Un dimanche de novembre

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stephanie
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Ce que j'adore : Beaucoup de choses en fait, même si je suis une fan des blouses nylon et de la soumission. Surtout être ligotée strictement et bâillonnée, à la merci d'un maître ou une une maîtresse exigeant(e), avec caresses et punitions alternées. Mais j'aime aussi dominer et avoir à mes pieds une soubrette attendant mon bon plaisir.
Ce que je déteste : Les relations uro-scato, la violence non consentie, la vulgarité, les a priori sur les autres.

Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

J'adore lire les histoires postées sur ce site.
A mon tour de me lancer, en espérant que celle-ci plaira au moins à quelques-un(e)s d'entre vous.
Attention, cette histoire a déjà été postée sur d'autres sites, mais j'en suis bien l'auteure.


Un dernier coup d'oeil dans la glace : décidément, ce tailleur jupe longue et droite et veste cintrée me va très bien. Finissant resserrée juste sous mes genoux, la jupe entrave un peu mes pas, mais elle me fait une silhouette divine; Avec un chemisier en satin blanc, une large ceinture de cuir noir à grosse boucle et mes nouveaux escarpins, sans me vanter, je suis plutôt jolie. Il ne me reste plus qu'à enfiler mon trench-coat pour sortir affronter cette matinée pluvieuse de début novembre.
-"Chérie, que fais-tu ?"
C'est Paul, mon mari, qui m'interpelle depuis le haut des escaliers menant à l'étage de notre maison.
-"Et bien, je m'apprête à partir pour la messe de 10 H".
-"Hein, mais avec le changement d'heure de cette nuit, il n'est pas dix heure moins le quart mais neuf heure moins le quart ...".
Zut je l'avais oublié
-"... Et ensuite poursuit-il, tu ne m'avais pas dit que tu allais à la messe aujourd'hui".
-"Mon chéri, je te rappelle qu'il y a un dimanche par semaine". Je sais, je viens d'être un peu ironique mais j'en ai assez de ce débat toujours recommencé. Croyante et pratiquante, je voudrais aller chaque dimanche à la messe ce qui a le don d'énerver Paul. Non seulement il ne m'accompagne pas, mais il me traite de grenouille de bénitier et se plaint de ce que cette contrainte nous bloque tous nos week-ends. Comme j'y suis allée dimanche dernier, Paul avait sans doute espéré que je n'irais pas aujourd'hui.
Quoi qu'il en soit, je suis en avance d'une heure. Que faire ? Bon, je vais aller m'occuper de la cuisine. Cela m'étonnerait que Paul ait débarrassé le petit-déjeuner. Et je vais commencer à préparer le déjeuner.
J'ôte ma veste et je passe la blouse nylon accrochée derrière la porte de la cuisine pour ne pas me tâcher : d'un orange un peu électrique, descendant jusqu'au genou, boutonnée aux poignets et jusqu'au ras du cou, elle me protège presque entièrement. Bien qu'elle soit dotée d'une ceinture que je viens de nouer, j'ajuste en plus autour de mes reins un petit tablier blanc, serré. Pour être en blouse de travail, je n'en suis pas moins coquette ; ce tablier-taille tend le tissu de la blouse et met en valeur mes formes, mes seins... Je commence à ranger les affaires du petit-déjeuner dans le bruissement du nylon de ma blouse.
Depuis que j'ai trouvé dans un carton de vêtements acheté en salle des ventes un lot de blouses nylon datant des années 60 ou 70, je suis folle de ce vêtement. Dès que je rentre à la maison, j'en passe une. J'adore le toucher du nylon de mes blouses, le look femme d'intérieur qu'elles me donnent : j'ai l'impression d'être ainsi l'archétype de la femme au foyer attendant sagement le retour de l'homme de la maison. J'en viens presque parfois à regretter de ne pas être réellement femme au foyer ou femme de ménage, voire soubrette, pour pouvoir profiter du frou-frou de mes blouses nylon toute la journée. C'est une tenue qui sied mal à une jeune cadre dynamique...
Mais dès la porte de la maison franchie, je quitte tailleurs, chemisiers et autres vêtements correspondants à ma fonction sociale pour mon cher nylon.
Paul, un peu surpris au départ s'y est vite fait. Depuis que j'en porte il me dit qu'il me trouve plus femme, plus câline et plus sexy. Cela stimule sa libido de mâle inquiet de son pouvoir. Nous faisons plus souvent l'amour depuis que je m'emblouse de nylon à la maison. Le fantasme de la soubrette dominée par son maître n'est pas qu'une légende et si Paul ne l'avait pas au départ, il s'y est vite fait. Depuis quelques semaines, il a même introduit ce qu'il appelle du bondage dans nos ébats. Il me demande parfois si je veux bien être attachée et bâillonnée et une fois que je suis réduite à l'impuissance, il me prend avec plus de force encore. Ce qui m'inquiète, c'est qu'il me semble que je commence à y prendre goût : hier soit, j'ai presque regretté qu'il m'ait fait l'amour sans m'attacher. Je n'ai toutefois pas osé le lui suggérer.
Perdue dans mes rêveries, j'en ai terminé avec le petit-déjeuner, et il n'est que 9H05. Il me reste encore du temps. L'évier de cuisine est sale et j'ai le temps de le nettoyer. Je sors le gel javel et enfile mes gants mapa rose. Ils ne vont pas très bien avec l'orange de la blouse mais je ne peux arriver à l'église les mains sentant la javel !
