Un dimanche de novembre

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Toutenkit

Re: Un dimanche de novembre

Message par Toutenkit »

Un vrai bon moment passé à te lire :bravo:

Continue à écrire, ca vaut le coup !

stephanie
Amateur(trice) de JdL
Messages : 133
Inscription : 04 juin 2015, 08:24
Pratique : Oui
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Ce que j'adore : Beaucoup de choses en fait, même si je suis une fan des blouses nylon et de la soumission. Surtout être ligotée strictement et bâillonnée, à la merci d'un maître ou une une maîtresse exigeant(e), avec caresses et punitions alternées. Mais j'aime aussi dominer et avoir à mes pieds une soubrette attendant mon bon plaisir.
Ce que je déteste : Les relations uro-scato, la violence non consentie, la vulgarité, les a priori sur les autres.

Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

Merci pour vos encouragements.
La suite (mais pas encore la fin).

« Bon passons à la seconde étape du plan » annonce Paul en se relevant. J’adore ce « nous » alors que c’est lui qui décide et moi qui subis depuis, depuis… Depuis combien de temps au fait ?
Pour le savoir, je soulève mon visage et le tourne vers la droite. La pendule de la cuisine indique 10h40. Je pensais qu’il était plus tard, midi…
Paul est sorti de la cuisine, mais revient déjà.
Sans mot dire il se met derrière moi et je sens qu’il met quelque chose autour de la taille. Une ceinture qu’il boucle par devant. Puis il farfouille la boucle comme s’il y attachait quelque chose. Une nouvelle corde. Comment ne pas la sentir alors qu’il me la fait passer entre les jambes et exerce une traction qui la fait rentrer dans mes lèvres, dans la raie des fesses. Que veut-il faire ?
Il lâche la corde. Cela ne lui plait pas ?
Soudain je sens à nouveau un objet dur titiller mon vagin, s’y introduire de quelques centimètres. Génial, on recommence. A nouveau je frétille de désir. Mais avant que j’ai le temps d’aller plus loin l’objet quitte mon vagin et, bien lubrifié, est poussé dans mon anus. Le temps que je passe du stade « offerte » au stade « fermée », je sens comme une résistance céder. Une nouvelle poussée et l’objet pénètre plus avant en moi, plus facilement, comme avalé. De surprise, de réprobation et de douleur aussi un peu je gémis dans mon bâillon. Paul a lâché l’objet et toujours gémissant j’essaie de l’expulser en resserrant mon sphincter ; mais il est comme bloqué, impossible à enlever sans l’aide de mes mains maintenues entravées 30 cms plus haut. « Je sais, je sais ma belle, mais ça aussi tu vas apprendre à aimer. Comme c’est la première fois, je ne t’ai mis qu’un petit plug. Par contre, pour le vagin, j’ai prévu un godemiché de bonne taille ». Et effectivement je sens un autre objet chercher son chemin vers mon vagin et titiller mon clitoris. Et presque malgré moi, je mouille à nouveau et sens un nouvel engin progresser en moi. Effectivement, le godemiché doit être de bonne taille, très stimulant. Il faut un peu de temps à Paul pour me l’enfoncer complètement. Cela me fait un effet fou. Très rapidement je jouis à nouveau, découvrant les sensations de ces deux objets en moi.
Et le « T’aime ça, hein la bonniche !» lancé par Paul au moment crucial participe à mon explosion. Je réalise qu’à part les oreilles et les narines, Paul m’a bouché tous mes orifices, et que cela me rend folle de plaisir.
Je dois vraiment être une dépravée. Sans se soucier de mes états d’âme, je sens que Paul met la corde en place entre mes jambes, consciencieusement. « Tu vois, je passe la corde sur ton godemiché et ton plug. Ainsi ils resteront bien en place ». Paul a ramené la corde sur l’arrière de mes fesses et la noue, bien serrée, à la ceinture. Ce qui a pour effet de me faire sentir mes deux accessoires et la ficelle dans la raie des fesses. C’est bon de sentir tout cela en moi.
Puis je sens que Paul libère mes chevilles de leur corde, pour aussitôt les re-menotter. Il me libère aussi de la corde qui me maintenait couchée sur la table et m’aide à me redresser.
« Lâche la blouse » me dit-il. Je ne m’étais pas rendue compte que je la tenais toujours. Je la libère. Paul rectifie ma tenue, reprend la longe accrochée à mon cou et me tire maintenant vers le couloir. Une petite pause devant la glace.
Je suis toujours dans la même situation humiliante : bâillonnée, ligotée dans une blouse nylon, bavant tant et plus. Mais comme j’aime l’image que me renvoie le miroir. La petite bonniche ou esclave que j’y vois a vécu tellement de choses nouvelles en l’espace d’un peu plus d’une heure. Tant de portes viennent de s’ouvrir devant elle. Il suffit de voir ce petit éclat dans ses yeux. C’est un regard reconnaissant que je lance à Paul qui observe lui aussi la situation. « Tu es une brave petite souillon, mais aussi une sacrée garce. Qui se douterait que sous ta blouse tu dissimules un godemiché, un plug et des pinces à sein pour assouvir tes fantasmes ».
Fantasmes partagés désormais rectifiais-je mentalement. Quant aux accessoires, ils ne sont pas si bien dissimulés. Une personne au regard averti se rendrait compte que les bouts de mes seins qui pointent sous la blouse ont quelque chose d’un peu particulier…

