Noël entre amis
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Re: Noël entre amis
Le choix est cornélien, mais finalement assez facile, par habitude. Je prends la petite boite noire, qui s'ouvre très facilement, c'est un couvercle qui s'ouvre en pivotant vers le haut, sans résistance. Il y a bien les deux éléments. J'en prends pour l'instant un. Il s'allume dès que j'enlève du socle. Et je le mets à l'oreille droite. La prise est facile. C'est la bonne taille. S'il y a un effet, ce n'est pas forcément franc. Il faudra que j'occupe les deux oreilles pour commencer à analyser.
Je prends donc le deuxième, qui est pour la gauche. C'est tout comme la droite. Mais là, dès que les deux oreilles sont prises, c'est massif, je suis couvert. Je n'entends plus la musique, et encore moins tout autre bruit. C'est comme si j'avais débranché mes oreilles. J'entends quand même un peu mes compagnons, qui savent très bien ce qu'il doit se passer. Ils se sont mis à discuter. Et si je perçois leurs voix, ce n'est qu'un murmure.
Ces écouteurs à réduction active de bruit m'installent vraiment dans un autre monde. Ça va plus loin que les banales boules Quies. Je vais être un peu seul, tant qu'on ne s'occupe pas de moi. Il ne manquerait plus que ça tient ! Que je m'isole et qu'on me laisse dans mon coin.
La performance m'impressionne, mais je m'attendais à ça. Je passe donc à la suite. Je repousse la boite des atténuateurs bien à part. Je mets le reste bien au propre, bien organisé. Ce ne sera pas bien compliqué, mais ça me fait un peu peur. En faisant toute cette partie moi-même, j'exprime vraiment mon consentement à la suite. J'ouvre aux autres la possibilité de profiter de mon consentement. Les sécurités sont toujours là, évidemment. Mais ce soir c'est Noël, c'est spécial. Et je vais avoir droit à je ne sais quoi !
J'inspire une fois, deux fois, et je dévisse les deux couvercles, que je repose à côté. Cette fois-ci je m'occuperai d'abord de la gauche. J'enlève mes lunettes, que je pose aussi un peu n'importe où. Ils se débrouilleront bien, après que je sois tout équipé. Je saisis le petit disque, avec l'autre main j'ouvre grand les paupières, et je pose le truc. Comme pour les écouteurs, je ne cherche pas ce que ça donne pour un seul côté. Une fois que je suis parti, je fais l'autre côté, histoire d'en finir.
Et là, plus de son et plus d'image. Ce n'est pas comme un simple masque où on va toujours trouver un brin de lumière vers le nez ou la bouche. Ce n'est pas comme juste fermer les yeux, où la lumière passe toujours un peu, et on voit le monde en rose dès qu'on est face à la lumière. Ces lentilles occultantes sont d'une très bonne facture.
Les oreilles, les yeux, et ensuite la bouche. Un bâillon m'attend. Je sais où il est. Je tends mes bras. Je dois un peu tâtonner, mais il n'a pas bougé. C'est le dernier du trio d'accessoires de Noël, celui qui va sceller mon sort. Avec lui, je serai bien hors jeu, ou bien entièrement dans le jeu, c'est comme on veut. En tout cas, je pourrai si peu intervenir.
Je prends donc le deuxième, qui est pour la gauche. C'est tout comme la droite. Mais là, dès que les deux oreilles sont prises, c'est massif, je suis couvert. Je n'entends plus la musique, et encore moins tout autre bruit. C'est comme si j'avais débranché mes oreilles. J'entends quand même un peu mes compagnons, qui savent très bien ce qu'il doit se passer. Ils se sont mis à discuter. Et si je perçois leurs voix, ce n'est qu'un murmure.
Ces écouteurs à réduction active de bruit m'installent vraiment dans un autre monde. Ça va plus loin que les banales boules Quies. Je vais être un peu seul, tant qu'on ne s'occupe pas de moi. Il ne manquerait plus que ça tient ! Que je m'isole et qu'on me laisse dans mon coin.
La performance m'impressionne, mais je m'attendais à ça. Je passe donc à la suite. Je repousse la boite des atténuateurs bien à part. Je mets le reste bien au propre, bien organisé. Ce ne sera pas bien compliqué, mais ça me fait un peu peur. En faisant toute cette partie moi-même, j'exprime vraiment mon consentement à la suite. J'ouvre aux autres la possibilité de profiter de mon consentement. Les sécurités sont toujours là, évidemment. Mais ce soir c'est Noël, c'est spécial. Et je vais avoir droit à je ne sais quoi !
J'inspire une fois, deux fois, et je dévisse les deux couvercles, que je repose à côté. Cette fois-ci je m'occuperai d'abord de la gauche. J'enlève mes lunettes, que je pose aussi un peu n'importe où. Ils se débrouilleront bien, après que je sois tout équipé. Je saisis le petit disque, avec l'autre main j'ouvre grand les paupières, et je pose le truc. Comme pour les écouteurs, je ne cherche pas ce que ça donne pour un seul côté. Une fois que je suis parti, je fais l'autre côté, histoire d'en finir.
Et là, plus de son et plus d'image. Ce n'est pas comme un simple masque où on va toujours trouver un brin de lumière vers le nez ou la bouche. Ce n'est pas comme juste fermer les yeux, où la lumière passe toujours un peu, et on voit le monde en rose dès qu'on est face à la lumière. Ces lentilles occultantes sont d'une très bonne facture.
