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Re: A Fleur De Peau

Publié : 30 août 2013, 03:50
par Mad Hatter
Chat échaudé craint la glace :) :bravo:
dark gentleman a écrit : A suivre...
Image :lol:

Re: A Fleur De Peau

Publié : 30 août 2013, 14:07
par Emma
En fait le titre est très bien choisi . :)
A chaque lecture on serait presque à fleur de peau . :)

Re: A Fleur De Peau

Publié : 30 août 2013, 15:55
par Harajuku
Ces 4 chapitres je les ai lus d'une traite !
La suite !!

Re: A Fleur De Peau

Publié : 31 août 2013, 10:32
par dark gentleman
Voici donc la suite que vous attendez tant :-) Bonne lecture à toutes et à tous.

Chapitre 5

Elle ne bougeait plus. A demi-nue et allongée sur son lit elle se reposait après qu'il l'ait une énième fois détachée de sa croix. Les jours et les semaines s'étaient écoulés au rythme des sangles qu'il fixait sur ses membres, au rythme des caresses sur son corps.
Excitation et frustration. Douleur et plaisir.
Elle venait de plus en plus souvent chez lui, elle restait de plus en plus longtemps avec lui. Elle subissait, elle jouissait. Son corps n'était plus qu'un temple dans lequel elle laissait éclater la luxure et le vice. Elle en éprouvait parfois de la gêne, de la honte. Mais cette honte était si excitante. Elle se sentait belle, sexy, désirable. Elle était dominée, impuissante, vulnérable. Elle n'avait d'autre choix que de s'abandonner à cet homme. Elle n'avait d'autre loisir que de subir ses infatigables tourments.

Délicatement il posa sa main au creux de ses reins. Elle se sentait bien avec lui. Il était si doux, si prévenant... Et si animal. Il savait la pousser hors de ses limites, hors de ses retranchements. Il savait faire sortir la furie qui se cachait en elle. Cette créature avide de plaisir et de sensualité qui sommeillait au fond de ses entrailles. D'un geste il la retourna brusquement sur le dos pour plonger son regard ténébreux dans le sien. Il la désirait encore autant, sinon plus que lors de leur première rencontre. Il l'embrassa fougueusement avant de relever les pans de sa fine nuisette qui lui collait à la peau. Il en avait envie, elle en avait envie. Alors elle l'attira à lui, de ses mains, de ses doigts, de ses ongles... Elle l'agrippait, elle le griffait. Il était maintenant en elle, et elle gémissait, elle haletait. Son corps se contractait littéralement sous le plaisir, en dépit de toute retenue. Il l'avait maintenue excitée si longtemps qu'à présent elle succombait à ses ardeurs les plus brutes, les plus violentes. Des deux mains, il immobilisa ses poignets au dessus de sa tête. Elle ne pouvait plus l'agripper, plus le griffer. Elle ne pouvait plus que s'abandonner à lui, à sa force, à son charme. Et quelques instants plus tard elle jouissait, le corps transit de désir et la peau ruisselante de sueur.

