Les aventures de Gwendoline 18 [L'agent d'élite]
Publié : 25 juil. 2025, 10:41
AVANT-PROPOS : Les 17 histoires de Gwendoline que j’ai postées ont toutes nettement dépassé les 1000 vues. La plus populaire a même dépassé les 4000 vues. Ceci prouve une chose : il y a des amateurs des aventures de Gwendoline. En remerciement de l’intérêt que les lecteurs portent à ces histoires, j’entreprends de leur raconter la 18ème aventure de Gwendoline. Certaines personnes considèrent que ces aventures sont d’une insoutenable extrême violence. Alors espérons que cet été 2025 la censure est en vacances. Prenez une tisane à la camomille (ou quelque chose d’équivalent), respirerez profondément et calmement et accrochez-vous à vos chapeaux avant de commencer la lecture. J’espère que vous apprécierez l’épisode 18.
INTRODUCTION : Voici une nouvelle histoire de Gwendoline. Si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, je vous suggère de le faire avant de lire l’histoire ci-dessous. Cette histoire commence juste après l’épisode 17.
Voici quelques rappels des épisodes précédents. La Bulovie est un petit pays d’Europe centrale dirigé par la princesse Tania. Le prince Rudolph, qui dirige l’état voisin, la Raindie, a jeté son dévolu sur la Bulovie. Il aimerait bien intégrer la Bulovie à son pays. Rudolph est secondé par ses sœurs Agnès et Sonia. Ces dernières sont elles-mêmes secondées par leur agent Olga, elle-même secondée par Zéna. Ces cinq personnes ont tenté de mettre à profit l’étonnante ressemblance entre Tania et Gwendoline. Les manigances des Raindiens n’ont pas abouti. Tania est restée à la tête de la Bulovie. La Bulovie est restée indépendante. Tous ces événements ont étés relatés dans ‘Gwendoline and the missing princess’ de John Willie et dans l’épisode 3.
Rappelons encore que nous avons rencontré dans l’épisode 3 le chef d’état-major de l’armée bulovienne, le général Robioff ; un lieutenant de police dévoué à son pays, le lieutenant Stéphanie ainsi qu’Eléonore, la fidèle secrétaire et fondée de pouvoir de la princesse Tania.
Rappelons encore que les services secrets buloviens, et par suite les services secrets raindiens, ont identifié Gwendoline comme étant le super agent d’élite Y07. Cette conjecture est largement évoquée dans l’épisode 4.
Episode 18.1. Gwendoline part en mission
La journée est belle. C’est le début de l’après-midi. Gwendoline est chez elle. Elle s’occupe des tâches ménagères. Gwendoline repense à la soirée qu’elle a vécu hier, en compagnie de son Andy. Une soirée féerique, remplie de joie et de passion. Aujourd’hui, il y a une ombre au tableau. Son ami, son fiancé, est parti ce matin même en mission. Il est prévu qu’il revienne dans trois jours. Il restera probablement des mûres à cueillir. Andy lui a dit qu’il adorait les mûres. Dès qu’il sera de retour, elle ira dans les bois, où poussent des mûres.
Gwendoline sait qu’elle peut faire confiance à son ami. Elle lui fait totalement confiance. Elle sait qu’il lui reviendra dans quelques jours. Mais le temps lui paraît toujours long quand Andrew est parti.
On sonne à la porte d’entrée. Gwendoline va ouvrir.
C’est Eléonore qui est là ! Elle est habillée élégamment. Elle porte un tailleur gris sombre.
En voilà une visite inattendue. Gwendoline est revenue de sa surprise. Elle a invité Eléonore à entrer. Les deux filles se sont installées devant des tasses de thé.
Gwendoline : - Dis-moi ! Qu’est-ce qui me vaut le plaisir de ta visite ?
- Figurez-vous que son altesse Tania vous appelle à l’aide.
- Moi ? Mais ?
- Voyez-vous, des rumeurs faisant état de menaces raindiennes circulent. Tania prend ces menaces très au sérieux. Elle est vraiment inquiète. Elle m’a envoyée vous demander de venir à son aide.
Gwendoline songe qu’il a fallu qu’Andrew parte ce matin même. S’il avait été là il saurait quoi faire.
Gwendoline : - Mais je n’ai pas de compétence qui pourrait être utile à la princesse.
