejoignez-nous ! Nous vous offrons immédiatement tout ce vous voulez en échange !

Gwendoline a compris. Si elle refuse l’offre elle sera traitée en ennemie. Probablement exécutée. Quelle situation ! Elle ne peut pas accepter, elle ne peut pas refuser. Elle tente de gagner du temps :
- Je voudrais réfléchir.
Sonia : - Certainement. Reprenez du champagne, ou ce que vous voulez, restez à table ou installez-vous sur un fauteuil et réfléchissez. Nous attendons votre réponse.

La manigance de Gwendoline a fait long feu. Sonia ne s’est pas laissée duper. Elle n’a gagné que quelques minutes.

Gwendoline s’est assise un peu à l’écart, sur un fauteuil, une tasse de café à la main. Sa position lui semble insoluble. Que peut-elle faire ? Elle se dit qu’elle n’a pas d’aide à espérer. Personne ne sait qu’elle est dans le palais princier de Raindie. Son Andy est en mission, probablement loin d’ici. Non, elle ne sera pas secourue. Gwendoline cherche une sortie. Elle n’en trouve pas.

Après un certain temps Sonia prend la parole.
- Je vois. Vous n’êtes pas encline à nous rejoindre.
Sonia : - Je m’y attendais. Croyez bien que j’en suis navrée.
Sonia : - Capitaine, à vous de jouer !

Le capitaine se met à ligoter soigneusement Gwendoline. Il s’applique pour lui poser des cordes autour de ses bras, de son corps, de ses jambes. Il serre bien les cordes et les nœuds. Enfin il lui enfonce un tissu dans la bouche puis il lui scelle la bouche avec des rubans de tissu. Gwen est maintenant proprement ligotée et bâillonnée.
Le capitaine lève la tête en direction de Sonia, de manière interrogative et demande : - Le vieux château ?
Sonia acquiesce.

Le capitaine empoigne Gwen comme s’il s’agissait d’un sac de pommes de terre.
Gwen est ligotée, bâillonnée, impuissante. Elle est conduite vers un triste sort. Elle se dit que cette fois c’est la fin.


(*) : Pour les lecteurs qui ne seraient pas familiers avec les armes à feu, le chien est la pièce métallique d’une arme à feu qui percute la cartouche et de ce fait déclenche le tir.
(**) : Annie Oakley est probablement la meilleure tireuse d’élite de tous les temps.

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MacWilly
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Re: Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

Message par MacWilly »

Episode 18.4. Gwendoline en situation critique.

Gwen est conduite à sa destination, le vieux château. Gwen découvre qu’il s’agit d’une ruine abandonnée et délabrée, au milieu d’une forêt. Le « château » n’est guère autre chose que des gravats, des fondations et quelques murs encore debout.
Le capitaine : - Voyez-vous, ce « château » n’est qu’un tas de ruines perdues au milieu de la forêt. Personne ne vient jamais ici car il n’y aucun intérêt à venir ici.
Le capitaine, qui porte Gwen sur ses épaules, contourne le château. Il descend de quelques mètres pour se retrouver un peu sous ce qui était le niveau plancher du château. Il s’approche d’un mur coincé entre deux rochers. Il choisit un point particulier du mur et se met à appuyer sur cet endroit du mur.
Le mur pivote, découvre un petit couloir.
- Il n’y a que son altesse Sonia, le prince Rudolph et moi-même qui connaissons l’existence de ce passage secret. Il donne sur une salle qui est restée pratiquement intacte. La pièce est située sous les ruines.
Le capitaine et sa prisonnière sont maintenant dans la salle sous les ruines du château. Gwen est posée sur ses pieds.
Quelques torches sont posées sur le sol. Le capitaine saisit et allume quatre torches. Il accroche les quatre torches allumées aux murs. Gwen découvre que la salle est assez grande, elle mesure plus d’une vingtaine de mètres sur une douzaine de mètres. Il y a un motif géométrique dessiné sur le sol, au milieu de la pièce. Le motif est un hexagone de presque trois mètres de diamètre. Il y a aussi des rails qui partent d’un mur et qui s’arrêtent devant le motif. Les rails sont un peu surélevés près du mur et descendent jusqu’à l’hexagone.

