Le couvent bouddhiste

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jeff78
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Ce que je déteste : Les trois dernières lettres du mot "bdsm". J'aime que le ligotage se fasse dans le respect sans relation de soumission et domination.

Le couvent bouddhiste

Message par jeff78 »

Bonjour à tous

Je viens de terminer la rédaction d'une nouvelle histoire. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions !

Amandine, Sandra et Sandrine savouraient leurs vacances en Thaïlande. Ce voyage était prévu de longue date et les trois jeunes femmes avaient attendu avec impatience l’heure du départ. Les premiers jours sur place avaient été à la hauteur de leur espérance : l’hôtel où elles séjournaient était situé au bord d’une plage paradisiaque, les chambres étaient luxueuses et le personnel particulièrement aimable et souriant. Les trois jeunes amies, originaires de Besançon, toutes les trois âgées de vint sept ans voyageaient chaque été ensemble pour un séjour de deux à trois semaines. Elles choisissaient habituellement une destination européenne mais, pour la première fois, elles avaient souhaité un voyage lointain. Aimant toutes les trois la culture asiatique, elles s’étaient très vite accordées sur la destination : la Thaïlande.

Amandine était une petite femme très souriante aux yeux verts avec une belle chevelure noire qu’elle coiffait souvent avec deux tresses. Elle venait de finir ses études de médecine. Sandra était plus grande, ses yeux bleus étaient plein de malice et sa chevelure blonde. Elle travaillait depuis quelques années comme bibliothécaire, un emploi qui lui permettait d’assouvir sa passion des livres. Sandrine était de la même taille qu’Amandine, sa chevelure était blonde. Son regard était parfois un peu espiègle : elle aimait régulièrement tourner en bourrique mais avec gentillesse ses deux amies. Elle était depuis quelques années banquière dans une petite agence familiale.

Au troisième jour de voyage, les trois amies avaient fait la connaissance d’une nonne dans un temple bouddhiste. Constatant qu’elles cherchaient à faire une offrande à Bouddha d’une manière un peu maladroite, la religieuse leur avait montré avec sourire comment procéder. A la sortie du temple, elles l’avaient remerciée et la conversation fut engagée. Elles découvrirent avec surprise que la nonne parlaient français et qu’elle avait une solide connaissance de la littérature française. Sandra fut captivée par cette discussion. Appréciant les trois jeunes femmes, la nonne leur proposa de les accueillir le lendemain matin dans son couvent, proposition qu’elles acceptèrent.

Amandine, Sandra et Sandrine se présentèrent le lendemain à l’heure convenue au couvent. Il était situé au milieu d’une petite forêt à une trentaine de minutes de marche de leur hôtel. Leur hôte les attendait devant la porte d’entrée. Elle se prénommait Araya, avait vingt quatre ans et était rentrée en religion depuis l’âge de vingt ans. Elle invita les trois jeunes françaises à entrer dans le jardin du couvent et leur présenta deux autres nonnes, Banyat et Fha, du même âge, également à l’aise avec la langue française. Une table avec des tasses de thé les attendait à l’ombre d’un arbre. L’endroit était propice au bien-être : les plantes étaient somptueuses et le calme régnait. Après avoir échangé quelques politesses, la discussion se tourna sur le récit de voyages des trois européennes à la demande des nonnes. Elles leur firent part de leur plaisir à séjourner dans leur pays mais également de leur surprise à trouver des religieuses aussi jeunes et souriantes. Elles avaient toutes les trois l’image de religieuses comme des personnes âgées et austères. Cette remarque fit rire les nonnes.

Les jeunes françaises souhaitèrent connaître les motivations des trois religieuses thaïlandaises à entrer dans un couvent ainsi que leur mode de vie. Araya répondit en première : ses parents lui avaient enseigné une culture religieuse et elle prenait plaisir à les accompagner eu temple. Elle s’était donc tout naturellement tournée vers la religion. Cet engagement n’avait pas remis en cause sa volonté de poursuivre des études : tout en vivant au couvent, elle suivait des cours de littérature française à l’université. Le couvent participait grandement à ses frais d’études. Banyat et Fha étaient entrées en religion pour des raisons très proches de leur sœur.

