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Re: ...
Publié : 16 oct. 2013, 17:38
par Ishtar
J'aime beaucoup!
Merci pour ces minutes de plaisir
Et au plaisir de te relire

Re: ...
Publié : 29 oct. 2013, 11:11
par The Wraith
Elle se demandait ce qui avait bien pu se passer.
Tout avait pourtant bien commencé, elle connaissait le photographe, ce n'était pas la première fois qu'ils travaillaient ensemble et elle avait totalement confiance en lui, c'est pour ça quelle le laissait l'attacher et la photographier.
Cela faisait une heure qu'elle posait
souriant derrière son bâillon ou affectant des poses de demoiselle en détresse effrayée.
Et puis, et puis...
Le ciel s'était assombri, comme s'il allait pleuvoir et elle avait entendu un ou deux coup de tonnerre.
Le vent s'était levé aussi et le bruit qu'il faisait au dehors lui fit penser au grand méchant loup de cette histoire pour enfants.
Ensuite elle avait entendu les rires. enfin pas vraiment des rires, des échos, comme des fantômes de rires, des fantômes de rires étrangement tristes. Comment des rires pouvaient être aussi tristes se demanda elle en frissonnant dans ses liens.
Elle avait ensuite senti l'odeur, une odeur familière, de pomme caramélisée, de nougat et de barbapapa. Elle crut même entendre la musique aigrelette d'un orgue de barbarie qui se mêlait aux fantômes de rires.
Et puis le silence...
Un silence étrange dont elle pouvait presque sentir le poids sur ses épaules. Elle se rendit compte qu'elle n'entendais plus le bruit de l'appareil photo. Le photographe s'était approché de la fenêtre et regardait au dehors.
Elle n'avait plus envie de poser, quelque chose n'allait pas, elle tentât d'attirer son attention en gémissant au travers de son bâillon mais il ne tourna même pas la tête.
La température dans la pièce chuta la glaçant au travers de la nuisette satinée qu'elle portait.
Puis ce fut le noir. Une obscurité parfaite, opaque, elle la sentit véritablement ramper dans la chambre, sur le sol , le long des murs, elle la sentit couler le long de son corps. Elle se serait enfuie et aurait hurlé si elle n'avait été aussi solidement ligotée et bâillonnée. On la frôlait, on la touchait, elle eut un peu plus chaud tout d'un coup.
La lumière revint dans la pièce, une petite lumière bleue clignotante comme une chandelle dans le vent. Une petite boule de lumière qui passait par toute les couleur de l'arc en ceil comme l'une de ces veilleuses pour enfant. Et qui grandissait, grandissait. Elle finit par exploser emplissant l'espace d'un éclat blanc phosphoreux.
Elle rouvrit les yeux sentant un contact contre elle des mains l’enlaçaient tendrement et elle sentait un souffle dans sa nuque. Elle baisa les yeux et s'aperçut que les bas qu'elle portait pour sa séance de photo avaient été remplacés par de longues chaussettes à rayures et un collant noir. Les mains qui la touchaient le faisaient au travers d'un pull moulant. Elles étaient gaînées de latex noir qui luisait d'un éclat bleuté... Elle tourna la tête pour essayer de distinguer celle qui l'enlaçait de la sorte. Une des mains lui saisit le menton et lui maintint le visage tourné vers le centre de la pièce. Un petit rire puis une voix douce lui glissant au creux de l'oreille qu'elle ne devait pas s'en faire, qu'ils n'étaient pas la pour elle... Enfin pas que pour elle... Que son Maître allait arriver et qu'il était de mauvaise humeur, et qu'elle trouvait ça amusant...
Au centre de la pièce se tenait une haute silhouette enveloppée d'un long manteau rouge qui ondulait doucement sous l'effet d'une brise immatérielle.
- "C'est mon Maître" susurra la voix à son oreille"
Il se tourna vers elle et la fixa puis il fit claquer ses doigts. La boule de latex rouge qui la réduisait au silence s'évanouit...
IL PAIERA AUSSI POUR CELA
Elle n'eut pas le temps de proférer un son l'une des mains gantée de latex se posa sur ses lèvres.
- "SHHHH, pas un bruit"
Elle sentit les mains la relâcher et put l'espace d'un instant voir celle qui la retenait prisonnière. Ce n'était qu'une silhouette noire moulée dans une combinaison de latex qui semblait peinte sur elle, une femme sans aucun doute. Elle ne voyait que ses yeux et ses lèvres, lèvres qu'elle posa sur sa bouche. Quand elles se retirèrent, elles y laissèrent un dépôt collant qui la lui ferma aussi surement que le bâillon qu'elle portait juste un instant auparavant. La femme posa son doigt sur sa bouche et le latex de sa combinaison coula sur son visage entourant ses lèvres et les scellant soudain d'un ruban noir et luisant.
- "Voila c'est mieux comme ça ! "
Re: ...
Publié : 29 oct. 2013, 12:42
par dark gentleman
C'est très bien écrit. On sent parfaitement l'ambiance étrange et angoissante que tu développes dans ce récit.
Et même si on est un peu perdu (enfin moi en tout cas^^) par l'arrivée du Maître et de la créature de latex, le bâillon final est très original (surtout dans la "pose")
Alors j'attends la suite avec impatience.
Re: ...
Publié : 31 oct. 2013, 17:14
par Bouya2
Un récit fantastique minimaliste rondement mené

En plus, lorsqu'il est lu le jour d'Halloween, il est parfait
Le baiser-bâillon c'est une bonne idée !
Re: ...
Publié : 01 nov. 2013, 18:47
par Ishtar
J'aime beaucoup le petit côté angoissant
Et je rejoins Bouya sur le baiser-bâillon c'est excellent.
Une autre une autre une autre !!!!

Re: ...
Publié : 01 nov. 2013, 20:26
par The Wraith
Si vous êtes sages je posterai a suite, avec les explications et le making off !

Re: ...
Publié : 01 nov. 2013, 20:55
par Ishtar
Moi je suis toujours sage!!!!

Re: ...
Publié : 02 nov. 2013, 01:00
par Emma
Ishtar a écrit :Moi je suis toujours sage!!!!

Moi aussi!!!

Re: ...
Publié : 04 nov. 2013, 09:13
par The Wraith
Liens.
Nom masculin
Ficelle, sangle, corde utilisée par des sentiments sans scrupule pour vous attacher à eux. Il faut alors payer la rançon : aimer, se laisser aimer.
Plus tard, sans crier gare ! d'un simple coup de ciseaux, tout se délie, se dénoue, se détache... Alors chacun reprend ses petits liens pour aller s'attacher ailleurs.

Re: ...
Publié : 04 nov. 2013, 16:41
par Emma

ça alors !! C est original comme définition !
