JAZZ
Publié : 27 janv. 2015, 05:55
bon je sais , je sors de deux histoires un peu ... heu comment dire ... voila , j'avais envie et ce grâce à Sakura dont je salue l'exploit de quelque chose d'un peu plus remuant ... En ayant dégusté son récit , et les joies d'un bon gros scénario plein d'action , je tente à mon tour d'offrir l'interprétation d'un roman d’espionnage , plutôt façon Jason Bourne , ou James Bond ...Robert Lundum qui utilisait toujours Inver Brass et Jason Bourne , en faisant de l'organisation et du personnages , des éléments récurrents ( et pas récurant ) de ses romans , ne boudait pas devant un peu d'humour , et je me rappelle en avoir lu un totalement délirant … bien loin de la mort dans la peau ...
Jazz Burn ( à prononcer Beurn , et non pas burne afin de respecter l'esprit que tient à donner l'auteur à ce récit ) Était assis nonchalamment sur le bureau de la secrétaire et en bon mâle dominant, s'était ainsi accaparé tout l'espace de la pièce . Louise, la secrétaire du boss, lui envoyait ,alors qu'elle tentait de recopier sur son clavier quelques notes en sténographie , des œillades complices . Il en étaient à échanger quelques banalités sur leurs emplois du temps respectifs afin de poursuivre leur discussion dans un cadre plus approprié , lorsque le directeur de l'agence entra en trombe dans le bureau . « -Burne , vous en avez mis du temps !
- heu Beurn Monsieur le directeur pas Burne …
- J'ai une mission pour vous , vous filez pour Bangkok dans une heure …
- Louise donnez lui son billet d'avion . Ah, Burne , on vous attend dans 12 heures à Bangkok
- Et heu pour la mission ?
- On vous expliquera sur place »
Burn passa par les toilettes pour se rafraîchir un peu … les missions aux quatre coins du monde , ça n'était pas pratique pour avoir une vie de famille bien réglée , d'autant plus que changer toujours de créneaux horaires , c'était très mauvais pour la digestion . Alors Qu'il méditait sur le moment ou enfin il pourrait souffler un peu , un asiatique de petite taille entra dans l’alcôve … Le regard menaçant, il ne mit pas longtemps à vouloir en découdre avec Jazz . « Toi avoir tué mon frère. Moi venu ici pour venger honneur famille » Avant que jazz ait le temps de se mettre en garde il se prit un coup de pied jeté en plein visage , et se cogna la tête contre le lavabo . Accusant le coup . Il se redressa avant d’enchaîner deux prises de Krav maga , et d'essuyer la robinetterie avec le visage décharné de son adversaire . Afin de s'assurer d'un hygiène parfaite , il en profita pour passer un coup sur le miroir , et malgré toutes ses précautions l’ébrécha légèrement . Le petit chinois était K.O. « Désolé …. » , dit il en rajustant son costume tout en posant un regard négligeant sur l'homme à terre ... « Faudra que je dise au patron que ces évaluations surprises, ça commence à être lourd … »
………….
Arrivé à l'aéroport, Jazz était en avance . Il était hors de question de passer par une valise diplomatique , d'autant qu'il serait très certainement attendu sur place . Il se mit donc en quête de trouver une femme seule avec enfants à qui tenir compagnie pendant le voyage , ce qui lui assurerait une couverture parfaite . En arrivant à la cafétéria , tous les visages féminins se tournèrent vers le grand mâle charpenté souriant au visage anguleux et néanmoins plein de charme . Des plus observatrices auront très certainement remarqué la paire de Weston's qu'il portait aux pieds . Jazz , n'eut aucun mal à faire son choix , et celui-ci se porta sur une jeune femme brune à la silhouette parfaite et aux lèvres charnues qui traînait avec elle deux petits bambins blondinets ...
Jazz commanda deux cafés et deux sucres d'orges pour les têtes blondes avant de faire plus ample connaissance avec sa nouvelle couverture .
………….