-"Que fais-tu ?"; c'est Paul entré dans la cuisine qui vient de me poser cette question.
Sans me retourner je lui réponds que dans la mesure où j'ai le temps avant de partir, je vais nettoyer l'évier.
Paul vient se blottir derrière moi et commence à me caresser. Lui et moi adorons ces caresses sur le nylon. Je pose la bouteille de gel avec javel.
"Tu es sure que tu veux partir ?" me demande-t-il.
"On ne va pas remettre ça !". Mais je nuance la fermeté de ma réponse en renversant ma tête sur son épaule.
Je sens alors Paul se dégager un peu, faire glisser ses mains qui étaient sur mes épaules le long de mes avant-bras, jusqu'à mes coudes qu'il tire doucement mais fermement en arrière.
"Ehh !".
Sans tenir compte de mon petit cri, Paul a maintenant saisi mes bras puis mes poignets qu'il croise l'un sur l'autre derrière mon dos, tout en me bloquant contre l'évier de cuisine.
"Que fais-tu ?" lui dis-je alors que je ne devine que trop bien ce qu'il commence à faire.
Et effectivement, tenant mes poignets l'un contre avec l'une de ses mains, il commence à les attacher avec son autre main à l'aide d'une corde qu'il enroule plusieurs fois autour de mes poignets.
"Tu vois bien ma chérie, je t'attache les mains dans le dos".
"Oh, ce n'est pas le moment, lâche-moi". Mais bien loin d'arrêter Paul continue et je sens les cordes emprisonner mes poignets, se serrer
"Aïe, tu serres trop fort"
"C'est que je n'ai pas envie que tu t'échappes dit-il, mais j'ai presque fini"
Effectivement, je sens s'enlever la main qui tenait mes poignets l'un contre l'autre mais ceux-ci restent néanmoins comme soudés l'un à l'autre : les multiples tours de corde ont remplacé sa main. Un premier petit tiraillement, un deuxième, un troisième. Bien que je ne voie rien, il est évident que Paul vient de terminer par un triple noeud. Paul s'est reculé et j'essaye immédiatement de tirer sur mes poignets. Rien à faire, rien ne bouge. Je cherche avec mes doigts les noeuds qu'il vient de faire mais je ne les trouve pas.
"Je ne pense pas que tu puisses atteindre les nœuds ; je les ai faits côté dos de tes mains, et je les ai bien serrés".
Furieuse, je lui intime l'ordre de me détacher, mais sans répondre Paul me saisit à nouveau et me repousse contre l'évier. J'ouvre la bouche pour crier, mais je n'ai que le temps de voir un objet rouge et noir passer devant mes yeux avant qu'il ne vienne obstruer ma bouche.
"Hmmppf". J'ai reconnu le bâillon boule rouge. J'en ai la confirmation en sentant une forte pression s'exercer sur mes joues puis ma nuque. J'essaye de secouer ma tête mais Paul tient fermement les sangles du bâillon et me bloque toujours contre l'évier. J'essaye de ruer mais l'étroitesse de ma jupe bloque bien vite mon coup de pied d'ailleurs donné dans le vide.
"Allons, cela ne sert à rien de s'énerver" me dit Paul calmement. Et effectivement, en dépit de mes efforts, je sens les sangles se serrer encore, puis le léger relâchement correspondant au bouclage. Paul se recule à nouveau, comme pour contempler son oeuvre. J'essaye de recracher la boule rouge du bâillon, mais je me rends vite compte que Paul l'a mis au cran maximum, celui qui marque rapidement commissures des lèvres, joues et nuque et qui ne me permet pas de recracher cette grosse boule rouge, d'enlever le bâillon sans les mains.
Je me retourne vers Paul pour essayer de lui faire comprendre qu'il faut que ce jeu cesse tout de suite, mais Paul a visiblement une autre idée en tête. Il sort d'un sac qu'il avait discrètement posé sur la table de la cuisine en entrant une paire de menottes des chevilles. Je comprends ce qu'il veut faire et j'essaye de mettre la table entre lui et moi. Mais mains liées derrière le dos et la démarche entravée par ma jupe, il a vite fait de me rattraper, de saisir un bras, puis l'autre. Je lui tourne toujours le dos. Sentant qu'il me lâche un bras pour se baisser tout en me retenant encore par l'autre, j'écarte alors au maximum les jambes pour ne pas lui permettre d'entraver mes deux chevilles si facilement. Effectivement je sens un cercle de métal se fermer sur ma cheville gauche, la courte chaîne se tendre et j'entends Paul m'ordonner "Rapproche l'autre cheville". "Hmmppf". Je secoue la tête négativement.
"Ce n'est pas grave, mais c'est toi qui l'auras voulu". Paul se redresse, met ses mains sur mes épaules et appuyant de toutes ses forces m'oblige à plier et je me retrouve vite à genoux puis étendue sur le carrelage, face contre sol. Je sens alors Paul s'asseoir sur mes jambes. "Hmmmpf", qu'il est lourd, cela me fait mal. Comme s'il avait compris Paul me dit alors, "Oui, ce doit être un peu douloureux alors laisse-toi vite faire". De toute façon, avec le poids de Paul sur les jambes, je ne peux plus guère les bouger et quelques instants après je sens la seconde menotte se refermer sur ma cheville droite dans un cliquetis caractéristique. Paul se relève. J'essaye d'écarter les chevilles à tout hasard, mais non, les menottes ont bien été mises et je sens rapidement la chaîne se tendre et le contact froid du métal sur ma peau malgré mes bas nylon. Pendant ce temps Paul s'est dirigé vers la table. Tournant la tête sur le côté, je le vois revenir avec une nouvelle corde. Oh non pas encore ! Il se penche vers moi, j'essaye de me tourner sur le côté mais Paul a vite fait de me remettre sur le ventre et de me bloquer en posant un pied sur mes fesses. Paul se penche, passe la corde autour de mes poignets et je sens qu'il y fait deux nouveaux noeuds. Il ne sera pas dit que je me rendrai sans essayer de me battre encore. Je tente une ruade en remontant mes deux pieds entravés.
