Je sens qu'on pose différentes petites choses sur moi, mon torse. C'est légèrement chaud. Je me laisse faire.
Des bougies ? De la cire ? Non, ce n'est pas assez chaud. Et puis c'est posé délicatement.
Plus bas, sur mon torse, ça continue, mais c'est frais.
Sur mes jambes, ce sont des bandes qui sont posées.
Je commence à comprendre. Je suis sur la table, le repas se fera à table, je suis la table.
Noël entre amis
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Re: Noël entre amis
Luc bloqué, verrouillé complètement dans le tram, avec mille fois plus de questions qu'avant, ne peut prononcer un mot sous peine de briser le pacte. Il entend les arrêts passer, jusqu'au terminus.
Les gens descendent. Dans le silence du tram à l'arrêt, avec plus personne dedans, le bruit de la chainette en train d'être manipulée se fait entendre. La petite tension sur le cou montre que c'est enfin le moment de sortir.
Aveuglé, l'avance se fait incertaine. Un peu d'aide ne serait pas de refus. Un guide, tout simplement. Mais non, juste la chaine. Luc peut sortir à son rythme. La chaine lui indique lorsqu'il faut changer de direction.
Une fois sorti, l'errance continue. Il y a plusieurs changements de direction. Il y a des escaliers. La patience est de mise. Mais si on a vers l'inconnu, c'est déjà plus satisfaisant que la simple attente sans même savoir si on attend au bon endroit.
Luc monte dans une voiture. On lui met la ceinture de sécurité. Et le véhicule démarre.
Chercher à retenir le trajet, juste en mémorisant les durées et les changements de direction, c'est tentant, mais trop rapidement on s'y perd. Pourtant, le véhicule s'arrête assez vite. Et cette fois-ci, on l'aide directement à sortir. On lui tient le bras, Luc est guidé jusqu'à l'intérieur.
- Nous sommes arrivés. Luc reconnait la voix de Rodolphe. Tu peux parler à nouveau, si le cœur t'en dit. Mais d'abord, déshabille toi, mets toi à ton aise. Tu as une chaise là pour poser tes affaires.
Luc enlève son manteau. Et vue la chaleur à l'intérieur, il enlève aussi son pull.
- Où sommes-nous ?
- Oui tu peux parler, mais je ne suis pas obligé de te répondre. Par contre, je t'ai dit de te mettre à ton aise.
- Ben ça y est. Vous savez, ainsi cagoulé, je ne suis pas très à l'aise.
- Ça viendra. En son temps. Je veux voir tous tes habits, sur cette chaise.
Obligé d'enlever ses chaussures, Luc est hésitant, mais se retrouve vite en sous-vêtement, dans ce lieu inconnu.
- Voilà, suis-je assez à l'aise selon vous désormais ?
- Pffff. Ce soupire vient d'une autre direction. Rodolphe s'est déplacé ou bien une autre personne intervient ?
Le pied est pris, soulevé, la chaussette est enlevée. Les chaussettes. Luc pied nu, se voit enlever son boxer.
- Voilà, tu es vraiment à l'aise maintenant.
Cette voix n'est manifestement pas celle de Rodolphe. La cagoule de Rodolphe est déverrouillée, et puis enlevée.
Luc découvre la salle. Un rapide coup d'œil lui montre qu'il est bien dans le salon de tatouage pour lequel il reste si sage. C'est visiblement une salle d'attente, avec la décoration atypique du lieu, des personnes lambda le long d'un mur. Et une grande cage est par terre, au milieu.
- La cage est pour toi, tu peux entrer.
Bon, ben la cage n'est pas si grande que ça, s'il faut y mettre un humain dedans. Le ton de la nouvelle personne est claire, la permission est simplement un ordre.
Les gens descendent. Dans le silence du tram à l'arrêt, avec plus personne dedans, le bruit de la chainette en train d'être manipulée se fait entendre. La petite tension sur le cou montre que c'est enfin le moment de sortir.
Aveuglé, l'avance se fait incertaine. Un peu d'aide ne serait pas de refus. Un guide, tout simplement. Mais non, juste la chaine. Luc peut sortir à son rythme. La chaine lui indique lorsqu'il faut changer de direction.
Une fois sorti, l'errance continue. Il y a plusieurs changements de direction. Il y a des escaliers. La patience est de mise. Mais si on a vers l'inconnu, c'est déjà plus satisfaisant que la simple attente sans même savoir si on attend au bon endroit.
Luc monte dans une voiture. On lui met la ceinture de sécurité. Et le véhicule démarre.
Chercher à retenir le trajet, juste en mémorisant les durées et les changements de direction, c'est tentant, mais trop rapidement on s'y perd. Pourtant, le véhicule s'arrête assez vite. Et cette fois-ci, on l'aide directement à sortir. On lui tient le bras, Luc est guidé jusqu'à l'intérieur.
- Nous sommes arrivés. Luc reconnait la voix de Rodolphe. Tu peux parler à nouveau, si le cœur t'en dit. Mais d'abord, déshabille toi, mets toi à ton aise. Tu as une chaise là pour poser tes affaires.
Luc enlève son manteau. Et vue la chaleur à l'intérieur, il enlève aussi son pull.
- Où sommes-nous ?