Le capitaine a saisi Gwen et l’a placée debout près du motif. Il éclaire l’hexagone au moyen d’une torche qu’il tient dans sa main gauche. Le capitaine saisit un bout de bois (le reste d’une torche) de sa main droite. Il explique.
- Autrefois un puits se trouvait ici. Ensuite c’est devenu une oubliette. Le mécanisme fonctionne toujours. Regardez !
Le capitaine jette la torche brulée sur le motif. Les pétales du motif se dérobent immédiatement, révélant le puits insondable qu’ils recouvraient. Gwen ne voit pas le fond du puits.
Les pétales remontent lentement pour reprendre leur place d’origine.

Le capitaine a porté Gwen près des rails. Gwen découvre qu’il y a des wagonnets rangés contre le mur, près des rails. Wagonnet est un grand mot. Il s’agit essentiellement d’une planche sur quatre petites roues. La planche mesure environ 1 mètre 50 sur 50 centimètres. Il y a une barre métallique verticale fixée à l’avant et à l’arrière du wagon.
Le capitaine saisit un des wagonnets par les barres et le place sur les rails.
Il couche Gwen sur le wagonnet, sur son ventre. Gwen doit plier ses genoux. Ses chevilles et genoux sont liés à la barre verticale. Le capitaine lie encore le cou de Gwen à la barre avant du wagonnet. Enfin le corps de Gwen est ‘collé’ à la planche par des cordes.
Le capitaine : - Maintenant la touche finale.
Le capitaine explique ses actions : il pousse le chariot pour lui faire monter les rails jusqu’à être près du mur. Il passe une corde fixée à l’arrière du chariot dans un anneau fixé au mur et place l’extrémité de la corde dans les mains de Gwen.
Le capitaine : - Tenez bien cette corde ! Elle retient le chariot où il est. Dès que vous lâchez la corde le chariot est libéré. Il roule alors vers le puits où il disparaît.
- mmmmhh !!

Le capitaine quitte la pièce en ajoutant : - Bon voyage.


Gwen est restée seule, dans sa position désespérée. Dans la lumière vacillante des flammes des torches. Elle remue dans ses liens, tire sur ses liens. Elle est très bien ligotée. Elle peut à peine remuer. Elle ne peut pas se libérer. Elle ne peut utiliser ses mains que pour tenir la corde.
A part Sonia, Rudolph et le capitaine personne ne connaît cette salle secrète dans le château. Personne d’autre ne sait qu’elle est là. Elle n’a pas d’aide à espérer. Personne ne viendra la détacher. Elle ne peut pas défaire ses liens, ses liens tellement serrés.
Elle n’a aucune chance. Elle vit ses derniers instants.
Elle pense à lâcher la corde. Alors elle meurt dans les secondes qui suivent. A quoi bon gagner quelques minutes de plus ?
Elle pense à son Andy. Il est déjà venu la sauver contre toutes les chances. Cette fois encore ? Gwen n’y croit pas. Lâcher la corde ? Même si elle n’y croit pas peut-être qu’Andy va tout de même venir la sauver ?
Elle serre la corde dans ses mains. La corde commence à tirer. Elle va consacrer ses derniers instants à se remémorer les bons moments qu’elle a connus.

Gwen repense rapidement aux moments de bonheur qu’elle a connus. Les moments qu’elle a partagé avec Andy. Les merveilleux moments qu’Andy lui a fait vivre.
La corde tire de plus en plus fort dans ses mains. La corde la brûle. Elle va bientôt lâcher la corde. De toute façon elle n’a pas d’espoir.