Paul les bloque facilement et me lance ironiquement : "Merci ma belle, tu me facilites le travail"
Mais que fait il ? Je sens qu'il passe la corde au niveau de la chaîne entravant mes chevilles, puis une traction et voici mes jambes tirées vers mes fesses, mes poignets tirés vers mes chevilles. Une traction supplémentaire, mes poignets et chevilles se rapprochent encore : "Hmmmpf".
"J'en ai presque terminé ma belle. Mais c'est toi qui m'a donné l'idée de ce hog-tie en te débattant comme une pouliche en furie". Je sens Paul revenir vers mes poignets, trois nouvelles tractions pour terminer au niveau de mes poignets, mais côté dos des mains et Paul se relève, visiblement satisfait de son oeuvre. Tout en le regardant j'essaye de tirer sur mes liens mais en vain. Ce hog-tie, comme il l'appelle, est diabolique. Je ne peux plus bouger, ni les jambes ni les bras, et me voici à la fois recroquevillée et tendue comme un arc; fébrilement mes doigts cherchent un noeud. Rien. Je ne peux que basculer sur le côté, solution qui n'arrange en rien ma situation. Mon Dieu, je suis dans l'incapacité de me délivrer, complètement immobilisée. Tel ne semble pas être pourtant l'avis de Paul qui revient vers moi avec un large collier de cuir, un rouleau d'adhésif et une nouvelle corde.
Paul pose son matériel sur mon dos et j'entends le bruit de l'adhésif que l'on tire. Que va-t-il me faire ? Une pression au-dessus de mon poignet gauche et je sens Paul faire plusieurs tours d'adhésif. "Tu comprends ma belle, je ne voudrais pas que tu puisses te délivrer en faisant glisser tes gants. Je les solidarise donc avec les manches de ta blouse". Mon dieu, il pense donc à tout. Mais il s'en fait pour rien. Depuis que j'ai les mains liées dans le dos j'ai eu beau tirer et me débattre, rien n'a bougé d'un pouce. Après tout, si cela lui fait plaisir, je ne suis plus à une contrainte près.
Paul boucle ensuite autour de mon cou le large collier de cuir noir. J'ai eu le temps de voir qu'il comportait des anneaux. Une fois les deux sangles serrées, ce collier devient en fait une minerve et limite mes mouvements de tête. "C'est pour ton port de tête ma princesse" me susurre Paul a l'oreille. Princesse, je n'ai pas l'impression d'en être une en ce moment : une princesse commande, se promène dans de belles robes alors que moi je suis complètement immobilisée, sévèrement ligotée et bâillonnée dans une tenue de boniche. Je me fais plutôt l'effet d'une esclave désobéissante que l'on punit ou d'une soubrette surprise par les cambrioleurs venus dévaliser la maison de ses patrons.
"Hmmpf". Cette fois c'est plusieurs tours de corde effectués au-dessus de mon coude gauche qui me font pouffer dans mon bâillon. Un noeud puis le coude droit subit la même opération. Je sens après une nouvelle tension et mes coudes se rapprochent, tirés l'un vers l'autre. Paul effectue un nouveau noeud pour finir de solidariser mes coudes ensemble. Encore une corde bien tendue qui ne permet aucun relâchement. J'ai renoncé à lutter, et comment le pourrais-je d'ailleurs ? Je suis complètement à sa merci. Cela ne me fait pas peur car j'ai pleine confiance en Paul. Il ne me veut pas de mal, seulement s'amuser avec moi. J'aurai ma revanche plus tard, mais pour l'heure il me faut subir. Saisissant la corde qui rapproche mes coudes, Paul tire dessus et m’amène progressivement à la position à genoux. Je baisse la tête, non pas en signe de soumission mais pour le voir rapidement passer autour de mon buste le long reste de la corde ligotant mes coudes, en dessous puis au-dessus des seins.
Je sais qu'il adore ligoter mes seins et je ne déteste pas cette sensation. Paul revient avec une courte corde et la passant entre mes deux seins, il entreprend de rapprocher les cordes passant au-dessus et celles passant sous mes seins. Un double noeud et voici mes seins à leur tour étroitement ligotés. Je sens le bout de mes seins pointer malgré moi et le regard goguenard de Paul s’arrêter sur eux. Comment lui cacher que, par moments, la situation n'est pas pour me déplaire.
Paul me fait à nouveau basculer sur le ventre puis me lance en quittant la cuisine: "J'ai encore deux ou trois choses à chercher, ne bouge pas surtout". Bravo pour l'humour facile. En l'absence de Paul, je me tortille, passe alternativement sur le ventre et sur le côté. Je ne fais que me cogner à une chaise de la cuisine et ne progresse en fait pas d'un pouce. Je retombe toujours au même endroit. Mes jambes maintenues tirées en arrière, dans mon dos, ne me permettent même pas de ramper.
J'arrête, je me rends compte que je suis en nage sous ma blouse qui commence à me coller à la peau au niveau des bras. Bouger ne fait qu'endolorir mes muscles et rentrer les cordes dans ma chair. Il vaut mieux que je me détende pour rendre la position la moins pénible, si cela est possible...