La tête lourde et la langue pâteuse , Jazz se réveillait . Il était dans le noir , enfin , c'est ce qu'il croyait … un bruit assourdissant vrombissait autour de lui … ou pouvait il bien être … il tenta de bouger , mais cela lui était impossible, il était bien ficelé … il tenta d'appeler mais une sorte de bâillon l'empêchait de s'exprimer … Il tenta alors de se mouvoir , mais il heurtait en bougeant les côtés de ce qui semblait être un caisse dans laquelle il devait être enfermé … il devait se trouver dans les soutes d'un avion , Boeing ,à en juger par le bruit du moteur …On l'avait drogué , et profitant de ses charme , la femme brune , alias Jyl , avait sans doute versé une poudre dans son café . il n'avait , cette fois , ci pas eu le temps de passer par le laboratoire d'accessoires , ce qu'il n'oublie jamais de faire, d'habitude , au moins pour rendre visite à la charmante assistante du chef d'atelier . Enfin son faux ongle à cran d’arrêt qu'il n'oubliait jamais de prendre en mission pourrait cette fois ci se rendre bien utile … , à l'aide de la petite lame en titane , il coupa les liens aux poignets , puis , engoncé dans la cache étriquée et en se contorsionnant réussit à s'extraire du bâillon et des autres liens … ne restait alors qu'à sortir de la malle . Là encore la lame lui rendit service pour faire sauter la serrure … une fois hors de sa cache , il referma la malle en lui donnant les apparences de ne pas avoir été fracturée, ce qui devrait lui rendre, pensait il, service par la suite . Coincé dans la soute , il poursuivit son voyage , en espérant que le vol avait bien Bangkok pour destination finale .
………….
L soute s'ouvrit enfin laissant entrer l’atmosphère humide d'un pays tropical . Puis aux premier regards portés sur l'extérieur , aucun doute possible était alors envisageable . Jazz était bien à l'aéroport de Bangkok . Il fallait sortir au plus vite et sans se faire remarquer rejoindre la réception des bagages . Le plan était simple , voir enfantin . Il suffisait de suivre la malle et son propriétaire pour avoir un indice sur l’identité de ceux qui avaient décidé de s'en prendre à lui , à peine embarqué dans l'avion . La femme brune , Jyl , avait été rejointe dans le hall par un grand gaillard blond au visage balafré et à la peau lissée par les mauvais coups qu'il avait du prendre et recevoir , et en chemin , elle avait abandonnée les deux petites mines juvéniles qui l'accompagnaient . Il attendaient leur bagage … la malle arriva sur le tapis roulant et l'homme se précipita pour en prendre réception . Il ne fallait plus les quitter des yeux …
« Misteur Burne , quelle surprise ! »
dans son dos une voix féminine et grave avait prononcé ces mots avec une pointe d'amusement dans le ton …
« Beurn , je vous pris , faites attention à la prononciation … »
En se retournant , jazz , vit une silhouette blonde des plus élégantes qu'il aurait , en d'autres circonstances et sans le revolver ajusté d'un silencieux qu'elle tenait en main , tôt fait de tenter de séduire …
« Veuillez nous suivre s'il vous plaît »
Sou bonne escorte , il fut enfourné dans une fourgonnette , ainsi que la malle , et on le convia , non sans l'avoir menotté , aux poings et aux pieds , à goûter le confort de son ancien logis…
enfermé à nouveau dans la malle , il put à loisir réfléchir à un plan d'évasion , dés que celle ci s'ouvrirait à nouveau , et envisager son enquête avec espoir , car il semblait déjà avoir pris contact avec une partie de la problématique qui l'attendait . Restait à être conduit au repère des méchants ,de le faire exploser , de sauver la jeune femme qui ne manquerait pas de se présenter , et de savourer avant de rentrer, un repos bien mérité .
………….
Lorsque la malle s'ouvrit , Jazz était prêt à bondir , et sa surprise fut entière lorsqu'il vit le visage de l'attaché diplomatique de son ambassade …
Deux molosses l’aidèrent à s'extraire de la malle
« Burne , on se met en 4 pour tenter de vous faire entrer à Bangkok sans que personne ne s'en aperçoive , et vous venez une fois de plus tout foutre en l'air …
- heu … beurn …faites attention , c'est agaçant à la fin ... si on m'avait mis au courant . … ça aurait quand même été plus simple non ? »
la femme blonde à la voix grave ainsi que Jyl étaient présentes , et Burn ne regretta pas que ces plastiques de rêve soient en définitive des alliées …
« Jass Burn, nous n'avons pas été présentés » adressa t'il à la femme blonde
« Voici Jyl que vous connaissez déjà , et je vous présente Neil » poursuivit l'attaché .
« Neil travaille sous couverture , pour nous et pour un magnat du pétrole de la drogue ,des diamants de l'or et de la prostitution , ici à Bangkok … ça fait des années que nous cherchons à le coincer , et la semaine dernière un de son agent , a disparu alors que nous étions à deux doigts . Nous avons besoin de vous Burne , pour foutre un beau bazar et distraire l'ennemi , pendant que de notre côté ...
- et Jyl ?