Une lueur s’immisce dans la pièce. Le passage secret a été ouvert. Quelqu’un arrive !
Une silhouette apparaît de l’autre côté de la pièce.
Si ! Miracle ! C’est Andy !
Il s’approche. NOOON ! Il se dirige vers le motif central.
Gwen crie de toutes ses forces : - mmmmmm !!
Paniquée elle tire de toutes ses forces sur ses liens cruels. Affolée, elle ouvre ses yeux en grand.
– mmmmmm !!
Andy est surpris. Il a vu la terreur dans l’expression de Gwen. Il s’est arrêté. Juste devant le motif hexagonal !
- Gwen ! C’est moi ! Andy ! Je viens te délivrer !
- mmmmhh !!
C’est affreux ! Gwen ne peut pas prévenir son Andy du danger. Elle est efficacement bâillonnée. Elle tire hystériquement sur ses liens. Elle ne peut même pas faire signe à Andy pour le prévenir du danger.

Andy s’approche lentement. Il frôle le motif.
Il s’approche. Il s’accroupit devant le wagonnet. Des larmes s’échappent des yeux de Gwen.
- Chérie, c’est moi. Tu n’es plus en danger.
- mmmm !!, mmmmhh !!
Andy s’aperçoit que les articulations des doigts de Gwen sont blanches.
- Cesse de t’agripper à cette corde. On dirait que ta vie en dépend !
- mmmmhh !!, mmmmmm !!
- Calme-toi. Je suis là. Je vais te délivrer de ton petit wagonnet.

Andy commence par défaire tranquillement les cordes qui fixent Gwen à la barre à l’avant du wagonnet. Andy avise les gouttes de sueur qui perlent sur le visage de Gwen.
- Lâche donc cette corde ! J’ai bloqué ton wagonnet.
- mmmm ??
- Oui. Tu ne dévaleras pas la voie ferrée. Je te dis qu’il est bloqué.

Gwen lâche la corde. Elle ne pouvait plus la tenir. Le wagonnet marque une secousse, il avance d’une dizaine de centimètres. Il s’arrête.
Gwen soupire de soulagement. Ses mains, ses doigts sont tétanisés. Ils reprennent lentement leurs couleurs naturelles.
Andrew sépare les jambes de Gwendoline de la barre arrière du wagonnet. Puis il dégage le corps de Gwen du plateau du wagonnet.
Andy saisit Gwen. Il va s’asseoir en s’appuyant contre le mur, en prenant Gwen, toujours cruellement ligotée, dans ses bras.
- Je veux d’abord te tenir quelques instants dans mes bras.

Gwen est maintenant contre son Andy. Elle est dans ses bras. Elle respire. Quel étrange sentiment : elle sent la vie revenir en elle. Elle est sauvée.
Quelle sensation de bonheur elle éprouve !
Andy lui retire lentement son bâillon.
Il l’embrasse.

Gwen explique : - Tu as failli mourir. Tu es passé à deux doigts de la mort.
- Mais non. Tu sais bien que les filles rousses me portent chance. Je ne risquais donc pas de tomber accidentellement dans le puits dissimulé sous le motif central de cette pièce.
- Je… Mais ? … Tu…
- Laisse-moi te tenir encore un peu dans mes bras. Tu m’as manqué, tu sais ?

Gwen s’appuie contre son Andy. Elle est en vie. Elle est hors de danger. Elle sent son aimé contre elle. Il ne va pas tarder à la délivrer de ses ignobles liens. Il lui expliquera plus tard. Elle goûte l’instant présent.



Gwendoline suit Andrew. Ils rejoignent le véhicule d’Andrew. Il est garé à proximité du château, entre les buissons. Le véhicule est un véhicule de type tout terrain, à quatre roues motrices. Il est vert foncé. Un véhicule militaire, probablement ? Gwendoline découvre avec joie qu’Eléonore les attendait à bord du 4x4.
Andrew consulte sa montre et met le véhicule en marche.