Bouya2

Re: Un dimanche de novembre

Message par Bouya2 »

Ton histoire est très bien écrite :)
La tenue de la bondagette est un peu surprenante, mais après tout pourquoi pas ? Ce qui compte, c'est ce que tu vas en faire ;)

stephanie
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Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

Je suis fan de blouses nylon. J'en ai plusieurs que je porte aussi souvent que possible.
Stéphanie, bondagette en blouses nylon

beaugosse
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Ce que je déteste : que cela dure trop longtemps

Re: Un dimanche de novembre

Message par beaugosse »

C'est curieux, je ne voyais pas exactement ainsi ton héroïne, mais j' aime bien le style. Continue! :langue:

RopeNet

Re: Un dimanche de novembre

Message par RopeNet »

Pas mal :)
M'enfin pour être sûr je pense qu'une petite suite s'impose! Peut-être plus qu'une en faite... :sifflote:

stephanie
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Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

Suite (2)


Paul revient portant un miroir et un réveil. Il me positionne sur le côté, face au radiateur en fonte de la cuisine. Il y adosse le miroir de façon à ce que je puisse me voir toute entière. Il prend encore une corde assez courte l'attache au pied resté visible du radiateur puis en ramène les deux brins qu'il noue à une boucle de mon collier de cuir. Nouvelle précaution inutile : j'ai eu beau me tortiller il y a deux minutes, je n'avais pas bougé de place. Mais là il ne faut même plus y penser. Paul pose ensuite le réveil. 9H35. Il lui a fallu tout ce temps pour me ligoter! Il faut dire que le résultat en vaut la peine. Quand je regarde dans la glace, j'ai du mal à me reconnaître dans cette souillon toute décoiffée, le bas du visage déformé par un bâillon boule qui la fait abondamment baver, la blouse toute fripée avec même un bouton enlevé (cela fait fille négligée), et complètement saucissonnée dans de belles cordes blanches. J'en viens cependant à envier cette fille. Comme j'aimerais être à sa place. Ouh là, je débloque, cette fille c'est moi ! La pénibilité de ma situation ne me le rappelle que trop bien. 9H38. Mais, je vais être en retard à la messe !
Je lance un grand "Hmmmppf".
"Oui, je suis d'accord, toutes ces cordes font chic" me dit Paul, "Tu es à croquer. Tu vas rester ainsi un certain temps, le temps de te faire à l'idée que tu vas rester à ma merci toute cette journée. Tu verras, on va bien s'amuser, tu ne le regretteras pas".
Quoi, rester ligoter toute la journée, je ne l’ai jamais fait ! Jusqu’à présent je ne suis jamais restée attachée plus d’une heure. Oh mon Dieu !
"Hmmmppft"
"Calme toi, tu vas finir par aimer ton sort. Je vais te laisser méditer un peu seule. Avant de te laisser, indique-moi par le regard s'il y a un endroit où je peux intervenir pour te rendre la situation moins désagréable. Mais ne rêve pas, je ne vais pas te libérer".
Quelle corde desserrer ? Il faudrait les desserrer toutes. Je me regarde attentivement dans la glace et ce bouton déboutonné me saute aux yeux. J'essaye bêtement de bouger mes bras pour redonner à ma tenue de bonne ménagère l'aspect stricte qui doit être le sien mais je ne parviens qu'à un ridicule tortillement. Je ne peux évidemment bouger. Je regarde alors fixement ce maudit bouton qui m'obsède tout en maugréant dans mon bâillon. Paul se penche, regarde et finit par comprendre. Éclatant de rire, il me reboutonne ; "Tu es vraiment unique ma belle, te voila saucissonnée comme tu ne l'as jamais été, dans une position contraignante pour un long moment, et tu t'inquiètes pour ton apparence, pour un bouton enlevé à ta blouse de bonniche. Je pense que tu es en train de prendre plaisir à ta situation".
Je lance à Paul qui se relève un regard furieux pour tenter de démentir ses propos, mais il n'a pas l'air dupe. Le voici qui quitte la cuisine, toujours riant.
9H39, 9H42, 9H48, le temps a beau s’écouler bien lentement, même si Paul me libérait maintenant je ne pourrai plus aller à la messe. Je suis courbaturée, en sueur et ce maudit bâillon qui me scie la commissure des lèvres va laisser sa trace pendant des heures. Socialement c'est délicat. À la question "qu'avez-vous sur les joues la chère ?", il est difficile de répondre, "c'est la trace de mon bâillon, quand mon mari me ligote". Et inventer une maladie de peau ou tout autre incident ne convaincra personne.
Nouveau soupir dans mon bâillon : c'est foutu pour la messe, mais il me reste à affronter la journée qui s'annonce, en attendant l'opportunité de se venger.