Quant à la vie elle-même dans la communauté religieuse, elle était agréable et bienveillante. Les nonnes avaient certes quelques obligations mais l’accent était mis sur l’amour de Bouddha et non sur des dogmes, ce qui leur laissait beaucoup de libertés. Banyat avoua que l’épisode le plus intense de sa vie religieuse fut sa première semaine au couvent. En effet, toutes les nouvelles arrivantes étaient invitées à accepter le rituel de bienvenue. Cette phrase intrigua les trois jeunes femmes et Sandrine demanda à Banyat de décrire ce rituel. Elle accepta volontiers. Lorsqu’une femme arrive pour la première fois au couvent, une nonne est désignée pour l’accompagner lors de la première semaine soit la durée du rituel de bienvenue. La nouvelle arrivante se voir proposer des vêtements et des bijoux de princesses et une cérémonie est organisée en son honneur chaque jour pendant une semaine. Si plusieurs femmes se présentent en même temps, la cérémonie est commune.

Banyat esquissa ensuite un sourire malicieux. Elle expliqua aux européennes que les jeunes arrivantes assistaient aux cérémonies ligotées et baillonnées. Amandine, Sandra et Sandrine furent surprises de cette tradition et s’interrogèrent sur sa raison. Fha prit la parole : elle expliqua en quelques mots la philosophie bouddhiste en insistant sur la notion de détachement. Certains évènements qui nous affectent ne dépendent pas de nous et, en conséquence, il faut travailler sur soi pour qu’ils n’affectent pas notre bonheur. Les vêtements et les bijoux de princesse sont les symboles de bienvenue. Les cordes et le baillon sont les symboles de l’enseignement du couvent : les contraintes ne doivent pas nuire au bonheur. Les trois religieuses avouèrent qu’elles avaient apprécié leur introduction au couvent et que toutes les nonnes pratiquaient régulièrement de leur propre volonté des séances de ligotage.

Araya remarqua le regard pétillant et malicieux de Sandra et demanda aux trois jeunes françaises si elles souhaitaient être initiées aux pratiques religieuse du couvent. Elles ouvrirent toutes les trois de grands yeux sans dire mot. Araya les rassura : il ne s’agissait que d’une proposition et elles avaient loisir d’y réfléchir. Elles pouvaient continuer à séjourner tous les soirs à leur hôtel et le rituel d’introduction pouvait même être écourté à une durée de deux à trois jours. Les trois amies prirent congés des nonnes après les avoir remerciées de leur accueil et s’engagèrent à apporter une réponse au plus tard le lendemain.

Lors du dîner, le thème de la conversation fut bien entendu la proposition d’Araya. Amandine était réticente mais Sandra et Sandrine avaient très envie d’accepter. L’idée d’être ligotée et baillonnée par des personnes presque inconnues, bien que bienveillantes à première vue, effrayait la petite femme aux cheveux noirs. Sandra la rassura en lui rappelant que le bouddhisme était une religion de paix. Elle finit par se laisser convaincre et les trois jeunes femmes décidèrent de se rendre dès le lendemain au couvent pour donner leur décision à Araya.

A leur arrivée au couvent, elles constatèrent avec surprise qu’Araya les attendait. Sandra pris la parole :
- Bonjour Araya nous acceptons votre proposition d’une initiation de bienvenue en deux ou trois jours si elle tient toujours,
- Bonjour Sandra je suis heureuse de votre choix. Nous pouvons commencer dès aujourd’hui si vous le souhaitez.
- Déjà ! s’exclama Amandine.
- Banyat, Fha et moi-même étions convaincues que vous accepteriez et nous avons déjà effectué tous les préparatifs pour le rituel d’introduction. Nous pouvons démarrer un autre jour si vous le souhaitez.
Sandra reprit la parole :
- Nous n’avons aucune obligation pour les deux à trois jours à venir. Nous pouvons donc commencer.
- Je vous invite donc à me suivre.

Les trois jeunes françaises suivirent Araya à l’intérieur du couvent jusqu’à une pièce où Banyat et Fha les attendaient. Les femme se saluèrent chaleureusement.

Arayat énonça avec douceur :
- Banyat guidera Sandrine, Fha Sandra et moi-même Amandine. L’initiation commence par la préparation du corps.