- Allons donc ! Nos services spéciaux savent que sous vos apparences anodines se cache l’élite des agents.
- C’est faux. Des concours de circonstances m’ont fait passer à tort pour un agent.
- Rassurez-vous, votre identité secrète n’est connue que de quelques personnes de nos services de renseignements. Nous savons que c’est vous qui avez restauré le gouvernement légitime de la Bulovie. Nous savons aussi que plus récemment l’invasion, ou plutôt la tentative d’invasion, du royaume de Métalande par les forces raindiennes s’est soldée par un fiasco. Nous avons appris que c’est vous qui avez alerté le Métalande, organisé sa défense et battu à plate couture les forces d’invasion raindiennes ! (*)
Gwendoline se dit qu’il est inutile de nier. Eléonore ne croira pas son démenti. Gwendoline demande :
- Qu’attend la princesse de moi ?
- Elle compte sur vous pour identifier la menace raindienne, puis elle compte sur vous pour la neutraliser.
- Je suis seule. Je ne suis pas à la hauteur de la tâche !
- Vous aurez de l’aide ! Tania met à votre disposition toutes les ressources de son pays. Vous disposerez de tous les pouvoirs sur la police, l’armée ou tout service qui vous serait utile.
Eléonore : - D’autre part, la princesse a été claire : votre rémunération sera royale, ou celle que vous souhaiterez !
Gwendoline est ennuyée. Elle sait qu’elle n’a pas l’expertise nécessaire pour mener à bien une telle mission. Peut-elle vraiment refuser ? Tania l’appelle à son secours. Peut-elle décemment refuser de venir en aide à Tania ? Tous les moyens disponibles en Bulovie seront à sa disposition. Sous quel prétexte peut-elle refuser ? Si elle clame la vérité, à savoir qu’elle n’est pas qualifiée, elle ne sera pas crue. Gwendoline est perplexe. Andy est en mission pour trois jours. En trois jours, avec l’aide de tous les services buloviens elle peut, peut-être, obtenir des avancées. Peut-être Andrew pourra-t-il venir l’aider dans trois jours ? Gwendoline se dit que si elle renonce après quelques jours, elle pourra au moins prétendre qu’elle a essayé et que cette mission la dépasse.
Finalement elle va accepter la mission. Ce choix ne la satisfait pas. Il lui semble que c’est le choix le moins inapproprié.
Eléonore est ravie de la décision de Gwendoline. Elle déclare :
- Je propose que vous vous prépariez au départ. Dès que vous êtes prête, nous partons. L’avion de la princesse nous attend sur le terrain le plus proche.
Durant le vol Gwendoline a apprécié le concours d’Eléonore pour se déguiser. En fait réalité Gwendoline s’est surtout appliquée pour mettre sa perruque rousse. Elle s’est dit que c’était préférable. Elle va certainement rencontrer la princesse Tania. Et comme elle lui ressemble énormément, il est préférable qu’elle se présente comme étant Gwénaëlle.
Durant le vol Gwendoline laisse aller ses pensées. Comme elle voudrait que son Andy soit avec elle. D’autant plus que son Andy aime bien la voir porter cette perruque rousse.
Ses pensées vagabondent et vont vers U69. U69 qui la ligotait odieusement puis partait en mission, en laissant la pauvre Gwendoline immobilisée dans ses liens. Quel changement ! Maintenant c’est elle qui part en mission tandis qu’U69 est incarcérée dans la prison du palais. Reverra-t-elle U69 ? Durant cette mission ? Une pensée lui cause un sourire : ira-t-elle demander conseil à U69 ? Certainement pas ! Gwendoline sait bien qu’elle n’a pas les compétences pour mener à bien cette mission. Elle espère qu’au minimum elle pourra apporter de l’aide à ses amis.
L’avion est arrivé à destination. Trois hommes habillés de complets sombres accueillent les voyageuses et les invitent à les suivre. Eléonore glisse discrètement à Gwendoline : - Probablement la posebul. (**)
Eléonore et Gwendoline suivent les trois hommes. Le petit groupe pénètre dans un bâtiment. Mais ? Le bâtiment est pratiquement vide ? C’est une sorte de hangar ? Gwendoline vient à peine de s’interroger qu’un des hommes menace les filles en brandissant un browning.
Les deux autres hommes enfoncent de grosses boules en mousse dans les bouches des filles. Ils achèvent le travail en posant des bâillons en cuir. Les deux hommes entourent maintenant les poignets des filles de cordes.