- Elle retourne à Londres , sa mission s'arrêtait au transfert de marchandises »
- Voici votre mallette … un équipement standard pour votre mission : montre multifonction GPS et explosive … attention , c'est du C4 , il faut y aller molo … du papier toilette pare balle , un canif-chalumeau ,capable de transpercer tous les blindages, le stylo parachute auquel vous êtes habitué , et encore des pièces de monnaie fumigènes .. on vous attend ce soir au Grand Casino ...Des questions ?
- et la Delorean ? Elle est ou la Delorean?
- la Delorean ? elle est encore en réparation suite à la chute de 300 mètres que vous lui avez fait subir lors de la dernière mission ! En espérant que vos exploits du jour ne nous aient pas trop fait repérer par Big MAMA»
………….
le briefing aurait pu se passer de façon moins détendue … Jazz avait connu pire … Big MAMA , était donc la cible . Une fortune colossale , estimée parmi les 50 plus grosses du monde pour la partie connue .La partie ne serait pas simple , et offrait à Burn l'occasion de se réjouir pour un tel challenge , alors qu'il inspectait une dernière fois son smoking dans le miroir de sa suite .
Le grincement d'une lame de parquet dans son dos mit ses sens en alerte , et brandit la bombe de mousse à raser qui traînait sur l'étagère pour la pulvériser sur les yeux de son adversaire tandis que celui ci , un filin entre les doigts tentait de le passer autour de son cou . À coup de coudes , de pieds , de genoux , et enfin pour finir de crane sur le corps de sa victime . Burn réussit à s'extraire de l'étreinte mortelle , avant de se ruer sur l'autre , qui pour échapper aux coup portés se rua sur la porte de la chambrez avant de disparaître dans le couloir . Jazz se lança à sa poursuite en vain , car le couloir était déjà désert . Soucieux de ne pas prendre de retard , il ajusta à nouveau son costume en tenant d'en chasser les quelques traces de mousse à raser qui y étaient collées .
La soirée s'annonçait sous les meilleures augures . Il arriva donc dans le hall du casino , détendu , la mine souriante , en s'adressant à l’hôtesse de l'accueil … sans même qu'il se présente celle ci lui fit savoir :
« Monsieur Burn , votre rendez vous vous attend » désignant une table , retranchée en mezzanine au dessus hall
De toute sa hauteur , une silhouette et un bras lui firent signe de s'approcher .
« Monsieur Bulne » , votle lépuation vous plécède ... » cette femme avait un accent qui lui faisait rouler les « r » de façon merveilleuse . La mine bronzée , les yeux bridés , les cheveux lisses coupés courts elle tirait sur son porte cigarette démesuré … et cependant également bien qu'elle écorchant elle aussi son nom , elle le faisait avec tellement de grâce qu'il était prêt à lui pardonner
« Madame je suis votre serviteur ! » répondit -il en baisant la main qui lui était offerte …
« Monsieur Bulne , comme je suis ennuyée , je dois vous l'avouer … ll semblelait que Londles veuille se mêler d'affailes qui ne la legaldent pas ... »
- Qu'allez vous chercher ? Je ne suis qu'un modeste représentant de commerce …
-Allons monsieur Bulne , j'ai moi aussi quelques infolmateuls …
- Madame …
-Ilma ...
-Madame ilma
-non Ilma tout coult poul vous …
-Ilma , donc , je ne vois vraiment pas de quoi …
- il Suffit , monsieur Bulne , vous ne m'amusez plus , voyez , là bas , deux de mes hommes et encole deux là bas , et en bas ces deux là … et encole là bas deux autles … je vous plie de me suivle sans faile d'esclandles , cal sinon …
- Sinon quoi ?
-Legaldez donc notle plise du joul , elle se plénomme Jyl je clois savoil ... » en prononçant ces derniers mots , l'étrange Irma ou bien Ilma ( nous ne saurons pas ) lui tendait une photo représentant Jyl , entre deux hommes tenant entre les main le journal du jour …
Son sang de fit qu'un tout et voyant ici l'occasion de s'attirer les faveurs de la belle Jyl , Jazz obtempéra
« - Si vous touchez un seul de ses cheveux ….
- Oui , que se passela t'il Monsieur bulne ? »
en passant dans l'arrière boutique à l'abri des regards indiscrets , Ilma ordonna à ses hommes, une petite douzaine , de fouiller Jazz..
« fouillez le bien , ils dissimulent souvent des gadgets idiots dans les selvices seclets de sa majesté »
………….
jazz se retrouva une nouvelle fois menotté le visage caché par une cagoule, et encadré par une garde rapprochée à l'arrière de ce qui semblait être un vieux camion militaire américain datant de la guerre du Vietnam . Après avoir quitté la ville , ils semblaient rouler sur des chemin de terre et s'enfoncer dans la forêt tropicale . Le camion s'arrêta enfin .
