Paula Péril – Les Momies de la Nuit

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ewtuning
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Paula Péril – Les Momies de la Nuit

Message par ewtuning »

Paula Péril – Les Momies de la Nuit
Paris, 16ᵉ. 01h30.
7 cambriolages, 7 femmes seules. Même signature : avant de partir, "Les Emballeurs" momifient leur victime.
Mais pas toujours pareil. La Crim’ a noté le code couleur :
• Victimes 1, 4, 7 : ruban adhésif blanc, type gaffer. 50mm de large. Silencieux.
• Victimes 2, 5 : ruban adhésif argent, duct tape renforcé. Celui qui arrache la peau.
• Victimes 3, 6 : ruban adhésif noir, toilé, électrique. Plus fin, plus de tours.
Paula Péril enquête. Pull rouge moulant, jupe noire crayon, bottes noires. Elle dort chez Camille Verne, la cible n°8. Planque avec la BRI.
02h14. Ils entrent.
La BRI est neutralisée au taser. Paula est seule.
Deux mecs, cagoulés. Un rouleau dans chaque main. Le chef sort un rouleau noir.
"Pour toi, Paula... on a gardé le premium. Le noir. Comme ta jupe."
La prochaine victime, c’est elle – Version Ruban Noir
Ils ne volent rien. Ils emballent.
Ils la jettent sur le lit. Le scotch noir crisse quand il se décolle. Crrrrak.
Chevilles : Ils plaquent ses bottes noires l’une contre l’autre. 12 tours de ruban noir. Serré à bloquer la circulation. La botte devient un bloc.
Genoux : Ils remontent sa jupe noire de 5cm, scotchent directement sur la peau. 10 tours. Ça tire. Ça brûle.
Cuisses → Hanches : Le rouleau mord sa jupe, remonte. Chaque tour claque. Le noir sur le noir, on ne voit plus où commence le scotch.
Poignets : Ramenés sur le ventre. Croisés. Scotchés ensemble, puis au torse. 8 tours de ruban noir. Puis ils continuent : coudes bloqués, épaules, buste. Son pull rouge disparaît sous les bandes noires brillantes. Encore. Encore. 20 tours au total.
En 5 minutes, Paula n’est plus qu’un fuseau noir et rouge, luisant. Momifiée de la tête aux pieds. Seule sa tête dépasse.
Bâillon : Un morceau de sa propre jupe découpé, enfoncé dans la bouche. Puis 5 bandes de ruban noir, de la nuque au nez. Le noir sur sa peau. Elle respire par le nez. Juste.
Le chef colle une dernière bande en travers de son front : "Édition limitée Paula Péril."
Ils partent. Porte ouverte.
Des heures, seule
Allongée. Le ruban noir, c’est le pire. Il ne donne aucun jeu. Il chauffe avec le corps et se rétracte. Au bout d’1h, Paula a l’impression d’être dans un étau. Chaque inspiration décolle légèrement le scotch... qui se replaque en claquant.
Aucune possibilité de se défaire. Le duct tape noir, toilé, c’est fait pour tenir des câbles de 20 000 volts. Alors une journaliste de 55kg...
Elle pense aux autres victimes :
• Mme Durand, 67 ans, ruban blanc : 6h d’angoisse. Marques parties en 2 jours.
• Léa, 24 ans, ruban argent : 4h. Peau arrachée aux poignets. Cicatrices à vie.
• Elle, Paula : ruban noir. Le "premium".
05h47. Camille rentre. Hurle. BRI. Pompiers.
Il faut 35 minutes, du solvant et un scalpel pour la décoller. Le ruban noir part avec la peau. Quand on retire le bâillon, Paula a la bouche en sang.
Premier mot : "Gant gauche... index... cicatrice. J’ai senti sous le ruban noir."
72h plus tard, les 3 frères "Emballeurs" sont arrêtés. Dans leur cave : 3 cartons. Blanc, Argent, Noir. "Pour chaque cliente, son coloris", a dit le petit frère.

Interview – 1 Mois Après
Émission "C à Vous", France 5
Présentée par Anne-Élisabeth Lemoine
Plateau : Paula. Pull rouge, jupe noire neuve, bottes noires. Gros plans sur ses poignets : traces roses de ruban adhésif.
Anne-Élisabeth Lemoine : Paula Péril. "Les Emballeurs". Ils momifient leurs victimes avec du ruban adhésif. Blanc pour les retraitées, argent pour les jeunes, noir pour vous. Pourquoi ce code couleur?
Paula Péril : [elle touche sa jupe] Selon eux, "pour s’adapter". Le blanc, discret, pour les mamies. L’argent, qui arrache, pour "punir" les étudiantes. Et le noir... le noir c’était pour moi. "Premium", ils ont dit. Parce que je suis journaliste. Parce que je suis en jupe noire. Ils ont assorti le ruban à ma tenue. Des psychopathes décorateurs.
Anne-Élisabeth : Le ruban noir, toilé. Les légistes ont dit "le pire". Vous confirmez?
Paula : Je confirme. Le blanc, ça se déchire. L’argent, ça cisaille. Le noir... le noir, ça scelle. C’est fin, donc ils font plus de tours. 20 tours sur le torse. Au bout d’1h, tu es cuite sous vide. Ton propre pull rouge devient un four. Et ça ne bouge pas. Zéro millimètre de jeu. T’es un statue. Un objet.
Anne-Élisabeth : Bâillonnée avec un morceau de votre jupe, puis 5 bandes de scotch noir. Vous avez cru mourir?
Paula : J’ai cru mourir quand le scotch s’est rétracté sur mon nez. Le noir, il chauffe vite. Il m’a plaqué les narines 2 secondes. 2 secondes, c’est long quand t’es momifiée. J’ai forcé. J’ai rouvert un passage à l’air. En m’arrachant la peau. Mais j’ai respiré.
Anne-Élisabeth : Vous parlez des autres victimes. Vous avez pensé à elles, ligotée?
Paula : Tout le temps. Je me disais : "Mme Durand a tenu 6h en blanc. Léa a tenu 4h en argent. Moi je tiendrai 6h en noir." C’est débile, mais ça m’a fait tenir. Le code couleur est devenu mon compte à rebours.
Anne-Élisabeth : Séquelles?
Paula : [elle montre ses bras] Le noir part avec l’épiderme. J’ai des marques. [elle tape sa tempe] Et je ne supporte plus le bruit d’un rouleau de scotch. Crrrrak. Ça me remet direct sur le lit. Mais je vis. Eux, ils prennent 15 ans. En blanc, argent ou noir, la cellule c’est gris.
Anne-Élisabeth : Toujours en pull rouge, jupe noire, bottes noires?
Paula : ** Toujours. Si j’arrête à cause d’un rouleau de scotch noir, ils gagnent. Et puis... [elle sort un coupe-sangle de sa botte]... maintenant, le noir, c’est moi qui le coupe.[sourit]
Anne-Élisabeth : Un mot pour les victimes?
Paula : [regarde la caméra] Qu’on vous ait emballée en blanc, en argent ou en noir... vous n’êtes pas un colis. Vous êtes la preuve. Et grâce à vous, "Les Emballeurs" sont sous emballage judiciaire.
Anne-Élisabeth : Paula Péril, merci.
Paula : Merci Anne-Éli. Et vérifiez vos tiroirs : si vous avez 3 couleurs de scotch... appelez la police.

rocame
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Re: Paula Péril – Les Momies de la Nuit

Message par rocame »

J'adore, tout simplement !

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