Le cauchemar... éveillé
Publié : 20 juin 2009, 18:47
Certains la connaissent déjà, mais pour les nouveaux : bonne lecture
PROLOGUE
Un matin, très tôt, alors que l'aube ne s'était pas encore levée, une camionnette blanche vint se garer à côté de la grange appartenant au centre équestre de la ville avec la plus grande discrétion qui soit. Tout était très calme, pas un bruit, pas un vent, pas une lumière, rien. Juste une camionnette blanche et quatre hommes qui affichaient un large sourire en regardant la grange. Le silence fut rompu par l'un d'entre eux qui dit avec un air de soulagement :
- Enfin le moment est arrivé. Préparez-vous !
Et ils s'engouffrèrent dans la grange.
1
Ce matin-là, Cécile se leva tôt pour se rendre au centre équestre où elle travaillait. C'était une belle jeune fille de 20 ans, pas très grande, fine, brune aux cheveux longs et qui se passionnait pour l'équitation et les chevaux depuis qu'elle était toute petite. Elle n'avait d'ailleurs que ça en tête ce qui lui avait apporté bien des ennuis. Elle vivait seul dans un petit studio aux abords de la ville, proche de son centre équestre où elle y passait du temps à s'occuper de l'entretient du manège, des chevaux et, bien sûr, monter son cheval dont elle était propriétaire.
Après avoir enfilé sa culotte d'équitation blanche, ses belles bottes d'équitation noires et son k-way bleu-marine à la vue du temps instable qui régnait dehors, elle prit sa bombe et sa cravache à la main et sortit de son studio pour rejoindre ce qu'elle appelait « son paradis ». Elle ne prit même pas le temps de prendre un petit-déjeuner tellement l'équitation était devenue une priorité pour elle.
Dans la rue encore déserte, on pouvait entendre le claquement de ses bottes sur le goudron sec. Elle marchait à vive allure tenant sa cravache et sa bombe dans la même main, pressée d'être auprès de son cheval et de le monter avant de commencer à travailler. Cécile affichait un large sourire ce matin, comme tout les matins d'ailleurs depuis qu'elle avait obtenue ce poste au centre équestre. Elle y restait de tôt le matin jusqu'à tard le soir avant de rentrer chez elle, épuisée pour s'effondrer dans son lit en pensant au lendemain. Il lui était même arrivé de s'endormir toujours en tenue d'équitation.
Arrivée au centre équestre, elle se dirigea tout de suite vers le boxe où se trouvait l'amour de sa vie. Elle le prépara et l'entraîna vers le parcours de saut d'obstacles, mit sa bombe sur la tête après avoir nouée ses cheveux en queue de cheval, grimpa sur son dos et elle passa deux heures à faire du saut avec lui sous le regard d'un public inquiétant qui la regardait depuis une grange avec une curieuse excitation que, bien sûr, elle ne pu voir.
2
9h du matin, il était temps pour elle de rentrer provisoirement son cheval et de se mettre au travail. Après lui avoir retiré les saletés incrustées sous les sabots et après lui avoir graissé les sabots, elle se dirigea vers le manège afin d'y retirer les crottes de la veille avant le premier cours d'équitation dans ce vaste bâtiment.
Ayant passée un excellent moment d'intimité avec son cheval, elle était de bonne humeur et son visage l'affichait bien. Elle se moquait bien du fait qu'elle était payée pour ramasser des crottes de cheval, elle était dans son élément et proche de l'amour de sa vie.
Le temps passa très vite malgré la grande surface et, à 10h, le manège était prêt à accueillir les premiers élèves de la journée. En regardant le moniteur se mettre en place, elle se rappela qu'on lui avait proposée d'être monitrice grâce à son galop 7. Mais elle n'aimait pas beaucoup la compagnie des hommes, sa passion pour l'équitation l'avait rendue misanthrope. Pour elle, il n'y avait qu'elle et le cheval. Elle n'avait même plus de contact avec ses parents qui l'avaient chassé de chez eux quand elle avait loupée son bac pour la deuxième fois à cause de l'équitation. Maintenant elle s'en moquait, elle avait trouvée un emploi dans son univers et elle vivait très bien toute seul, dans sa solitude.
A midi, elle avait fini de s'occuper de nettoyer une bonne partie des boxes et se retira pour aller déjeuner. Son ventre criait faim après avoir fait l'impasse sur le petit-déjeuner.
Après s'être rassasié à la cafétéria du club, elle prenait la direction du boxe où se trouvait son cheval pour le remonter avant de réattaquer son travail. En passant à côté de la grange, Cécile remarqua la camionnette blanche qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Elle s'approcha de la camionnette et, brusquement, un bras vint s'enrouler autour de son cou. Elle n'eut pas le temps de crier.
3
- Alors, on fait semblant de ne pas me voir ?
Cécile sentit un sentiment de soulagement la traverser. Son agresseur était en fait Sophie, une cavalière de son âge qui partageait la même passion mais avec plus de recul. C'était la seule personne avec qui Cécile avait réussie à sympathiser. Sophie était tout aussi belle que Cécile, brune aux mèches blondes et propriétaire également d'un cheval dans le centre. Malgré l'amitié qui c'était dessinée entre les deux jeunes filles, Cécile ne discutait pas longtemps avec elle, plus motivée par l'envie de monter son cheval que faire la conversation.
Après avoir bavardées quelques minutes ensemble, Cécile repris le chemin de son boxe et, ce coup-ci monta son cheval dans l'aire réservée au dressage. Elle adorait caresser son cheval de ses mains nues pendant qu'elle montait, elle avait toujours eu horreur des gants préférant le contact direct entre elle et son cheval.