« Bienvenu ,Monsieur Bulne, dans notre camps d'entlainement
- c'est … coquet ... » On aurait dit un de ces endroits ou l'on enfermait les soldats américains , tout droit sorti d'une série B sur la guerre du Vietnan …
en le guidant vers une vieille bâtisse aux murs suintant de moisi et de salpêtre , Ilma s'adressa à nouveau à Burn .
« et voici vos apparltements pour le lestant de vos jouls … dont la fin ne devlait plus talder ... » qu'elle termina par un rire s'enfonçant dans la jungle ... a l 'intérieur , on lui désigna , une geôle , dans lequel on le poussa sans ménagements . Il eut un sourire en retrouvant le visage apeuré de Jyl .
« Ne vous inquiétez pas maintenant que je suis là il ne peut plus rien vous arriver ». Comme lui elle était menottée
………….
Burn était habitué de ce genre de situation . Il fallait en premier lieu , s'extraire de ces menottes , puis , sortir de la geôle , enfin dessouder une bonne quarantaine de combattants , avant de prendre la fuite à bord d'une jeep déglinguée , ou dans un ordre différente … cela fonctionnait tout aussi bien il avait fait ça des centaines de fois ..
aussi , parachevait-il de se déboîter le pouce , afin de s 'extraire plus facilement de ses bracelets de fer. Les gardes entendirent un cri perçant qui les firent se précipiter dans l'espace étroit , et Burn put exprimer toute l'étendue de son talent , en arrachant des mains du premier garde sa Kalach , s'en servir de bouclier , et dessouder les deux qui suivaient derrière en file indienne . Fort de ce premier succès , il accompagna Jyl vers l'extérieur du bâtiment , mais dut battre en retraite , car les autres combattants alertés , avaient pris position . La précision de Burn était légendaire , et il s'appliquait avec tout son talent à viser ces cibles basculantes et hurlantes à l'impact .
Lorsque derrière lui …
« Tt ,Th,Th ,Th, Th…. » IIlma était apparue dans son dos , un Glock cramponné à la tempe de Jyl , souriante et insouciante …
«Allons Monsieur Bulne , vous nous faites peldle du temps , je dois vous colliger … » et d'une voix plus sèche « déshabillez les ! Tous les deux !!! » et d'une voix plus douce à l'oreille de Burn « nous vellons bien monsieur Bulne si vous léussissez à vous libéler de ce que je vous plépale … »
………….
Burn et Jyl gisaient en sous vêtements et à genou , dos à dos , fermement ligotés l'un à l'autre . Ilma sous bonne garde avait tenu à s'assurer elle même de l'harnachement , et avait pris soin de nouer les cordages à des endroits inaccessibles . Jyl fulminait
« Bravo ! Non mais bravo ! , on ne peut pas dire que vous ayez arrangé la situation ! »
Ilma quand à elle portait les dernières touches à son ouvrage , et sortait d'un de ses tiroirs deux boules de caoutchouc que l'on utilise pour jouer à des jeux coquins dans certains clubs libertins européens très prisés …
« ouvlez la bouche Monsieur Bulne ! »
-ou sinon ?
-Ou sinon , je loge une balle de qualante cinq dans la nuque de votle plotégée »
Burn , s'accomplit , et la boule de caoutchouc vint se loger dans sa bouche . Les deux lanières fermement resserrées sur sa nuque l'empêchèrent de s'exprimer plus longuement .
-A toi ma douce , ouvle la bouche . Mais jyl semblait faire preuve de moins d'empressement que son coéquipier d'infortune . Ilma , dut pour en venir à bout lui pincer les narines en l'obligeant ainsi à respirer par la bouche . Dans un dernier effort de résistance , Jyl ouvrit à son tour la bouche , et la seconde boule vint s'y loger , de façon définitive .
« Hummpfff …
« Bien vous allez me tenil compagnie poul la soilée , cal la solidude me pèse dans cette folet deseltée »
Après s'être rassasiée de quelques sauterelles grillées , et après avoir écorché la peau de ses deux prisonniers de toute la cruauté de ses ongles et à satiété , Ilma reprit la parole
« Nous devons lever le camps ? Et vous abandonner à votle tliste solt … mais lassullez vous, cela ne devlait pas etle long … » Ilma sortit une barrique de miel de 5 kg , et après avoir enfilé une paire de gants en latex , elle entreprit d'enduire méticuleusement les corps de Jazz et Jyl , en n'oubliant aucune partie de leur anatomie … ce qui procura à Jazz quelques sensations gênantes.