Il l'avait envoyée prendre une douche. Lorsqu'elle revint au bout d'une dizaine de minutes il l'attendait tranquillement assis sur son lit, une longue corde blanche entre les mains.
-Approche. Ordonna-t-il d'une voix douce.
Elle s'exécuta tout en nouant machinalement la ceinture de son peignoir.
-Tu n'en auras pas besoin.
-C'est que je...
-Ce n'est pas grave.
Elle se déshabilla et vint le rejoindre.
-Assieds toi et mets les mains dans le dos.
-Bien. Répondit-elle, le sourire aux lèvres.
Et tour après tour il lui lia les poignets, solidement, efficacement.
-Ce n'est que le début, je te rassure. Dit-il en attrapant une seconde corde qu'il enroula autour de son buste, de sa poitrine, pour immobiliser fermement ses bras.
-C'est déjà beaucoup mieux... Je m'en voudrais si je pouvais échapper à tes liens.
-Aucun risque...
-Tu es bien trop sûr de toi.
-Et toi, tu es bien trop bavarde...
Il la regarda alors droit dans les yeux. Elle savait ce que cela signifiait, ce que cela impliquait. Il approcha donc le bâillon boule de ses lèvres...
-Attends !
-Attendre quoi ? Demanda-t-il en plongeant sa main dans ses cheveux.
-Je te défie de pouvoir me libérer si tu ne m'attaches qu'avec des cordes.
-Je tiens le pari. Je te donne vingts minutes une fois totalement ligotée et bâillonnée.
-D'accord.
-Si tu te libères tu feras ce que tu veux de moi... Dans le cas contraire...
Il la dévisagea d'un sourire coquin. Il n'avait pas besoin de finir sa phrase pour qu'elle comprenne ce qu'elle risquait. Puis, d'un geste brusque, il tira ses cheveux vers l'arrière et il enfonça le bâillon entre ses dents.
-Mmmh...
-Maintenant allonge-toi sur le ventre et replie tes jambes sur tes cuisses. Ordonna-t-il fermement avant de les lier solidement les unes aux autres.
-Mmmh...
Elle ne pouvait plus ni déplier ses jambes ni refermer ses cuisses. Mais il n'en avait pas encore fini avec elle. Une autre corde s'enroulait déjà autour de sa taille. Une corde qu'il fit ensuite passer entre ses cuisses pour venir doucement mordiller son entrejambe.
-Mmmh... Ne put-elle s'empêcher de gémir.
Pour finir, il relia la corde à ses poignets entravés. Alors elle comprit avec effroi que les vingts prochaines minutes allaient être longues, très longues. Plus elle tirerait, plus ce lien viendrait cisailler ses entrailles. Plus elle se débattrait, plus son sexe se gorgerait de désir et de souffrance.
Douleur et plaisir.
-Vingts minutes. Déclara-t-il en posant son portable sur la table de nuit. Amuse-toi bien.
-Mmmh... Supplia-t-elle les yeux écarquillés.
Elle avait déjà perdu et il le savait. Elle ne pouvait pas gagner. Plus elle lutterait, plus son corps se consumerait de plaisir et de douleur. Moins elle se débattrait, moins elle aurait de chances de s'échapper. Et ses liens étaient solides. Impossible d'en atteindre les nœuds, impossible de s'y soustraire. Elle ne pouvait que tirer désespérément sur ses poignets, sans autre effet que d'enfoncer à chaque fois davantage cette maudite corde entre les lèvres de son sexe.

-Mmmh...
-Patience, il te reste encore quinze minutes.
Mais elle ne voulait pas de ces quinze minutes. Elle voulait que ça s'arrête. Elle voulait qu'il la détache, qu'il retire ce lien qui meurtrissait ses entrailles, ce lien qui lui faisait mal, ce lien qui l'excitait terriblement. Et elle demeurait allongée au milieu du lit, incapable de penser à autre chose.
Douleur, plaisir.
Elle subissait, elle gémissait. Elle abandonnait lentement le peu d'espoir qu'elle avait eu de réussir, de gagner ce défi qu'elle lui avait elle-même lancé. Elle ne pouvait que se retourner, se tortiller, se trémousser, comme une anguille, comme une furie prise au piège. Elle était impuissante et désespérément à sa merci.

-Dix minutes. Dit-il en effleurant ses cheveux.
-Mmmh...
Elle était en nage, lascivement allongée sur le dos, les cuisses écartées. Vulnérable, offerte, impudique. Elle voulait qu'il la touche, qu'il la caresse, qu'il la fasse jouir. Elle ne bougeait plus. Elle était épuisée, vaincue. Il avait gagné. Depuis le début il avait gagné. Mais le chrono défilait toujours, et c'était effroyablement long.
-Mmmh...
Elle se retourna une nouvelle fois sur le ventre. Son sexe n'était plus qu'un brasier ardent dont le feu se diffusait dans tout son corps. Sa peau ruisselait de sueur. Sa nuque frémissait. Ses muscles frissonnaient. Le temps n'avait plus cours désormais. Elle avait renoncé à tout espoir, à toute emprise sur son corps, sur son désir, sur son plaisir.
Contrainte et soumission.

-Cinq minutes.
Elle ne voulait plus que ça s'arrête. Elle ne voulait plus qu'il la détache. Il devait profiter de sa victoire. Il devait à présent l'emmener avec lui, explorer ses derniers retranchements, découvrir cet univers de sensations qui s'offraient à elle.
-Mmmh...
Elle tirait à présent de toutes ses forces sur la corde. Elle avait de plus en plus mal. Elle éprouvait de plus en plus de désir. Elle souffrait, elle haletait, elle savourait. C'était atroce, c'était exquis. Elle était suspendue entre plaisir et affliction, entre désir et frustration. Incapable de bouger, de crier, de jouir. Non, c'était trop. Elle n'en pouvait plus, elle en voulait plus.

-C'est terminé, tu as perdu. Déclara-t-il en éteignant son chrono.
Alors elle le dévisagea d'un regard endiablé. Il n'y avait pas de défaite. Il n'y avait plus de pari. Il n'y avait qu'une femme attachée sur un lit. Une femme lascive et langoureuse qui n'attendait que son amant, et le doux châtiment qu'il avait à lui soumettre.


A suivre...