Tenant toujours les rênes, elle regarda sa montre. Il était 16h passé, cela faisait plus de deux heures qu'elle était sur son cheval. Elle prit la direction de l'écurie, prépara son cheval à passer la nuit et se remis à son nettoyage qu'elle termina vers 18h. Avant de sortir des écuries, elle prit sa bombe et sa cravache et se dirigea vers la mystérieuse camionnette blanche garée à côté de la grange. Elle tourna autour en se demandant d'où elle pouvait bien venir. Elle entendit soudain un bruit venant de la grange. Elle s'approcha de la lourde de porte qu'elle poussa pour l'ouvrir et s'engouffra de quelques mètres dans la grange plongée dans une pénombre atténuée par l'ouverture de la porte. Soudain, la porte claqua violemment derrière elle, plongeant la grange dans une pénombre proche de l'obscurité, elle se retourna instinctivement vers le bruit et après quelques secondes d'inattention, plusieurs mains jaillirent des ténèbres et se jetèrent sur elle.
4
Cécile tenta de crier mais le temps qu'elle réalisa ce qui était en train de lui arriver, une main se posa fermement sur sa bouche lui empêchant de pousser le moindre gémissement et des cordes se mirent à pleuvoir tout autour de son corps. L'attaque fut si rapide et si bien synchronisée que ses mains furent très vite maitrisées dans son dos, perdant par la même occasion sa bombe et sa cravache. Pendant qu'un des agresseurs s'occupait de l'empêcher de crier, un deuxième l'enroulait de cordes pour l'immobiliser et un un troisième s'acharnait à lui attacher les mains qui commençaient à lui échapper. Brusquement, elle réussit à dégager sa main droite et donna un méchant coup de coude sur l'homme qui lui tenait la bouche. Celui-ci se plia en deux avant de reprendre ses esprits et de ce jeter sur la main libre de Cécile qu'il ramena très vite derrière son dos et qu'il s'assura que, cette fois-ci, elle ne bougerait plus. Malgré sa bouche débarrassée de toute contrainte, elle était tellement occupée à se débattre qu'elle ne pensa pas à crier. Le quatrième homme se tenait à l'écart et observait la scène avec une grande satisfaction au fur et à mesure que Cécile se faisait ligoter. Ayant réussi à attacher les mains de Cécile derrière son dos, le troisième agresseur déroula un morceau de ruban adhésif blanc qu'il colla sur sa bouche suivi d'un foulard blanc pour bien maintenir l'ensemble. Solidement ligotée, et malgré ses mains dans son dos, son esprit lui ordonnait de se diriger vers la porte pour s'échapper mais c'était peine perdue, les cordes la reliaient à ses agresseurs qui la tenaient fermement. Elle essaya de faire tomber son bâillon en bougeant sa tête dans tout les sens mais il était trop serré. Finalement, après avoir tentée une dernière fois de se défaire de ses liens, elle se résigna et vit approcher l'homme qui avait observé toute la scène de la capture, tenant la cravache et la bombe de Cécile à la main. Il posa le bout de la cravache sous son menton la forçant à relever la tête dont la bouche avait disparu derrière un bout de tissu blanc bien serré. Le visage du quatrième agresseur était caché par une cagoule mais elle réussi à apercevoir une chevalière à un de ses doigts qui tenaient la cravache. Elle représentait une image du Prince Philippe, dans la belle au bois dormant, solidement ligoté et bâillonné après être tombé dans un piège... similaire à celui dans lequel Cécile venait de tomber. Après avoir affiché un large sourire à sa prisonnière, l'homme fit un large mouvement avec la cravache de Cécile en direction d'une porte latérale tout en prononçant :
- dans la camionnette ! -
A ces mots, le désespoir envahit Cécile. Elle tenta de retarder la marche en trainant ses bottes et en essayant encore de se détacher, tirant de toute ses forces avec son corps ficelé sur les cordes qui l'entraînaient vers la camionnette, mais rien n'arrivait à freiner son voyage vers l'inconnu. Aucun son ne sortit de sa bouche, on n'entendait plus que les froissements de son k-way contre les cordes et le bruit de la paille qui se soulevait à chacun des pas des cinq personnes encore présentes dans la grange. Tenant la bombe et la cravache de la prisonnière, le quatrième agresseur fermait la marche tout en reniflant la cravache imprégnée de la forte odeur des mains de Cécile qui avait fait beaucoup d'équitation cette journée. La porte se referma et la grange retrouva sa quiétude d'avant alors qu'un bruit de moteur se fit entendre et s'éloigna jusqu'au silence le plus complet.
5
Solidement ligotée et bâillonnée sur une chaise, les mains croisées derrière le dossier, Cécile ne ressentit que du désespoir en elle. Pourquoi l'avait-on enlevée ? Qu'avait-elle fait ? Qui la retenait prisonnière dans cette cabane perdue au milieu de nulle part ? Beaucoup de questions qui se heurtaient dans sa tête avec la plus angoissante de toute : que va t-il m'arriver ? Elle préféra chasser cette dernière question de sa tête et chercha un moyen de se défaire de ses liens. Mais, le rajout de cordes pour la maintenir sur sa chaise l'empêcha de mener à bien sa manœuvre. Elle ne pouvait même pas se servir de ses jambes ni de ses chevilles, attachées jointement et reliées à ses poignets par un long bout de corde. Résignée, elle se décontracta complètement en laissant échapper un soupir de soumission.
Dans la pièce d'à côté, les ravisseurs fêtaient la réussite de leur capture en trinquant une bouteille de champagne et en se remémorant les détails de l'attaque. Il faut dire qu'après cette journée d'attente, ils méritaient bien de fêter le fruit de leur patience. Pendant tout le temps où ils étaient dans la grange à attendre leur prisonnière, ils ont répété chaque mouvement, chaque geste pour maîtriser Cécile le plus rapidement possible. Ils auraient même pu la capturer bien plus tôt si son amie ne c'était pas retrouvée en travers de leur chemin. Mais la patience finit toujours par payer.