« Vous connaissez les foulmis ? Ce sont des insectes passionnants . Et nous en avons de tlès volaces dans les pallages »
La cruauté de l'orient n'avait pas failli à sa réputation de raffinement excessif pensa Jazz en se remettant difficilement de la palpation dont il fut l'objet, alors que le rire strident d'ilma et celui du moteur des camions s'enfonçaient définitivement dans la forêt tropicale ...
Jazz Burn ( à prononcer Beurn , et non pas burne afin de respecter l'esprit que tient à donner l'auteur à ce récit ) Était assis nonchalamment sur le bureau de la secrétaire et en bon mâle dominant, s'était ainsi accaparé tout l'espace de la pièce . Louise, la secrétaire du boss, lui envoyait ,alors qu'elle tentait de recopier sur son clavier quelques notes en sténographie , des œillades complices . Il en étaient à échanger quelques banalités sur leurs emplois du temps respectifs afin de poursuivre leur discussion dans un cadre plus approprié , lorsque le directeur de l'agence entra en trombe dans le bureau . « -Burne , vous en avez mis du temps !
- heu Beurn Monsieur le directeur pas Burne …
- J'ai une mission pour vous , vous filez pour Bangkok dans une heure …
- Louise donnez lui son billet d'avion . Ah, Burne , on vous attend dans 12 heures à Bangkok
- Et heu pour la mission ?
- On vous expliquera sur place »
Burn passa par les toilettes pour se rafraîchir un peu … les missions aux quatre coins du monde , ça n'était pas pratique pour avoir une vie de famille bien réglée , d'autant plus que changer toujours de créneaux horaires , c'était très mauvais pour la digestion . Alors Qu'il méditait sur le moment ou enfin il pourrait souffler un peu , un asiatique de petite taille entra dans l’alcôve … Le regard menaçant, il ne mit pas longtemps à vouloir en découdre avec Jazz . « Toi avoir tué mon frère. Moi venu ici pour venger honneur famille » Avant que jazz ait le temps de se mettre en garde il se prit un coup de pied jeté en plein visage , et se cogna la tête contre le lavabo . Accusant le coup . Il se redressa avant d’enchaîner deux prises de Krav maga , et d'essuyer la robinetterie avec le visage décharné de son adversaire . Afin de s'assurer d'un hygiène parfaite , il en profita pour passer un coup sur le miroir , et malgré toutes ses précautions l’ébrécha légèrement . Le petit chinois était K.O. « Désolé …. » , dit il en rajustant son costume tout en posant un regard négligeant sur l'homme à terre ... « Faudra que je dise au patron que ces évaluations surprises, ça commence à être lourd … »
………….
Arrivé à l'aéroport, Jazz était en avance . Il était hors de question de passer par une valise diplomatique , d'autant qu'il serait très certainement attendu sur place . Il se mit donc en quête de trouver une femme seule avec enfants à qui tenir compagnie pendant le voyage , ce qui lui assurerait une couverture parfaite . En arrivant à la cafétéria , tous les visages féminins se tournèrent vers le grand mâle charpenté souriant au visage anguleux et néanmoins plein de charme . Des plus observatrices auront très certainement remarqué la paire de Weston's qu'il portait aux pieds . Jazz , n'eut aucun mal à faire son choix , et celui-ci se porta sur une jeune femme brune à la silhouette parfaite et aux lèvres charnues qui traînait avec elle deux petits bambins blondinets ...
Jazz commanda deux cafés et deux sucres d'orges pour les têtes blondes avant de faire plus ample connaissance avec sa nouvelle couverture .
………….
La tête lourde et la langue pâteuse , Jazz se réveillait . Il était dans le noir , enfin , c'est ce qu'il croyait … un bruit assourdissant vrombissait autour de lui … ou pouvait il bien être … il tenta de bouger , mais cela lui était impossible, il était bien ficelé … il tenta d'appeler mais une sorte de bâillon l'empêchait de s'exprimer … Il tenta alors de se mouvoir , mais il heurtait en bougeant les côtés de ce qui semblait être un caisse dans laquelle il devait être enfermé … il devait se trouver dans les soutes d'un avion , Boeing ,à en juger par le bruit du moteur …On l'avait drogué , et profitant de ses charme , la femme brune , alias Jyl , avait sans doute versé une poudre dans son café . il n'avait , cette fois , ci pas eu le temps de passer par le laboratoire d'accessoires , ce qu'il n'oublie jamais de faire, d'habitude , au moins pour rendre visite à la charmante assistante du chef d'atelier . Enfin son faux ongle à cran d’arrêt qu'il n'oubliait jamais de prendre en mission pourrait cette fois ci se rendre bien utile … , à l'aide de la petite lame en titane , il coupa les liens aux poignets , puis , engoncé dans la cache étriquée et en se contorsionnant réussit à s'extraire du bâillon et des autres liens … ne restait alors qu'à sortir de la malle . Là encore la lame lui rendit service pour faire sauter la serrure … une fois hors de sa cache , il referma la malle en lui donnant les apparences de ne pas avoir été fracturée, ce qui devrait lui rendre, pensait il, service par la suite . Coincé dans la soute , il poursuivit son voyage , en espérant que le vol avait bien Bangkok pour destination finale .
