Les papillons noirs
Publié : 08 oct. 2013, 07:10
Coucou 
Comme je suis trop occupé pour l'instant pour écrire la suite de La Malédiction du musée Pergam (une histoire que je posterais ici dans quelques temps), j'ai plutôt fait cette petite histoire. En fait, c'est le pendant opposé de You live for Freedom, But Freedom is a lie. Et elle est écrite à peu près dans le même style.
Bonne lecture
Cours. N'est-ce pas ce que tu voulais ?
Tout au fond de moi, comme un vieillard, un vieil homme, les souvenirs tourbillonnent, les souvenirs me harcèlent.
Tu cours, ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière. C'est de ta responsabilité. Tu fuis la morsure des cordes. Pourtant tu la recherchais avant. Qui a-t-il de changé ?
Tes papillons noirs te suivent. Tes désirs devenus tes ennemis. Tu cherches, mais que cherches-tu ? N'importequoi, n'importequi, n'importequoi, n'importequi, pour t'en cacher. Mais c'est ta responsabilité personnelle. Tu les aimes, et ce pour toujours.
Les nœuds, les cordes, le tissu. C'est ça qui n'a jamais cessé de te hanter. Le glissement des liens sur ta peau, ta force contenue. Te sentir une femme belle et désirable, à la merci de ton adorable prédateur. Tu as longtemps aimé cela, et tu ne l'as jamais désavoué.
T'en souviens-tu ? Moi, je me souviens. Tu aimais passer des moments interminables prisonnière de la douce agressivité des cordes. Ton corps nu réclamait leurs caresses, comme jamais il n'avait rien réclamé auparavant.
Pourtant tu cours. Mais pourquoi ?
Quand a été le moment de trop ? Si tu avais satisfait ta faim de ligotage, il aurait fallu le dire. Mais il est trop tard maintenant, tu as commis l'irréparable.
Tu t'es enfuie. Une première fois. C'était déjà beaucoup trop.
Tu as quitté notre maison. Tu as couru dans les rues de nuit. Tu as essayé de trouver quelqu'un pour t'aider. Tu les as vu, au loin, les uniformes de police. Tu as voulu rusher vers eux, mais il était déjà trop tard, j'étais sur toi. A travers la paume de ma main, tu as essayé de hurler, tu t'es débattu pendant que je te ramenais inexorablement vers notre foyer. Comme si tu avais voulu te libérer. Mais si tel était vraiment ton désir, tu y serais arrivé. Ce n'était pas moi qui était plus fort que toi, c'était ta volonté qui était trop faible.
Les cordes, à la fois ta récompense et ta punition, ont évidemment suivies. Tandis que tu étais ligotée sur cette chaise que tu aimes tant, tu as hurlé. Tu voulais me faire croire à un cri de détresse, mais je savais ce que tu voulais. Tu désirais cette balle destinée à te réduire au silence, et tu l'as obtenue.
Tu as pensé que j'étais le responsable, le coupable qui t'emprisonnait. Mais c'est faux, je ne suis que le plus gros de tes papillons noirs, le plus gros de tes désirs inavoués.
Tu cours, comme tu l'as déjà fait plusieurs fois.
Tu as fuis encore et encore. Jamais tu n'y parvenais, car toujours je te rattrapais. Ou plus exactement, toujours tu te laissais rattraper, car les papillons noirs t'encombraient. Au fond, tes fugues n'étaient que des prétextes pour me donner une raison de te capturer à nouveau. Tu as toujours cherché la contrainte des cordes, l'impuissance et l'immobilité de tes membres, tandis que je te serrais dans mes bras en te priant de ne jamais t'enfuir à nouveau.
A chaque fois tu as finie ligotée. Et pourtant tu as toujours recommencé.
Parfois, quand ton bâillon t'étais brièvement retirée, tu me suppliais de te laisser t'en aller. Tu me disais que tu en avais assez de ce jeu, que tu voulais partir. Tu pleurais même parfois. Mais je savais qu'il ne fallait pas te prendre au sérieux, et que ton amour des cordes était plus fort que tout. Je fais ça pour ton bien et le mien. Pour notre bien.
Et je n'hésiterais jamais à le faire. Tu seras de nouveau ma captive, autant de fois que tu parviendras à t'enfuir, car je sais que tu ne peux vivre qu'ainsi. Tu aimes trop les liens pour t'en passer, tout comme moi.
Te rends-tu compte d'à quel point tes fugues ont été nombreuses ? Ne t'es-tu jamais rendu compte que tu tournais en rond ? Et tu continues. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle.
Cours, essaye de me fuir. Je suis l'ombre de ton ombre, tu es l'ombre de notre amour.
Si tu parviens à me semer, jamais tu n'échapperas à tes papillons noirs. Le désir des cordes est beaucoup trop fort.
Mais jamais tu ne parviendras à m'échapper, car jamais tu n'y es parvenue.
Recherche n'importequoi, n'importequi, c'est de ta responsabilité, mais tu ne trouveras rien. Tu ne peux me fuir, car tu te poursuis toi-même.
En fait, continue. Cette fois ne rendra que ta chute plus savourable. J'aimerais ta fin, toi tu l'adoreras comme jamais tu n'as aimé que le bondage.
En toute honnêteté, cela n'est qu'un jeu pour moi. Expire, enveloppe-nous, enlace-moi. Tout cela n'est que pur amusement, tu le sais aussi bien que moi. Que tu ais envie de fuir, et que cette envie soit réelle, cela n'y changera rien.
Tu pensais que j'abandonnerais ? Pourquoi rejetterais-je mon divertissement favori ?