Une traction sur la corde et nous voici repartis. Je sens à chaque pas les deux sex-toys bouger en moi. Heureusement, la chaîne à mes chevilles ne me permet que des petits pas. Qu'est ce que ce serait sinon....
Paul me conduit au salon. Je remarque qu'il a installé une chaise à barreaux devant la télé. "Je peux te laisser seule une minute sans que tu fasses de bêtises ?" me demande Paul. Je hoche la tête de haut en bas pour répondre par l'affirmative. Paul me dévisage un instant puis me fait avancer jusqu'à la chaise. Il enroule sur le montant horizontal du haut du dossier de la chaise la partie de la longe qu'il tenait à la main, comme le font les cow-boys dans les films. J'en conclus que c'est moi qui joue le rôle du cheval.
Paul repart vers la cuisine, me laissant seule. Je vais lui montrer que sa confiance est méritée et je ne bouge pas. J'essaye tout juste de reculer un peu pour voir si la longe se déroule. Mais, non, les trois tours effectués l'un sur l'autre s'auto bloquent. je ne réussis qu'à bouger la chaise de quelques millimètres. De toute façon, j'ai renoncé à lutter, à chercher à me libérer. Pire, de plus en plus j'aime ces cordes et ces chaînes qui m'entravent, mon accoutrement de soubrette, ce bâillon qui me fait baver la situation humiliante dans laquelle je suis maintenue, entièrement à la merci de mon homme. Souvent je l'agace avec mes réparties. Il doit être tranquille ce matin.

Bises,

Stéphanie

Yopo1

Re: Un dimanche de novembre

Message par Yopo1 »

Les aventures de cette dame pieuse sont alléchantes. Nous espérons que Paul ait toujours plus d'imagination pour les suites à venir. Non, surtout pas de fin, que des suites !! Si tu manques d'imagination, on pourra en discuter et t'aider à faire vivre ce couple.

Vivement la suite !

stephanie
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Re: Un dimanche de novembre

Message par stephanie »

Merci Yopo pour tes encouragements.
Et désolée, mais voici la fin, au moins provisoire de cette histoire.
Mais si toi ou quelqu'un d'autre a une idée pour la poursuivre, n'hésitez pas.
Une précision toutefois : j'aime les histoires qui se terminent bien. C'est sans doute mon côté midinette, qui n'est pas majoritairement partagé sur ce site.
Bises à toutes et tous,
Stéphanie