Re: A Fleur De Peau

Publié : 31 août 2013, 17:16
par Bouya2
Alors la, chapeau ! (Comme ça Mad Hatter aura du travail :lol: )
Je ne sais pas comment tu as fait, mais ce passage est encore meilleur que les précédents !
L'intrigue est toujours classique et efficace. Et ton jeu sur les sons est à la fois discret et dévastateur :admire:
Dois-je t'appeler "maître" ?

Re: A Fleur De Peau

Publié : 12 sept. 2013, 17:16
par dark gentleman
Bouya2 a écrit :Dois-je t'appeler "maître" ?
Bien sûr, en toutes circonstances :D

Chapitre 6

Alors il la détacha. Sans un mot, sans un cri, il ôta le bâillon qui obstruait sa bouche. Elle était perdue, elle ne savait plus à quoi s'en tenir. Allait-il la punir ? Allait-il profiter de sa victoire ? Il la regardait en silence. Il scrutait son corps dans les moindres détails. Il examinait les plus infimes marques de liens sur sa peau nue. Ces liens dont elle ressentait encore les morsures.
Puis, d'un geste vif il posa une main sur sa bouche. Une main ferme et puissante à travers laquelle plus aucun son, plus aucun bruit ne pouvait désormais filtrer. Il l'attira alors contre lui. Elle ne bougeait plus. Elle n'osait plus esquisser le moindre geste. Il la serrait contre son corps, contre son torse, sa main toujours plaquée sur ses lèvres.
-Mmmh...
-Chut... Susurra-t-il tendrement au creux de son oreille.
Elle était maintenant agenouillée et prisonnière de la chaude et douce étreinte de son amant. Ses lèvres se posèrent délicatement sur son épaule droite et un frisson de plaisir parcouru son dos. Elle se sentait bien. Puis, lentement, sa main libre commença à caresser son ventre et ses seins.
-Mmmh... Soupira-t-elle, transie de bonheur.
Elle ne pouvait toujours pas parler. Et heureusement, car il n'existait pas de mot pour décrire la béatitude dans laquelle elle se trouvait.
-Chut...
Sa main descendait doucement sur ses cuisses...
-Mmmh...
Et sur son sexe...
-Chut... Ordonna-t-il tandis que ses doigts se faisaient plus précis.
Elle frémissait. Elle succombait à sa force, à son charme, à ses mains. Il l'enlaçait de tout son corps. Il la caressait de tous ses doigts.
-Mmmh...
Lentement mais sûrement il la rapprochait de la jouissance. Cette jouissance qui lui tendait les bras. Cette jouissance... qu'elle n'avait pas méritée.
-Mmmh...
Au même instant il s'était arrêté. Comme si il avait attendu qu'elle comprenne. Comme si il avait perçu un signe, aussi infime soit-il, qui trahissait ses pensées. Il la maintenait toujours fermement contre lui, mais il n'y avait plus de caresses, et il n'y aurait pas d'orgasme.
Excitation et frustration.

Il attrapa alors le bâillon qu'il avait négligemment posé sur le lit un peu plus tôt, et il l'agita sous son nez.
-Tu es une vilaine fille, n'est ce pas... Déclara-t-il en retirant sa main de ses lèvres.
-Une très vilaine. Ne put-elle s'empêcher de répondre.
Aussitôt il introduisit la boule rouge entre ses dents.
-Mmmh... Gémit-elle doucement pendant qu'il bouclait la petite sangle sur sa nuque.
-Chut... Répliqua-t-il avant de lui faire signe de se lever.
Puis, d'un simple geste, il lui intima l'ordre de se diriger vers la croix. Ce qu'elle fit sans la moindre hésitation.
-Non, dans l'autre sens. Commanda-t-il. Face au mur.
Elle s'exécuta. Même si elle regrettait de devoir lui tourner le dos, elle n'avait pas le choix. Elle n'avait plus le choix. Elle écarta alors lentement les bras et vint s'appuyer le long des quatre montants du cadre. Puis, sangle après sangle, membre après membre, il l'attacha. Elle ne pouvait plus bouger. Elle ne pouvait plus parler. Elle ne pouvait plus le regarder.
Où était-il ? Que faisait-il ?
Elle se languissait d'impatience. Elle savait qu'elle allait être châtiée pour avoir douté de lui, pour avoir perdu le défi qu'elle lui avait lancé. Mais il prenait son temps, et il avait raison. De tous les châtiments l'attente était de loin le plus cruel.
Elle s'attendait à quelque chose sans savoir ni quand, ni quoi, ni comment. Elle ne pouvait rien faire pour s'échapper ou pour le faire changer d'avis. Elle n'avait d'autre choix que d'attendre, bâillonnée et écartelée, qu'il vienne et qu'il lui fasse subir la punition qu'elle méritait.