10H03. Plus de vingt minutes viennent de s'écouler depuis que Paul a quitté la cuisine. Je ferme les yeux, essaye de me détendre pour mieux supporter ma situation.
-"On est calmée à ce que je vois ? C'est bien, une petite séance photos et après, si tu es toujours sage, il y aura une récompense".
Paul est de retour dans la cuisine avec son appareil photo numérique.
-« Je compte sur toi pour qu’elles soient réussies. De toute façon, je ne te libèrerai de ton hog- tie qu’une fois les photos réussies. Et ne me fait pas le coup de fermer les yeux. Même yeux fermés, tes copines et collègues de bureau te reconnaîtraient… ».
À ces mots, je frémis et tente de me débattre dans mes liens, sans succès évidemment. Je ne peux éviter cette séance photos. Du reste, l’idée de garder des souvenirs de mon ligotage me plait bien, à condition que ces photos ne soient vues que par Paul et moi. Paul commence à mitrailler, me demandant de prendre tour à tout un air furieux ou désespéré, ce qui ne me demande que peu d’efforts. Il multiplie aussi les photos en gros plan et n’oublie pas de me les montrer au fur et à mesure, notamment celles de mes poignets et de mon visage. Même si le bâillon boule me déforme le bas du visage et me fait baver abondamment, il est clair que je suis facilement identifiable. Pourvu qu’il ne diffuse pas ces photos…
Paul s’est arrêté. Je sens qu'il triture maintenant les liens de mes poignets et tout d'un coup, miracle, la corde reliant mes chevilles à mes poignets se détend et progressivement je peux me déplier et étendre enfin les jambes. Que c'est bon. J'en soupire de contentement. Roulant sur moi je regarde Paul tendrement et esquisse un merci dans mon bâillon.
"Je n'aime pas les cordes qui traînent" dit Paul. Et joignant le geste à la parole il saisit les deux brins de la corde du hog-tie toujours nouée à mes poignets, les fait passer de part et d'autre de mes hanches et les noues solidement sur mon ventre. J'ai les poignets plaqués dans le creux du dos, mais c'est quand même plus agréable que tirés comme ils l'étaient il y a encore deux minutes. Paul m'observe quelques secondes, se retourne et saisit une nouvelle longue corde blanche sur la table. Oh non, pitié ! Ouf, il a seulement décidé que quelques tours de corde s'imposaient autour de mes cuisse, genoux, jambes et chevilles. Étendue sur le côté je l'observe d'abord remettre en place ma blouse, mon tablier blanc pour les inclure ensuite dans son ligotage. Après bien des tours de corde il finit par une série de noeuds, sur le devant de mes chevilles, inaccessibles même si je reprenais la position du hog-tie. Mon chéri est vraiment attentif à tout. Satisfait, il reprend une série de clichés puis pose l’appareil sur la table de la cuisine
"Bon, maintenant que te voici plus confortablement installée je te laisse, j'ai à faire" dit-il en partant. Laissée une nouvelle fois seule dans la cuisine, je m'observe à nouveau dans la glace.

RopeNet

Re: Un dimanche de novembre

Message par RopeNet »

Mmmm, pas mal :)
Mais jamais deux sans trois :D ...

stephanie
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Pratique : Oui
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Ce que j'adore : Beaucoup de choses en fait, même si je suis une fan des blouses nylon et de la soumission. Surtout être ligotée strictement et bâillonnée, à la merci d'un maître ou une une maîtresse exigeant(e), avec caresses et punitions alternées. Mais j'aime aussi dominer et avoir à mes pieds une soubrette attendant mon bon plaisir.
Ce que je déteste : Les relations uro-scato, la violence non consentie, la vulgarité, les a priori sur les autres.

Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

Suite (3).

Je me vois étendue de tout mon long, entièrement saucissonnée de cordes blanches dans cette grande blouse nylon orange que j'affectionne tant. Jamais Paul ne m'a ligoté comme cela et je ne peux m'empêcher d'admirer son ligotage, aussi esthétique qu'efficace. A intervalles réguliers, plusieurs tours de cordes enserrent mes chevilles, mes genoux, mes cuisses, ma taille, ma poitrine. Par chance les cordes ne cachent aucun des 8 boutons en nacre orange qui ferment ma blouse. Je me sens doublement enfermée, par les cordes et dans cette blouse très couvrante et au nylon épais. Et je dois admettre que j'aime cela.
Suis-je anormale, une dépravée ?
Pour chasser ces idées, par jeu, je fais se tendre les 50 centimètres de la corde reliant mon collier au pied du radiateur. Voilà que je me mets à aimer la tension de cette corde qui se transmet au collier pour me faire sentir toute mon impuissance. Je sens une vague de chaleur naître au plus profond de moi, le plaisir monter en moi. Fébrilement je me bascule sur le ventre pour essayer de m'exciter d'avantage, mais mon frétillement sur le carrelage ne parvient pas à m'exciter suffisamment. C'est trop bête. Je ne viens de réussir qu'à m'endolorir davantage, chaque corde se rappelant à mon bon souvenir. Je m'observe à nouveau dans le miroir. Je suis toujours échevelée, bavante, je sens de la sueur couler dans mon dos, mais les cordes n'ont pas bougé d'un pouce. Je ne savais pas Paul expert en ligotage. Mais où a-t-il appris tout cela ?

Soudain le téléphone sonne. Pourvu que ce ne soit pas mes parents. S'ils voyaient leur fille...
Paul entre dans la cuisine tout en répondant.
"Non, elle est à la messe comme d'habitude. Oui, je peux venir, 11H30 au bar du Carillon pour boire un pot. Ce sera avec plaisir. A tout à l'heure Fred". Il raccroche et se tournant vers moi m'annonce "changement de programme". Va-t-il me libérer ? Je ne suis pas sure de le vouloir.
"Tu vas pouvoir regarder le jour du Seigneur à 11H00, mais une fois que je t'aurai préparée. Je viens d'avoir une idée diabolique". Diabolique ? Mais cela l'était déjà. Qu'a-t-il pu bien inventer ? Finalement, je voudrais qu'il me libère. « Hmmmpf ».