Après avoir bien arrosé leur succès, les trois agresseurs qui se sont jetés sur Cécile prirent congés et s'éloignèrent de la cabane. Seul le dernier ravisseur resta et s'empressa de rejoindre sa prisonnière. Quand elle le vit entrer, elle poussa un gémissement de crainte. Ses yeux rouges trahissaient les larmes qui s'étaient échappées de la jeune fille. Son ravisseur tourna autour d'elle en la caressant avec sa cravache. A chaque contact, Cécile poussait des gémissements de peur et de colère. L'homme, toujours cagoulé, prit la parole :
- Tu te demandes pourquoi nous t'avons enlevé n'est ce pas ? -
Cécile hocha la tête en le fixant.
- Tout simplement parce que personne ne se doutera de ta disparition avant longtemps. Nous savons que tu es très solitaire comme fille et que tu n'as plus aucun contact avec ta famille. Tu es la prisonnière idéale -
Plus Cécile écoutait le récit de son ravisseur, plus les larmes se chargeaient dans ses yeux.
- Pour te prouver que ta capture n'est pas due au hasard, laisse moi te montrer ceci -
Il prit plusieurs photos qu'il lui fit passer les unes après les autres. Les photos la représentait elle en tenue d'équitation dont certaines avaient subit des montages la représentant ligotée et bâillonnée dans sa tenue d'équitation. A la vue de ses photos, elle ne pu s'empêcher de pousser des hurlements largement étouffés par le bâillon qui lui serrait la bouche.
- Je constate que tu as compris que ta capture était programmée depuis longtemps. Il ne manquait que le moment propice pour mettre en œuvre le plan. Tout ce qu'il me fallait c'était connaître tes habitudes et trouver des personnes de confiance pour passer à l'acte -
Il passa derrière elle lui caressant la queue de cheval et s'assura que son bâillon était toujours bien serré. Cécile sentit un souffle chaud au niveau de ses mains, son ravisseur était en train de les sentir. Il poussa un soupir d'extase laissant deviner une profonde excitation et continua à s'enivrer de cette odeur pendant quelques minutes, puis il rapprocha sa tête de son oreille et lui murmura :
- Et sais-tu qui a pris ces photos pour moi ? -
Elle chercha quelques minutes dans sa tête et, soudain, un hurlement s'étouffa dans sa bouche. Sophie, elle se souvenait que seule Sophie prenait des photos d'elle au centre équestre. Il n'y avait plus d'espoir pour Cécile, Sophie était la seule personne qui pouvait s'inquiéter de sa disparition.
6
Alors que le nuit continuait de s'écouler paisiblement dans une forêt loin de tout, des hurlements étouffés déchirèrent le silence de ce coin perdu. Cécile hurlait à travers son bâillon et se secouait énergiquement pour se défaire de ses liens. Elle devait à tout pris se détacher et fuir loin d'ici. Son ravisseur n'avait pas quitté la pièce, il était assis derrière elle au niveau de ses mains et continuait de les sentir et de les titiller avec la cravache. Il prenait aussi un malin plaisir à la voir se débattre et posait délicatement de temps en temps sa main sur le bâillon de Cécile pour la calmer un peu. Il lui fit comprendre que ça ne servait à rien de s'exciter comme ça et qu'elle ferait mieux de garder ses forces pour une autre occasion.
Après s'être rassasié de l'odeur des mains de Cécile, il se retira dans la pièce voisine pour se reposer, pensa t-elle. Elle se rendit compte que malgré les apparences, cet homme ne voulait pas lui faire de mal, il avait juste un fantasme qu'il ne savait assouvir autrement qu'en commettant un acte criminel. Elle s'en rendait de plus en plus compte en devinant l'état second de son ravisseur quand il s'excitait en sentant ses mains et en jouant avec ses liens et son bâillon. En tout cas, elle savait qu'il ne la violerait pas compte tenu de la quantité de corde qui empêchait quiconque de lui baisser sa culotte d'équitation et puis elle savait que ça ne l'intéressait pas. Tout ce qu'il voulait c'était enlever une cavalière pour lui sentir ses mains imprégnées d'une odeur mélangée de rênes et de cheval. Ce qu'elle ressentait, elle, c'était une légère excitation, celle de se sentir entravée et bâillonnée. Elle aurait préférée que cela se passe avec quelqu'un en qui elle avait confiance mais hélas, ce n'était pas le cas et puis, après avoir découvert la traîtrise de Sophie, elle n'avait confiance en plus personne. Elle revint sur terre et chercha un moyen de se détacher, il devait y avoir quelque chose dans cette cabane à sa portée qui pourrait trancher ses cordes. Soudain, elle entendit quelque chose vibrer sur la table à côté d'elle où étaient posés des cordes, un rouleau de ruban adhésif, sa bombe et sa cravache. Son portable. Il lui avait sorti le portable de sa poche de k-way et l'avait déposer sur la table à côté d'elle. Une faible lueur d'espoir s'empara d'elle et elle se dépêcha de faire pivoter la chaise en direction de la table. Arrivée devant la table, elle poussa les objets qui recouvraient son portable avec sa tête. Il vibrait toujours. Elle réussit avec son menton à prendre l'appel et gémit :
- Mmmmmh ! Mmmmmmmmmhhhh ! Mmmmmmmh ! Mmmmmmh ! -
A ce moment là, son ravisseur fit irruption dans la pièce, regarda Cécile avec un sourire triomphateur et lui dit, un portable à la main :
- Oups, je crois que j'ai fait un faux numéro ! -
Le maigre espoir de Cécile venait de s'envoler.
