Pour ma part, si c'est ma partenaire qui m'impose les liens, je fantasme sur le fait qu'elle m'aime si tant qu'elle est prête à prendre soin de moi dans les plus petits détails et à combler mes moindres désirs même ceux que j'exprime à travers le baîllon.

Je ne me leurre pas par contre sachant parfaitement bien qu'elle aime aussi, durant ce don, m'imposer ses vues et ses volontés pour bien me faire comprendre qui, en ce moment même, mène et que je ne dois pas avoir d'illusion, que je fais bien de filer doux sinon, elle est prête à me remener dans le bon chemin, le sien.
S'il s'agit d'auto bondage, je m'imagine prisonnier, captif impuissant, où je dois et devrai souffrir la suite des évênements sans rien pouvoir en infléchir la direction. C'est super et affligeant à la fois. Ça peut partir bien innocemment par le port d'une paire de menottes qui limite mes mouvements et, au fur et à mesure qu'évoluent mes fantasmes, des liens peuvent compléter cet élément déclencheur. Il m'est arrivé ainsi de me retrouver complètement immobilisé, à la merci d'un tortionaire fou qui me fait patienter ainsi toute une nuit avant de me libérer. D'autres fois, ce n'est que le confort et l'inusité de la situation qui me fait voir différemment les gestes simples du quotidien sans plus rêver.
Vous, seul ou avec un partenaire, comment fantasmez-vous votre présent ligoté ?