Chapitre 9
Le soir même, à l'heure dite, Alexandra et Isabelle arrivèrent au domicile d'Alicia.
Alexandra sonna à la porte. Une ravissante jeune femme de 22 ans ouvrit la porte. Elle portait une robe en velours de teinte bordeaux qui mettait en valeur ses courbes généreuses, elle avait de grands yeux noirs et une épaisse chevelure d'ébène dans laquelle on aurait eu envie d'enfouir la main. Elle aurait pu servir de modèle à un peintre ou un photographe tellement sa beauté était remarquable.
Alexandra fit les présentations :
-"Isabelle, je te présente Alicia. Alicia, voici Isabelle !"
Les deux jeunes filles se firent la bise, puis Alicia invita ses amies à s'installer dans le canapé du salon.
-"Vous voulez peut-être du champagne ? J'ai une excellente bouteille au frais !"
Les deux amies acceptèrent, Alicia revint avec une bouteille et trois coupes.
Puis elle s'installa entre ses invitées sur le canapé.
Isabelle se sentit troublée par l'étrange beauté d'Alicia qui la fixait de ses grands yeux noirs, elle était comme hypnotisée par le charme qui émanait de la jeune femme. Pendant un moment, son esprit commença à s'emballer et imaginait de tendres et sensuels ébats dans les bras d'Alicia.
Celle-ci finit par demander :
-"Alexandra m'a raconté ton épreuve de la nuit précédente tu n'as pas été trop secouée ?"
Isabelle répondit :
-"Non, j'ai l'habitude d'être ligotée et bâillonnée par Alexandra, mais j'aime bien me sentir dominée par moments, même si cela m'angoisse parfois !"
Un tendre sourire complice parut sur le visage d'Alicia et elle caressa doucement la joue d'Isabelle.
Ce contact tendre et sensuel la rassura et Alicia invita ses amies à passer à table.
Isabelle et Alexandra se placèrent 'une face à l'autre pendant qu'Alicia partit vers la cuisine . Elle revint avec un immense saladier rempli de spaghettis à la tomate qui fit saliver ses invitées.
-"Vous voulez peut-être du fromage râpé, ce sera encore meilleur !"
Les deux jeunes filles répondirent joyeusement par l'affirmative et Alicia revint avec un bol rempli de fromage râpé, ainsi qu'une bouteille de vin rosé.
Les trois amies commençèrent leur repas avec des mines réjouies de petites filles.
Pour finir, elle leur servit une succulente tarte aux myrtilles
sur laquelle elles se jetèrent avec gourmandise.
Une fois repues, elles débarrasserent la table, puis Alicia annonça :
-"Si vous voulez bien aller dans ma chambre, il y a une petite surprise pour vous !"
Isabelle ouvrit de grands yeux, mais Alexandra semblait nettement plus en confiance ; les trois jeunes femmes passèrent dans la chambre et la première chose qu'Isabelle remarqua, ce fut plusieurs cordes rouges étendues sur le lit ainsi que deux tenues d'écolières composées d'un chemisier blanc, de chaussettes blanches et d'une jupe multicolore.
-"Mettez-les, je suis sûre que cela vous ira parfaitement !"
Les deux jeunes filles enfilèrent leurs nouvelles tenues, puis Alicia saisit une corde et ligota les poignets d'Alexandra, puis elle fit de même avec ses jambes et ses chevilles. Puis elle allongea la jeune fille sur le côté.
Isabelle n'avait pas perdu une miette de toute l'opération, elle sentit un frisson mêlé de crainte et de désir à la vue de son amie entravée. Die plus, elle était littéralement hypnotisée par le regard d'Alicia qui était à la fois doux et perçant.
-Et toi aussi, ma douce Isabelle, tu veux la même chose ?"
Isabelle sentit son cœur battre à toute allure, et elle était partagée entre l'envie de fuir et de rester, mais Alicia ne lui laissa pas le temps de revenir de sa surprise et la serra dans ses bras en lui donnant un baiser tendre et passionné.
-"Donne-moi tes mains, Isabelle !"
La jeune fille obéit. Alicia saisit une nouvelle corde et ligota solidement Isabelle, laquelle se sentit soudain heureuse et craintive à la fois ; Alicia poursuivit son ouvrage en terminant d'entraver les jambes et les chevilles d'Isabelle. Enfin, au bout de dix minutes, elle installa sa captive sur le lit à côté d'Alexandra, laquelle lui souriait tendrement.
Pendant un long moment, elles échangèrent des baisers passionnés malgré les cordes serrées qui les retenaient prisonnières. Les yeux d'Isabelle se fixèrent sur Alexandra tout en versant quelques larmes.
Pendant de longues minutes, elles restèrent entravées sous le regard attendri d'Alicia. Isabelle murmura :
-"Pourrons-nous un jour être libres ?"
La voix d'Isabelle était à peine plus qu'un murmure, tandis qu'elle levait les yeux vers Alicia, toujours aussi belle dans sa robe de velours bordeaux.
Puis cette dernière quitta la chambre et referma la porte.
Et le silence s'installa, laissant Isabelle et Alexandra seules.
Étendues l'une près de l'autre, elles étaient prisonnières d'un univers de servitude auto-infligée, où être dominées et captives n'était pas seulement un état physique, mais aussi émotionnel et mental. La bataille entre la libération et l'enfermement avait atteint une impasse sans fin en vue.
Isabelle était prisonnière de sa propre création, où être ligotée n'était pas seulement un esclavage, mais l'expression de son amour infini pour Alexandra.
FIN