7
Tard dans la nuit, les trois agresseurs qui ont ligoté et bâillonné Cécile dans la grange revinrent affolés dans la cabane. Ils expliquèrent au quatrième, qui était occupé à resserrer les liens de Cécile, qu'une fourgonnette de gendarmerie s'approchait de la cabane et qu'il fallait fuir. En entendant ça, Cécile repris ces hurlements dans l'espoir de se faire entendre mais très vite, son ravisseur lui posa sa main sur sa bouche déjà bâillonnée, ne laissant plus aucun son s'échapper.
- Nous ne pouvons pas nous enfuir avec cette prisonnière hystérique, elle attirerait trop de curieux -
Répliqua son ravisseur.
- Nous n'avons pas le choix, faîtes disparaître toutes les preuves -
- Et que faisons-nous d'elle ? -
Demanda l'un d'entre eux.
- On se débarrasse de toutes les preuves j'ai dit ! -
Cécile comprit qu'elle vivait la ces derniers instant, plus rien ne pourrait la sauver maintenant. Alors que des larmes commençaient à couler le long de son visage, elle sentit comme une vive douleur à son bras droit. On venait de lui injecter quelque chose à l'aide d'une seringue. Les minutes passèrent, interminables pendant lesquelles Cécile sentait la vie la quitter. Tout se mit à tourner dans sa tête, des souvenirs, des rêves, sa capture, tout.
- Il fallait de toute façon en arriver la ! -
Lui glissa son ravisseur à l'oreille.
La vue de Cécile devint trouble puis noir. Ses yeux se fermèrent et tout son corps se relâcha. C'était fini.
8
Cécile se réveilla en sursaut au contact de la main de Sophie sur son épaule. Elle regarda autour d'elle et vit qu'elle se trouvait sur une botte de paille dans la grange du centre équestre. Sophie la regardait inquiète.
- Tu t'es assoupie cette nuit dans la grange apparemment et tu avais l'air de t'agiter dans ton sommeil -
- En effet, j'ai fait un terrible cauchemar ! J'ai rêvé qu'on m'enlevait ici même, dans cette grange, qu'on me retenait prisonnière dans une cabane perdue dans les bois et qu'on m'exécutait -
- Ne t'en fait pas, tout va bien -
A cette instant, un garçon à peine plus âgé que les filles entra dans la grange et s'approcha de Sophie.
- Qui est ce garçon ? -
Demanda Cécile encore sous le choc de son cauchemar.
- C'est Jérôme, un ami qui est venu me voir monter. Hé oui, j'ai une compétition aujourd'hui. Mais toi, tu devrais rentrer chez toi et te reposer. Tu as passé la nuit ici, tu ferais mieux de retrouver ton bon lit bien chaud. J'informerais la direction de ton absence. Nous passerons te voir après la compétition -
Cécile acquiesça et Jérôme l'aida à se relever. En croisant son regard, elle vit en lui une certaine attirance, quelque chose se dégageait de lui qui plaisait beaucoup à Cécile. Les deux amis s'éloignèrent et Cécile regarda sa montre pour tenter de calculer combien de temps elle avait dormi dans la grange. Mais son regard se fixa au niveau de son poignet où elle remarqua une trace qui ne pouvait être laissé que par des liens. Elle retrouva cette même marque sur ses bottes et sentit une légère douleur à son bras droit. Elle réfléchit un moment, prit sa bombe et sa cravache et sortit de la grange avec un léger sourire.
EPILOGUE
Voilà à peine deux semaines que Cécile avait fait la connaissance de Jérôme et leur amitié c'était transformée en amour.
La porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit et Cécile entra dans le couloir en tenue d'équitation en tenant sa bombe et sa cravache dans la même main. Elle referma la porte d'entrée, baissa la fermeture éclair de son k-way bleu-marine et se dirigea vers la porte fermée du salon. Un post-it était collé dessus et indiquait à Cécile de toquer. Elle toqua et une voix masculine lui chantonna d'entrer. Cécile poussa la porte.
De l'autre côté du salon, Jérôme portait la même tenue d'équitation que Cécile et se trouvait à côté d'une chaise en tenant dans ses mains une longue corde de chanvre qu'il présenta à Cécile. Cécile regarda Jérôme, lui sourit, mit sa bombe sur la tête, referma la fermeture éclair de son k-way, déposa sa cravache près de Jérôme et vint s'asseoir sur la chaise en croisant ses mains derrière le dossier. Jérôme commença à la ligoter et à lui renifler les mains.
Cécile s'amusait à gigoter au fur et à mesure que Jérôme lui ajoutait des cordes.
Quand Jérôme termina de ligoter les bottes d'équitation de Cécile (dernière étape avant la pose du bâillon, ce qu'elle savait), elle se mit à faire semblant d'appeler à l'aide ce qui poussa Jérôme à lui plaquer sa main sur sa bouche. Cécile aimait quand Jérôme lui plaquait sa bouche avec sa main ce qui lui permettait de gémir d'excitation à l'idée que le bâillon était proche.
Jérôme ôta d'un coup la main qui empêchait Cécile de crier et bâillonna sa cavalière prisonnière d'un ruban adhésif blanc puis d'un tissu blanc pour maintenir le tout. Il s'empara ensuite de la cravache de Cécile et s'assit à califourchon sur elle pour la contempler bâillonnée pendant qu'il reniflait la cravache. Sur un des doigt de la main qui tenait la cravache, Jérôme portait une chevalière montrant le Prince Philippe, dans la belle au bois dormant, solidement ligoté et bâillonné. Cécile poussa des gémissements mais cette fois-ci de plaisirs et continua à faire semblant de gigoter.
Jérôme descendit de la chaise et passa derrière le dossier où il s'enivra pendant de longs moments de l'odeur des mains équitationnées de Cécile. Il ne pouvait pas le voir, mais Cécile souriait derrière son bâillon.