Les oreilles, les yeux, et ensuite la bouche. Un bâillon m'attend. Je sais où il est. Je tends mes bras. Je dois un peu tâtonner, mais il n'a pas bougé. C'est le dernier du trio d'accessoires de Noël, celui qui va sceller mon sort. Avec lui, je serai bien hors jeu, ou bien entièrement dans le jeu, c'est comme on veut. En tout cas, je pourrai si peu intervenir.
Re: Noël entre amis
Je prends le bâillon. Je l'approche moi-même de ma bouche. Je sens bien la matière. C'est un bâillon en plastique bien dur. Avec celui-ci, je n'aurai pas de mouvement possible. Bouche grande ouverte et figée. Il y a suffisamment d'ouverture pour me faire respirer par ailleurs que par le nez, et la bave pourra partir sans problème. Ce n'est pas forcément l'aspect le plus sympathique, mais cela fait partie de l'esthétique de ces moments.
Je ne perçois pas ce qu'il se passe autour de moi. Je ne perçois que les lanières du bâillon que j'ai dans chaque main, le bâillon sur mes lèvres que je ne pousse pas encore dans la bouche. Dans cette tenue, je serai finalement presque comme les autres sur une photo : les écouteurs sont assez discrets même s'ils me rendent presque sourd absolument ; les lentilles n'entourent que les pupilles, ça donne d'abord un regard bizarre, c'est tout, même si en fait je suis complètement aveugle. Mon visage est donc quasiment intact. Le bâillon sera l'élément le plus visible. Et puis pour moi il est aussi le plus dérangeant. Les deux premiers accessoires, je vois les effets, mais je ne les sens pas trop. Le bâillon, c'est vraiment ce qui pour moi est la pose la plus décisive. En plus c'est clairement ce qui me déclare soumis plus que les deux autres. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de faire un dessin.
Je prends six bonnes inspirations, puis j'ouvre ma bouche, insère la boule, passe les lanières derrière la tête, met la lanière trouvé dans la boucle, puis sert. Je sert assez fort, car sinon j'enlève toujours trop facilement le bâillon avec juste la langue. Puis je verrouille, et passe le reste dans la boucle, tout simplement.
Je respire un coup. Je suis bien isolé maintenant. Je suis disponible.
On prend mon bras, et une main me met un petit objet froid dans la main. Je referme ma main. Je tâte. Assez facile à comprendre, c'est un cadenas, ouvert. Le bâillon peut être cadenassé. Soumis, je serai aussi dans ce cas totalement privé de liberté, et pas juste privé de sensations. J'ai une totale confiance, j'avais bien vu le modèle du bâillon. Je me doutais que cette option était bien possible. Je saisis donc l'arceau du cadenas, je passe les mains derrière la tête, je me débrouille comme je peux. Machinalement, en ne réfléchissant qu'en la confiance j'ai en ces tarés, je bloque en un clic le bâillon.
Et puis, me voilà, dès mes mains libres, avec le sac. Très bien, j'ai un sac en cuir. Je l'avais bien vidé, il n'a vraiment plus rien, j'en suis sur. Donc bon, c'est apparemment ma pose. J'ai fini, je vais attendre la suite. Après que tout le monde aura découvert ses affaires.
Je ne perçois pas ce qu'il se passe autour de moi. Je ne perçois que les lanières du bâillon que j'ai dans chaque main, le bâillon sur mes lèvres que je ne pousse pas encore dans la bouche. Dans cette tenue, je serai finalement presque comme les autres sur une photo : les écouteurs sont assez discrets même s'ils me rendent presque sourd absolument ; les lentilles n'entourent que les pupilles, ça donne d'abord un regard bizarre, c'est tout, même si en fait je suis complètement aveugle. Mon visage est donc quasiment intact. Le bâillon sera l'élément le plus visible. Et puis pour moi il est aussi le plus dérangeant. Les deux premiers accessoires, je vois les effets, mais je ne les sens pas trop. Le bâillon, c'est vraiment ce qui pour moi est la pose la plus décisive. En plus c'est clairement ce qui me déclare soumis plus que les deux autres. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de faire un dessin.
Je prends six bonnes inspirations, puis j'ouvre ma bouche, insère la boule, passe les lanières derrière la tête, met la lanière trouvé dans la boucle, puis sert. Je sert assez fort, car sinon j'enlève toujours trop facilement le bâillon avec juste la langue. Puis je verrouille, et passe le reste dans la boucle, tout simplement.
Je respire un coup. Je suis bien isolé maintenant. Je suis disponible.
On prend mon bras, et une main me met un petit objet froid dans la main. Je referme ma main. Je tâte. Assez facile à comprendre, c'est un cadenas, ouvert. Le bâillon peut être cadenassé. Soumis, je serai aussi dans ce cas totalement privé de liberté, et pas juste privé de sensations. J'ai une totale confiance, j'avais bien vu le modèle du bâillon. Je me doutais que cette option était bien possible. Je saisis donc l'arceau du cadenas, je passe les mains derrière la tête, je me débrouille comme je peux. Machinalement, en ne réfléchissant qu'en la confiance j'ai en ces tarés, je bloque en un clic le bâillon.
Et puis, me voilà, dès mes mains libres, avec le sac. Très bien, j'ai un sac en cuir. Je l'avais bien vidé, il n'a vraiment plus rien, j'en suis sur. Donc bon, c'est apparemment ma pose. J'ai fini, je vais attendre la suite. Après que tout le monde aura découvert ses affaires.