L’homme qui tient en main le browning précise : - Bien ! Serrez bien les cordes. Serrez bien les nœuds.
Peu de temps plus tard les filles ont leurs coudes, leurs tailles, leurs cuisses et leurs chevilles également entourées de cordes.
Les deux filles sont assises sur le sol, au fond du hangar.
Un des hommes : - Voilà. Elles sont bâillonnées et elles sont saucissonnées comme des saucissons !
Eléonore : - mmmmhh ??
L’homme au browning : - Bien ! Mission accomplie.
L’homme range son arme et les trois hommes quittent les lieux.
Eléonore et Gwen se regardent.
Gwendoline : - mmmm ??
Eléonore : - mmmmhh ??
Gwen teste ses liens. Eléonore l’imite. Elles tirent sur leurs liens. Elles sont fermement ligotées. Les hommes se sont appliqués dans leur besogne.
Gwen regarde autour d’elle : elle ne voit rien qui lui semble utile pour se libérer.
Gwen soupire. Ses débuts d’agent ne sont pas brillants. A peine est-elle arrivée en Bulovie qu’elle se retrouve horriblement ficelée, incapable de bouger. Plus précisément elle est à peine capable de minuscules mouvements. Ses agresseurs ont terriblement serré ses liens. Ils commencent déjà à la brûler !
Mais au fait, à quoi rime cette agression ? Les assaillants les ont ligotées et bâillonnées et sont partis sans plus attendre. Gwen repense aux paroles qu’elle a entendues. Elle comprend que quelqu’un va venir incessamment. Gwen regarde autour d’elle.
La porte ! Il y a une porte au fond du hangar. Elle n’est qu’à quelques mètres.
Gwen désigne la porte à Eléonore et lui explique : - mmmm !! , mmmmhh !!
- mmmm ??
Gwen tressaute en direction de la porte. Elle roule sur le sol, elle rampe, courageusement. Ses liens sont tellement serrés qu’ils rentrent douloureusement dans ses chairs. Gwen se couche sur le dos. Elle tend ses pieds vers la poignée. Elle tente de manœuvrer la poignée aves ses pieds. Elle explique à Eléonore ce qu’elle attend d’elle : - mmmmhh !!
Eléonore : - mmmm !!
Gagné ! Gwen a réussi à tourner la poignée. Elle ouvre la porte. Malgré ses liens elle louvoie hors du hangar.
Un peu plus tard Gwen voit Eléonore la rejoindre. Bien. Eléonore a compris ce que Gwen voulait.
Gwen s’est recouchée sur le dos. Elle utilise ses pieds pour refermer la porte.
Gwen respire. Elle et Eléonore ont progressé. Elles ont quitté le hangar. Le sol est composé de terre ferme, il y a des petits cailloux et quelques petites touffes d’herbe par endroits. Elles sont sorties du hangar mais elles ne sont pas sorties de l’auberge. Elles sont toujours aussi solidement attachées et bâillonnées qu’auparavant.
Des voix proviennent du hangar. Des voix de femmes. Gwen voudrait dire à Eléonore de se taire, de ne pas faire de bruit. Bon, ce n’est pas vraiment nécessaire.
Les filles entendent :
- Evidemment ! Elles ne nous ont pas attendues.
- On s’en doutait. On a affaire à Y07 !
- Notre affaire est compromise. On ferait mieux de renoncer.
- Son altesse ne renoncera pas. Et si nous ne la suivons pas elle nous réprimandera.
- Oui. Mais nous aurons de la chance si nous nous en tirons indemnes.
- Déguerpissons ! Le super agent risque de nous surprendre. Et à nous deux nous ne sommes pas de taille à l’affronter.
Gwen est songeuse. Elle a reconnu les voix d’Olga et de Zéna. Bonnes choses, elle a déjà identifié ses adversaires et elle et son amie leur ont échappé. Mais ? Un instant ! Gwen et Eléonore sont toujours solidement ligotées et sévèrement bâillonnées. Elles sont seules, derrière le hangar.
Eléonore se tortille dans ses liens. Elle tire sur ses liens. Elle s’adresse à Gwen :
- mmmm ??, mmmmhh ??
Gwen a deviné. Eléonore lui demande comment elle va être libérée. Comment Gwen va-t-elle faire pour se libérer ?