Whitegagmh

PROLOGUE
Un matin, très tôt, alors que l'aube ne s'était pas encore levée, une camionnette blanche vint se garer à côté de la grange appartenant au centre équestre de la ville avec la plus grande discrétion qui soit. Tout était très calme, pas un bruit, pas un vent, pas une lumière, rien. Juste une camionnette blanche et quatre hommes qui affichaient un large sourire en regardant la grange. Le silence fut rompu par l'un d'entre eux qui dit avec un air de soulagement :
- Enfin le moment est arrivé. Préparez-vous !
Et ils s'engouffrèrent dans la grange.
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Ce matin-là, Cécile se leva tôt pour se rendre au centre équestre où elle travaillait. C'était une belle jeune fille de 20 ans, pas très grande, fine, brune aux cheveux longs et qui se passionnait pour l'équitation et les chevaux depuis qu'elle était toute petite. Elle n'avait d'ailleurs que ça en tête ce qui lui avait apporté bien des ennuis. Elle vivait seul dans un petit studio aux abords de la ville, proche de son centre équestre où elle y passait du temps à s'occuper de l'entretient du manège, des chevaux et, bien sûr, monter son cheval dont elle était propriétaire.
Après avoir enfilé sa culotte d'équitation blanche, ses belles bottes d'équitation noires et son k-way bleu-marine à la vue du temps instable qui régnait dehors, elle prit sa bombe et sa cravache à la main et sortit de son studio pour rejoindre ce qu'elle appelait « son paradis ». Elle ne prit même pas le temps de prendre un petit-déjeuner tellement l'équitation était devenue une priorité pour elle.
Dans la rue encore déserte, on pouvait entendre le claquement de ses bottes sur le goudron sec. Elle marchait à vive allure tenant sa cravache et sa bombe dans la même main, pressée d'être auprès de son cheval et de le monter avant de commencer à travailler. Cécile affichait un large sourire ce matin, comme tout les matins d'ailleurs depuis qu'elle avait obtenue ce poste au centre équestre. Elle y restait de tôt le matin jusqu'à tard le soir avant de rentrer chez elle, épuisée pour s'effondrer dans son lit en pensant au lendemain. Il lui était même arrivé de s'endormir toujours en tenue d'équitation.
Arrivée au centre équestre, elle se dirigea tout de suite vers le boxe où se trouvait l'amour de sa vie. Elle le prépara et l'entraîna vers le parcours de saut d'obstacles, mit sa bombe sur la tête après avoir nouée ses cheveux en queue de cheval, grimpa sur son dos et elle passa deux heures à faire du saut avec lui sous le regard d'un public inquiétant qui la regardait depuis une grange avec une curieuse excitation que, bien sûr, elle ne pu voir.
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9h du matin, il était temps pour elle de rentrer provisoirement son cheval et de se mettre au travail. Après lui avoir retiré les saletés incrustées sous les sabots et après lui avoir graissé les sabots, elle se dirigea vers le manège afin d'y retirer les crottes de la veille avant le premier cours d'équitation dans ce vaste bâtiment.
Ayant passée un excellent moment d'intimité avec son cheval, elle était de bonne humeur et son visage l'affichait bien. Elle se moquait bien du fait qu'elle était payée pour ramasser des crottes de cheval, elle était dans son élément et proche de l'amour de sa vie.
Le temps passa très vite malgré la grande surface et, à 10h, le manège était prêt à accueillir les premiers élèves de la journée. En regardant le moniteur se mettre en place, elle se rappela qu'on lui avait proposée d'être monitrice grâce à son galop 7. Mais elle n'aimait pas beaucoup la compagnie des hommes, sa passion pour l'équitation l'avait rendue misanthrope. Pour elle, il n'y avait qu'elle et le cheval. Elle n'avait même plus de contact avec ses parents qui l'avaient chassé de chez eux quand elle avait loupée son bac pour la deuxième fois à cause de l'équitation. Maintenant elle s'en moquait, elle avait trouvée un emploi dans son univers et elle vivait très bien toute seul, dans sa solitude.
A midi, elle avait fini de s'occuper de nettoyer une bonne partie des boxes et se retira pour aller déjeuner. Son ventre criait faim après avoir fait l'impasse sur le petit-déjeuner.
Après s'être rassasié à la cafétéria du club, elle prenait la direction du boxe où se trouvait son cheval pour le remonter avant de réattaquer son travail. En passant à côté de la grange, Cécile remarqua la camionnette blanche qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Elle s'approcha de la camionnette et, brusquement, un bras vint s'enrouler autour de son cou. Elle n'eut pas le temps de crier.
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- Alors, on fait semblant de ne pas me voir ?
Cécile sentit un sentiment de soulagement la traverser. Son agresseur était en fait Sophie, une cavalière de son âge qui partageait la même passion mais avec plus de recul. C'était la seule personne avec qui Cécile avait réussie à sympathiser. Sophie était tout aussi belle que Cécile, brune aux mèches blondes et propriétaire également d'un cheval dans le centre. Malgré l'amitié qui c'était dessinée entre les deux jeunes filles, Cécile ne discutait pas longtemps avec elle, plus motivée par l'envie de monter son cheval que faire la conversation.
Après avoir bavardées quelques minutes ensemble, Cécile repris le chemin de son boxe et, ce coup-ci monta son cheval dans l'aire réservée au dressage. Elle adorait caresser son cheval de ses mains nues pendant qu'elle montait, elle avait toujours eu horreur des gants préférant le contact direct entre elle et son cheval.