Re: Noël entre amis
- Met-le sur la tête.
J'entends bien la voix de Lucie. C'est tellement clair, et je n'entend rien d'autre. Ça ne peut pas être une panne des écouteurs. On me parle à travers les écouteurs ! C'est l'autre avantage de ce genre de gadgets, je garde la communication.
Ce n'est donc pas ma pose.
Plusieurs fonctions pour le même accessoire, j'adore. Les détournements font la joie des surprises dans ces jeux.
J'écarte donc bien l'ouverture du sac. Il n'est pas énorme, mais il devrait aller pour être par dessus la tête. Après être passé au-dessus du crâne, avoir mis toute la circonférence, le plus délicat arrive, les oreilles, qui ont les écouteurs. Mais surprise, ça passe sans difficulté, pas besoin de cabrioles, de douceurs délicates pour passer à la fois les oreilles, le front, et puis après le nez.
Je veux poursuivre, bien finir, bien tasser au niveau de la tête. On me saisit une main, qu'on déplace sur le côté, qu'on met à plat par terre. Je sens bien que je suis tenu des deux mains, bien solidement. Je me laisse faire, intrigué.
On me saisit l'autre main, qu'on déplace sur le côté, qu'on met à plat par terre. Je sens bien que je suis tenu des deux mains, bien solidement. Je me laisse faire, intrigué. Ils sont deux pour moi.
J'attends.
Il n'y a rien à faire.
Manifestement les deux zigotos ne font rien non plus, vu qu'ils me tiennent les mains.
Bien habillé, bâillonné, aveuglé, sourd, visage caché, et maintenant maintenu par des liens humains, c'est un moment où soit on cherche à se débattre, soit on se relaxe et on attend le prochain geste de l'autre qui nous réserve un scénario bien ficelé ou bien improvisé.
J'entends bien la voix de Lucie. C'est tellement clair, et je n'entend rien d'autre. Ça ne peut pas être une panne des écouteurs. On me parle à travers les écouteurs ! C'est l'autre avantage de ce genre de gadgets, je garde la communication.
Ce n'est donc pas ma pose.
Plusieurs fonctions pour le même accessoire, j'adore. Les détournements font la joie des surprises dans ces jeux.
J'écarte donc bien l'ouverture du sac. Il n'est pas énorme, mais il devrait aller pour être par dessus la tête. Après être passé au-dessus du crâne, avoir mis toute la circonférence, le plus délicat arrive, les oreilles, qui ont les écouteurs. Mais surprise, ça passe sans difficulté, pas besoin de cabrioles, de douceurs délicates pour passer à la fois les oreilles, le front, et puis après le nez.
Je veux poursuivre, bien finir, bien tasser au niveau de la tête. On me saisit une main, qu'on déplace sur le côté, qu'on met à plat par terre. Je sens bien que je suis tenu des deux mains, bien solidement. Je me laisse faire, intrigué.
On me saisit l'autre main, qu'on déplace sur le côté, qu'on met à plat par terre. Je sens bien que je suis tenu des deux mains, bien solidement. Je me laisse faire, intrigué. Ils sont deux pour moi.
J'attends.
Il n'y a rien à faire.
Manifestement les deux zigotos ne font rien non plus, vu qu'ils me tiennent les mains.
Bien habillé, bâillonné, aveuglé, sourd, visage caché, et maintenant maintenu par des liens humains, c'est un moment où soit on cherche à se débattre, soit on se relaxe et on attend le prochain geste de l'autre qui nous réserve un scénario bien ficelé ou bien improvisé.
Re: Noël entre amis
Je choisis d'être calme. Je choisis d'attendre. Je me doute que cela a été préparé. J'ai préparé certaines choses pour les trois amis. Je sais ce qui les attends.
Vu comment ça se déroule pour moi, je ne vais pas voir grand chose. Je n'imagine pas que tout ce cirque soit pour quelque chose de temporaire. Enfin si, je ne suis pas aveuglé de manière permanente. Mais ce ne sera pas si court que je serai libre au moment où les deux autres découvrent leur trésor.
Ah ! Ça bouge de mon côté. Je me suis perdu un peu avec toute cette émulation. Il faut dire que c'est dense tout cela. Beaucoup d'évènements, beaucoup d'émotions. C'est un peu contradictoire avec ce calme qui arrive dans ces moments d'enfermement complets. En isolant tout, c'est une méditation forcée, la pleine conscience n'a pas besoin d'être guidée, elle est obligatoire. C'est vraiment un autre monde, cet abandon.
C'est une de mes mains qui est libérée, la droite. Mais seulement elle, pas le bras qui est bien tenu. Mon bras est soulevé, et posé, surement sur une jambe. Je sens une chaleur sur mon bras droit. C'est humide. C'est frotté. C'es vraiment agréable. Cela s'arrête. Puis ça reprend, à un endroit un peu différent, plus humide, plus chaud. Je suis nettoyé. Ayant abandonné tant de mes sens, la proprioception n'est guidé par rien, et le toucher est décuplé. Mais l'abandon va plus loin. Car je pourrais dans cette situation me laver quand même. Je suis libre de mes mouvements. Je connais ma maison. Je serais juste prudent. Mais à rester immobile, comme on me le suggère, avec ces gestes, je ne montre plus de volonté d'agir par moi-même. Du point de vue extérieur, je suis désormais un objet.
