A Fleur De Peau
Publié : 25 août 2013, 11:20
Chapitre 1
-Mademoiselle, je vous enlève. Avait-il dit.
-Pa... Pardon. Avait-elle bégayé, se demandant si elle avait bien entendu.
-Je vous enlève. Mon taxi vient d'arriver, quittons au plus vite cet endroit. Tous ces gens sont aussi ennuyeux qu'agaçants.
Elle avait hésité, un court et bref instant.
-C'est que... Et puis non, vous avez raison, tous ces gens sont horripilants et la vie est bien trop courte pour leur accorder plus longtemps notre attention. Avait-elle répondu avant d'aller chercher son sac.
Et elle l'avait suivi, dehors, dans le taxi, et enfin dans son appartement. Un magnifique loft, situé au dernier étage d'un immeuble du XIXème, et dont la vue était splendide.
-Je vous sers un dernier verre ?
-Oui, avec plaisir...
Son regard s'était illuminé. Elle ne connaissait cet homme que depuis quelques heures, et pourtant... Ses yeux, ses paroles, ses manières... Elle n'aurait su dire. Mais elle avait littéralement succombé à son charme, et, à présent, elle était assise à côté de lui au milieu de son salon, tenant un verre de vin dans sa main.
-Je...
Il venait de poser ses lèvres sur les siennes.
-Je...
-Chut... Dit-il avant de l'embrasser de nouveau.
Et elle s'abandonna, à sa bouche, à ses mains, à son corps... Elle avait choisi d'être à lui, pour la nuit.
-Qu'est ce qu'il y a derrière ? Demanda-t-elle en émergeant de ses draps.
-Quoi donc ?
Elle pointa du doigt un rideau rouge que les rayons du soleil éclairaient par les interstices des volets.
-C'est en quelque sorte un accessoire, un gadget...
-De quel genre ?
-Tire le rideau, tu verras bien.
-C'est que je...
Il hocha la tête et l'invita d'un signe de main à aller voir. Alors elle se leva. Elle était entièrement nue mais cela ne la dérangeait pas. Puis, d'un geste fébrile elle tira sur la tenture. Derrière, adossé contre le mur, se dressait un cadre en bois constitué de deux solides poutres qui se croisaient en forme de X. Des lanières en cuir étaient fixées à ses quatre extrémités. Deux pour les poignets, deux pour les chevilles.
-C'est bien ce à quoi je pense ? Dit-elle en reculant d'un pas.
-C'est bien ce à quoi tu penses. Répondit-il avec aplomb.
-P... Pourquoi ?
-Certaines femmes apprécient la sensation de contrainte, la soumission...
Elle frissonna brusquement en entendant ces mots.
-Elles aiment être attachées, exposées, offertes...
-Je...
Il se leva à son tour du lit. Lentement, calmement, il s'approchait d'elle.
-La peur, la honte, l'interdit...
Doucement elle reculait vers le mur, vers la croix.
-Mais je...
Il posa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes.
-Il n'y a aucune obligation. Il n'y a que deux adultes, deux amants, fougueux et passionnés, qui cherchent l'extase...
-Oh...
-Le plaisir...
-Continue...
Elle était maintenant adossée contre le cadre en bois.
-La luxure...
Ses bras étaient désormais plaqués le long des poutres.
-La volupté...
Délicatement il referma les sangles autour de ses poignets...
-La jouissance...
Et de ses chevilles.
-Je... Je suis entièrement nue, et solidement attachée...
-Oui, écartelée même.
Écartelée.
Quelque chose venait de se briser en elle. Le doute, la peur, l'appréhension. Elle ne pouvait plus reculer. Elle ne pouvait plus bouger. Elle frissonnait. Le froid, l'angoisse, le désir, l'excitation. Elle était troublée, terriblement troublée.
Soudain il l'embrassa. Langoureuse elle lui rendit alors son baiser, mais d'un geste vif il recula sa bouche.
-Je...