Voici Paul qui revient avec plein de cordes à la main. J'en frémis d'avance. Il les pose sur la table basse à côté de la chaise. Il passe derrière moi et dénoue la corde qui tirait mes poignets vers le haut. Quel bonheur de pouvoir les baisser. Mes bras étaient tout ankylosés. Je soupire de soulagement et marmonne un merci dans mon bâillon. Paul n'en a cure et me fait mettre devant la chaise. Il se penche, m'ordonne de resserrer un peu mes jambes et entoure mes chevilles de quelques tours de corde, sans serrer. Je le regarde faire surprise. Paul tire une clé de sa poche et déverrouille mes menottes de chevilles. Il les enlève, mais resserre tout de suite les tours de corde commencés. Je n'ai même pas esquissé un geste, mais je constate que Paul prend toujours ses précautions. Il se livre maintenant à un ligotage en règle de mes chevilles, passe la corde sous les talons de mes chaussures et les solidarise également. Il passe le reste de corde –difficilement- entre mes deux chevilles et au dessus des liens qui les entourent et resserre ainsi ces derniers avant de terminer par une série de nœuds. Quand il se relève, mes pieds sont comme soudés l’un à l’autre. Il revient avec un autre rouleau de cordes, en fait plusieurs tours sous mes genoux et termine comme il l’avait fait pour mes chevilles. Il procède encore de même au niveau de mes cuisses. Et lorsqu’il passe sa main sous ma blouse et entre mes cuisses, vers le haut de celles-ci, pour faire passer son bout de corde, j’en profite pour me trémousser en gémissant. Il se relève l’air courroucé, et me maintenant par un bras m’administre trois tapes sévères sur les fesses. « Oumph ! ». Mes fesses déjà irritées me brûlent sur le coup. « Tu es calmée ? » me demande-t-il. Je hoche la tête et me tient à carreau tandis qu’il retourne achever son ouvrage. Lorsqu’il se relève, et en me penchant doucement en avant, j’admire ces belles cordes blanches disposées à intervalle régulier qui font de mes deux jambes un seul membre.
"Maintenant, assied-toi doucement" me dit-il. Il m'a saisi les poignets et les fait passer de l'autre côté du dossier de la chaise. Je me laisse aller non sans appréhension, justifiée, quand mes fesses endolories prennent contact avec l’assise de la chaise. J’essaye de ne pas trop gémir mais suis incapable de contenir une légère plainte qui ne lui fait même pas lever la tête. Il vérifie que je suis bien assise, puis noue une nouvelle corde à mes chevilles. J'observe qu'il la passe sous la chaise. Certainement pour m'attacher les chevilles au barreau arrière de la chaise… Et bien non. Je ne vois plus ce qu’il fait mais sens nettement qu’il passe la corde autour de mes poignets et la tire de sorte que mes pieds sont tirés sous la chaise et mes poignets vers le bas. "Comme tu vas devoir rester seule un moment, je ne sers pas trop" me dit-il. Il revient dans mon champ de vision, ramène le reste de la corde à mes chevilles, tend la corde une dernière fois et conclut son opération par plusieurs nœuds. Une fois les noeuds faits, je m'aperçois quand même que je n'ai guère de marge de manoeuvre. Je suis pas exemple incapable de dégager mes bras et mes poignets de derrière le dossier de la chaise et a fortiori incapable de me lever. La petite tentative que je fais pour me soulever s’arrête au bout de quelques centimètres et mes fesses endolories reprennent bien vite contact avec l’assise de la chaise. Avec une seule corde il m'a déjà solidarisé à ce nouveau meuble. Il n'y a pas à dire, il est très fort.
"Bon j'ai de l'eau et deux surprises pour toi. Mais avant il faut que je te natte les cheveux". Pour quoi faire ? Que vais-je encore subir ? Paul passe derrière moi. Je sens qu'il déboucle mon bâillon boule dont la tension se relâche un court instant. Le temps pour Paul de dégager les cheveux qui étaient pris sous la courroie de cuir, puis Paul reboucle le bâillon dans sa position initiale. Je n'ai pas eu le temps d'en profiter et les commissures de mes lèvres ont souffert quand il a remis le bâillon.
« Je sais, j'aurais pu t'enlever le bâillon quelques minutes, mais je voudrais te coiffer en silence ».
Je sens que Paul sépare mes cheveux en trois masses distinctes, non sans me tirer les cheveux.