………….
L soute s'ouvrit enfin laissant entrer l’atmosphère humide d'un pays tropical . Puis aux premier regards portés sur l'extérieur , aucun doute possible était alors envisageable . Jazz était bien à l'aéroport de Bangkok . Il fallait sortir au plus vite et sans se faire remarquer rejoindre la réception des bagages . Le plan était simple , voir enfantin . Il suffisait de suivre la malle et son propriétaire pour avoir un indice sur l’identité de ceux qui avaient décidé de s'en prendre à lui , à peine embarqué dans l'avion . La femme brune , Jyl , avait été rejointe dans le hall par un grand gaillard blond au visage balafré et à la peau lissée par les mauvais coups qu'il avait du prendre et recevoir , et en chemin , elle avait abandonnée les deux petites mines juvéniles qui l'accompagnaient . Il attendaient leur bagage … la malle arriva sur le tapis roulant et l'homme se précipita pour en prendre réception . Il ne fallait plus les quitter des yeux …
« Misteur Burne , quelle surprise ! »
dans son dos une voix féminine et grave avait prononcé ces mots avec une pointe d'amusement dans le ton …
« Beurn , je vous pris , faites attention à la prononciation … »
En se retournant , jazz , vit une silhouette blonde des plus élégantes qu'il aurait , en d'autres circonstances et sans le revolver ajusté d'un silencieux qu'elle tenait en main , tôt fait de tenter de séduire …
« Veuillez nous suivre s'il vous plaît »
Sou bonne escorte , il fut enfourné dans une fourgonnette , ainsi que la malle , et on le convia , non sans l'avoir menotté , aux poings et aux pieds , à goûter le confort de son ancien logis…
enfermé à nouveau dans la malle , il put à loisir réfléchir à un plan d'évasion , dés que celle ci s'ouvrirait à nouveau , et envisager son enquête avec espoir , car il semblait déjà avoir pris contact avec une partie de la problématique qui l'attendait . Restait à être conduit au repère des méchants ,de le faire exploser , de sauver la jeune femme qui ne manquerait pas de se présenter , et de savourer avant de rentrer, un repos bien mérité .
………….
Lorsque la malle s'ouvrit , Jazz était prêt à bondir , et sa surprise fut entière lorsqu'il vit le visage de l'attaché diplomatique de son ambassade …
Deux molosses l’aidèrent à s'extraire de la malle
« Burne , on se met en 4 pour tenter de vous faire entrer à Bangkok sans que personne ne s'en aperçoive , et vous venez une fois de plus tout foutre en l'air …
- heu … beurn …faites attention , c'est agaçant à la fin ... si on m'avait mis au courant . … ça aurait quand même été plus simple non ? »
la femme blonde à la voix grave ainsi que Jyl étaient présentes , et Burn ne regretta pas que ces plastiques de rêve soient en définitive des alliées …
« Jass Burn, nous n'avons pas été présentés » adressa t'il à la femme blonde
« Voici Jyl que vous connaissez déjà , et je vous présente Neil » poursuivit l'attaché .
« Neil travaille sous couverture , pour nous et pour un magnat du pétrole de la drogue ,des diamants de l'or et de la prostitution , ici à Bangkok … ça fait des années que nous cherchons à le coincer , et la semaine dernière un de son agent , a disparu alors que nous étions à deux doigts . Nous avons besoin de vous Burne , pour foutre un beau bazar et distraire l'ennemi , pendant que de notre côté ...
- et Jyl ?
- Elle retourne à Londres , sa mission s'arrêtait au transfert de marchandises »
- Voici votre mallette … un équipement standard pour votre mission : montre multifonction GPS et explosive … attention , c'est du C4 , il faut y aller molo … du papier toilette pare balle , un canif-chalumeau ,capable de transpercer tous les blindages, le stylo parachute auquel vous êtes habitué , et encore des pièces de monnaie fumigènes .. on vous attend ce soir au Grand Casino ...Des questions ?
- et la Delorean ? Elle est ou la Delorean?