Elle réfléchit à un moyen de retirer ces abominables cordes. Elle regarde autour d’elle. Elle explique à Eléonore qu’elle cherche.
- mmmm.
Gwen se dit que personne ne sait qu’elles sont là, donc personne ne viendra les délivrer. Gwen se dit aussi que ligotées comme elles sont, avec leurs chevilles croisées, elles ne pourront pas aller chercher de l’aide. Rudement bâillonnées, elles ne peuvent pas crier pour appeler à l’aide, elles ne peuvent pas non plus utiliser leurs dents pour grignoter les cordes. Ensuite les liens sont trop bien posés, trop bien serrés et les nœuds sont trop bien serrés pour qu’elles aient une chance de défaire leurs maudits liens. Gwen sent les larmes venir dans ses yeux.
Non ! Eléonore compte sur elle. Elle doit trouver un moyen.
Là ! A seulement quelques mètres. Le tuyau de descente de gouttière. Son raccord est près du sol et présente un pourtour rugueux !
Gwen se trémousse, rampe, se tortille… Elle atteint son but. Elle se met à frotter les cordes qui enserrent ses poignets sur l’arrête rugueuse.
Plusieurs minutes plus tard, Gwen crie de joie : - mmmmhh !!
Elle avait vu juste. Ses mains sont libres.
Mais ? Mais ? Ses mains sont libres mais ses coudes sont toujours attachés l’un contre l’autre et les cordes qui entourent sa taille entourent aussi ses avant-bras. Gwen a ses mains libres mais elle ne peut que faire des petits mouvements avec.
Gwen est souple. Elle se tord, place ses mains sur les liens qui emprisonnent ses chevilles. La tentative échoue. Elle atteint la corde mais pas les nœuds.
Gwen se redresse (elle s’assoit sur ses fesses). Elle regarde Eléonore et avec ses mains, elle lui fait signe d’approcher.
- mmmm !!, mmmmhh !!
Eléonore comprend le dessein de Gwen. Péniblement elle s’approche. Elle place ses poignets à portée des mains de Gwen. Gwen se met à l’œuvre. Lentement elle défait les nœuds. Petit à petit les liens d’Eléonore sont dénoués. Ceux des poignets, ceux autour de sa taille, ceux autour de ses coudes. Enfin.
Encore quelques efforts et les filles sont libres.
Eléonore regarde admirativement Gwendoline. Elle commente :
- Nous sommes attendues au palais…
(*) : Lisez, ou relisez, l’épisode 16.
(**) : La police secrète bulovienne. Lisez ou relisez l’épisode 3.
INTRODUCTION : Voici une nouvelle histoire de Gwendoline. Si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, je vous suggère de le faire avant de lire l’histoire ci-dessous. Cette histoire commence juste après l’épisode 17.
Voici quelques rappels des épisodes précédents. La Bulovie est un petit pays d’Europe centrale dirigé par la princesse Tania. Le prince Rudolph, qui dirige l’état voisin, la Raindie, a jeté son dévolu sur la Bulovie. Il aimerait bien intégrer la Bulovie à son pays. Rudolph est secondé par ses sœurs Agnès et Sonia. Ces dernières sont elles-mêmes secondées par leur agent Olga, elle-même secondée par Zéna. Ces cinq personnes ont tenté de mettre à profit l’étonnante ressemblance entre Tania et Gwendoline. Les manigances des Raindiens n’ont pas abouti. Tania est restée à la tête de la Bulovie. La Bulovie est restée indépendante. Tous ces événements ont étés relatés dans ‘Gwendoline and the missing princess’ de John Willie et dans l’épisode 3.
Rappelons encore que nous avons rencontré dans l’épisode 3 le chef d’état-major de l’armée bulovienne, le général Robioff ; un lieutenant de police dévoué à son pays, le lieutenant Stéphanie ainsi qu’Eléonore, la fidèle secrétaire et fondée de pouvoir de la princesse Tania.
Rappelons encore que les services secrets buloviens, et par suite les services secrets raindiens, ont identifié Gwendoline comme étant le super agent d’élite Y07. Cette conjecture est largement évoquée dans l’épisode 4.