Tenant toujours les rênes, elle regarda sa montre. Il était 16h passé, cela faisait plus de deux heures qu'elle était sur son cheval. Elle prit la direction de l'écurie, prépara son cheval à passer la nuit et se remis à son nettoyage qu'elle termina vers 18h. Avant de sortir des écuries, elle prit sa bombe et sa cravache et se dirigea vers la mystérieuse camionnette blanche garée à côté de la grange. Elle tourna autour en se demandant d'où elle pouvait bien venir. Elle entendit soudain un bruit venant de la grange. Elle s'approcha de la lourde de porte qu'elle poussa pour l'ouvrir et s'engouffra de quelques mètres dans la grange plongée dans une pénombre atténuée par l'ouverture de la porte. Soudain, la porte claqua violemment derrière elle, plongeant la grange dans une pénombre proche de l'obscurité, elle se retourna instinctivement vers le bruit et après quelques secondes d'inattention, plusieurs mains jaillirent des ténèbres et se jetèrent sur elle.
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Cécile tenta de crier mais le temps qu'elle réalisa ce qui était en train de lui arriver, une main se posa fermement sur sa bouche lui empêchant de pousser le moindre gémissement et des cordes se mirent à pleuvoir tout autour de son corps. L'attaque fut si rapide et si bien synchronisée que ses mains furent très vite maitrisées dans son dos, perdant par la même occasion sa bombe et sa cravache. Pendant qu'un des agresseurs s'occupait de l'empêcher de crier, un deuxième l'enroulait de cordes pour l'immobiliser et un un troisième s'acharnait à lui attacher les mains qui commençaient à lui échapper. Brusquement, elle réussit à dégager sa main droite et donna un méchant coup de coude sur l'homme qui lui tenait la bouche. Celui-ci se plia en deux avant de reprendre ses esprits et de ce jeter sur la main libre de Cécile qu'il ramena très vite derrière son dos et qu'il s'assura que, cette fois-ci, elle ne bougerait plus. Malgré sa bouche débarrassée de toute contrainte, elle était tellement occupée à se débattre qu'elle ne pensa pas à crier. Le quatrième homme se tenait à l'écart et observait la scène avec une grande satisfaction au fur et à mesure que Cécile se faisait ligoter. Ayant réussi à attacher les mains de Cécile derrière son dos, le troisième agresseur déroula un morceau de ruban adhésif blanc qu'il colla sur sa bouche suivi d'un foulard blanc pour bien maintenir l'ensemble. Solidement ligotée, et malgré ses mains dans son dos, son esprit lui ordonnait de se diriger vers la porte pour s'échapper mais c'était peine perdue, les cordes la reliaient à ses agresseurs qui la tenaient fermement. Elle essaya de faire tomber son bâillon en bougeant sa tête dans tout les sens mais il était trop serré. Finalement, après avoir tentée une dernière fois de se défaire de ses liens, elle se résigna et vit approcher l'homme qui avait observé toute la scène de la capture, tenant la cravache et la bombe de Cécile à la main. Il posa le bout de la cravache sous son menton la forçant à relever la tête dont la bouche avait disparu derrière un bout de tissu blanc bien serré. Le visage du quatrième agresseur était caché par une cagoule mais elle réussi à apercevoir une chevalière à un de ses doigts qui tenaient la cravache. Elle représentait une image du Prince Philippe, dans la belle au bois dormant, solidement ligoté et bâillonné après être tombé dans un piège... similaire à celui dans lequel Cécile venait de tomber. Après avoir affiché un large sourire à sa prisonnière, l'homme fit un large mouvement avec la cravache de Cécile en direction d'une porte latérale tout en prononçant :
- dans la camionnette ! -
A ces mots, le désespoir envahit Cécile. Elle tenta de retarder la marche en trainant ses bottes et en essayant encore de se détacher, tirant de toute ses forces avec son corps ficelé sur les cordes qui l'entraînaient vers la camionnette, mais rien n'arrivait à freiner son voyage vers l'inconnu. Aucun son ne sortit de sa bouche, on n'entendait plus que les froissements de son k-way contre les cordes et le bruit de la paille qui se soulevait à chacun des pas des cinq personnes encore présentes dans la grange. Tenant la bombe et la cravache de la prisonnière, le quatrième agresseur fermait la marche tout en reniflant la cravache imprégnée de la forte odeur des mains de Cécile qui avait fait beaucoup d'équitation cette journée. La porte se referma et la grange retrouva sa quiétude d'avant alors qu'un bruit de moteur se fit entendre et s'éloigna jusqu'au silence le plus complet.
5
Solidement ligotée et bâillonnée sur une chaise, les mains croisées derrière le dossier, Cécile ne ressentit que du désespoir en elle. Pourquoi l'avait-on enlevée ? Qu'avait-elle fait ? Qui la retenait prisonnière dans cette cabane perdue au milieu de nulle part ? Beaucoup de questions qui se heurtaient dans sa tête avec la plus angoissante de toute : que va t-il m'arriver ? Elle préféra chasser cette dernière question de sa tête et chercha un moyen de se défaire de ses liens. Mais, le rajout de cordes pour la maintenir sur sa chaise l'empêcha de mener à bien sa manœuvre. Elle ne pouvait même pas se servir de ses jambes ni de ses chevilles, attachées jointement et reliées à ses poignets par un long bout de corde. Résignée, elle se décontracta complètement en laissant échapper un soupir de soumission.
Dans la pièce d'à côté, les ravisseurs fêtaient la réussite de leur capture en trinquant une bouteille de champagne et en se remémorant les détails de l'attaque. Il faut dire qu'après cette journée d'attente, ils méritaient bien de fêter le fruit de leur patience. Pendant tout le temps où ils étaient dans la grange à attendre leur prisonnière, ils ont répété chaque mouvement, chaque geste pour maîtriser Cécile le plus rapidement possible. Ils auraient même pu la capturer bien plus tôt si son amie ne c'était pas retrouvée en travers de leur chemin. Mais la patience finit toujours par payer.