Les européennes furent invitées à suivre les nonnes thaïlandaises dans la pièce voisine. Il s’agissait d’une pièce destinée aux bains. Les six femmes ôtèrent tous leurs vêtements puis se prélassèrent dans l’eau : la température était agréable et la pièce était délicatement parfumée. Les nonnes entretenaient une discussion agréable. Les ablutions se terminèrent trente minutes plus tard par une séance de massage prodiguée par les thaïlandaises aux européennes.

La préparation du corps s’acheva par la séance d’habillage. Les trois françaises assistèrent en silence à leur transformation en charmantes princesses par les trois thaïlandaises. Elles furent uniquement vêtues d’un petit string et d’un petit soutien gorge taillés tous les deux dans un élégant tissu brodé en soie orange. Les autres parties de leurs corps étaient nues mais elles furent richement décorées avec de somptueux bijoux en or et en diamant : bracelets aux chevilles, brassards de biceps aux bras, diamant au nombril, collier de perles autour du cou, boucles d’oreille et couronne sur la tête.

Amandine était aux anges : jamais auparavant elle n’avait été aussi belle et elle n’avait pu bénéficier de soins aussi attentionnés. Une inquiétude persistaient néanmoins dans un coin de sa tête. Elle n’oubliait pas, qu’après la préparation, commencerait la séance de ligotage. Cette étape ne se fit pas attendre. Les trois nonnes vêtirent toutes les trois un bikini rouge ressemblant fortement à celui de la princesse Leia dans Star Wars puis entraînèrent les trois jeunes femmes dans une autre pièce. Elle était calme et richement décorée par des motifs religieux sculptés dans du bois de teck. Plusieurs ouvertures laissaient voir une partie du splendide jardin du couvent. Une grande statut de Bouddha trônait au fond de la pièce et trois chaises luxueuses en bois de teck d’une forme proche d’un tabouret orthopédique étaient posées devant.

Fha expliqua aux trois jeunes françaises qu’elle seraient ligotées et baillonnées sur ces chaises pour une durée de deux heures. Amandine sentit son cœur battre la chamade et fit part de son inquiétude :
- N’est-ce pas un exercice dangereux ?

Araya apporta immédiatement des paroles réconfortantes :
- Soit rassurée Amandine. Aucune femme n’a jamais été blessée lors des séances de ligotage. En outre, vous aurez toutes les trois un moyen de nous prévenir en cas de difficulté.

Amandine, Sandra et Sandrine prirent place sur les chaises. Elles soutenaient leurs genoux et leurs fesses et permettaient une position à demi-accroupi. Amandine se fit la remarque que cette position était très confortable et qu’il serait pertinent d’adopter une telle chaise pour son bureau. Les trois thaïlandaises prirent des cordes oranges dans un petit autel à droite de la statut de Bouddha puis commencèrent à ligoter les trois jeunes européennes. Leurs poignets furent liées ensemble l’un contre l’autre derrière leurs dos puis les nonnes firent de même avec leurs coudes obligeant les trois jeunes femmes à se cambrer légèrement et à mettre leurs poitrines en évidence. Le lien des coudes fut plaqué contre le dos grâce à une autre corde qui fit plusieurs fois le tour du ventre un peu en-dessous des seins. Les jambes furent, pour terminer, attachées aux chaises au niveau des chevilles et un peu au-dessus des genoux. Les nonnes s’enquirent du bien-être des trois françaises. Sandra prit la parole en premier d’un ton très affirmé :

- Tout va bien,

- Tout va bien pour moi également compléta Sandrine sur le même ton,

- Moi de même conclut Amandine avec une once d’inquiétude dans la voix.

Les trois religieuses les complimentèrent pour leur souplesse : un ligotage coudes joints n’était pas à la portée de tout le monde mais elles avaient remarqué en les massant qu’elle était admirablement souples. Les trois européennes confirmèrent qu’elles pratiquaient régulièrement des séances de yoga.

Les trois religieuses prirent trois voiles constitués d’un tissu orange fin et transparent dans l’autel puis les accrochèrent au couronne des trois jeunes françaises et les déployèrent élégamment jusqu’au pied de la statut de Bouddha tel un long voile de marié. Elles prirent ensuite chacune un discret fil orange dont une extrémité fut attachée à une cloche située derrière elles et l’autre aux poignet des jeunes amies. Elles terminèrent leurs tâches en allumant plusieurs bougies d’encens.