Episode 18.1. Gwendoline part en mission
La journée est belle. C’est le début de l’après-midi. Gwendoline est chez elle. Elle s’occupe des tâches ménagères. Gwendoline repense à la soirée qu’elle a vécu hier, en compagnie de son Andy. Une soirée féerique, remplie de joie et de passion. Aujourd’hui, il y a une ombre au tableau. Son ami, son fiancé, est parti ce matin même en mission. Il est prévu qu’il revienne dans trois jours. Il restera probablement des mûres à cueillir. Andy lui a dit qu’il adorait les mûres. Dès qu’il sera de retour, elle ira dans les bois, où poussent des mûres.
Gwendoline sait qu’elle peut faire confiance à son ami. Elle lui fait totalement confiance. Elle sait qu’il lui reviendra dans quelques jours. Mais le temps lui paraît toujours long quand Andrew est parti.
On sonne à la porte d’entrée. Gwendoline va ouvrir.
C’est Eléonore qui est là ! Elle est habillée élégamment. Elle porte un tailleur gris sombre.
En voilà une visite inattendue. Gwendoline est revenue de sa surprise. Elle a invité Eléonore à entrer. Les deux filles se sont installées devant des tasses de thé.
Gwendoline : - Dis-moi ! Qu’est-ce qui me vaut le plaisir de ta visite ?
- Figurez-vous que son altesse Tania vous appelle à l’aide.
- Moi ? Mais ?
- Voyez-vous, des rumeurs faisant état de menaces raindiennes circulent. Tania prend ces menaces très au sérieux. Elle est vraiment inquiète. Elle m’a envoyée vous demander de venir à son aide.
Gwendoline songe qu’il a fallu qu’Andrew parte ce matin même. S’il avait été là il saurait quoi faire.
Gwendoline : - Mais je n’ai pas de compétence qui pourrait être utile à la princesse.
- Allons donc ! Nos services spéciaux savent que sous vos apparences anodines se cache l’élite des agents.
- C’est faux. Des concours de circonstances m’ont fait passer à tort pour un agent.
- Rassurez-vous, votre identité secrète n’est connue que de quelques personnes de nos services de renseignements. Nous savons que c’est vous qui avez restauré le gouvernement légitime de la Bulovie. Nous savons aussi que plus récemment l’invasion, ou plutôt la tentative d’invasion, du royaume de Métalande par les forces raindiennes s’est soldée par un fiasco. Nous avons appris que c’est vous qui avez alerté le Métalande, organisé sa défense et battu à plate couture les forces d’invasion raindiennes ! (*)
Gwendoline se dit qu’il est inutile de nier. Eléonore ne croira pas son démenti. Gwendoline demande :
- Qu’attend la princesse de moi ?
- Elle compte sur vous pour identifier la menace raindienne, puis elle compte sur vous pour la neutraliser.
- Je suis seule. Je ne suis pas à la hauteur de la tâche !
- Vous aurez de l’aide ! Tania met à votre disposition toutes les ressources de son pays. Vous disposerez de tous les pouvoirs sur la police, l’armée ou tout service qui vous serait utile.
Eléonore : - D’autre part, la princesse a été claire : votre rémunération sera royale, ou celle que vous souhaiterez !
Gwendoline est ennuyée. Elle sait qu’elle n’a pas l’expertise nécessaire pour mener à bien une telle mission. Peut-elle vraiment refuser ? Tania l’appelle à son secours. Peut-elle décemment refuser de venir en aide à Tania ? Tous les moyens disponibles en Bulovie seront à sa disposition. Sous quel prétexte peut-elle refuser ? Si elle clame la vérité, à savoir qu’elle n’est pas qualifiée, elle ne sera pas crue. Gwendoline est perplexe. Andy est en mission pour trois jours. En trois jours, avec l’aide de tous les services buloviens elle peut, peut-être, obtenir des avancées. Peut-être Andrew pourra-t-il venir l’aider dans trois jours ? Gwendoline se dit que si elle renonce après quelques jours, elle pourra au moins prétendre qu’elle a essayé et que cette mission la dépasse.
Finalement elle va accepter la mission. Ce choix ne la satisfait pas. Il lui semble que c’est le choix le moins inapproprié.
Eléonore est ravie de la décision de Gwendoline. Elle déclare :
- Je propose que vous vous prépariez au départ. Dès que vous êtes prête, nous partons. L’avion de la princesse nous attend sur le terrain le plus proche.
