Un article bien ficele
Publié : 10 août 2014, 04:47
Me voilà de retour pour de nouveaux scenarios attachants! Voici Aurelie la journaliste intrepide! Bonne lecture.
Partie 1
Elle tapotait sur son ordinateur fébrilement depuis de longues minutes comme si elle cherchait a évacuer un stress important. Il faut dire qu'Aurelie était nerveusement épuisée par un travail devenu très prenant ces dernières semaines.
Journaliste de presse ecrite dans le quotidien l'Ouest Libre, la jeune femme était sur la brèche depuis le début de l'affaire du ligoteur fou comme l'avait surnommé son journal.
Cet homme (ou cette femme) capturait ses proies dans la rue, les ligotait avant de profiter d'elles. Un sujet semblant passionner la jolie rousse compilant les articles sur ce fait divers.
Aurélie s'arrêta un moment pour souffler, fermant temporairement son ordinateur. Il était 21h, son article était presque bouclé et le moment de porter la touche finale arrivait. Elle s'apprêta a se lever pour se griller une dernière cigarette par la porte de derrière lorsque la sonnerie du téléphone la stoppa dans son élan.
La jeune femme décrocha aussitôt avec dans l'idée d'expédier rapidement l'interlocuteur.
"Bonjour je cherche a joindre mademoiselle Bourgeois, Aurélie Bourgeois" dit la voix.
"C'est elle" répondit simplement la journaliste.
"J'ai des informations sur le ligoteur fou a vous livrer" poursuivit la voix masculine.
Aurélie se crispa alors et déglutit avant de répondre.
"Poursuivez"dit elle simplement.
"Je me doute que vous devez avoir assez souvent ce genre d'appels, aussi je vous enverrais une preuve tangible dans un courrier que vous aurez au journal demain matin" termina t'il en raccrochant brusquement.
La jeune femme en fit de même songeuse.
Ce coup de fil semblait bien étrange pensa t'elle mais ce mystère l'intéressait au plus haut point.
Sa curiosité était piquée et il était certain qu'elle serait pile devant la boîte aux lettres le lendemain matin.
Elle s'apprêtait justement a s'y rendre lorsqu'Aurelie aperçut une enveloppe sur son bureau. La journaliste interrogea du regard son collègue du bureau d'en face.
"C'était glissé sous la porte a ton intention." se contenta t'il de dire.
Elle tourna l'enveloppe dans tous les sens, pas de timbres, juste le nom d'Aurélie Bourgeois au milieu.
De ses fines mains aux ongles vernis, la jeune femme l'ouvrit et découvrit une simple feuille de papier rectangulaire. Au milieu est ecrit la dernière victime portait un blouson de cuir noir et s'appelait Bénédicte. Rdv a la poste de S..... a 19h. Soyez seule.
Aurélie recula sur son fauteuil en posant la feuille sur sa table devant elle. La journaliste réfléchit longuement, que devait elle faire? Informer ses collègues? Sa direction? Prendre le risque que ce scoop lui échappe?
La jolie rousse allait peut-être au devant des ennuis en se rendant seule au rendez-vous mais la jeune femme se révélait particulièrement intrépide. Une réputation qui lui a valu ses meilleurs articles aussi elle n'hésita pas a cacher l'existence de cette enveloppe.
Le soir arriva rapidement et Aurélie avait eu beaucoup de mal a masquer son impatience tout l'après-midi, la jeune femme grimpa dans sa voiture aussitôt la demi-heure de 18h arrivée.
La journaliste stoppa son véhicule sur le parking de la Poste de S...... au moment voulu. Elle descendit sans savoir a quoi s'attendre.
Au bout d'une dizaine de minutes, Aurélie s'impatientait, martelant ses stilettos sur l'asphalte.
Soudain, une sonnerie retentit, lointaine. L'attention de la jeune femme fut donc attirée par ce son qui semblait être une sonnerie de téléphone. Cela semblait venir provenir de la seule cabine existante située devant l'agence postale. Elle n'hésita pas alors a décrocher.