Fha expliqua d’une voix douce le déroulement de cette première séance de ligotage :

- Nous allons vous baillonner dans quelques minutes puis quitter la pièce après avoir prononcé une bénédiction pour chacune de vous. Vous resterez ligotées et baillonnées pendant une durée de deux heures. Des sœurs rentreront régulièrement dans la pièce pour vous saluer et vous offrir une bénédiction. Si vous avez la moindre difficulté, n’hésitez pas à nous avertir en sonnant la cloche grâce à la petite ficelle que nous avons attachée à vos poignets. Êtes vous prêtes à commencer la cérémonie ?

Amandine, Sandra et Sandrine acquiescèrent de la tête. Les trois thaïlandaises prirent les baillons dans l’autel. Il s’agissait de boules en caoutchouc naturel orange traversé par un fin tissu en soie orange également. La boule fut introduite dans la bouche et le tissu fut noué derrière la nuque des trois jeunes femmes.

La cérémonie de bienvenue commença : les nonnes récupèrent quelques pétales de rose dans un vase posé à côté de la statut de Bouddha puis se présentèrent l’une après l’autre devant chacune des invités pour les déposer au-dessus de leur tête puis réciter une courte bénédiction . Elles se retirèrent de la pièce laissant les trois jeunes femmes seules.

Amandine sentit son angoisse monter en flèche lorsque la dernière des nonnes quitta la pièce mais elle finit par se dissiper petit à petit, gagnée par la sérénité du lieu. Son regard se tourna vers un miroir situé à sa droite et elle se trouva belle, sentiment qu’elle n’éprouvait que rarement alors que son corps était ravissant. Son ligotage mettait divinement en valeur son corps presque nu et elle trouva splendide le contraste entre ses cheveux noirs coiffés en deux tresses et son baillon orange. Elle tourna son regard à gauche vers ses amies et son regard croisa celui de Sandra dont les yeux continuaient à exprimer une joyeuse malice. Elle tenta d’échanger quelques mots mais ne parvint qu’à exprimer des grognements et abandonna toute autre tentative. Elle fut surprise de constater qu’être ligotée lui apportait du bien-être : habituellement très active, parfois trop, les cordes entravaient ses activités habituelles et permettaient à son esprit de se concentrer sur des pensées positives. Des chants religieux se firent entendre depuis une autre pièce et la sérénité d’Amandine ne fit que croître.

Des nonnes se présentaient régulièrement devant les trois jeunes femmes par groupe de deux ou trois et, tout comme Araya, Banyat et Fha, elles versèrent avec le sourire quelques pétales de rose sur leurs têtes et récitèrent une bénédiction avant de se retirer.

Alors que la pensée d’Amandine était fixée sur de belles images de montagnes enneigées, les trois nonnes apparurent dans la pièce puis délivrèrent les jeunes européennes. La petite femme à la chevelure noire s’étonna de la courte durée de son ligotage. Sandra et Sandrine firent part du même sentiment. Araya répondit :

- Votre ligotage a duré deux heures mais le temps passe vite lorsque le bien-être envahit les corps. J’en conclus que la cérémonie de bienvenue fut appréciée par toutes les trois !

A suivre.

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Re: Le couvent bouddhiste

Message par Mad Hatter »

jeff78 a écrit : 12 avr. 2022, 12:32 Banyat esquissa ensuite un sourire malicieux. Elle expliqua aux européennes que les jeunes arrivantes assistaient aux cérémonies ligotées et baillonnées. Amandine, Sandra et Sandrine furent surprises de cette tradition et s’interrogèrent sur sa raison. Fha prit la parole : elle expliqua en quelques mots la philosophie bouddhiste en insistant sur la notion de détachement. Certains évènements qui nous affectent ne dépendent pas de nous et, en conséquence, il faut travailler sur soi pour qu’ils n’affectent pas notre bonheur. Les vêtements et les bijoux de princesse sont les symboles de bienvenue. Les cordes et le baillon sont les symboles de l’enseignement du couvent : les contraintes ne doivent pas nuire au bonheur. Les trois religieuses avouèrent qu’elles avaient apprécié leur introduction au couvent et que toutes les nonnes pratiquaient régulièrement de leur propre volonté des séances de ligotage.
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Re: Le couvent bouddhiste

Message par Utten »

Un début très intéressant. Merci.

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