Après un moment le véhicule progresse sur une route en pleine forêt. Andrew ralentit, quitte la route, s’engage dans la forêt.
Gwendoline : - Pourquoi as-tu quitté la route ?
Andrew : - Milady, nous devons ramener Eléonore au palais. Pour cela nous devons quitter la Raindie, c’est-à-dire franchir sa frontière.
Eléonore : - Vous espérez éviter les postes frontières !
Andrew : - Ceci me semble souhaitable. Les gardes-frontière pourraient avoir des soupçons. Figurez-vous que nous sommes à bord d’un véhicule de l’armée bulovienne.
Eléonore : - Je m’en doutais. C’est bien un véhicule de l’armée de Bulovie. En Raindie ! Quel risque !
Andrew : - Rassure-toi ! Milady a pensé à tout. Comme d’habitude. Tout va bien se passer.
Gwendoline ne dit rien. Elle connaît son Andy. Il sait ce qu’il fait. Maintenant qu’il est là, avec elle, les choses vont s’arranger.

Andrew roule très lentement. Il n’y a pas de route, ni même de chemin sous le véhicule. Andrew utilise toutes les ressources du véhicule tout terrain pour progresser en pleine nature, en pleine forêt.
Andrew regarde les abords du véhicule, puis la montre sur le tableau de bord. Il proclame :
- Il est l’heure de déjeuner. Nous faisons une pause déjeuner.
Andrew regarde Gwendoline : - Avec ton accord, milady ?

Gwendoline acquiesce. Elle sait qu’Andy a un plan. Elle lui fait entièrement confiance. Elle ne comprend pas. A quoi joue donc Andy ?
Quelques instants plus tard, les trois personnes sont assises sur des chaises pliables. Andrew a déposé des vivres sur une petite table.
Andrew a servi un peu de vin à ses compagnes.
– Agréable, n’est-ce pas ? Un petit repas, dans le calme, au milieu de la forêt.
Eléonore regarde Gwendoline : - Milady, je ne vous ai pas encore remercié de m’avoir sauvé la vie, l’autre jour, de manière prodigieuse.
Andrew : - Tu as fait ça, chérie ?
Eléonore : - Elle a neutralisé le pistolet qui allait m’expédier dans un autre monde. Elle a fait ça avec une seule balle, tirée à 50 mètres.
Andrew est admiratif : - Extraordinaire. Annie Oakley elle-même n’aurait pas réussi ça !

Cette phrase fait sursauter Gwendoline. Elle l’a déjà entendue ! Elle va demander des explications à Andrew. Elle n’en a pas le temps, Andrew demande avec insistance : - Encore un peu de vin, chérie ?

Après avoir pris son temps pour boire un peu de café, Andrew consulte sa montre puis propose de reprendre la route. Gwendoline se doute bien qu’Andrew a fait trainer les choses volontairement. Elle essaye de comprendre. Elle n’est pas inquiète. Andy sait ce qu’il fait.


Le véhicule conduit par Andrew a quitté la Raindie. Il a traversé la frontière au milieu de la forêt. Il roule maintenant dans Bulov, la capitale de la Bulovie. Gwendoline s’étonne : il passe par la place Tania.
Mais ? Le bâtiment voisin de la banque est en partie effondré et en partie brûlé. Il y a de nombreux véhicules de pompiers devant le bâtiment. Il y a également de nombreux véhicules de police sur la place, leurs lumières de signalisations activées. La foule est canalisée par les forces de police.
Gwendoline est ébahie par le spectacle.
Gwendoline : - Que s’est-il passé ici ?
Andrew : - Nous allons au palais. Milady, tu réclameras qu’on te fasse un rapport. En s’éloignant de la place le 4x4 croise un véhicule blindé de l’armée bulovienne. Le blindé est stationné au bord de la route, à deux pas de la place Tania.

Quelques instants plus tard, les trois personnes sont arrivées au palais. Elles sont reçues par la princesse, Stéphanie, le général Robioff et Jamie. Andrew s’adresse directement à Jamie.
Andrew : - Jamie, milady attend ton rapport.