Dans ces jeux de liens, il y a différentes postures, qui sont toutes biens différentes, malgré le point commun de l'immobilisation. Le premier qui vient est celui du jeu de rôle du prisonnier, avec toutes les variantes possibles liées à la surprise ou la procédure, liées au refus apparent de participer, à l'acceptation de chaque geste. On glisse alors vers la simple soumission, une relation de maitre à esclave. La situation n'est plus un rôle, mais une relation personnelle. L'esclave peut perdre son humanité, un certain nombre d'attributs, mais reste un primate, un vivant. Mais à force d'immobilisation, le vivant devient immobile, et peut prendre une attitude de simple meuble. Et ici, ce que nous jouons tous les quatre, moi et autour de moi ces trois amis, c'est accepter d'avoir un objet, sans me soumettre, juste un objet dont on doit prendre soin. C'est une réification. Est-ce cela la fétichisation, alors qu'il n'y a pas la jouissance sexuelle ? Non, je n'ai pas l'impression que le concept de fétiche s'applique forcément. Après si certains veulent y mettre de l'inconscient pour venir expliquer qu'ils ont raison, bien leur en fasse ! Et cette réification me permet vraiment une attitude où je suis centré sur moi-même, mon corps, ma situation. Vu les contraintes, je n'arrive pas à être un penseur, la divagation est impossible. C'est le bienfait de la méditation sans effort.
Mon bras est bien lavé, et je sens légèrement qu'on passe sur ma main, qui est bien propre avec ces deux gants. Malgré la propreté, il y a des passages partout, le dos de la main, une pause, puis chaque doigt, en passant sur toutes les phalanges, avec une pause après chaque passage, et cela va jusqu'au bout des ongles. Et ensuite la paume, suivi avec lenteur du même rituel que pour le dessus. Je sens qu'on passe aussi délicatement sur le côté, de la main, mais aussi de chaque doigt. Et il y a aussi une dernière étape, la jointure entre deux doigts. Si je sens bien ces passages, c'est assez léger, avec ces deux couches de gant, puis cette saleté que je ne pouvais enlever moi-même.
Ma main est reposée par terre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est apaisant.
Et retour à la main droite. Un gant est enlevé. Le rituel recommence. Je sens bien qu'il y a encore le premier gant. La différence entre le contact avec la peau du bras et la limite au niveau de la main est bien nette. Cette fois-ci la sensation est différente. La surface du gant créé un contact diffus. La saleté présente sous le gant glisse. C'est très bizarre. En plus ça ne rime à pas grand chose, on lave un gant qui va vite aller à la poubelle. Le rituel se termine.
Ma main est reposée par terre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est envoutant.
La main droite revient en jeu. Le premier gant est enlevé. Ma main est enfin à nu. Si le rituel reprend, je vais avoir ma main bien propre, sans avoir rien fait à part attendre, dans l'obscurité totale, dans le silence, et muet.
Vu comment ça se déroule pour moi, je ne vais pas voir grand chose. Je n'imagine pas que tout ce cirque soit pour quelque chose de temporaire. Enfin si, je ne suis pas aveuglé de manière permanente. Mais ce ne sera pas si court que je serai libre au moment où les deux autres découvrent leur trésor.
Ah ! Ça bouge de mon côté. Je me suis perdu un peu avec toute cette émulation. Il faut dire que c'est dense tout cela. Beaucoup d'évènements, beaucoup d'émotions. C'est un peu contradictoire avec ce calme qui arrive dans ces moments d'enfermement complets. En isolant tout, c'est une méditation forcée, la pleine conscience n'a pas besoin d'être guidée, elle est obligatoire. C'est vraiment un autre monde, cet abandon.
C'est une de mes mains qui est libérée, la droite. Mais seulement elle, pas le bras qui est bien tenu. Mon bras est soulevé, et posé, surement sur une jambe. Je sens une chaleur sur mon bras droit. C'est humide. C'est frotté. C'es vraiment agréable. Cela s'arrête. Puis ça reprend, à un endroit un peu différent, plus humide, plus chaud. Je suis nettoyé. Ayant abandonné tant de mes sens, la proprioception n'est guidé par rien, et le toucher est décuplé. Mais l'abandon va plus loin. Car je pourrais dans cette situation me laver quand même. Je suis libre de mes mouvements. Je connais ma maison. Je serais juste prudent. Mais à rester immobile, comme on me le suggère, avec ces gestes, je ne montre plus de volonté d'agir par moi-même. Du point de vue extérieur, je suis désormais un objet.
Dans ces jeux de liens, il y a différentes postures, qui sont toutes biens différentes, malgré le point commun de l'immobilisation. Le premier qui vient est celui du jeu de rôle du prisonnier, avec toutes les variantes possibles liées à la surprise ou la procédure, liées au refus apparent de participer, à l'acceptation de chaque geste. On glisse alors vers la simple soumission, une relation de maitre à esclave. La situation n'est plus un rôle, mais une relation personnelle. L'esclave peut perdre son humanité, un certain nombre d'attributs, mais reste un primate, un vivant. Mais à force d'immobilisation, le vivant devient immobile, et peut prendre une attitude de simple meuble. Et ici, ce que nous jouons tous les quatre, moi et autour de moi ces trois amis, c'est accepter d'avoir un objet, sans me soumettre, juste un objet dont on doit prendre soin. C'est une réification. Est-ce cela la fétichisation, alors qu'il n'y a pas la jouissance sexuelle ? Non, je n'ai pas l'impression que le concept de fétiche s'applique forcément. Après si certains veulent y mettre de l'inconscient pour venir expliquer qu'ils ont raison, bien leur en fasse ! Et cette réification me permet vraiment une attitude où je suis centré sur moi-même, mon corps, ma situation. Vu les contraintes, je n'arrive pas à être un penseur, la divagation est impossible. C'est le bienfait de la méditation sans effort.