Après avoir ramené le téléphone sur son socle, Paul revient dans la cuisine et commence à me libérer. Il enlève une à une les cordes qui me liaient les jambes et la poitrine. Va-t-il me libérer comme je le souhaitais ? Alors qu’il ne me reste plus que mes menottes de chevilles, la minerve de cuir, le bâillon boule et mes mains liées dans le dos, Paul me fait asseoir puis, passant derrière moi, m’aide à me relever. Ouf, me voici de nouveau debout ; cela fait du bien. À peine le temps de souffler que Paul m’ordonne de me tourner. Je me suis trompée, il ne va pas me libérer…
Que faire sinon obéir ? Entravée comme je le suis, je ne peux ni m’enfuir, ni lui résister. Et le veux-je vraiment ? À petits pas je pivote pour me mettre de dos. Je sens une traction sur mes poignets et Paul me dit : « Lève tes poignets vers le haut ». Je décide de ne pas offrir de résistance et remonte mes poignets vers le haut de mon dos. Paul s’active au niveau de ma minerve puis je sens une nouvelle traction vers le haut : « allez, je suis sûr que tu peux aller plus haut ! ». Paul a dû faire passer la corde dans un anneau de la minerve et il s’en sert maintenant comme d’une poulie. Je pensais que j’avais monté mes poignets au maximum mais les efforts de Paul font encore gagner quelques centimètres. Cela tire fort : « Grmmmph ». Paul est apparemment satisfait et je le sens faire un nœud puis un second, puis un troisième. Il lâche la corde et recule de deux pas pour admirer son œuvre. J’expérimente pour ma part comme cette position est plus contraignante que celle dans laquelle j’étais avant. Simplement liées dans le dos, les mains viennent se placer au niveau de la ceinture dans un creux du dos : la position n’est pas pénible, presque naturelle et les bras ont un peu de jeu. Alors que là, je suis incapable de bouger bras et poignets et je sens les muscles de mes bras se contracter, la tension que j’exerce sur la minerve en essayant de redescendre bras et poignets. Ligoter les bras serait ici inutile : je suis incapable de les bouger, ne serait-ce que pour les décoller de quelques centimètres de mon dos. Mes doigts explorent quelques centimètres de la corde reliant mes poignets à mon cou : elle est tendue et aucune trace de nœud. Je ne suis pas souple au point de pouvoir remonter jusqu’à mon cou. Et je me rends compte qu’en plus cette position me force à me pencher en avant, ce qui ne va pas manquer de mettre ma poitrine à nouveau en valeur.
-« Tourne-toi ».
Nouvel ordre de Paul et nouveaux petits pas de ma part pour lui faire face à nouveau. Il a l’air satisfait. Il passe derrière moi une corde à la main, me fait reculer un peu. Nouveau tiraillement au niveau de la minerve et nouvelle traction, un peu vers le bas. Quand il s’écarte et me dit d’avancer je sens rapidement la corde qui se tend et m’empêche d’aller plus loin. J’imagine qu’il en a attaché l’autre extrémité au radiateur. Comme la minerve limite mes mouvements de tête, je cherche à nouveau à pivoter pour vérifier cette hypothèse.
« Arrête » me dit Paul en revenant vers moi avec deux pinces à linge. Que diable veut-il faire ?
Il prend le bas de ma blouse, la relève et accroche les deux pans au col de ma blouse avec les pinces à linge. « J’ai toujours rêvé de trousser une bonniche » dit Paul ravi de son mot. J’ignore. Évidemment, la blouse est remontée aussi dans mon dos au point que je parviens à en attraper un bout que je froisse entre mes doigts. J’ai bien besoin de ce réconfort. Est-ce pour dégager le bas de la blouse qu’il m’a attaché les poignets si haut ?
Paul déboucle ma large ceinture en expliquant : « Je t’enlève ta jupe droite, elle va trop nous gêner tout à l’heure ». J’aurais bien envie de répondre qu’elle ne me gêne pas moi, mais cela ne ferait qu’un marmonnement de plus. Paul dégrafe maintenant la jupe et je la sens qui glisse le long de mes bas.
« Eh, eh, on va à la messe en corset et porte-jarretelles ? C’est permis ça ?».
Cela devait arriver, Paul vient de découvrir ces dessous que je lui cachais depuis des mois. Je me fais un point d’honneur d’être la plus élégante, notamment à l’office du dimanche et cela passe par une belle silhouette. Et j’ai besoin de ce corset pour affiner ma taille. Et il m’aide à rester bien droite, même si j’ai parfois un peu de mal à le supporter, surtout en été. Mais en novembre…
Et est-ce de ma faute si les corsets ont souvent des porte-jarretelles ? Puisque celui-ci en a, je les utilise. J’ai justement des beaux bas nylon, au touché soyeux. Maintenant, ma jupe est sur mes chevilles…
« Bon tu vas d’abord lever ton pied droit, puis le gauche, pour que je puisse ôter entièrement ta jupe. Ne t’inquiète pas, tu ne tomberas pas, je suis là ». Paul est à mes pieds pour quelques secondes, situation bien agréable dans ma situation, et j’en profite pour le toiser d’un air supérieur. Occupé avec ma jupe, il ne s’en aperçoit pas. Je lève doucement mon pied droit, autant que les menottes de pied me le permettent, puis le gauche, surtout ne pas abîmer ma belle jupe ave mes hauts talons, et voici la jupe enlevée.
« Corset, porte-jarretelles, bas et haut talons pour la messe, c’est un péché d’orgueil non ? Et la petite culotte ne serait pas un peu mouillée ? Pêché de luxure. Tout ceci mérite des punitions qui viendront en leurs temps ».
Quoi, des punitions ! Mais je ne veux pas. Je lance un « mmmph » agressif à Paul autant pour ce qu’il vient de dire que parce qu’il vient de poser ma jupe en boule. C’est bien du mec ça. On voit que ce n’est pas lui qui repasse.
Paul a pris à la place dans un sac posé sur la table un grand foulard en soie qu’il plie tout en passant derrière-moi. Au passage il a ôté la pince à linge et la blouse, que je lâche aussi. Elle retombe, fluide, reprend sa place et mon petit tablier blanc réapparaît. J’ai juste le temps de voir cela car Paul vient de placer le foulard devant mes yeux et fait deux nœuds bien serrés derrière ma tête.
Me voici maintenant complètement aveuglée, en plus du reste.
« Ne bouge pas, je reviens ». J’entends Paul quitter la cuisine puis commencer à monter l’escalier. Pour ma part je ne bouge pas effectivement, moins par obéissance que parce que je cherche à conserver mon équilibre, ce qui est beaucoup plus dur quand on ne voit plus. Je n’essaye même pas de reculer pour chercher à dénouer la corde qui me relie certainement au radiateur. À quoi bon ? Je ne serais pas pour autant délivrée. Et puis, avec mes poignets maintenant liés dans le haut de mon dos, je n’atteindrais certainement pas le haut du radiateur, à supposer que le nœud ne soit pas plus bas… Je me contente de froisser une peu du tissu de ma blouse. J’aime tellement ça.