-Mmmh...
Une main ferme et vigoureuse venait de s'abattre brusquement sur ses fesses.
La fessée. Une vilaine fille méritait toujours une bonne fessée.
-Mmmh...
Une deuxième claque la fit de nouveau sursauter. Elle avait mal, mais quelque chose au fond d'elle-même trouvait cela terriblement excitant. Elle avait honte d'y éprouver tant de plaisir, mais cela ne faisait que renforcer son désir.
-Mmmh...
La troisième fessée avait été un peu plus violente, un peu plus proche de son sexe. Elle tremblait littéralement de douleur et de plaisir. Elle ne pouvait pas échapper à ses mains. Elle ne pouvait pas se soustraire à son supplice. Elle gémissait, elle haletait, elle attendait. Elle se préparait à cette quatrième fessée qui tôt ou tard allait survenir. Cette claque sur ses fesses synonyme de douleur, de honte et de plaisir. Cette délicieuse punition qui se faisait attendre... beaucoup trop attendre...
Elle voulait savoir. Elle voulait regarder derrière elle, mais, en dépit de tous ses efforts pour tourner sa tête le plus possible, elle n'arrivait pas à voir si il était toujours là. Peut-être attendait-il le moment propice ? Peut-être s'était-il éloigné pour l'abandonner à son sort ? Elle n'avait aucun moyen de le savoir.
-Mmmh...
Tout à coup il tira brutalement ses cheveux vers l'arrière. Elle avait mal. Elle ne pouvait plus bouger. Elle ne pouvait plus que gémir de désir et de souffrance tandis que sa main s'abattait une fois de plus sur ses fesses.
Et puis elle compta les claques. Vingt claques sur son postérieur endolori. Pas une de plus, pas une de moins. Vingt claques pour vingt minutes de défi.
-Mmmh...
Il relâcha doucement sa crinière et elle l'entendit s'éloigner pour mieux revenir. Quelques gouttes tombèrent alors au creux de ses reins. Les gouttes d'une huile parfumée. Une huile de massage qu'il étalait délicatement sur sa peau nue, sur ses fesses meurtries. C'était si bon. La douleur laissait lentement place à une sensation de bien être. Ses mains étaient douces. L'huile se réchauffait petit à petit. Il la caressait, elle soupirait. Il s'arrêtait, elle se languissait.

-Mmmh...
-Doucement...
Il détachait l'une après l'autre les sangles qui l'entravaient et la bâillonnaient.
-C'est déjà fini ?
-Ce n'est jamais fini. Murmura-t-il d'une voix douce avant de l'entraîner sur le lit.
-C'était si bon...
-Je sais...
-Je suis toute à toi...
-Oh non tu ne l'es pas... Du moins pas encore...
-Je veux l'être...
-Bientôt...
-Quand...
-Très bientôt...
Et il l'embrassa sauvagement.



A suivre...

Re: A Fleur De Peau

Publié : 12 sept. 2013, 23:02
par attachant
Mais elle est tout autant salope que lui...et...que lui aurait-elle fait si ???

Merci pour ces rêves, ces jeux, un peu sm bien qu'en minuscule mais bon, cela vaut comme si c'était une chatouille un peu plus prononcée non?

:bave: Mais j'en reste toujours moi à; Que lui aurait-elle fait si ??? :tap:

Re: A Fleur De Peau

Publié : 13 sept. 2013, 04:43
par caroline
:bravo:
toujours aussi bien écrit.
quel talent! :)
c'est difficile d'écrire après ça!
donc je reste lectrice ;)

Re: A Fleur De Peau

Publié : 13 sept. 2013, 16:22
par dark gentleman
attachant a écrit :Mais elle est tout autant salope que lui...et...que lui aurait-elle fait si ???
Bien sûr :-) Il faut être deux pour "jouer"... Et puis je suis pour la parité, les femmes ont absolument le droit d'être aussi perverses que les hommes... Surtout dans mes récits ;)
caroline a écrit :c'est difficile d'écrire après ça!
donc je reste lectrice ;)
Je t'ai déjà dit que tu écrivais bien Caroline. N'aie pas peur de te lancer sur une nouvelle histoire. Je suis d'ailleurs certain que tu trouveras ici des lecteurs attentifs. Et si tu as besoin de conseils ou d'encouragements je suis prêt à t'aider... N'hésite pas.

Re: A Fleur De Peau

Publié : 13 sept. 2013, 16:29
par Emma
je reprends goût à l'écriture, mais actuellement elle reste plutôt érotique et sans jeux de corde. un flash et ça reviendra :) ... jespère !