Gwendoline a remarqué qu’Andy connaît Jamie, qu’il le tutoie. Elle a aussi remarqué que Jamie doit lui faire son rapport, pas à Andrew. Elle pense qu’il vaut mieux ne rien dire, en tout cas pour l’instant.
Jamie : - Milady, vous avez vu juste. Les agents raindiens ont percé le mur de la chambre forte de la banque à coups d’explosifs. Ils ont finalisé le passage grâce au bulldozer dont ils disposaient sur le chantier voisin. Ils ont aussi utilisé le bulldozer pour charger rapidement les tonnes d’or sur leur camion. L’immeuble était en feu. La fumée masquait ces opérations. Les flammes donnant du travail aux pompiers.

Stéphanie : - Nous avions disposé nos forces de police selon vos instructions, milady. Heureusement ! Nous avons intercepté tous les agents raindiens et sécurisé l’or.
Andrew : - Sinon ils profitaient de la confusion générale pour disparaître avec la réserve d’or du pays.

Le général : - Milady, vos craintes que les malfrats utilisent leur camion et surtout leur bulldozer pour forcer les barrages de la police se sont révélées non fondées. Mais je ne regrette pas d’avoir disposé des véhicules blindés selon vos instructions.

Tania : - Quel plan brillant ! Si nous n’avions pas eu l’aide de Milady, leur plan réussissait et la Bulovie était ruinée.
Jamie : - Et comble de l’excellence, Milady est allée en Raindie délivrer Eléonore !
Gwendoline : - Ce n’est pas moi qui ai délivré Eléonore.
Andrew : - Oui, c’est moi, mais je n’ai pu le faire que grâce aux instructions de milady.

Gwendoline regarde Andy d’un air qui veut dire tellement de choses qu’il en devient indéchiffrable.

Tania : - Eléonore, vous allez organiser la fête qu’il convient d’organiser. La Bulovie a été sauvée et nous devons remercier milady pour ça !
Eléonore : - A vos ordres ! Je me charge des préparatifs !

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Re: Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]

Message par MacWilly »

Episode 18.5. Gwendoline fait le bilan de son enquête

Trois jours plus tard les festivités sont terminées. Gwendoline a été très occupée. Elle a été félicitée de nombreuses fois, décorée, invitée à diverses dégustations, demandée dans plusieurs cérémonies…

Gwendoline et Andrew rentrent chez eux. Ils sont à bord de l’avion de la princesse.

Gwendoline est songeuse. Elle rumine des pensées depuis trois jours. Elle regarde Andrew.
- J’ai eu beaucoup de chance dans cette histoire. Est-ce vraiment possible ? N’y aurait-il pas un dessous des cartes ?
Andy : - Tu crois ?
Gwendoline : - D’abord il y a eu Jamie qui a mis le doigt sur la banque sur la carte et qui a ensuite soutenu que j’avais trouvé la bonne piste. Cela ne me paraît pas crédible ?
Andrew répond de manière rêveuse : - Eh bien puisque tu m’en parles, je vais te dire. Tu te rappelles que j’avais placé un homme à moi dans l’entourage de la princesse ? (*)
- Tu veux dire que Jamie travaille pour toi ?
- Oui ! Lui et moi nous avions identifié la cible des anarchistes. Nous savions qu’il s’agissait de la banque nationale. Jamie a alors utilisé un stratagème pour mettre « la banque nationale » dans ta bouche.
- Je vois. Il y a aussi mes menottes qui se sont ouvertes par magie lors de l’épreuve d’Olga ?

Andrew se lève. Il extrait des menottes de ses bagages. Il tend les menottes à Gwendoline en lui demandant :
- Tu veux dire ces menottes ?
- Mais ?
- Amuse-toi avec si tu veux. Elles sont truquées. Elles s’ouvrent quand on tire dessus d’un coup sec.
- Olga m’avait mis ces menottes truquées ?
- Je crois que quelqu’un a échangé les vraies menottes par ces menottes truquées.
- Ce même quelqu’un a ensuite récupéré ces mêmes menottes pour éviter que la supercherie ne soit découverte ?

Andy répond par un sourire.

