Donc, la suite du récit de la rencontre entre Laure et "S".
Bonne lecture
Couchées l’une contre l’autre, les deux jeunes femmes laissent leur esprit divaguer en une douce torpeur, tout en continuant à se caresser mutuellement. Shina la première brise le silence :
- Tu te souviens de notre première rencontre ?
- Bien sûr, comment l’oublier, j’étais morte de trac, et déjà complètement sous ton emprise.
- Tu sais, je n’en menais pas large non plus, surtout quand je t’ai vu sur ta moto, toute de cuir vêtue, pas vraiment l’allure que j’attendais d’une soumise.
- Tu m’as vue arriver ?
- Evidemment, je suis restée collée à ma fenêtre près d’une heure avant que tu n’arrives, puis j’ai entendu le bruit de ta moto.
Lorsqu’ elle est entrée, Laure un mis un peu de temps à s’habituer à l’obscurité de la pièce. Celle-ci était grande, rustique, le sol et les murs en pierres brutes, un plafond haut, orné de poutres massives, et d’un côté, une large cheminée couvrait presque tout un pan de mur.
Les meubles étaient rares, une immense table entourée de bancs, de profonds canapés de cuir autours de la cheminée, et une table basse sur laquelle était posée une théière et des mugs.
- Mets-toi à l’aise. Je te sers un thé ?
- Heu, oui, volontiers merci.
La voix de Laure sonnait bizarrement, le trac, l’écho de la pièce la rendait plus rauque. Elle retira sa grosse veste et s’installa dans l’un des fauteuils face à Shina.
Toutes deux savaient pourquoi elles étaient là, mais de là à en parler directement en face à face… leur discussion à donc commencé de façon plus générale : leurs histoires, leurs métiers ; elles évitaient consciencieusement d’aborder LE Sujet. Et puis le temps faisant son œuvre, les deux jeunes femmes ont pris confiance l’une dans l’autre, la timidité et les doutes se sont estompés : elles retrouvaient celles avec qui elles discutaient librement via MSN. Comme deux anciennes copines, elles ont commencé à aborder les sujets plus intimes : sexualité, expériences, leurs gouts très orientés vers le fétichisme, la domination, et les liens, d’où cela provenait, et pourquoi.
Laure se sentait bien, en confiance, elle osait parler des sujets très personnels dont elle n’avait jamais oser parler librement, sans gêne ni tabou : son gout pour les immobilisations, les contraintes, et ce que cela lui procure, cet état de bien-être et de lâché- prise, les matières nobles : le cuir bien sur , qui la rassure et masque sa fragilité, l’odeur du chanvre aussi , son contact doux et rugueux à la fois ; et enfin l’envi et le besoin de se confier corps et âme à une personne en qui elle aurait une confiance absolue, qui la prendrait en mains sans la juger.
Elles sont restées toute la soirée à discuter de la sorte, naturellement elles s’étaient rapprochées l’une de l’autre, et finalement, alors que la nuit était tombée, Laure était allongée sur le canapé, la tête posée sur les cuisses de Shina qui lui caressait doucement les cheveux, et cela le plus naturellement du monde… celle-ci s’est penché à son oreille :
- Est-ce que tu veux que l’on commence ?
- Là, tout de suite ?
- Pourquoi pas, tu es venue par ça non ? et puis, on a largement entamé les préliminaires il me semble non ?
- Oui c’est vrai, OK allons-y, je te fais confiance.
- Lève-toi et retire ton pull et tes chaussure, garde ton pantalon, je le trouve incroyablement sexy sur toi.
Le ton de la voix de shina avait changé, plus ferme, plus directif, elle était dans son rôle. Laure a obéit, et, à moitié nue -elle ne portait évidemment pas de soutien-gorge, et sa maitresse le savait, elle se présentait devant elle, face à la cheminée.
Shina est allé dans un coin de la pièce où se trouvait un coffre en bois. Elle l’a ouvert et est revenue avec plusieurs écheveaux de corde quelle a posé par terre aux pieds de Laure. Doucement elle lui a susurré à l’oreille :
- Ne crains rien, laisse toi faire et fais-moi confiance. S’il y a quoique ce soit, une peur, une douleur ou juste l’envie d’arrêter, dis le moi et j’arrêterai immédiatement. Je vais faire doux et léger pour la première fois, pas de bâillon évidemment, je veux t’entendre dire ce que tu ressens.
Elle a pris une corde qu’elle a déplié, et doublé, puis s’est placé dans le dos de Laure, toute proche, collée. Elle a attrapé ses poignets, les a joint paume contre paume et les a enserrés avec plusieurs tours de corde. Pas top fort pour ne pas lui faire mal, mais suffisamment pour les attacher solidement. Deux tours entre les poignets pour sécuriser le tout, et un nœud ferme et définitif. Laure sentait ses mains prises au piège, et elle avec. Son excitation et son angoisse montaient, rendant sa respiration saccadée. Shina, se colla encore plus à elle, sa bouche contre son oreille :
- Alors ma belle, tu aimes je le sens. Tu es très réceptive, nous allons faire des choses magnifiques toutes les deux. Laisses moi continuer.
Prenant une deuxième corde, elle entreprit de lui lier les bras au-dessus des coudes, obligeant sa captive à se camber. Elle serra ses cordes sans pour autant les faire se toucher, ne connaissant pas les limites de sa proie. Après avoir sécurisé les liens fermement, arrachant un petit cri de surprise à Laure, elle prit une troisième corde, plus longue que les deux précédentes, qu’elle enroula doucement autours de son buste et de ses bras. Elle fit plusieurs tours, tantôt au-dessus de la poitrine, tantôt en dessous, faisant ainsi ressortir ses seins, dont les extrémités ressortaient déjà sous l’excitation. Les bras de laures, serrés l’un contre l’autre se trouvaient ainsi soudés à son buste. Shina sécurisa l’ensemble en faisant passer les brins entre le dos et les bras, puis les noua, aussi fermement que les autres liens.
Laure sentait la tension des cordes sur ses poignets, ses bras, ses seins, elle savait qu’il lui était impossible e se libérer seule : les entraves étaient réelles, non feintes, serrés sans être douloureuses ; et elle se sentait bien ainsi, comme dans une étreinte rassurante, sensuelle.
Shina, toujours collée à elle l’entraina vers l’un des canapés. Elle s’assit la première et aida laure à s’assoir sur ses genoux.
- Comment te sens tu ma belle ? je sais que tu aimes, mais je voudrais te l’entendre dire.
- J’adore Maitresse.
C’était sorti tout seul, naturellement, comme une évidence. Shina, Princesse S, était SA Maitresse, celle qu’elle recherchait depuis si longtemps sans jamais se l’être avoué. Et elle était incroyablement bien entre ses mains, tout contre elle, comme si elle l’avait toujours connue.
Shina, à la fois surprise et confortée par les paroles de Laure entreprit de la caresser doucement. Le visage, les bras ; ses mains effleuraient de temps en temps sa poitrine, faisant gémir de bien-être sa soumise . Elle se calla encore plus contre elle, et ses mains se mirent à parcourir l’ensemble de son corps, passant de la peau nue, barrée de chanvre, au cuir de son pantalon, en se focalisant, à travers la douce matière animale, entre les cuisses.
Laure s’abandonnait complètement comme elle ne l’avait jamais fait, aux caresses de celle qu’elle avait osé appeler Maitresse, elle espérait que ce moment ne s’arrête jamais.
En repensant plus précisément à cet épisode, la première étape de leur relation si particulière, Laure se rapproche encore de Shina et leurs caresses se font plus intimes encore …
Les liens qui libèrent...