Durant le vol Gwendoline a apprécié le concours d’Eléonore pour se déguiser. En fait réalité Gwendoline s’est surtout appliquée pour mettre sa perruque rousse. Elle s’est dit que c’était préférable. Elle va certainement rencontrer la princesse Tania. Et comme elle lui ressemble énormément, il est préférable qu’elle se présente comme étant Gwénaëlle.
Durant le vol Gwendoline laisse aller ses pensées. Comme elle voudrait que son Andy soit avec elle. D’autant plus que son Andy aime bien la voir porter cette perruque rousse.
Ses pensées vagabondent et vont vers U69. U69 qui la ligotait odieusement puis partait en mission, en laissant la pauvre Gwendoline immobilisée dans ses liens. Quel changement ! Maintenant c’est elle qui part en mission tandis qu’U69 est incarcérée dans la prison du palais. Reverra-t-elle U69 ? Durant cette mission ? Une pensée lui cause un sourire : ira-t-elle demander conseil à U69 ? Certainement pas ! Gwendoline sait bien qu’elle n’a pas les compétences pour mener à bien cette mission. Elle espère qu’au minimum elle pourra apporter de l’aide à ses amis.
L’avion est arrivé à destination. Trois hommes habillés de complets sombres accueillent les voyageuses et les invitent à les suivre. Eléonore glisse discrètement à Gwendoline : - Probablement la posebul. (**)
Eléonore et Gwendoline suivent les trois hommes. Le petit groupe pénètre dans un bâtiment. Mais ? Le bâtiment est pratiquement vide ? C’est une sorte de hangar ? Gwendoline vient à peine de s’interroger qu’un des hommes menace les filles en brandissant un browning.
Les deux autres hommes enfoncent de grosses boules en mousse dans les bouches des filles. Ils achèvent le travail en posant des bâillons en cuir. Les deux hommes entourent maintenant les poignets des filles de cordes.
L’homme qui tient en main le browning précise : - Bien ! Serrez bien les cordes. Serrez bien les nœuds.
Peu de temps plus tard les filles ont leurs coudes, leurs tailles, leurs cuisses et leurs chevilles également entourées de cordes.
Les deux filles sont assises sur le sol, au fond du hangar.
Un des hommes : - Voilà. Elles sont bâillonnées et elles sont saucissonnées comme des saucissons !
Eléonore : - mmmmhh ??
L’homme au browning : - Bien ! Mission accomplie.
L’homme range son arme et les trois hommes quittent les lieux.
Eléonore et Gwen se regardent.
Gwendoline : - mmmm ??
Eléonore : - mmmmhh ??
Gwen teste ses liens. Eléonore l’imite. Elles tirent sur leurs liens. Elles sont fermement ligotées. Les hommes se sont appliqués dans leur besogne.
Gwen regarde autour d’elle : elle ne voit rien qui lui semble utile pour se libérer.
Gwen soupire. Ses débuts d’agent ne sont pas brillants. A peine est-elle arrivée en Bulovie qu’elle se retrouve horriblement ficelée, incapable de bouger. Plus précisément elle est à peine capable de minuscules mouvements. Ses agresseurs ont terriblement serré ses liens. Ils commencent déjà à la brûler !
Mais au fait, à quoi rime cette agression ? Les assaillants les ont ligotées et bâillonnées et sont partis sans plus attendre. Gwen repense aux paroles qu’elle a entendues. Elle comprend que quelqu’un va venir incessamment. Gwen regarde autour d’elle.
La porte ! Il y a une porte au fond du hangar. Elle n’est qu’à quelques mètres.
Gwen désigne la porte à Eléonore et lui explique : - mmmm !! , mmmmhh !!
- mmmm ??
Gwen tressaute en direction de la porte. Elle roule sur le sol, elle rampe, courageusement. Ses liens sont tellement serrés qu’ils rentrent douloureusement dans ses chairs. Gwen se couche sur le dos. Elle tend ses pieds vers la poignée. Elle tente de manœuvrer la poignée aves ses pieds. Elle explique à Eléonore ce qu’elle attend d’elle : - mmmmhh !!
Eléonore : - mmmm !!
Gagné ! Gwen a réussi à tourner la poignée. Elle ouvre la porte. Malgré ses liens elle louvoie hors du hangar.
Un peu plus tard Gwen voit Eléonore la rejoindre. Bien. Eléonore a compris ce que Gwen voulait.