Gwendoline est encore songeuse.
- Le tir extraordinaire qui a sauvé Eléonore. Le tir que même Annie Oakley n’aurait pas réussi. Comment as-tu fait ?
- Et bien puisque tu m’en parles, j’avais vu le capitaine se doter d’un pistolet de précision. Je n’ai pas eu le temps de saboter ou de décharger le pistolet en face d’Eléonore. Je me suis dissimulé à l’étage sous toi et tes amis. J’ai tiré avec un fusil en même temps que toi. C’est ma balle qui a ricoché sur le chien.
- Je vois.
Gwendoline : - Mais ? Un instant ! Ça veut dire que tu es le plus grand tireur d’élite de tous les temps ?
Andy : - Ca veut plutôt dire que moi je disposais d’un fusil calibré, à lunette de visée réticulée, un matériel de haute qualité, qui n’existait pas du temps d’Annie Oakley.

Gwendoline se dit qu’il y a encore des points à éclaircir.
- Tu connaissais un itinéraire permettant de passer de la Raindie en Bulovie en évitant tous les postes douaniers ?
- C’est bien sûr Jamie qui m’avait renseigné.
- Tu m’as sauvée dans la salle du vieux château. Tu savais pour l’entrée secrète. Tu savais pour le puits. Comment-est-ce possible ?
- Jamie est un agent de renseignements dans l’armée bulovienne. Il travaille aussi pour moi. Au cours des mois passés il a épié Sonia et sa clique. Il a ainsi découvert que Sonia envoyait ses ennemis dans ce château. Ils disparaissaient sans laisser de traces.
- Mais chéri, j’étais en danger de mort. Je risquais de disparaître moi aussi. Je n’en pouvais plus de retenir le chariot sur lequel j’étais attachée.
- Je pensais qu’il était plus urgent que j’aille délivrer Eléonore. Tu pouvais bien attendre un peu.

Gwendoline s’épouvante !
- Andy ! J’ai failli lâcher la corde plusieurs fois. Je n’avais aucun espoir d’être secourue. Tu as joué avec ma vie !
- Tu crois ?
Andy : - Moi je ne crois pas. Les rails étaient sabotés. Si tu avais lâché la corde ton chariot s’arrêtait avant de tomber dans le puits. Tu étais attachée, ligotée, bâillonnée mais tu n’étais pas en danger.
- Oh !

Gwendoline fronce les sourcils.
- Tu m’as tout de même fait vivre des moments épouvantables.
- Ingrate ! Je suis parti en Bulovie sans toi parce que je voulais que tu restes en sécurité chez toi. C’est toi qui as décidé de venir en Bulovie. Moi je suis venu te délivrer dans le château.

Gwendoline : - Tu m’en veux d’être venue en Bulovie et d’avoir interféré dans ton enquête ?

Andy sourit gentiment.
- Comment peut-on en vouloir à une fille qui a le titre de milady, qui est chevalière de l’ordre du Pélican d’Or ? (**)
- Mais chéri, c’est toi qui as tout fait. C’est toi qui mérite les honneurs, pas moi.

Andy soupire.
- Gwendoline, quand on travaille en tant qu’agent pour les services spéciaux on travaille dans l’ombre. (***)
Andy : - Je devrais plutôt apprécier ton exposition en pleine lumière car cela m’a permis d’agir efficacement dans l’ombre.

Andy : - J’ai moi aussi une question.
Gwendoline : - Oui ?
Andy : - Tu crois qu’un modeste vendeur de tapis comme moi est encore acceptable pour la milady que tu es devenue ?
Gwendoline : - Tu plaisantes ? Je ne veux personne d’autre que toi. Tu sais bien que je suis à toi. Rassure-moi, maintenant que je suis milady en Bulovie, tu veux toujours de moi ?
Andy : - Oui. Il n’y a qu’une fille que j’aime : toi !
Gwendoline : - Embrasse-moi…



(*) : Andrew révèle cette information dans l’épisode 4 (le paragraphe 4.7. plus précisément).
(**) : Un lecteur peut-il indiquer un autre personnage titulaire de cette haute décoration ?
(***) : James Bond constitue une remarquable exception à cette règle !




FIN de cette histoire.

MacWilly

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