Mon bras est bien lavé, et je sens légèrement qu'on passe sur ma main, qui est bien propre avec ces deux gants. Malgré la propreté, il y a des passages partout, le dos de la main, une pause, puis chaque doigt, en passant sur toutes les phalanges, avec une pause après chaque passage, et cela va jusqu'au bout des ongles. Et ensuite la paume, suivi avec lenteur du même rituel que pour le dessus. Je sens qu'on passe aussi délicatement sur le côté, de la main, mais aussi de chaque doigt. Et il y a aussi une dernière étape, la jointure entre deux doigts. Si je sens bien ces passages, c'est assez léger, avec ces deux couches de gant, puis cette saleté que je ne pouvais enlever moi-même.
Ma main est reposée par terre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est apaisant.
Et retour à la main droite. Un gant est enlevé. Le rituel recommence. Je sens bien qu'il y a encore le premier gant. La différence entre le contact avec la peau du bras et la limite au niveau de la main est bien nette. Cette fois-ci la sensation est différente. La surface du gant créé un contact diffus. La saleté présente sous le gant glisse. C'est très bizarre. En plus ça ne rime à pas grand chose, on lave un gant qui va vite aller à la poubelle. Le rituel se termine.
Ma main est reposée par terre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est envoutant.
La main droite revient en jeu. Le premier gant est enlevé. Ma main est enfin à nu. Si le rituel reprend, je vais avoir ma main bien propre, sans avoir rien fait à part attendre, dans l'obscurité totale, dans le silence, et muet.
Re: Noël entre amis
Le rituel reprend. La lenteur est la même que précédemment. C'est la troisième itération. Mais à la fin, je sens bien que c'est encore poisseux. Je n'ai pas le temps d'y penser, que j'ai droit à une nouvelle itération.
Ma main est propre. Reposée par terre, je sens bien qu'il n'y a plus de soucis. Je ne suis pas sur la bâche, je suis sur un tissu propre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est libératoire.
Toujours maintenu, je sens une présence s'approcher de mon cou. Des mains manipulent le sac. Je sens qu'une corde, ou plutôt une chaîne est manipulée. On fait le tour de ma tête.
Après le tour complet, le sac se resserre, c'est léger, je ne suis pas étranglé. Mes mains sont libérées. Je tâte le sac, et je vois que c'est juste suffisamment serré pour que je ne puisse pas ôter le sac. Mais ça se desserre doucement. Ce n'est pas verrouillé.
On me donne dans une main un objet métallique, froid. Je devine la forme d'un cadenas.
Je prend chaque bout de la chaine. Je tire un peu dessus. Le sac se resserre. J'ajuste. Et avec le cadenas, je verrouille.
Je suis levé quasiment juste après que j'ai scellé le sac. Et je suis conduit sur le canapé, délicatement.
Ma main est propre. Reposée par terre, je sens bien qu'il n'y a plus de soucis. Je ne suis pas sur la bâche, je suis sur un tissu propre. Le maintien revient.
Et l'autre main a le même sort. Le même rituel. C'est libératoire.
Toujours maintenu, je sens une présence s'approcher de mon cou. Des mains manipulent le sac. Je sens qu'une corde, ou plutôt une chaîne est manipulée. On fait le tour de ma tête.
Après le tour complet, le sac se resserre, c'est léger, je ne suis pas étranglé. Mes mains sont libérées. Je tâte le sac, et je vois que c'est juste suffisamment serré pour que je ne puisse pas ôter le sac. Mais ça se desserre doucement. Ce n'est pas verrouillé.
On me donne dans une main un objet métallique, froid. Je devine la forme d'un cadenas.
Je prend chaque bout de la chaine. Je tire un peu dessus. Le sac se resserre. J'ajuste. Et avec le cadenas, je verrouille.
Je suis levé quasiment juste après que j'ai scellé le sac. Et je suis conduit sur le canapé, délicatement.
Re: Noël entre amis
J'ai l'impression que mon tour est fini. Je ne peux évidemment pas savoir, mais ça ressemble quand même à une bonne condition pour un isolement en bonne et due forme désormais.
Seul, je ne vais pas attendre la prochaine étape qui ne va peut être pas venir. Avec tout ce que j'ai descendu comme alcool depuis le début, je vais pouvoir évacuer tout ce liquide accumulé dans la vessie. Direction les toilettes, sans me faire accompagner. Embarqué par le feu des activités, j'ai un peu fait durer ce besoin. Mais maintenant, il est temps. Je laisse les autres s'occuper, vu qu'ils m'ont bien isolé.
D'une façon assurée, je me lève, et parcours tranquillement mon salon. Je choisis le chemin le plus sur pour arriver aux toilettes de cette partie de la maison. Je parcours que des zones connues, que je reconnais sans tâtonner. Je suis autonome. Je les rejoindrait juste après. Et nous passerons à la suite. Je participerai aux jeux des autres. Puis nous mangerons, la soirée sera longue et chargée.
J'arrive au niveau des toilettes. Je reconnais bien la porte, que j'ouvre, et je me fais attraper fermement les épaules. Je suis surpris mais je ne peux rien dire. Malgré mon assurance, j'ai surement dû ouvrir la mauvaise porte. Arriver à la cave pourrait être fâcheux.