- Oui tu peux parler, mais je ne suis pas obligé de te répondre. Par contre, je t'ai dit de te mettre à ton aise.
- Ben ça y est. Vous savez, ainsi cagoulé, je ne suis pas très à l'aise.
- Ça viendra. En son temps. Je veux voir tous tes habits, sur cette chaise.
Obligé d'enlever ses chaussures, Luc est hésitant, mais se retrouve vite en sous-vêtement, dans ce lieu inconnu.
- Voilà, suis-je assez à l'aise selon vous désormais ?
- Pffff. Ce soupire vient d'une autre direction. Rodolphe s'est déplacé ou bien une autre personne intervient ?
Le pied est pris, soulevé, la chaussette est enlevée. Les chaussettes. Luc pied nu, se voit enlever son boxer.
- Voilà, tu es vraiment à l'aise maintenant.
Cette voix n'est manifestement pas celle de Rodolphe. La cagoule de Rodolphe est déverrouillée, et puis enlevée.
Luc découvre la salle. Un rapide coup d'œil lui montre qu'il est bien dans le salon de tatouage pour lequel il reste si sage. C'est visiblement une salle d'attente, avec la décoration atypique du lieu, des personnes lambda le long d'un mur. Et une grande cage est par terre, au milieu.
- La cage est pour toi, tu peux entrer.
Bon, ben la cage n'est pas si grande que ça, s'il faut y mettre un humain dedans. Le ton de la nouvelle personne est claire, la permission est simplement un ordre.
Re: Noël entre amis
Je passe à table.
Mon corps entier est recouvert d'amuses bouches.
Les convives saisissent certains morceaux à la main. D'autres ont besoin de petit pic, comme d'habitude.
Sauf que d'habitude je ne suis pas la table, ni l'assiette géante. Je ne sens pas toutes les petites piqures dès que quelqu'un se sert. Et d'habitude je participe en mangeant aussi ma part.
Mais je ne dis rien.
Je sens qu'il y a de moins de moins de choses sur moi.
Ma cagoule est enlevée. Surement la délivrance, le repas arrivera bientôt pour tout le monde. Le bâillon ensuite m'est ôté. Ça me soulage grandement. De tous les accessoires pour moi, le bâillon est vraiment le plus contraignant. Les lentilles ou le casque, je les oublie. Les attaches aux membres sont assez lâches pour ne pas créer de courbatures. Mais le bâillon empêche tout mouvement. Ce n'est pas être muet qui dérangeant, mais le refus de touts les micro mouvements de la mâchoire. Je profite immédiatement pour remettre ma mâchoire en route, plein de petits mouvements d'étirements. Associés à des grandes respirations, je prends mon temps pour profiter de cette petite libération.
- Je n'ai rien dit, je me suis laissé emporté dans la situation, mais le bâillon gardé aussi longtemps, c'est vraiment…
Je sens des doigts sur ma bouche. Je m'interromps de parler. Et suivent alors des petits canapé. C'est vraiment bon ces petits machins. Cette petite douleur sur l'abdomen, c'est un morceau de fromage pour moi.
Le repas continue. À un moment, une main n'accompagne de la nourriture, mais un liquide qui tombe directement dans mon gosier. La dégustation à l'aveugle, j'ai toujours trouvé cet exercice passionnant, ici c'est encore plus exotique, je ne maitrise rien. C'est tout de même assez facile de reconnaitre le vin blanc moelleux que nous avions prévu pour ce repas.
Mon corps entier est recouvert d'amuses bouches.
Les convives saisissent certains morceaux à la main. D'autres ont besoin de petit pic, comme d'habitude.
Sauf que d'habitude je ne suis pas la table, ni l'assiette géante. Je ne sens pas toutes les petites piqures dès que quelqu'un se sert. Et d'habitude je participe en mangeant aussi ma part.
Mais je ne dis rien.
Je sens qu'il y a de moins de moins de choses sur moi.
Ma cagoule est enlevée. Surement la délivrance, le repas arrivera bientôt pour tout le monde. Le bâillon ensuite m'est ôté. Ça me soulage grandement. De tous les accessoires pour moi, le bâillon est vraiment le plus contraignant. Les lentilles ou le casque, je les oublie. Les attaches aux membres sont assez lâches pour ne pas créer de courbatures. Mais le bâillon empêche tout mouvement. Ce n'est pas être muet qui dérangeant, mais le refus de touts les micro mouvements de la mâchoire. Je profite immédiatement pour remettre ma mâchoire en route, plein de petits mouvements d'étirements. Associés à des grandes respirations, je prends mon temps pour profiter de cette petite libération.
- Je n'ai rien dit, je me suis laissé emporté dans la situation, mais le bâillon gardé aussi longtemps, c'est vraiment…
Je sens des doigts sur ma bouche. Je m'interromps de parler. Et suivent alors des petits canapé. C'est vraiment bon ces petits machins. Cette petite douleur sur l'abdomen, c'est un morceau de fromage pour moi.
Le repas continue. À un moment, une main n'accompagne de la nourriture, mais un liquide qui tombe directement dans mon gosier. La dégustation à l'aveugle, j'ai toujours trouvé cet exercice passionnant, ici c'est encore plus exotique, je ne maitrise rien. C'est tout de même assez facile de reconnaitre le vin blanc moelleux que nous avions prévu pour ce repas.