Une voix qu'elle connaissait déjà lui répondit:
"Bonjour mademoiselle Bourgeois, merci de vous être déplacée."
"Bonsoir, comment saviez vous pour tout ce vous m'avez écrit? Interrogea rapidement Aurélie.
"Parce que je connais bien le ligoteur fou, je le connais très bien." Ajouta l'homme.
"Que pouvez vous me dire sur lui? Continua fébrilement la journaliste.
"Beaucoup de choses mais a une condition." Lâcha l'inconnu.
"Laquelle?" Répondit la jeune femme curieuse.
"Revenez au même endroit demain a la même heure mais..." Dit la voix.
"Mais quoi?" Questionna Aurélie.
"Habillée particulièrement sexy" ajouta t'il.
"Pourquoi? Vous voulez que je sois une nouvelle victime? Pas question?" Dit elle énervée.
"Et bien d'accord, je ne vous dirais rien alors au revoir!" Conclua t'il.
"Attendez!" Hurla t'elle avant de marquer un long temps d'arrêt au bout du fil.
La journaliste rompit le silence : " sexy comment?
"Et bien je dirais en tailleur, jupe assez courte, soutien gorge, string, porte-jarretelles, bottes, cela devrait aller." Dit sobrement la voix.
Aurélie serra les dents : "je ne sais pas si je possède tout ca?"
La reponse ne se fit pas attendre: "Bien sur que si, je vous ai déjà vue avec."
"Je vois dit elle interloquée et je viens comme ca demain au même endroit même heure?"
"C'est cela" dit il en raccrochant brutalement.
Elle reposa le combiné en tremblotant. Que je suis bête! se dit elle en son fort intérieur. La jeune femme allait très certainement prendre son portable et appeler la police, ses amis, alerter l'opinion! "J'ai parlé au ligoteur fou!" Beau titre effectivement.
Aurélie se décida a remonter dans sa voiture pour mieux y réfléchir. Une fois chez elle, difficile pour la journaliste de se mettre d'accord.
C'était se jeter dans la gueule du loup. Il n'y avait surement aucune interview a la clé, elle finirait comme les autres. Au moment de se coucher elle n'avait toujours pas décidée, la nuit portait conseil...
Partie 1
Elle tapotait sur son ordinateur fébrilement depuis de longues minutes comme si elle cherchait a évacuer un stress important. Il faut dire qu'Aurelie était nerveusement épuisée par un travail devenu très prenant ces dernières semaines.
Journaliste de presse ecrite dans le quotidien l'Ouest Libre, la jeune femme était sur la brèche depuis le début de l'affaire du ligoteur fou comme l'avait surnommé son journal.
Cet homme (ou cette femme) capturait ses proies dans la rue, les ligotait avant de profiter d'elles. Un sujet semblant passionner la jolie rousse compilant les articles sur ce fait divers.
Aurélie s'arrêta un moment pour souffler, fermant temporairement son ordinateur. Il était 21h, son article était presque bouclé et le moment de porter la touche finale arrivait. Elle s'apprêta a se lever pour se griller une dernière cigarette par la porte de derrière lorsque la sonnerie du téléphone la stoppa dans son élan.
La jeune femme décrocha aussitôt avec dans l'idée d'expédier rapidement l'interlocuteur.
"Bonjour je cherche a joindre mademoiselle Bourgeois, Aurélie Bourgeois" dit la voix.
"C'est elle" répondit simplement la journaliste.
"J'ai des informations sur le ligoteur fou a vous livrer" poursuivit la voix masculine.
Aurélie se crispa alors et déglutit avant de répondre.
"Poursuivez"dit elle simplement.
"Je me doute que vous devez avoir assez souvent ce genre d'appels, aussi je vous enverrais une preuve tangible dans un courrier que vous aurez au journal demain matin" termina t'il en raccrochant brusquement.
La jeune femme en fit de même songeuse.
Ce coup de fil semblait bien étrange pensa t'elle mais ce mystère l'intéressait au plus haut point.
Sa curiosité était piquée et il était certain qu'elle serait pile devant la boîte aux lettres le lendemain matin.