Je me laisse guider. Je suis guidé bien loin. J'ai dû me perdre de manière bien fameuse, c'est surprenant, j'avais reconnu toutes les étapes si clairement pourtant.
Et tout d'un coup je suis saisi par la taille. Je me fais porter rapidement. Je suis reposé en hauteur. Et tourné. Et basculé en position couchée, tout en faisant attention à ma tête. Je suis à plat, sur le dos, sur une surface dure. C'est surement la table, qui a donc été débarrassée.
Je sens une bonne masse sur moi. On s'est surement assis sur ma poitrine. Je ne vas pas bouger de sitôt. Mes deux bras sont tirés vers le haut. Je sens l'installation simultanée de bracelet en cuir matelassés, bien serrés. Je suis lâché, sans pression dans les bras. Je ramène mes mains vers moi, je sens alors le lien se tendre. Je ne cherche pas à explorer ces liens, la situation me parait claire.
Je n'ai pas le temps de réfléchir que je sens que les jambes aussi ont droit chacune à un bracelet de cheville. Je replis les jambes pour juste voir à partir de quand je sens l'inévitable lien.
Seul, je ne vais pas attendre la prochaine étape qui ne va peut être pas venir. Avec tout ce que j'ai descendu comme alcool depuis le début, je vais pouvoir évacuer tout ce liquide accumulé dans la vessie. Direction les toilettes, sans me faire accompagner. Embarqué par le feu des activités, j'ai un peu fait durer ce besoin. Mais maintenant, il est temps. Je laisse les autres s'occuper, vu qu'ils m'ont bien isolé.
D'une façon assurée, je me lève, et parcours tranquillement mon salon. Je choisis le chemin le plus sur pour arriver aux toilettes de cette partie de la maison. Je parcours que des zones connues, que je reconnais sans tâtonner. Je suis autonome. Je les rejoindrait juste après. Et nous passerons à la suite. Je participerai aux jeux des autres. Puis nous mangerons, la soirée sera longue et chargée.
J'arrive au niveau des toilettes. Je reconnais bien la porte, que j'ouvre, et je me fais attraper fermement les épaules. Je suis surpris mais je ne peux rien dire. Malgré mon assurance, j'ai surement dû ouvrir la mauvaise porte. Arriver à la cave pourrait être fâcheux.
Je me laisse guider. Je suis guidé bien loin. J'ai dû me perdre de manière bien fameuse, c'est surprenant, j'avais reconnu toutes les étapes si clairement pourtant.
Et tout d'un coup je suis saisi par la taille. Je me fais porter rapidement. Je suis reposé en hauteur. Et tourné. Et basculé en position couchée, tout en faisant attention à ma tête. Je suis à plat, sur le dos, sur une surface dure. C'est surement la table, qui a donc été débarrassée.
Je sens une bonne masse sur moi. On s'est surement assis sur ma poitrine. Je ne vas pas bouger de sitôt. Mes deux bras sont tirés vers le haut. Je sens l'installation simultanée de bracelet en cuir matelassés, bien serrés. Je suis lâché, sans pression dans les bras. Je ramène mes mains vers moi, je sens alors le lien se tendre. Je ne cherche pas à explorer ces liens, la situation me parait claire.
Je n'ai pas le temps de réfléchir que je sens que les jambes aussi ont droit chacune à un bracelet de cheville. Je replis les jambes pour juste voir à partir de quand je sens l'inévitable lien.
Re: Noël entre amis
(Petit mot de l'auteur : Depuis cette publication commencée en janvier, sans connaitre le rythme que j'allais prendre, sans prendre conscience du niveau de détails que j'allais mettre avant d'arriver à cette première scène d'immobilisation matérielle, il y a eu un sacré parcours pour ma part.
Je voulais juste laisser un petit mot, car dans le principe, je ne fais que commencer. J'ai pas mal de chapitres en tête. Je ne sais donc pas du tout combien de temps cela va prendre. Mais si ce moment me paraissait au départ juste une introduction, j'ai l'impression d'avoir gravi une montagne.
En tout cas, publier cela petit à petit ici me permet d'avancer sur le texte. Avoir un brouillon sur l'ordinateur, avec uniquement moi comme lecteur, ce n'est pas motivant. Je n'arriverai pas à écrire si ce n'est que pour moi virtuellement. D'ailleurs, je n'arrive pas à écrire régulièrement. Je découvre aussi cette façon d'écrire, sur ce thème. Je me surprends, à la base c'était juste un petit "yakafaukon", une petite histoire à écrire et publier, et finalement mettre en mot est exigeant, bien plus exigeant que je ne le pensais.
Donc il y a bien une suite à venir. Je vais surement continuer avec cette méthode, avec à peu près ce calibre pour chaque publication, sans régularité imposée dans le temps.)
Je voulais juste laisser un petit mot, car dans le principe, je ne fais que commencer. J'ai pas mal de chapitres en tête. Je ne sais donc pas du tout combien de temps cela va prendre. Mais si ce moment me paraissait au départ juste une introduction, j'ai l'impression d'avoir gravi une montagne.
En tout cas, publier cela petit à petit ici me permet d'avancer sur le texte. Avoir un brouillon sur l'ordinateur, avec uniquement moi comme lecteur, ce n'est pas motivant. Je n'arriverai pas à écrire si ce n'est que pour moi virtuellement. D'ailleurs, je n'arrive pas à écrire régulièrement. Je découvre aussi cette façon d'écrire, sur ce thème. Je me surprends, à la base c'était juste un petit "yakafaukon", une petite histoire à écrire et publier, et finalement mettre en mot est exigeant, bien plus exigeant que je ne le pensais.