Après avoir bien arrosé leur succès, les trois agresseurs qui se sont jetés sur Cécile prirent congés et s'éloignèrent de la cabane. Seul le dernier ravisseur resta et s'empressa de rejoindre sa prisonnière. Quand elle le vit entrer, elle poussa un gémissement de crainte. Ses yeux rouges trahissaient les larmes qui s'étaient échappées de la jeune fille. Son ravisseur tourna autour d'elle en la caressant avec sa cravache. A chaque contact, Cécile poussait des gémissements de peur et de colère. L'homme, toujours cagoulé, prit la parole :
- Tu te demandes pourquoi nous t'avons enlevé n'est ce pas ? -
Cécile hocha la tête en le fixant.
- Tout simplement parce que personne ne se doutera de ta disparition avant longtemps. Nous savons que tu es très solitaire comme fille et que tu n'as plus aucun contact avec ta famille. Tu es la prisonnière idéale -
Plus Cécile écoutait le récit de son ravisseur, plus les larmes se chargeaient dans ses yeux.
- Pour te prouver que ta capture n'est pas due au hasard, laisse moi te montrer ceci -
Il prit plusieurs photos qu'il lui fit passer les unes après les autres. Les photos la représentait elle en tenue d'équitation dont certaines avaient subit des montages la représentant ligotée et bâillonnée dans sa tenue d'équitation. A la vue de ses photos, elle ne pu s'empêcher de pousser des hurlements largement étouffés par le bâillon qui lui serrait la bouche.
- Je constate que tu as compris que ta capture était programmée depuis longtemps. Il ne manquait que le moment propice pour mettre en œuvre le plan. Tout ce qu'il me fallait c'était connaître tes habitudes et trouver des personnes de confiance pour passer à l'acte -
Il passa derrière elle lui caressant la queue de cheval et s'assura que son bâillon était toujours bien serré. Cécile sentit un souffle chaud au niveau de ses mains, son ravisseur était en train de les sentir. Il poussa un soupir d'extase laissant deviner une profonde excitation et continua à s'enivrer de cette odeur pendant quelques minutes, puis il rapprocha sa tête de son oreille et lui murmura :
- Et sais-tu qui a pris ces photos pour moi ? -
Elle chercha quelques minutes dans sa tête et, soudain, un hurlement s'étouffa dans sa bouche. Sophie, elle se souvenait que seule Sophie prenait des photos d'elle au centre équestre. Il n'y avait plus d'espoir pour Cécile, Sophie était la seule personne qui pouvait s'inquiéter de sa disparition.
6
Alors que le nuit continuait de s'écouler paisiblement dans une forêt loin de tout, des hurlements étouffés déchirèrent le silence de ce coin perdu. Cécile hurlait à travers son bâillon et se secouait énergiquement pour se défaire de ses liens. Elle devait à tout pris se détacher et fuir loin d'ici. Son ravisseur n'avait pas quitté la pièce, il était assis derrière elle au niveau de ses mains et continuait de les sentir et de les titiller avec la cravache. Il prenait aussi un malin plaisir à la voir se débattre et posait délicatement de temps en temps sa main sur le bâillon de Cécile pour la calmer un peu. Il lui fit comprendre que ça ne servait à rien de s'exciter comme ça et qu'elle ferait mieux de garder ses forces pour une autre occasion.
Après s'être rassasié de l'odeur des mains de Cécile, il se retira dans la pièce voisine pour se reposer, pensa t-elle. Elle se rendit compte que malgré les apparences, cet homme ne voulait pas lui faire de mal, il avait juste un fantasme qu'il ne savait assouvir autrement qu'en commettant un acte criminel. Elle s'en rendait de plus en plus compte en devinant l'état second de son ravisseur quand il s'excitait en sentant ses mains et en jouant avec ses liens et son bâillon. En tout cas, elle savait qu'il ne la violerait pas compte tenu de la quantité de corde qui empêchait quiconque de lui baisser sa culotte d'équitation et puis elle savait que ça ne l'intéressait pas. Tout ce qu'il voulait c'était enlever une cavalière pour lui sentir ses mains imprégnées d'une odeur mélangée de rênes et de cheval. Ce qu'elle ressentait, elle, c'était une légère excitation, celle de se sentir entravée et bâillonnée. Elle aurait préférée que cela se passe avec quelqu'un en qui elle avait confiance mais hélas, ce n'était pas le cas et puis, après avoir découvert la traîtrise de Sophie, elle n'avait confiance en plus personne. Elle revint sur terre et chercha un moyen de se détacher, il devait y avoir quelque chose dans cette cabane à sa portée qui pourrait trancher ses cordes. Soudain, elle entendit quelque chose vibrer sur la table à côté d'elle où étaient posés des cordes, un rouleau de ruban adhésif, sa bombe et sa cravache. Son portable. Il lui avait sorti le portable de sa poche de k-way et l'avait déposer sur la table à côté d'elle. Une faible lueur d'espoir s'empara d'elle et elle se dépêcha de faire pivoter la chaise en direction de la table. Arrivée devant la table, elle poussa les objets qui recouvraient son portable avec sa tête. Il vibrait toujours. Elle réussit avec son menton à prendre l'appel et gémit :
- Mmmmmh ! Mmmmmmmmmhhhh ! Mmmmmmmh ! Mmmmmmh ! -
A ce moment là, son ravisseur fit irruption dans la pièce, regarda Cécile avec un sourire triomphateur et lui dit, un portable à la main :
- Oups, je crois que j'ai fait un faux numéro ! -
Le maigre espoir de Cécile venait de s'envoler.