Cours.

Comme je suis trop occupé pour l'instant pour écrire la suite de La Malédiction du musée Pergam (une histoire que je posterais ici dans quelques temps), j'ai plutôt fait cette petite histoire. En fait, c'est le pendant opposé de You live for Freedom, But Freedom is a lie. Et elle est écrite à peu près dans le même style.
Bonne lecture

Cours. N'est-ce pas ce que tu voulais ?
Tout au fond de moi, comme un vieillard, un vieil homme, les souvenirs tourbillonnent, les souvenirs me harcèlent.
Tu cours, ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière. C'est de ta responsabilité. Tu fuis la morsure des cordes. Pourtant tu la recherchais avant. Qui a-t-il de changé ?
Tes papillons noirs te suivent. Tes désirs devenus tes ennemis. Tu cherches, mais que cherches-tu ? N'importequoi, n'importequi, n'importequoi, n'importequi, pour t'en cacher. Mais c'est ta responsabilité personnelle. Tu les aimes, et ce pour toujours.
Les nœuds, les cordes, le tissu. C'est ça qui n'a jamais cessé de te hanter. Le glissement des liens sur ta peau, ta force contenue. Te sentir une femme belle et désirable, à la merci de ton adorable prédateur. Tu as longtemps aimé cela, et tu ne l'as jamais désavoué.
T'en souviens-tu ? Moi, je me souviens. Tu aimais passer des moments interminables prisonnière de la douce agressivité des cordes. Ton corps nu réclamait leurs caresses, comme jamais il n'avait rien réclamé auparavant.
Pourtant tu cours. Mais pourquoi ?
Quand a été le moment de trop ? Si tu avais satisfait ta faim de ligotage, il aurait fallu le dire. Mais il est trop tard maintenant, tu as commis l'irréparable.
Tu t'es enfuie. Une première fois. C'était déjà beaucoup trop.
Tu as quitté notre maison. Tu as couru dans les rues de nuit. Tu as essayé de trouver quelqu'un pour t'aider. Tu les as vu, au loin, les uniformes de police. Tu as voulu rusher vers eux, mais il était déjà trop tard, j'étais sur toi. A travers la paume de ma main, tu as essayé de hurler, tu t'es débattu pendant que je te ramenais inexorablement vers notre foyer. Comme si tu avais voulu te libérer. Mais si tel était vraiment ton désir, tu y serais arrivé. Ce n'était pas moi qui était plus fort que toi, c'était ta volonté qui était trop faible.
Les cordes, à la fois ta récompense et ta punition, ont évidemment suivies. Tandis que tu étais ligotée sur cette chaise que tu aimes tant, tu as hurlé. Tu voulais me faire croire à un cri de détresse, mais je savais ce que tu voulais. Tu désirais cette balle destinée à te réduire au silence, et tu l'as obtenue.
Tu as pensé que j'étais le responsable, le coupable qui t'emprisonnait. Mais c'est faux, je ne suis que le plus gros de tes papillons noirs, le plus gros de tes désirs inavoués.
Tu cours, comme tu l'as déjà fait plusieurs fois.
Tu as fuis encore et encore. Jamais tu n'y parvenais, car toujours je te rattrapais. Ou plus exactement, toujours tu te laissais rattraper, car les papillons noirs t'encombraient. Au fond, tes fugues n'étaient que des prétextes pour me donner une raison de te capturer à nouveau. Tu as toujours cherché la contrainte des cordes, l'impuissance et l'immobilité de tes membres, tandis que je te serrais dans mes bras en te priant de ne jamais t'enfuir à nouveau.
A chaque fois tu as finie ligotée. Et pourtant tu as toujours recommencé.
Parfois, quand ton bâillon t'étais brièvement retirée, tu me suppliais de te laisser t'en aller. Tu me disais que tu en avais assez de ce jeu, que tu voulais partir. Tu pleurais même parfois. Mais je savais qu'il ne fallait pas te prendre au sérieux, et que ton amour des cordes était plus fort que tout. Je fais ça pour ton bien et le mien. Pour notre bien.
Et je n'hésiterais jamais à le faire. Tu seras de nouveau ma captive, autant de fois que tu parviendras à t'enfuir, car je sais que tu ne peux vivre qu'ainsi. Tu aimes trop les liens pour t'en passer, tout comme moi.
Te rends-tu compte d'à quel point tes fugues ont été nombreuses ? Ne t'es-tu jamais rendu compte que tu tournais en rond ? Et tu continues. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle. Tu tournes en rond, ce n'est que ta responsabilité personnelle.
Cours, essaye de me fuir. Je suis l'ombre de ton ombre, tu es l'ombre de notre amour.
Si tu parviens à me semer, jamais tu n'échapperas à tes papillons noirs. Le désir des cordes est beaucoup trop fort.
Mais jamais tu ne parviendras à m'échapper, car jamais tu n'y es parvenue.
Recherche n'importequoi, n'importequi, c'est de ta responsabilité, mais tu ne trouveras rien. Tu ne peux me fuir, car tu te poursuis toi-même.
En fait, continue. Cette fois ne rendra que ta chute plus savourable. J'aimerais ta fin, toi tu l'adoreras comme jamais tu n'as aimé que le bondage.
En toute honnêteté, cela n'est qu'un jeu pour moi. Expire, enveloppe-nous, enlace-moi. Tout cela n'est que pur amusement, tu le sais aussi bien que moi. Que tu ais envie de fuir, et que cette envie soit réelle, cela n'y changera rien.
Tu pensais que j'abandonnerais ? Pourquoi rejetterais-je mon divertissement favori ?
Cours.