Donc il y a bien une suite à venir. Je vais surement continuer avec cette méthode, avec à peu près ce calibre pour chaque publication, sans régularité imposée dans le temps.)
Re: Noël entre amis
C'est sympa tout ça. C'est assez confortable en plus avec ces liens souples. Ça me permet de chercher tout seul ma position de confort.
Ce serait sympa si au départ je ne devais pas aller pisser. Et évidemment, ça sera aux toilettes.
Face à cette situation contrainte, je tente de libérer d'abord mes mains. Les liens ne sont pas tendus, j'ai même eu l'impression que c'était élastique quand j'ai testé. En forçant un peu, je vais surement pouvoir rejoindre mes mains et me libérer.
Je lève facilement ma main droite. J'approche ma main de ma tête. Effectivement la tension grandit, mais je peux tirer pour me rapprocher. J'arrive à passer au-dessus de ma tête avec un peu d'effort, j'arrive même à maintenir. Et en tirant plus, je dépasse bien pour aller vers la gauche.
Bon, je repose la main droite, et je teste pareil à gauche. Et oui, c'est bien pareil. Je vais pouvoir m'en sortir. Bien sûr, tout dépend de comment tout ça c'est fixé, mais ça ne devrait pas être impossible.
Donc je joins mes mains. Et damnation ! Impossible, tirer à droite me fait reculer ma gauche. Et inversement ! Mais mains sont attachés solidairement, en passant par l'extérieur… Vu comment je devais forcer avec une main tout à l'heure, ça va être coton pour réunir mes mains, mais je vais essayer quand même.
Mouais, bon, vu la distance entre mes deux mains quand le blocage arrive, l'augmentation de la résistance dès que je fais un effort arrivé à ce moment, c'est peine perdu. C'est pas comme ça que je vais y arriver.
Ça presse là dessous, pourtant.
Ce serait sympa si au départ je ne devais pas aller pisser. Et évidemment, ça sera aux toilettes.
Face à cette situation contrainte, je tente de libérer d'abord mes mains. Les liens ne sont pas tendus, j'ai même eu l'impression que c'était élastique quand j'ai testé. En forçant un peu, je vais surement pouvoir rejoindre mes mains et me libérer.
Je lève facilement ma main droite. J'approche ma main de ma tête. Effectivement la tension grandit, mais je peux tirer pour me rapprocher. J'arrive à passer au-dessus de ma tête avec un peu d'effort, j'arrive même à maintenir. Et en tirant plus, je dépasse bien pour aller vers la gauche.
Bon, je repose la main droite, et je teste pareil à gauche. Et oui, c'est bien pareil. Je vais pouvoir m'en sortir. Bien sûr, tout dépend de comment tout ça c'est fixé, mais ça ne devrait pas être impossible.
Donc je joins mes mains. Et damnation ! Impossible, tirer à droite me fait reculer ma gauche. Et inversement ! Mais mains sont attachés solidairement, en passant par l'extérieur… Vu comment je devais forcer avec une main tout à l'heure, ça va être coton pour réunir mes mains, mais je vais essayer quand même.
Mouais, bon, vu la distance entre mes deux mains quand le blocage arrive, l'augmentation de la résistance dès que je fais un effort arrivé à ce moment, c'est peine perdu. C'est pas comme ça que je vais y arriver.
Ça presse là dessous, pourtant.
Re: Noël entre amis
Il a falloir que je me manifeste. Je ne vois pas d'autres solutions. Ils vont m'aider ces bras cassés qui ne comprennent pas que j'ai besoin de faire la vidange.
Je plie les jambes à fond, enfin comme je peux. Je fais pareil pour les bras. Bref, tous les élastiques sont bien tendues. Et je gueule un bon coup. Enfin, avec ce bâillon, vous l'avez bien compris, je gémis le plus fort possible. Et je secoue la tête, histoire de bien montrer que c'est pas juste un petit élan artistique, il y a bien un gros truc qui va pas.
- Hmmmmm hmmm hum hum huuuuuummmm !!!
Pendant dix secondes, c'est long ce comportement. Au bout de cette dizaine de secondes, je sens qu'on attrape ma tête. Je me calme progressivement, je ralentis ma tête. Je gémis moins fort. Je détends mes membres. Je continue quand même à gémir, je ne veux pas juste être immobilisé.
Je sens qu'on s'affaire au niveau de la chaine verrouillé. Je me calme donc encore un peu plus.
Le cadenas est ôté. Je sens le sac se détendre. Le sac est tiré vers le haut, jusqu'au nez, pas plus. De toute façon je ne vois rien, même si je devais ne plus avoir de sac sur la tête. Ma tête est soulevé, et le sac est relevé de même à ce niveau.
Je suis laissé seul un court instant. Puis ma tête est à nouveau soulevé. Quelques manipulations sont effectuées. Puis je sens qu'on ressert un peu mon bâillon. Et enfin c'est détendu, je ne sens plus la tension de cet harnachement. On m'enlève délicatement le bâillon.
Tout s'est fait dans le silence. Mais ils vont m'entendre maintenant.
- Mais vous n'avez pas compris qu'avec toutes ces bières et ce champagne que je me suis enfilé j'ai besoin d'aller pisser ?
Je n'entends aucune réaction, mais ils ont peut être oublié de me parler via les écouteurs.