- la Delorean ? elle est encore en réparation suite à la chute de 300 mètres que vous lui avez fait subir lors de la dernière mission ! En espérant que vos exploits du jour ne nous aient pas trop fait repérer par Big MAMA»
………….
le briefing aurait pu se passer de façon moins détendue … Jazz avait connu pire … Big MAMA , était donc la cible . Une fortune colossale , estimée parmi les 50 plus grosses du monde pour la partie connue .La partie ne serait pas simple , et offrait à Burn l'occasion de se réjouir pour un tel challenge , alors qu'il inspectait une dernière fois son smoking dans le miroir de sa suite .
Le grincement d'une lame de parquet dans son dos mit ses sens en alerte , et brandit la bombe de mousse à raser qui traînait sur l'étagère pour la pulvériser sur les yeux de son adversaire tandis que celui ci , un filin entre les doigts tentait de le passer autour de son cou . À coup de coudes , de pieds , de genoux , et enfin pour finir de crane sur le corps de sa victime . Burn réussit à s'extraire de l'étreinte mortelle , avant de se ruer sur l'autre , qui pour échapper aux coup portés se rua sur la porte de la chambrez avant de disparaître dans le couloir . Jazz se lança à sa poursuite en vain , car le couloir était déjà désert . Soucieux de ne pas prendre de retard , il ajusta à nouveau son costume en tenant d'en chasser les quelques traces de mousse à raser qui y étaient collées .
La soirée s'annonçait sous les meilleures augures . Il arriva donc dans le hall du casino , détendu , la mine souriante , en s'adressant à l’hôtesse de l'accueil … sans même qu'il se présente celle ci lui fit savoir :
« Monsieur Burn , votre rendez vous vous attend » désignant une table , retranchée en mezzanine au dessus hall
De toute sa hauteur , une silhouette et un bras lui firent signe de s'approcher .
« Monsieur Bulne » , votle lépuation vous plécède ... » cette femme avait un accent qui lui faisait rouler les « r » de façon merveilleuse . La mine bronzée , les yeux bridés , les cheveux lisses coupés courts elle tirait sur son porte cigarette démesuré … et cependant également bien qu'elle écorchant elle aussi son nom , elle le faisait avec tellement de grâce qu'il était prêt à lui pardonner
« Madame je suis votre serviteur ! » répondit -il en baisant la main qui lui était offerte …
« Monsieur Bulne , comme je suis ennuyée , je dois vous l'avouer … ll semblelait que Londles veuille se mêler d'affailes qui ne la legaldent pas ... »
- Qu'allez vous chercher ? Je ne suis qu'un modeste représentant de commerce …
-Allons monsieur Bulne , j'ai moi aussi quelques infolmateuls …
- Madame …
-Ilma ...
-Madame ilma
-non Ilma tout coult poul vous …
-Ilma , donc , je ne vois vraiment pas de quoi …
- il Suffit , monsieur Bulne , vous ne m'amusez plus , voyez , là bas , deux de mes hommes et encole deux là bas , et en bas ces deux là … et encole là bas deux autles … je vous plie de me suivle sans faile d'esclandles , cal sinon …
- Sinon quoi ?
-Legaldez donc notle plise du joul , elle se plénomme Jyl je clois savoil ... » en prononçant ces derniers mots , l'étrange Irma ou bien Ilma ( nous ne saurons pas ) lui tendait une photo représentant Jyl , entre deux hommes tenant entre les main le journal du jour …
Son sang de fit qu'un tout et voyant ici l'occasion de s'attirer les faveurs de la belle Jyl , Jazz obtempéra
« - Si vous touchez un seul de ses cheveux ….
- Oui , que se passela t'il Monsieur bulne ? »
en passant dans l'arrière boutique à l'abri des regards indiscrets , Ilma ordonna à ses hommes, une petite douzaine , de fouiller Jazz..
« fouillez le bien , ils dissimulent souvent des gadgets idiots dans les selvices seclets de sa majesté »
………….
jazz se retrouva une nouvelle fois menotté le visage caché par une cagoule, et encadré par une garde rapprochée à l'arrière de ce qui semblait être un vieux camion militaire américain datant de la guerre du Vietnam . Après avoir quitté la ville , ils semblaient rouler sur des chemin de terre et s'enfoncer dans la forêt tropicale . Le camion s'arrêta enfin .
« Bienvenu ,Monsieur Bulne, dans notre camps d'entlainement
- c'est … coquet ... » On aurait dit un de ces endroits ou l'on enfermait les soldats américains , tout droit sorti d'une série B sur la guerre du Vietnan …
en le guidant vers une vieille bâtisse aux murs suintant de moisi et de salpêtre , Ilma s'adressa à nouveau à Burn .