Bises,
Stéphanie

stephanie
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Ce que j'adore : Beaucoup de choses en fait, même si je suis une fan des blouses nylon et de la soumission. Surtout être ligotée strictement et bâillonnée, à la merci d'un maître ou une une maîtresse exigeant(e), avec caresses et punitions alternées. Mais j'aime aussi dominer et avoir à mes pieds une soubrette attendant mon bon plaisir.
Ce que je déteste : Les relations uro-scato, la violence non consentie, la vulgarité, les a priori sur les autres.

Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

La suite (4)

À nouveau, des pas dans l’escalier. C’est Paul qui revient. Il vient se placer derrière-moi et, alors que je ne m’y attends pas, m’enlace amoureusement et me caresse, jouant avec le tissu de la blouse. C’est très agréable et je m’abandonne contre lui. Je me rends quand même compte que Paul insiste sur mes seins dont les tétons se dressent. Difficile de résister au plaisir. Je sens tout d’un coup que Paul me déboutonne le bouton du haut de ma blouse, puis un autre en descendant, puis un troisième. Il recommence l’opération avec les premiers boutons de mon chemisier. Veut-il me mettre nue ?
Non, il arrête de me caresser, s’enlève de derrière-moi. Quelques secondes plus tard je sens qu’il fait sortir mon sein gauche du corset, le caresse, en agace le téton. Et tout d’un coup une morsure. « Mmmmph ». La douleur va en diminuant mais je sens qu’il y a maintenant quelque chose accroché à mon téton ». Paul s’est attaqué à l’autre sein et je me doute de ce qui va se passer. J’essaye de me dégager mais Paul m’attrape le bras et m’empêche de me contorsionner. « Mmmmmmph », seconde morsure : la surprise est moindre mais pas la douleur.
« Voilà mon amour » dit Paul en réintégrant mes seins dans leur bonnet au prix de nouveaux élancements, puis en reboutonnant entièrement mon chemisier puis ma blouse « je suis monté chercher deux de tes petites pinces à cheveux qui maintenant font de bien jolies petites pinces à seins. Voilà une des punitions annoncées, mais tu vas certainement t’apercevoir aujourd’hui qu’il n’y a pas loin de la douleur au plaisir ».
« Grrmmph », crie-je, car Paul vient de me malaxer les deux seins, réanimant la douleur qui était en train de s’estomper. Le salaud, il ne perd rien pour attendre.
Pendant ce temps Paul a dû détacher la corde qui me retenait au radiateur car je sens maintenant qu’il me tire par devant, comme s’il fallait que j’avance.
« Allez, avance », et là je sens un cinglement sur la fesse droite « mmmmph », puis un second.
Pour ne pas en risquer un troisième je commence à avancer, aussi vite que me le permet la courte chaîne de mes menottes de cheville, tractée par Paul qui tire sur la corde attachée à la minerve. Je ne vois rien, mais je visualise trop bien la situation : me voilà traînée comme bête de somme, ridicule avec mes petits pas et mon buste légèrement penché en avant, avec un muletier qui n’hésite pas à me cingler la croupe. J’ai à peine le temps d’imaginer Paul en muletier pour me consoler de ma triste et humiliante situation que je reçois un troisième coup de badine, sur la fesse gauche. « mmmp ».
« Arrête toi-là » dit Paul. Je m’exécute, trop contente de voire cesser ce manège. Paul me fait avancer encore de quelques centimètres et je sens le haut de mes cuisses rentrer en contact avec ce qui doit être une table. Paul me retire le bandeau et je constate que nous sommes toujours à la cuisine, que nous avons seulement fait le tour de la table et me voici au bout de celle-ci. Une corde blanche qui part de l’autre bout (reliée à au mois un des pieds j’imagine) est posée sur le plateau et son extrémité visible est à trente centimètres de moi.
« Il va falloir que tu te penches » dit Paul.
Je n’obéis pas, mais Paul me courbe de force en disant « et une autre punition, une ». Il saisit la corde sur le plateau et la passe dans l’anneau de devant de ma minerve. Je suis courbée mais pas encore sur le plateau dont je veux éviter le contact avec mes seins. Mais Paul m’appuie encore davantage sur le dos tout en tirant sur la corde reliée à l’autre bout du plateau, pour me forcer à ployer. « ouuuch ». Ça y est, me voici vautrée sur le plateau, la tête tournée vers la gauche, les seins écrasés avec leur pince qui se rappellent à mon bon plaisir. Rageusement, Paul termine de tendre la corde qui me maintient à demi couchée sur le plateau et il termine par deux nœuds que je ne suis pas prête d’atteindre. Il s’enlève un peu et cela me soulage d’un poids. J’essaye de me relever, mais je constate rapidement l’inutilité de mon effort. Au bout de quelques centimètres la corde se tend et m’oblige à me reposer sur le plateau.