- Nan, mais là, vous êtes gentils, mais il va falloir me libérer ! Je peux aller pisser tout seul, même avec ce bardas sur la tête. Et ça presse maintenant. Je vais pas me retenir longtemps. Je ne sais pas ce que vous avez prévu, mais il va falloir changer vos plans, hein !
Je fais une petite pause. Je respire fort. J'essaie de ralentir ma respiration. Je ronge un peu mon frein, mais bon, l'éternité, c'est pas long.
- Nan, mais vous faites quoi, bandes de sagouins ? C'est si compliqué de me détacher ? On est là pour s'amuser, pas pour se pisser dessus quand même !
Mon front est maintenu fortement. Mon menton est pris, tiré vers le bas, et bloqué. Le bâillon revient à sa place, dans ma bouche. Ma tête est relevée vite fait et le bâillon à nouveau serré. Et au même moment, j'entends un bruit blanc, le bruit de la neige dans les autoradios analogiques. C'est un bruit qui ressemble un peu au bruit de l'eau qui tombe, que ce soit une chute d'eau ou la pluie. Le volume est moyen, pas trop fort.
Le sac est repoussé, remis en place, serré à nouveau.
Ma tête est reposé sur la surface de la table.
Je plie les jambes à fond, enfin comme je peux. Je fais pareil pour les bras. Bref, tous les élastiques sont bien tendues. Et je gueule un bon coup. Enfin, avec ce bâillon, vous l'avez bien compris, je gémis le plus fort possible. Et je secoue la tête, histoire de bien montrer que c'est pas juste un petit élan artistique, il y a bien un gros truc qui va pas.
- Hmmmmm hmmm hum hum huuuuuummmm !!!
Pendant dix secondes, c'est long ce comportement. Au bout de cette dizaine de secondes, je sens qu'on attrape ma tête. Je me calme progressivement, je ralentis ma tête. Je gémis moins fort. Je détends mes membres. Je continue quand même à gémir, je ne veux pas juste être immobilisé.
Je sens qu'on s'affaire au niveau de la chaine verrouillé. Je me calme donc encore un peu plus.
Le cadenas est ôté. Je sens le sac se détendre. Le sac est tiré vers le haut, jusqu'au nez, pas plus. De toute façon je ne vois rien, même si je devais ne plus avoir de sac sur la tête. Ma tête est soulevé, et le sac est relevé de même à ce niveau.
Je suis laissé seul un court instant. Puis ma tête est à nouveau soulevé. Quelques manipulations sont effectuées. Puis je sens qu'on ressert un peu mon bâillon. Et enfin c'est détendu, je ne sens plus la tension de cet harnachement. On m'enlève délicatement le bâillon.
Tout s'est fait dans le silence. Mais ils vont m'entendre maintenant.
- Mais vous n'avez pas compris qu'avec toutes ces bières et ce champagne que je me suis enfilé j'ai besoin d'aller pisser ?
Je n'entends aucune réaction, mais ils ont peut être oublié de me parler via les écouteurs.
- Nan, mais là, vous êtes gentils, mais il va falloir me libérer ! Je peux aller pisser tout seul, même avec ce bardas sur la tête. Et ça presse maintenant. Je vais pas me retenir longtemps. Je ne sais pas ce que vous avez prévu, mais il va falloir changer vos plans, hein !
Je fais une petite pause. Je respire fort. J'essaie de ralentir ma respiration. Je ronge un peu mon frein, mais bon, l'éternité, c'est pas long.
- Nan, mais vous faites quoi, bandes de sagouins ? C'est si compliqué de me détacher ? On est là pour s'amuser, pas pour se pisser dessus quand même !
Mon front est maintenu fortement. Mon menton est pris, tiré vers le bas, et bloqué. Le bâillon revient à sa place, dans ma bouche. Ma tête est relevée vite fait et le bâillon à nouveau serré. Et au même moment, j'entends un bruit blanc, le bruit de la neige dans les autoradios analogiques. C'est un bruit qui ressemble un peu au bruit de l'eau qui tombe, que ce soit une chute d'eau ou la pluie. Le volume est moyen, pas trop fort.
Le sac est repoussé, remis en place, serré à nouveau.
Ma tête est reposé sur la surface de la table.
Re: Noël entre amis
Je joue le jeu jusqu'au bout, et eux aussi. C'est donc bien prévu ce bazar. Pas de safe code de ma part, pas de délivrance.
Du coup je me détends. J'accepte la suite.
Je sens la chaleur envahir mon sous-vêtements. Cette chaleur se propage au niveau du pantalon. Au bout d'un moment l'humidité arrive comme information. Ma vessie était tellement pleine, que je n'ai pas eu de peine à vidanger. Je sens à force le liquide qui sort, qui continue à sortir.
Je suis soulagé, même si je suis aussi souillé.
Et maintenant, bloqué comme cela, quelle va être la suite qui m'a été réservée ? Y en a-t-il une en fait ?
Je vais attendre.
Du coup je me détends. J'accepte la suite.
Je sens la chaleur envahir mon sous-vêtements. Cette chaleur se propage au niveau du pantalon. Au bout d'un moment l'humidité arrive comme information. Ma vessie était tellement pleine, que je n'ai pas eu de peine à vidanger. Je sens à force le liquide qui sort, qui continue à sortir.
Je suis soulagé, même si je suis aussi souillé.
Et maintenant, bloqué comme cela, quelle va être la suite qui m'a été réservée ? Y en a-t-il une en fait ?
Je vais attendre.