Gwen s’est recouchée sur le dos. Elle utilise ses pieds pour refermer la porte.
Gwen respire. Elle et Eléonore ont progressé. Elles ont quitté le hangar. Le sol est composé de terre ferme, il y a des petits cailloux et quelques petites touffes d’herbe par endroits. Elles sont sorties du hangar mais elles ne sont pas sorties de l’auberge. Elles sont toujours aussi solidement attachées et bâillonnées qu’auparavant.
Des voix proviennent du hangar. Des voix de femmes. Gwen voudrait dire à Eléonore de se taire, de ne pas faire de bruit. Bon, ce n’est pas vraiment nécessaire.
Les filles entendent :
- Evidemment ! Elles ne nous ont pas attendues.
- On s’en doutait. On a affaire à Y07 !
- Notre affaire est compromise. On ferait mieux de renoncer.
- Son altesse ne renoncera pas. Et si nous ne la suivons pas elle nous réprimandera.
- Oui. Mais nous aurons de la chance si nous nous en tirons indemnes.
- Déguerpissons ! Le super agent risque de nous surprendre. Et à nous deux nous ne sommes pas de taille à l’affronter.
Gwen est songeuse. Elle a reconnu les voix d’Olga et de Zéna. Bonnes choses, elle a déjà identifié ses adversaires et elle et son amie leur ont échappé. Mais ? Un instant ! Gwen et Eléonore sont toujours solidement ligotées et sévèrement bâillonnées. Elles sont seules, derrière le hangar.
Eléonore se tortille dans ses liens. Elle tire sur ses liens. Elle s’adresse à Gwen :
- mmmm ??, mmmmhh ??
Gwen a deviné. Eléonore lui demande comment elle va être libérée. Comment Gwen va-t-elle faire pour se libérer ?
Elle réfléchit à un moyen de retirer ces abominables cordes. Elle regarde autour d’elle. Elle explique à Eléonore qu’elle cherche.
- mmmm.
Gwen se dit que personne ne sait qu’elles sont là, donc personne ne viendra les délivrer. Gwen se dit aussi que ligotées comme elles sont, avec leurs chevilles croisées, elles ne pourront pas aller chercher de l’aide. Rudement bâillonnées, elles ne peuvent pas crier pour appeler à l’aide, elles ne peuvent pas non plus utiliser leurs dents pour grignoter les cordes. Ensuite les liens sont trop bien posés, trop bien serrés et les nœuds sont trop bien serrés pour qu’elles aient une chance de défaire leurs maudits liens. Gwen sent les larmes venir dans ses yeux.
Non ! Eléonore compte sur elle. Elle doit trouver un moyen.
Là ! A seulement quelques mètres. Le tuyau de descente de gouttière. Son raccord est près du sol et présente un pourtour rugueux !
Gwen se trémousse, rampe, se tortille… Elle atteint son but. Elle se met à frotter les cordes qui enserrent ses poignets sur l’arrête rugueuse.
Plusieurs minutes plus tard, Gwen crie de joie : - mmmmhh !!
Elle avait vu juste. Ses mains sont libres.
Mais ? Mais ? Ses mains sont libres mais ses coudes sont toujours attachés l’un contre l’autre et les cordes qui entourent sa taille entourent aussi ses avant-bras. Gwen a ses mains libres mais elle ne peut que faire des petits mouvements avec.
Gwen est souple. Elle se tord, place ses mains sur les liens qui emprisonnent ses chevilles. La tentative échoue. Elle atteint la corde mais pas les nœuds.
Gwen se redresse (elle s’assoit sur ses fesses). Elle regarde Eléonore et avec ses mains, elle lui fait signe d’approcher.
- mmmm !!, mmmmhh !!
Eléonore comprend le dessein de Gwen. Péniblement elle s’approche. Elle place ses poignets à portée des mains de Gwen. Gwen se met à l’œuvre. Lentement elle défait les nœuds. Petit à petit les liens d’Eléonore sont dénoués. Ceux des poignets, ceux autour de sa taille, ceux autour de ses coudes. Enfin.
Encore quelques efforts et les filles sont libres.
Eléonore regarde admirativement Gwendoline. Elle commente :
- Nous sommes attendues au palais…
(*) : Lisez, ou relisez, l’épisode 16.
(**) : La police secrète bulovienne. Lisez ou relisez l’épisode 3.