Elle ne savait pas quoi dire.
-Chut... Dit-il d'une voix chaude avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes.
Mais il les retira aussitôt, en dépit des efforts de sa douce captive pour lui rendre son baiser. Ses liens étaient solides et malgré son désir, son envie, elle ne pouvait pas approcher ses lèvres suffisamment près des siennes.
-Mais...
-C'est là tout le charme du jeu... La frustration. Clama-t-il en caressant délicatement l'intérieur de ses cuisses.
-Oh...
Ses muscles se contractaient, sa peau se tendait, mais elle ne pouvait pas bouger, elle ne pouvait pas le toucher.
-L'art de maintenir une femme dans un degré d'excitation tel qu'elle en devient folle, qu'elle en devient brulante de désir et d'appétit... Un appétit que je ne comblerai... Que quand je l'aurai décidé.
-Oh... Gémit-elle en vacillant sous l'action de ses doigts.
-La quête du plaisir est à ce prix. Termina-t-il en faisant glisser sa langue sur la pointe de ses seins.
Sa peau se tendit alors un peu plus. Ses muscles se contractèrent davantage, malgré ses liens, ses entraves. Elle n'avait plus la force de parler, plus le courage de résister. Elle n'était plus qu'une créature lubrique, avide de plaisir et écartelée sur une croix.
La peur, la honte, l'interdit.
Attachée, exposée, offerte.
La contrainte, la soumission.
Elle ne faisait plus qu'un avec lui, avec ses mains, avec sa bouche.
-Oh...
Sa langue venait de descendre un peu plus bas.
-Oui...
Son bassin se cambra. De fines gouttes de sueur perlèrent le long de sa nuque. Elle tremblait littéralement d'excitation. Elle était aux portes de la jouissance, de l'orgasme... Et brusquement il s'arrêta.
La frustration.
-Non, je t'en prie, continue...
Mais il scella ses protestations d'un baiser avant de la regarder droit dans les yeux. Elle ne succomberait au plaisir que quand il l'aurait décidé.
A suivre...
-Mademoiselle, je vous enlève. Avait-il dit.
-Pa... Pardon. Avait-elle bégayé, se demandant si elle avait bien entendu.
-Je vous enlève. Mon taxi vient d'arriver, quittons au plus vite cet endroit. Tous ces gens sont aussi ennuyeux qu'agaçants.
Elle avait hésité, un court et bref instant.
-C'est que... Et puis non, vous avez raison, tous ces gens sont horripilants et la vie est bien trop courte pour leur accorder plus longtemps notre attention. Avait-elle répondu avant d'aller chercher son sac.
Et elle l'avait suivi, dehors, dans le taxi, et enfin dans son appartement. Un magnifique loft, situé au dernier étage d'un immeuble du XIXème, et dont la vue était splendide.
-Je vous sers un dernier verre ?
-Oui, avec plaisir...
Son regard s'était illuminé. Elle ne connaissait cet homme que depuis quelques heures, et pourtant... Ses yeux, ses paroles, ses manières... Elle n'aurait su dire. Mais elle avait littéralement succombé à son charme, et, à présent, elle était assise à côté de lui au milieu de son salon, tenant un verre de vin dans sa main.
-Je...
Il venait de poser ses lèvres sur les siennes.
-Je...
-Chut... Dit-il avant de l'embrasser de nouveau.
Et elle s'abandonna, à sa bouche, à ses mains, à son corps... Elle avait choisi d'être à lui, pour la nuit.
-Qu'est ce qu'il y a derrière ? Demanda-t-elle en émergeant de ses draps.
-Quoi donc ?
Elle pointa du doigt un rideau rouge que les rayons du soleil éclairaient par les interstices des volets.
-C'est en quelque sorte un accessoire, un gadget...
-De quel genre ?
-Tire le rideau, tu verras bien.
-C'est que je...