« et voici vos apparltements pour le lestant de vos jouls … dont la fin ne devlait plus talder ... » qu'elle termina par un rire s'enfonçant dans la jungle ... a l 'intérieur , on lui désigna , une geôle , dans lequel on le poussa sans ménagements . Il eut un sourire en retrouvant le visage apeuré de Jyl .
« Ne vous inquiétez pas maintenant que je suis là il ne peut plus rien vous arriver ». Comme lui elle était menottée
………….
Burn était habitué de ce genre de situation . Il fallait en premier lieu , s'extraire de ces menottes , puis , sortir de la geôle , enfin dessouder une bonne quarantaine de combattants , avant de prendre la fuite à bord d'une jeep déglinguée , ou dans un ordre différente … cela fonctionnait tout aussi bien il avait fait ça des centaines de fois ..
aussi , parachevait-il de se déboîter le pouce , afin de s 'extraire plus facilement de ses bracelets de fer. Les gardes entendirent un cri perçant qui les firent se précipiter dans l'espace étroit , et Burn put exprimer toute l'étendue de son talent , en arrachant des mains du premier garde sa Kalach , s'en servir de bouclier , et dessouder les deux qui suivaient derrière en file indienne . Fort de ce premier succès , il accompagna Jyl vers l'extérieur du bâtiment , mais dut battre en retraite , car les autres combattants alertés , avaient pris position . La précision de Burn était légendaire , et il s'appliquait avec tout son talent à viser ces cibles basculantes et hurlantes à l'impact .
Lorsque derrière lui …
« Tt ,Th,Th ,Th, Th…. » IIlma était apparue dans son dos , un Glock cramponné à la tempe de Jyl , souriante et insouciante …
«Allons Monsieur Bulne , vous nous faites peldle du temps , je dois vous colliger … » et d'une voix plus sèche « déshabillez les ! Tous les deux !!! » et d'une voix plus douce à l'oreille de Burn « nous vellons bien monsieur Bulne si vous léussissez à vous libéler de ce que je vous plépale … »
………….
Burn et Jyl gisaient en sous vêtements et à genou , dos à dos , fermement ligotés l'un à l'autre . Ilma sous bonne garde avait tenu à s'assurer elle même de l'harnachement , et avait pris soin de nouer les cordages à des endroits inaccessibles . Jyl fulminait
« Bravo ! Non mais bravo ! , on ne peut pas dire que vous ayez arrangé la situation ! »
Ilma quand à elle portait les dernières touches à son ouvrage , et sortait d'un de ses tiroirs deux boules de caoutchouc que l'on utilise pour jouer à des jeux coquins dans certains clubs libertins européens très prisés …
« ouvlez la bouche Monsieur Bulne ! »
-ou sinon ?
-Ou sinon , je loge une balle de qualante cinq dans la nuque de votle plotégée »
Burn , s'accomplit , et la boule de caoutchouc vint se loger dans sa bouche . Les deux lanières fermement resserrées sur sa nuque l'empêchèrent de s'exprimer plus longuement .
-A toi ma douce , ouvle la bouche . Mais jyl semblait faire preuve de moins d'empressement que son coéquipier d'infortune . Ilma , dut pour en venir à bout lui pincer les narines en l'obligeant ainsi à respirer par la bouche . Dans un dernier effort de résistance , Jyl ouvrit à son tour la bouche , et la seconde boule vint s'y loger , de façon définitive .
« Hummpfff …
« Bien vous allez me tenil compagnie poul la soilée , cal la solidude me pèse dans cette folet deseltée »
Après s'être rassasiée de quelques sauterelles grillées , et après avoir écorché la peau de ses deux prisonniers de toute la cruauté de ses ongles et à satiété , Ilma reprit la parole
« Nous devons lever le camps ? Et vous abandonner à votle tliste solt … mais lassullez vous, cela ne devlait pas etle long … » Ilma sortit une barrique de miel de 5 kg , et après avoir enfilé une paire de gants en latex , elle entreprit d'enduire méticuleusement les corps de Jazz et Jyl , en n'oubliant aucune partie de leur anatomie … ce qui procura à Jazz quelques sensations gênantes.
« Vous connaissez les foulmis ? Ce sont des insectes passionnants . Et nous en avons de tlès volaces dans les pallages »
La cruauté de l'orient n'avait pas failli à sa réputation de raffinement excessif pensa Jazz en se remettant difficilement de la palpation dont il fut l'objet, alors que le rire strident d'ilma et celui du moteur des camions s'enfonçaient définitivement dans la forêt tropicale ...