"Mmmmp". "Voilà pourquoi le bâillon est encore nécessaire" me répond Paul. Et il commence la tresse. Régulièrement il me tire les cheveux et je gémis, sans savoir s'il fait cela par maladresse ou pour tester ma résistance à la douleur. "Plus que le petit ruban final et nous y voici" dit Paul content de lui. Je le sens ensuite tirer doucement sur la natte pour amener ma tête en arrière et je suis bien obligée de faire ce qu'il veut. Quant j'ai la tête entièrement renversée en arrière, je le vois qui sourit puis qui doucement descend pour m'embrasser goulûment à pleine bouche. A plein bâillon devrais-je dire, mais j'apprécie quand-même ; puis Paul lâche ma natte et part à la cuisine. Je relève la tête et en profite pour regarder mon reflet dans l'écran vide de la télé. Je tourne la tête dans la limite de ce que me permet ma minerve et suis bien obligée de constater que sa natte tient la route, même si je les fais tout de même mieux que lui. Mais où a-t-il appris à faire des tresses ?
Paul revient avec un grand verre d'eau et deux paquets. "Je vais t'enlever ton bâillon te faire boire, te passer un masque puis te rebâillonner. Je ne veux pas entendre un mot de ta part quand ta bouche sera libre. C'est bien compris. Sinon je t'inflige un ligotage punition plutôt que le ligotage d'attente que je t'ai prévu...".
Je hoche la tête en signe d'approbation. Paul m'enlève le baîllon et une dernière coulée de salive vient tomber sur ma poitrine. Je bois avidement le verre d'eau qu'il me présente gentiment, comme si j'étais un bébé. Une fois le verre terminé, il le pose et prend le premier paquet. Sur le dessus, une photo représente une femme portant un masque en latex (la matière est indiquée), blanc, avec des ouvertures pour les yeux, la bouche et deux trous pour le nez.
Paul commence à m'enfiler le masque, non sans difficulté. Il n'y serait pas arrivé s'il n'avait pas attaché mes cheveux. Enfin, après avoir tiré à droite, à gauche, réajusté, le masque semble bien mis. Ma bouche et mes yeux sont dégagés et ma respiration passe bien par les trous prévus à cet effet. Paul se tourne et prend le deuxième paquet qu'il pose sur mes genoux. Il en sort un bâillon boule à trous, accroché à toutes sortes de courroies. Je jette un coup d'oeil sur la photo et aperçoit une jolie femme, encore (pourquoi pas un homme ?), portant une sorte de muselière avec le sourire. Puisqu'elle sourit... J'ouvre la bouche et Paul me gratifie d'un "C'est bien" en poussant la grosse boule entre mes lèvres. Puis il boucle une première courroie derrière ma nuque. Pour l'instant ce n'est pas différent du bâillon précédent, mais j'ai encore deux courroies se rejoignant sur un anneau en métal qui se balladent au niveau de mon nez. Paul les relève et ces courroies viennent se placer presque devant mes yeux, de part et d'autre du nez, et je sens que cela tire sur mon front et le sommet de mon crâne. La tension qui en résulte est sensible mais pas insupportable, loin s'en faut. Puis Paul revient devant moi et me dit de basculer ma tête en arrière. Je fais ce que je peux avec ma minerve, et lui doit tirer pour me boucler une dernière courroie sous mon menton. La sensation de ces divers courroies tendues autour de mon crâne me plait immédiatement. A Paul aussi : il m’observe d’un air satisfait, se décale et me dit de regarder dans la télé. Je suis troublée de ne pas me reconnaître dans cette personne cagoulée, muselée et ligotée sur sa chaise. J'essaye d'ôter la boule de ma bouche et je sens aussitôt les trois courroies se tendre. La boule a à peine bougée et à peine ai-je cessé mon effort que je sens la courroie qui scie les commissures de mes lèvres se rappeler à mon bon souvenir. Efficace cette muselière. J’espère qu’elle ne me laissera pas trop de traces.
« Ah, il est 10H59 » dit Paul en regardant sur l'horloge du lecteur de DVD. Vite il allume la télé et me met la deux : le générique de début de retransmission de la messe commence, je n’ai rien raté.
Pendant ce temps, Paul a repris des cordes blanches et entreprend de m'immobiliser complètement sur la chaise. Mes yeux vont de l'écran à ce que Paul fait. Au bout de 10 minutes je suis complètement solidarisée avec la chaise. Paul a d'abord passé une corde derrière ma nuque dont il a fait passer les deux bouts sous mes aisselles pour aller les attacher en haut du dossier de la chaise. Puis doucement et méticuleusement il a enroulé ses cordes autour de mes bras, de mes seins, de mon ventre, de mes hanches, avec de nombreux noeuds. Il s'est particulièrement appliqué pour mes seins qui se retrouvent contraints entre diverses cordes. Je n'ai pu m'empêcher de gémir car cela a titillé les pinces sur mes tétons, ce qui m'a lancé à nouveau. Avec d'autres cordes plus courtes, Paul a solidarisé mes bras avec les montants du dossier de la chaise, et mes cuisses et le haut de mes jambes avec l'assise de la chaise. Après quelques réajustements et quelques cordes resserrées il s'est reculé pour apprécier son oeuvre. Il est ensuite allé chercher l’escabeau, l’a placé derrière moi et, grimpant dessus est allé nouer une corde sur le piton du plafond inoccupé depuis qu’on a retiré le grand lustre au profit d’appliques murales. Il est allé ranger l’escabeau et une fois revenu a pris la corde pendant du plafond devant moi pour la passer dans l’anneau situé au sur la muselière au niveau du sommet de mon crâne. Il m’a donné l’ordre de me tenir bien droite puis a tendu la corde avant de terminer par plusieurs nœuds. J’avais oublié ce piton et n’avais pas remarqué qu’il avait placé ma chaise juste en dessous.