Il hocha la tête et l'invita d'un signe de main à aller voir. Alors elle se leva. Elle était entièrement nue mais cela ne la dérangeait pas. Puis, d'un geste fébrile elle tira sur la tenture. Derrière, adossé contre le mur, se dressait un cadre en bois constitué de deux solides poutres qui se croisaient en forme de X. Des lanières en cuir étaient fixées à ses quatre extrémités. Deux pour les poignets, deux pour les chevilles.
-C'est bien ce à quoi je pense ? Dit-elle en reculant d'un pas.
-C'est bien ce à quoi tu penses. Répondit-il avec aplomb.
-P... Pourquoi ?
-Certaines femmes apprécient la sensation de contrainte, la soumission...
Elle frissonna brusquement en entendant ces mots.
-Elles aiment être attachées, exposées, offertes...
-Je...
Il se leva à son tour du lit. Lentement, calmement, il s'approchait d'elle.
-La peur, la honte, l'interdit...
Doucement elle reculait vers le mur, vers la croix.
-Mais je...
Il posa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes.
-Il n'y a aucune obligation. Il n'y a que deux adultes, deux amants, fougueux et passionnés, qui cherchent l'extase...
-Oh...
-Le plaisir...
-Continue...
Elle était maintenant adossée contre le cadre en bois.
-La luxure...
Ses bras étaient désormais plaqués le long des poutres.
-La volupté...
Délicatement il referma les sangles autour de ses poignets...
-La jouissance...
Et de ses chevilles.
-Je... Je suis entièrement nue, et solidement attachée...
-Oui, écartelée même.
Écartelée.
Quelque chose venait de se briser en elle. Le doute, la peur, l'appréhension. Elle ne pouvait plus reculer. Elle ne pouvait plus bouger. Elle frissonnait. Le froid, l'angoisse, le désir, l'excitation. Elle était troublée, terriblement troublée.
Soudain il l'embrassa. Langoureuse elle lui rendit alors son baiser, mais d'un geste vif il recula sa bouche.
-Je...
Elle ne savait pas quoi dire.
-Chut... Dit-il d'une voix chaude avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes.
Mais il les retira aussitôt, en dépit des efforts de sa douce captive pour lui rendre son baiser. Ses liens étaient solides et malgré son désir, son envie, elle ne pouvait pas approcher ses lèvres suffisamment près des siennes.
-Mais...
-C'est là tout le charme du jeu... La frustration. Clama-t-il en caressant délicatement l'intérieur de ses cuisses.
-Oh...
Ses muscles se contractaient, sa peau se tendait, mais elle ne pouvait pas bouger, elle ne pouvait pas le toucher.
-L'art de maintenir une femme dans un degré d'excitation tel qu'elle en devient folle, qu'elle en devient brulante de désir et d'appétit... Un appétit que je ne comblerai... Que quand je l'aurai décidé.
-Oh... Gémit-elle en vacillant sous l'action de ses doigts.
-La quête du plaisir est à ce prix. Termina-t-il en faisant glisser sa langue sur la pointe de ses seins.
Sa peau se tendit alors un peu plus. Ses muscles se contractèrent davantage, malgré ses liens, ses entraves. Elle n'avait plus la force de parler, plus le courage de résister. Elle n'était plus qu'une créature lubrique, avide de plaisir et écartelée sur une croix.
La peur, la honte, l'interdit.
Attachée, exposée, offerte.
La contrainte, la soumission.
Elle ne faisait plus qu'un avec lui, avec ses mains, avec sa bouche.
-Oh...
Sa langue venait de descendre un peu plus bas.
-Oui...
Son bassin se cambra. De fines gouttes de sueur perlèrent le long de sa nuque. Elle tremblait littéralement d'excitation. Elle était aux portes de la jouissance, de l'orgasme... Et brusquement il s'arrêta.
La frustration.
-Non, je t'en prie, continue...
Mais il scella ses protestations d'un baiser avant de la regarder droit dans les yeux. Elle ne succomberait au plaisir que quand il l'aurait décidé.
A suivre...