7
Tard dans la nuit, les trois agresseurs qui ont ligoté et bâillonné Cécile dans la grange revinrent affolés dans la cabane. Ils expliquèrent au quatrième, qui était occupé à resserrer les liens de Cécile, qu'une fourgonnette de gendarmerie s'approchait de la cabane et qu'il fallait fuir. En entendant ça, Cécile repris ces hurlements dans l'espoir de se faire entendre mais très vite, son ravisseur lui posa sa main sur sa bouche déjà bâillonnée, ne laissant plus aucun son s'échapper.
- Nous ne pouvons pas nous enfuir avec cette prisonnière hystérique, elle attirerait trop de curieux -
Répliqua son ravisseur.
- Nous n'avons pas le choix, faîtes disparaître toutes les preuves -
- Et que faisons-nous d'elle ? -
Demanda l'un d'entre eux.
- On se débarrasse de toutes les preuves j'ai dit ! -
Cécile comprit qu'elle vivait la ces derniers instant, plus rien ne pourrait la sauver maintenant. Alors que des larmes commençaient à couler le long de son visage, elle sentit comme une vive douleur à son bras droit. On venait de lui injecter quelque chose à l'aide d'une seringue. Les minutes passèrent, interminables pendant lesquelles Cécile sentait la vie la quitter. Tout se mit à tourner dans sa tête, des souvenirs, des rêves, sa capture, tout.
- Il fallait de toute façon en arriver la ! -
Lui glissa son ravisseur à l'oreille.
La vue de Cécile devint trouble puis noir. Ses yeux se fermèrent et tout son corps se relâcha. C'était fini.
8
Cécile se réveilla en sursaut au contact de la main de Sophie sur son épaule. Elle regarda autour d'elle et vit qu'elle se trouvait sur une botte de paille dans la grange du centre équestre. Sophie la regardait inquiète.
- Tu t'es assoupie cette nuit dans la grange apparemment et tu avais l'air de t'agiter dans ton sommeil -
- En effet, j'ai fait un terrible cauchemar ! J'ai rêvé qu'on m'enlevait ici même, dans cette grange, qu'on me retenait prisonnière dans une cabane perdue dans les bois et qu'on m'exécutait -
- Ne t'en fait pas, tout va bien -
A cette instant, un garçon à peine plus âgé que les filles entra dans la grange et s'approcha de Sophie.
- Qui est ce garçon ? -
Demanda Cécile encore sous le choc de son cauchemar.
- C'est Jérôme, un ami qui est venu me voir monter. Hé oui, j'ai une compétition aujourd'hui. Mais toi, tu devrais rentrer chez toi et te reposer. Tu as passé la nuit ici, tu ferais mieux de retrouver ton bon lit bien chaud. J'informerais la direction de ton absence. Nous passerons te voir après la compétition -
Cécile acquiesça et Jérôme l'aida à se relever. En croisant son regard, elle vit en lui une certaine attirance, quelque chose se dégageait de lui qui plaisait beaucoup à Cécile. Les deux amis s'éloignèrent et Cécile regarda sa montre pour tenter de calculer combien de temps elle avait dormi dans la grange. Mais son regard se fixa au niveau de son poignet où elle remarqua une trace qui ne pouvait être laissé que par des liens. Elle retrouva cette même marque sur ses bottes et sentit une légère douleur à son bras droit. Elle réfléchit un moment, prit sa bombe et sa cravache et sortit de la grange avec un léger sourire.
EPILOGUE
Voilà à peine deux semaines que Cécile avait fait la connaissance de Jérôme et leur amitié c'était transformée en amour.
La porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit et Cécile entra dans le couloir en tenue d'équitation en tenant sa bombe et sa cravache dans la même main. Elle referma la porte d'entrée, baissa la fermeture éclair de son k-way bleu-marine et se dirigea vers la porte fermée du salon. Un post-it était collé dessus et indiquait à Cécile de toquer. Elle toqua et une voix masculine lui chantonna d'entrer. Cécile poussa la porte.
De l'autre côté du salon, Jérôme portait la même tenue d'équitation que Cécile et se trouvait à côté d'une chaise en tenant dans ses mains une longue corde de chanvre qu'il présenta à Cécile. Cécile regarda Jérôme, lui sourit, mit sa bombe sur la tête, referma la fermeture éclair de son k-way, déposa sa cravache près de Jérôme et vint s'asseoir sur la chaise en croisant ses mains derrière le dossier. Jérôme commença à la ligoter et à lui renifler les mains.
Cécile s'amusait à gigoter au fur et à mesure que Jérôme lui ajoutait des cordes.
Quand Jérôme termina de ligoter les bottes d'équitation de Cécile (dernière étape avant la pose du bâillon, ce qu'elle savait), elle se mit à faire semblant d'appeler à l'aide ce qui poussa Jérôme à lui plaquer sa main sur sa bouche. Cécile aimait quand Jérôme lui plaquait sa bouche avec sa main ce qui lui permettait de gémir d'excitation à l'idée que le bâillon était proche.
Jérôme ôta d'un coup la main qui empêchait Cécile de crier et bâillonna sa cavalière prisonnière d'un ruban adhésif blanc puis d'un tissu blanc pour maintenir le tout. Il s'empara ensuite de la cravache de Cécile et s'assit à califourchon sur elle pour la contempler bâillonnée pendant qu'il reniflait la cravache. Sur un des doigt de la main qui tenait la cravache, Jérôme portait une chevalière montrant le Prince Philippe, dans la belle au bois dormant, solidement ligoté et bâillonné. Cécile poussa des gémissements mais cette fois-ci de plaisirs et continua à faire semblant de gigoter.
Jérôme descendit de la chaise et passa derrière le dossier où il s'enivra pendant de longs moments de l'odeur des mains équitationnées de Cécile. Il ne pouvait pas le voir, mais Cécile souriait derrière son bâillon.
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