Pendant ce temps Paul a enlevé l’anneau des menottes de chevilles qui cerclait mon pied gauche.
« Allez, écarte les pieds ». Il tire sur mon pied pour le rapprocher du pied de table. Quelques tours de cordes et quelques nœuds et voici mon pied gauche attaché. Comme je suis un peu grande, je me trouve dans l’obligation de reculer mon postérieur et de ployer un peu le genou gauche pour que la position soit tenable. Mon pied droit suit le même sort et me voici maintenant ligotée sur et à la table de cuisine, dans une position à nouveau ridicule dans laquelle j’offre mon postérieur à tous les regards. Et si ce n’était que les regards…
Paul passe dans mon champ de vision, ouvre une armoire de la cuisine, prend un verre et se serre à boire. « Tout cela m’a donné soif ! Pas à toi ? » me lance-t-il ironiquement « Comme tu voudras ».
Je maugrée quelques mots bien sentis dans mon baîllon, évitant de trop bouger pour ne pas que les pinces sur mes seins ne provoquent de nouveaux élancements.
Je vois encore Paul saisir une cravache, ma cravache d’équitation, qu’il est allé chercher dans la chambre puis passer derrière moi. C’est avec ma cravache qu’il me cingle ! Décidément je vais boire le calice jusqu’à la lie. Je ne verrai plus les choses de la même façon la prochaine fois que je monterai à cheval.
Paul trousse à nouveau ma blouse, me met un pan de celle-ci entre les doigts en disant de bien la tenir. Je crains le pire. Mais non, je sens quelque chose de dur se presser contre mon vagin. Je suis tellement excitée que je mouille à nouveau et je sens le sexe de Paul me pénétrer.
C’est divin. Mais Paul me saisit par les coudes pour ses va-et-vient et la douleur causée par les pinces sur mes seins s’ajoute au plaisir. Mais c’est trop bon, et puis quoi faire sinon émettre un gémissement de plaisir parfois entrecoupé de gémissements de douleur ? Au moment où je sens la vague monter en moi, Paul se retire et je n’ai pas le temps de maugréer de dépit que je sens immédiatement un, puis deux, puis trois, puis quatre cinglements -je ne compte plus- s’abattre sur mes fesses nues. « Mmmp, mmmp mmmp ». Je n’ai rien vu venir et chaque coup me fait mal. Puis plus rien pendant une seconde, deux secondes, cinq secondes. « oucch ». Une nouvelle série s’abat, cinq sur chaque fesse, là j’ai le temps de compter. À nouveau plus rien. Je ferme les yeux, me demandant ce qui va m’arriver maintenant. Là encore bien que ne voyant rien je visualise la scène, comme si j’étais à la place de Paul. Je me vois liée sur la table, écartelée, la croupe offerte, les fesses rougies, et je dois dire que cette vision m’excite. Sans m’en rendre compte, je bouge lascivement mes fesses et ce que je viens de provoquer inconsciemment ne tarde pas à arriver : une nouvelle série de coups. Mais cette fois-ci mes gémissements sont plus ambigus. Paul s’en rend compte.
« Toi, tu es en train d’apprendre à aimer ta position de soubrette soumise et les punitions qui vont avec. C’est bien ».
Et pour me récompenser Paul me pénètre à nouveau et quelques secondes et va-et-vient après, nous jouissons ensemble, moi en poussant un rugissement d’extase si fort que j’ai l’impression que les voisins ont dû l’entendre malgré le bâillon.
Allongé sur moi comme pour m’écraser un peu plus, Paul me murmure à l’oreille « Et ben, heureusement que tu es bâillonnée parce qu’on aurait rapidement la police avec tes cris ».
J’émerge de mon extase et me rends compte que suis endolorie de partout. Je suis contente que Paul ne m’ait pas libérée avant, mais là ce serait bien.
Bises,

Stéphanie

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Télémaque
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Ce que j'adore : fan de toutes les immobilisations possibles, du Shibari au vacuum bed. j'aime la contrainte des liens, le sentiment de liberté qu'ils confèrent et l'abandon que l'on ressent au fur et à mesure de l'immobilisation.
Ce que je déteste : je n'aime pas trop les suspensions compliquées, ni les positions où l'esthétique prime sur la simplicité et l'efficacité.
Je n'aime pas non plus ceux qui se prennent au sérieux, dans le bondage comme ailleurs.
Localisation : Entre Sud Bretagne et Nord vendée

Re: Un dimanche de novembre

Message par Télémaque »

Je ne suis pas très attiré par les blouses en nylon généralement, mais dans cette histoire, le fétichisme de la matière s'efface au profit du bondage.
C'est une belle histoire, très agréable à lire et excitante. Bravo. :bravo:
Au plaisir de continuer la lecture...
Les liens qui libèrent...

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