Elle s'apprêtait justement a s'y rendre lorsqu'Aurelie aperçut une enveloppe sur son bureau. La journaliste interrogea du regard son collègue du bureau d'en face.
"C'était glissé sous la porte a ton intention." se contenta t'il de dire.
Elle tourna l'enveloppe dans tous les sens, pas de timbres, juste le nom d'Aurélie Bourgeois au milieu.
De ses fines mains aux ongles vernis, la jeune femme l'ouvrit et découvrit une simple feuille de papier rectangulaire. Au milieu est ecrit la dernière victime portait un blouson de cuir noir et s'appelait Bénédicte. Rdv a la poste de S..... a 19h. Soyez seule.
Aurélie recula sur son fauteuil en posant la feuille sur sa table devant elle. La journaliste réfléchit longuement, que devait elle faire? Informer ses collègues? Sa direction? Prendre le risque que ce scoop lui échappe?
La jolie rousse allait peut-être au devant des ennuis en se rendant seule au rendez-vous mais la jeune femme se révélait particulièrement intrépide. Une réputation qui lui a valu ses meilleurs articles aussi elle n'hésita pas a cacher l'existence de cette enveloppe.
Le soir arriva rapidement et Aurélie avait eu beaucoup de mal a masquer son impatience tout l'après-midi, la jeune femme grimpa dans sa voiture aussitôt la demi-heure de 18h arrivée.
La journaliste stoppa son véhicule sur le parking de la Poste de S...... au moment voulu. Elle descendit sans savoir a quoi s'attendre.
Au bout d'une dizaine de minutes, Aurélie s'impatientait, martelant ses stilettos sur l'asphalte.
Soudain, une sonnerie retentit, lointaine. L'attention de la jeune femme fut donc attirée par ce son qui semblait être une sonnerie de téléphone. Cela semblait venir provenir de la seule cabine existante située devant l'agence postale. Elle n'hésita pas alors a décrocher.
Une voix qu'elle connaissait déjà lui répondit:
"Bonjour mademoiselle Bourgeois, merci de vous être déplacée."
"Bonsoir, comment saviez vous pour tout ce vous m'avez écrit? Interrogea rapidement Aurélie.
"Parce que je connais bien le ligoteur fou, je le connais très bien." Ajouta l'homme.
"Que pouvez vous me dire sur lui? Continua fébrilement la journaliste.
"Beaucoup de choses mais a une condition." Lâcha l'inconnu.
"Laquelle?" Répondit la jeune femme curieuse.
"Revenez au même endroit demain a la même heure mais..." Dit la voix.
"Mais quoi?" Questionna Aurélie.
"Habillée particulièrement sexy" ajouta t'il.
"Pourquoi? Vous voulez que je sois une nouvelle victime? Pas question?" Dit elle énervée.
"Et bien d'accord, je ne vous dirais rien alors au revoir!" Conclua t'il.
"Attendez!" Hurla t'elle avant de marquer un long temps d'arrêt au bout du fil.
La journaliste rompit le silence : " sexy comment?
"Et bien je dirais en tailleur, jupe assez courte, soutien gorge, string, porte-jarretelles, bottes, cela devrait aller." Dit sobrement la voix.
Aurélie serra les dents : "je ne sais pas si je possède tout ca?"
La reponse ne se fit pas attendre: "Bien sur que si, je vous ai déjà vue avec."
"Je vois dit elle interloquée et je viens comme ca demain au même endroit même heure?"
"C'est cela" dit il en raccrochant brutalement.
Elle reposa le combiné en tremblotant. Que je suis bête! se dit elle en son fort intérieur. La jeune femme allait très certainement prendre son portable et appeler la police, ses amis, alerter l'opinion! "J'ai parlé au ligoteur fou!" Beau titre effectivement.
Aurélie se décida a remonter dans sa voiture pour mieux y réfléchir. Une fois chez elle, difficile pour la journaliste de se mettre d'accord.
C'était se jeter dans la gueule du loup. Il n'y avait surement aucune interview a la clé, elle finirait comme les autres. Au moment de se coucher elle n'avait toujours pas décidée, la nuit portait conseil...