« Voilà, tu vas pouvoir joindre l’utile à l’agréable avec cette nouvelle petite leçon de maintien. Et tu peux y aller le piton est résistant, je m’en suis assuré » me dit Paul.
Et de fait, me voici obligée de me tenir bien droite si je ne veux pas sentir augmenter la pression des sangles de ma muselière. Avec mes pieds maintenus sous ma chaise je ne risquais pas d'aller loin, mais là, amarrée par cette corde au plafond, je n'irai nulle part.
Paul sort de la pièce et j'en profite pour essayer de me concentrer sur le déroulement de la célébration. J'entends Paul qui revient et bricole derrière mon dos mais je suis dans l'incapacité de me retourner.
Je n'ai pas longtemps à attendre. Paul revient et place sous la télé la glace précédemment emmenée à la cuisine. Il la positionne de sorte que je puisse me voir de pied en cap. Mon ligotage est vraiment très impressionnant. Mais est-ce bien moi que je vois dans le miroir ? Être masqué me trouble. Et si la soubrette saucissonnée et bâillonnée n'était qu'une de ses demoiselles en détresse qui ont bercé mon enfance ? Un petit mouvement me ramène à la réalité; je sens le godemiché bouger en moi et les cordes qui s'enfoncent dans ma peau. Arrête de planer Stéphanie, la bonniche saucissonnée c'est toi.
Paul vient de prendre la télécommande et de couper le son; il m'explique.
"Bon, il faut que me prépare pour aller au troquet avec Fred. Toi tu restes là à accomplir ton devoir de chrétienne. Et je te préviens, j’ai positionné le caméscope derrière toi et je viens de le mettre en route. Je vérifierai à mon retour que tu n'as pas cherché à te donner du plaisir pendant la messe".
Puis Paul se relève et quitte la pièce.
Quel pervers ; maintenant, quand je vais me regarder dans la glace, je vais avoir la tentation de me tortiller dans mes liens pour me donner du plaisir. Non, pas pendant la messe.
Il faut que je tienne. Cinq minutes plus tard j'entends Paul qui me crie "Je m'en vais chérie, amuse-toi bien" puis la porte d'entrée qui se claque et la clé qui tourne dans la serrure.
Je suis seule, ficelée comme un rôti sur cette chaise dans l'incapacité totale de bouger autre chose que mes doigts, bien incapable de me délivrer seule. Mon Dieu, faites qu'il n'arrive rien à Paul, qu'il puisse rentrer me libérer. Je formule mes prières tout en me concentrant sur la messe, sans pouvoir m'empêcher de baisser régulièrement mon regard sur cette bonniche ligotée et bâillonnée que me renvoie le miroir. Vision bien excitante. Non, surtout ne pas bouger pour ne pas déclencher l'irréparable.
12H15, la messe vient de se terminer et le générique de fin commence à défiler. Je me lâche, me tortille avec rage dans la limite de ce que me permettent mes liens. Après tant de frustrations accumulées, l'excitation arrive vite puis l'explosion. J'explose dans un rugissement qui me donne l'impression que toutes les cordes vont céder. Je suis encore haletante, les yeux fermés, mais les morsures de mes liens et mes pauvres muscles endoloris viennent m'apprendre que je suis toujours ligotée. À la vérité, pas une seule corde n'a bougé. Il ne me reste plus qu'à attendre le retour de celui qui va bien finir par me délivrer. Il me tarde qu'il rentre pour lui montrer ma reconnaissance. Cette matinée m'a transformée, m'a révélé : j'aime, j’adore être ligotée, en blouses nylon, devenir un objet sexuel profitant à fond des délices qu'on lui inflige, puisque incapable d'y résister. Que ne ferai-je pour celui qui m'aide à vivre ce fantasme...

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Télémaque
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Je n'aime pas non plus ceux qui se prennent au sérieux, dans le bondage comme ailleurs.
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Re: Un dimanche de novembre

Message par Télémaque »

J'aurais aimé siffler d'admiration, mais je ne sais pas le faire depuis mon clavier :?
Alors juste bravo pour cette fin très excitante. :bravo:
Les liens qui libèrent...

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